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L’illégitimité d’Israël

vendredi 4 janvier 2008 par Amipal

Tant sur le plan de l’éthique élémentaire, du sentiment intuitif de ce qui est juste, que pour ce qui est du droit international, la légitimité de l’état d’Israël est « nulle et non avenue ». En effet Israël n’a déjà jamais respecté la résolution 181 de l’ONU (constitué de cinquante sept états seulement à l’époque) du 29 novembre 1947. Une résolution qui ne se prétendait qu’une recommandation, votée seulement au « troisième tour de scrutin » par 33 états seulement, sur laquelle pourtant Israël s’appuie. En effet les archives historiques israéliennes, voire même les auto-biographies des meneurs sionistes de l’époque, qui avaient auparavant été à juste titre considérés comme des terroristes par les Britanniques avant la fin du mandat, démontrent amplement que lesdits sionistes n’avaient pas la moindre petite intention de respecter ce qu’on pourrait appeler « leur part » des termes de la résolution très normalement et logiquement rejetée par la majorité de la partie arabe ; sauf les rois Abdallah de Jordanie et Farouk d’Egypte. De nombreux écrits prouvent en effet que leur stratégie était bien, en commençant par quelques meurtres pour terroriser, de pousser les Palestiniens au-delà du Jourdain. Alors que le droit international moderne nie tout droit d’acquisition de territoires par faits de guerre et encore plus par faits terroristes. Mais qu’est-ce que c’est que quelques meurtres d’Arabes ? La Bible ne dit-elle pas que ces gens là n’ont pas plus d’âme qu’un animal ? D’ailleurs aucun goy n’est respectable et c’est tout juste si les juifs sépharades (orientaux) le sont.

Et elle est d’autant plus vrai et fondée, cette affirmation de l’illégitimité, qu’une partie de ces 33 états fut l’objet de chantages odieux, France incluse, et que d’autres, sous forte influence chrétienne, n’auraient jamais permis d’atteindre les deux tiers de voix exprimées nécessaires s’ils avaient su que les sionistes n’avaient pas davantage l’intention de respecter les clauses concernant l’internalisation de la gestion de Jérusalem, la ville sainte des trois religions monothéistes. Alors que, par contre, il est incontestable que le « petit père soviétique des peuples » était complice du président Truman ( l’ex-membre du KU Klux Klan, qui avait besoin des votes juifs pour se faire élire en Novembre 1948) et joua un rôle essentiel dans la victoire des sionistes contre les armées arabes plus ou moins unies.

Au passage, on ignore d’ailleurs souvent que le 19 mars 1948, voyant les premières exactions sionistes vis-à-vis des Palestiniens sans doute, malgré le vote juif déjà nocif aux Palestiniens, les USA se ravisèrent et demandèrent à l’ONU la suspension du plan de partage, donc de la recommandation/résolution.

Ensuite, par dessus le marché, on sait que les Israéliens ne respectèrent absolument pas non plus et n’avaient aucune intention de respecter la Charte de l’ONU quand fut votée la résolution 273 qui les acceptait au sein de l’ONU le 12 mai 1949. Le texte étant totalement surréaliste , kafkaïen et ubuesque à un point inimaginable par ceux qui ne l’ont jamais lu.

Contrairement donc à la rengaine sioniste « Israël fut reconnue par la communauté internationale en 1949 », tout esprit objectif ne peut donc que considérer comme illégitime l’existence effective à laquelle il faut bien se résigner, Hamas inclus, d’Israël pour non respect, dès avant le 14 Mai 1948 (déclaration d’indépendance) , si l’on peut dire, des « termes du contrat ». Alors que les « pères fondateurs » qui signèrent cette déclaration pourraient toujours rétorquer qu’ils ne se sont pas parjurés puisque, en réalité, ils signèrent en bas d’une feuille blanche, le texte de l’arrogant Ben Gourion, pur chef d’œuvre d’hypocrisie, n’ayant pas pu être « calligraphié » à temps.

Il est évident en 2008 qu’un « état artificiellement majoritairement peuplé de juifs dénommé Israël » existe, « laid et mal », beaucoup grâce à des aides financières internationales publiques ou privées et à une importante puissance militaire. Et que, devant le fait accompli, au moins en un premier temps, malgré toutes les manipulations démographiques de type « alyia » qui ont grossi artificiellement la population considérée comme juive en Israël, jusqu’à accepter non seulement des juifs éthiopiens noirs, mais des juifs russes « antisémites » (pour utiliser ce terme très employé comme faux argument et surtout très impropre), il n’est pas possible de « dissoudre l’état juif encore sans constitution dénommé Israël ». Ce que même l’Iran n’a jamais dit vouloir dans l’immédiat, contrairement à ce que des médias désinformateurs (plus ou moins sous influence sioniste directe ou indirecte) nous ont rabâche et rabâchent encore régulièrement. C’est « le régime occupant Jérusalem » dont le triste Khomeiny, cité par le peu ragoutant président d’Iran actuel, souhaitait voir disparaitre ou prédisait qu’il « disparaitrait de la page du temps » , ce qui n’a absolument rien à voir avec le faussement historique « rayer de la carte », en précisant judicieusement « comme avaient disparu le régime nazi et le régime soviétique » .

Disparition du sionisme criminel, sinon du sionisme en totalité, face au diasporisme, qui est évidemment plus que souhaitable et pas seulement pour les seuls Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza, d’Israël et d’ailleurs , mais encore pour l’ensemble de l’humanité victime directe ou collatérale de cette occupation déshumanisante qui n’est même pas une guerre, vu que les chars, les bulldozeurs, les avions , les hélicoptères, les drones, etc., et les aboiements enregistrés de chiens diffusés la nuit , dans les villes et dans les camps, pour terroriser, ne sont utilisés que d’un côté ... par les occupants.

C’est bien pourquoi, vu l’illégitimité effective et fondamentale de cet état raciste et ethnique, fruit essentiellement de l’association contre nature d’idéologues politiciens athées et de juifs orthodoxes, au nom d’un passé historique « biblique » très romancé et dénaturé, le minimum réaliste et encore très injuste qui puissent être exigé des Israéliens juifs sionistes, alors qu’ il en est de plus en plus, mais pas encore assez, de non-sionistes, voire de pro-palestiniens, c’est de se « retirer » - dans un état provisoire pour quelques décennies cicatrisantes ? - sur le territoire arbitrairement et sans droit « donné » par l’absurde et inique résolution 181. Un territoire que ne possédait pas, redisons-le, les sus-évoqués 33 votants de l’ONU qui n’avaient évidemment nullement consulté les occupants légitimes, quelques soit leur statut (propriétaires ou locataires). Alors que seul 7 % de la Palestine, acquise par le fond national juif de diverses façons plus ou moins douteuses, leur appartenait. Sachant bien que, dans un contexte de paix enfin acquise la moindre clause quelque peu favorable aux sionistes et à leur état pseudo-démocratique serait encore une très généreuse concession du peuple palestinien de préférence enfin gouverné démocratiquement par des gens honnêtes n’ayant aucun crime de collaboration sur les mains . Avec donc une Palestine souveraine, laïque, écologiquement et économiquement viable. Tous les articles régissant l’antidémocratique OLP devenant, à leur tour, « caduques ».

Car le juste et éthique retrait devrait évidemment se faire en rendant évidemment intact aux Palestiniens tous les constructions et autres réalisations judéo-israéliennes existantes (parfois admirables en soi) sur les territoires rendus. Ce qui rendra seulement un peu moins difficile l’application la plus réaliste possible du droit au retour qui fit aussi l’objet d’une résolution initiale (194) , puis de plusieurs autres qui réaffirmèrent ce droit inaliénable.

Et la réelle valorisation des terres effectuée par les Israéliens (parfois aidés d’Arabes exploités) penseront certains ? Ça ne représenterait toujours qu’une bien insuffisante compensation, en sus d’autres justes indemnités, pour tout le mal fait et la déshumanisation, nuit et jour, durant plus de 40 ans, sinon plus de 60 ans. Sans pouvoir ressusciter les morts.

Et si cela ne se fait pas au plus vite que le sang de ces morts et des prochains retombent, entre autres, sur la tête des lâches hommes et femmes politiques européens... et sur ceux qui les estiment. Un palestinophile français sexagénaire

NB. Il n’y aura pas de première étape de paix (qui, redisons-le une dernière fois, sera encore injuste et éthiquement insatisfaisante, en attendant un meilleur traité) tant que les diverses associations réellement pro-palestiniennes du monde ne s’uniront pas pour diffuser efficacement, auprès des vecteurs d’opinion et de décisions en particulier, un excellent argumentaire didactique démontrant l’illégitimité et l’inadmissibilité éthique et juridique de la résolution 181 et du plan de partage, puis l’inadmissibilité, pour tout être « bien né », des agissements arrogants des dirigeants, pour le moins, de ce « peuple sûr de lui et dominateur » qui se prétend, aussi infantilement qu’orgueilleusement, seul peuple élu de Dieu.


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