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Adultère et lapidation - Ce que disent les textes !

En France et ailleurs, certaines pratiques des musulmans semblent contestables ou dérangent. Ces pratiques sont elles l’Islam « véritable » ? De partout fusent des réponses approximatives ou tout à fait erronées. Les prises de position se multiplient ; souvent l’ignorance habite les esprits.

Il nous a semblé important d’interroger un spécialiste de l’islam, le Professeur Mahmoud Azab [1], pour qu’il nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur les textes fondateurs de la religion et nous expliquera la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam. Nous inaugurons avec lui une série d’entretiens sur les sujets qui questionnent les sociétés occidentales et les communautés musulmanes, notamment en France.

Arthur Nourel : Qu’est ce que l’adultère selon l’Islam ?

Mahmoud Azab : C’est une relation sexuelle, hors mariage, entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou entre deux femmes. Le but fondamental des religions sémites monothéistes, est de protéger la vie et de lui offrir un cadre organisé comme celui d’une cellule familiale. Or un adultère entre un homme et une femme non mariés peut conduire à la procréation. Le nouveau né risque ainsi de se retrouver sans structure familiale pour l’accueillir. La relation sexuelle entre deux hommes ou entre deux femmes place le plaisir devant la possibilité de donner la vie. Cette relation est donc réprouvée par l’Islam qui, comme le christianisme ou le judaïsme privilégie la procréation et la famille, c’est à dire la continuité du genre humain.

AN : Comment prouver l’adultère selon les règles de l’Islam ?

MA : La preuve de l’adultère est très difficile à établir : Le texte du Coran (Sourate 4 « Les Femmes », Verset 15) dit : « appelez quatre témoins que vous choisirez contre celles de vos femmes qui ont commis une action infâme. S’il témoignent ; enfermez les coupables, jusqu’à leur mort, dans des maisons, à moins que Dieu ne leur offre un moyen de salut ». C’est la première Sourate qui parle de punition à l’encontre des femmes en cas d’adultère caractérisé.

Le Coran exige donc quatre témoins dont le témoignage concorde. Et si la règle posée par le texte sacré reste générale, les juristes l’affinent : Le texte par exemple n’indique pas comment seront entendus les quatre témoins ni ce que doit comporter leur témoignage. Les quatre principales doctrines juridiques de l’Islam sunnite donnent à ce titre des détails extraordinaires. Ces écoles doctrinales nous apprennent qu’il faut qu’un fil passé entre les corps des protagonistes au moment de l’adultère présumé, rencontre un obstacle pour que l’adultère soit matérialisé. Les quatre témoins doivent donc voir le fil bloqué par un obstacle ! Ils doivent être entendus séparément !

AN : Cela veut-il dire que la preuve de l’adultère est tellement difficile qu’elle en devient impossible ?

MA : Cela veut dire qu’il n’est pas suffisant de trouver un homme et une femme nus dans un lit pour conclure à l’adultère. En ce qui concerne le témoignage, le Coran est aussi très exigeant : si l’un des quatre témoins venait à contredire les trois autres ou émettait un doute sur la réalité de l’adultère, alors il convient d’inculper les trois autres témoins pour « faux témoignage ». Les trois témoins qui disent la même chose, s’exposent à quatre-vingts coups de fouet si un seul sur les quatre mettait en doute leur témoignage ! De la même manière, celui ou celle qui accuse son époux ou son épouse d’adultère sans pouvoir faire témoigner quatre personnes s’expose à la même sentence (Sourate 24 « La Lumière », Verset 2). Il faut savoir que l’une des règles essentielles de la pratique juridique dans l’Islam est celle de la présomption d’innocence. Il ne faut jamais appliquer la sentence lorsqu’il y a un doute nous disent les juristes les plus rigoristes de l’Islam. Ils nous disent également qu’il est préférable de libérer un coupable que de condamner un innocent. Enfin, dès les origines, l’Islam insiste sur le fait qu’il ne faut juger que les femmes et les hommes qui peuvent être reconnus responsables de leurs actes, donc écarter les déments et les mineurs.

AN : Que peut-on déduire de tout cela ?

MA : Que la preuve de l’adultère est difficile sinon presque impossible à faire !

AN : Que peut faire un homme ou une femme témoin de l’adultère de son conjoint et qui ne peut pas faire témoigner quatre personnes ?

MA : Lorsqu’un homme accuse sa femme d’adultère (ou inversement d’ailleurs une femme accuse son mari d’adultère), sans pouvoir fournir les quatre témoins, il lui reste la possibilité de jurer par quatre fois de suite devant Dieu et devant un juge de la véracité de son accusation et d’appeler sur lui à la cinquième reprise la malédiction divine s’il ment. (Sourate « La Lumière », Versets 6 et 7). Cela ne fait pas la preuve de la culpabilité de l’accusé (é) mais fait la preuve de la sincérité de son accusateur.

AN : L’accusé(e) peut-il (elle) se défendre ?

MA : Bien entendu ! A son tour, la personne accusée jure par quatre fois successives devant Dieu et devant un juge de sa sincérité et une cinquième fois en appelant sur elle la malédiction divine si elle ment (Sourate « La Lumière », Versets 8 et 9). Cette personne ne fait pas ainsi la preuve définitive de son innocence, mais exprime de cette manière sa bonne foi. Elle indique aussi au juge que la vie de couple est devenue impossible puisque la confiance est rompue. Le juge prononce alors le divorce sur le champ tout en prenant soin de ne laisser aucune des deux parties dans le besoin financier par rapport à l’autre.

AN : La preuve de l’adultère est donc très difficile à faire selon vous. Pourtant, dans certains pays musulmans, l’adultère est passible de nombreuses peines dont la lapidation. Quels sont les fondements textuels et historiques d’une telle pratique ?

MA : La question de la lapidation est vraiment problématique en Islam parce qu’elle n’est jamais mentionnée dans le Coran comme châtiment possible des adultères. Elle est cependant pratiquée sur la base de Hâdith [2] tenus par le prophète dont la véracité pose problème à de nombreux exégètes.

Dans le Coran, texte fondateur de l’Islam, il n’y a aucune trace d’incitation à la lapidation. Ce sujet n’est pas évoqué. Même si le Coran, à plusieurs reprises, répète que l’adultère est un acte mauvais, un crime dont il faut s’éloigner, vous ne trouverez pas la lapidation citée comme châtiment de cet acte pourtant fortement réprouvé.

AN : Que faut-il alors appliquer, le texte du Coran ou les recommandations des Hâdith ?

MA : Le Coran est le niveau hiérarchique supérieur à partir duquel toutes les interprétations des autres textes musulmans, comme les récits de la vie du Prophète, doivent être réalisées. Les musulmans rappellent que l’adultère est interdit dans toutes les religions monothéistes. Dans l’Islam, comme dans les deux autres grandes religions monothéistes, il y a trois éléments essentiels et la non observation d’un de ces éléments est de la plus grande gravité : en effet, il est impératif d’adorer un seul Dieu ; de ne pas tuer ; de ne pas commettre l’adultère. Et bien, même dans le cas de non observation de l’un de ses trois points, le Coran ne prévoit pas la mise à mort, ni par lapidation, ni autrement.

AN : Vous dites que la lapidation des hommes et femmes adultères n’est pas Coranique. Comment est-elle apparue dans la pratique musulmane ?

MA : Historiquement, la lapidation nous vient de la Loi juive. Les juifs lapidaient les femmes et les hommes adultères. Cela existe dans la Loi de Moïse. Le Christ est le premier à contester cette pratique. La lapidation est l’objet d’un débat « polémique » entre le Christ et les membres du Sanhédrin (les juges et juristes juifs). Ces derniers présentent au Christ une femme adultère, lui disent que selon la Loi de Moïse, elle doit être lapidée et lui demandent son avis. Le Christ leur répond « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre », et « ils se retirèrent à commencer par les plus âgés » nous disent les textes chrétiens. A mon avis, ce moment est une révolution extraordinaire dans l’histoire de la Loi sémitique monothéiste.

Dans le texte fondateur de l’Islam, le Coran, il n’y a aucune trace d’incitation à la lapidation. Il n’y a aucun Verset Coranique qui dise d’appliquer la lapidation. Seuls des récits de la vie du prophète viennent donner aux croyants des directives en ce sens, et il convient de bien les interpréter. Même s’ils sont d’une grande importance, les récits de la vie du Prophète restent d’une portée moindre que le texte du Coran. Des récits (Hâdith) rapportent que le prophète à laissé faire dans certain cas.

AN : Vous dites que la lapidation n’est pas un châtiment prévu en cas d’adultère. Quel est le châtiment prévu alors ?

MA : La Sourate « les femmes » (Sourate 4, Verset 15) prévoit qu’une femme convaincue d’adultère soit « enfermée dans une maison jusqu’à sa mort, à moins que Dieu ne lui offre un moyen de salut ». Cependant, la Révélation s’est déroulée sur 23 ans. Des Versets plus précis sur cette question de l’adultère par exemple sont venus après celui compris dans la Sourate des femmes (qui prévoit l’enfermement ; NDLR). L’inscription dans le temps de la Révélation à permis de développer ce que les savants musulmans appellent « la science de l’abrogation ». Ainsi, la recommandation de l’enfermement a été abrogée par un Verset de la Sourate de la lumière qui recommande de châtier les adultères par le fouet. Lorsqu’il a reçu ce Verset, le Prophète a dit « voilà l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères dans la Sourate plus ancienne ».

AN : Lorsque la preuve de l’adultère est faite, les châtiments successivement prévus par le Coran, l’enfermement dans une maison jusqu’à la mort, remplacé par le fouet, s’appliquent aux femmes uniquement. Les hommes ne sont pas punis ?

MA : Le Coran (Sourate 24 la Lumière, Verset 2) recommande « frappez le débauché et la débauchée… ». Cela indique que la peine du fouet est prévue pour les hommes comme pour les femmes. De plus, le texte ajoute « sévissez contre ceux (hommes) qui commettent l’adultère (homosexuel) à moins qu’ils ne se repentent. »

AN : Les hommes peuvent donc échapper au châtiment en se repentant alors que les femmes attendent leur salut de Dieu ?

MA : Nous avons déjà indiqué que la preuve de l’adultère commis par les femmes est quasiment impossible à rapporter. Souvenez vous, quatre témoins, le fil passé entre les corps, la nécessaire concordance des témoignages, le fouet pour les témoins affirmatifs si un seul vient à exprimer des doutes… Comme le châtiment des femmes adultères est théoriquement impossible parce que la preuve de leurs actes est elle même impossible à faire, le châtiment des hommes doit être allégé par la possibilité de se repentir. Je répète, l’Islam à un but pédagogique et d’organisation de la société. Se repentir et invoquer Dieu de manière publique valent mieux que le châtiment. Mais dans la Sourate de la lumière, le texte est sans ambiguïté. Ceux qui commettent l’adultère, hommes et femmes, doivent recevoir chacun cents coups de fouets. Dans la pratique, qui n’a rien de Coranique mais qui est issue de la tradition, les adultères non mariés sont exilés pour une période d’un an alors que les adultères mariés sont lapidés après avoir été fouettés.

AN : Certains Hâdiths évoquent la lapidation ; le Coran est muet à ce sujet. Comment expliquer l’insistance du Prophète sur cette pratique ?

MA : Il convient d’analyser la portée ainsi que le sens symbolique des histoires rapportées selon lesquels le prophète a laissé appliquer la lapidation ou a prononcé la peine de lapidation. Notons déjà que du vivant du Prophète, la lapidation n’a été appliquée qu’à ceux qui s’accusaient eux même d’adultère et demandaient au Prophète de les « purifier » par l’application de la peine.

Arrêtons nous sur les cas de lapidation à l’époque du Prophète et, faute de références dans le Coran, étudions ce que la tradition orale nous rapporte des faits et gestes du Prophète.

Une femme vient s’accuser d’adultère devant le prophète. Il la renvoie une première fois en lui demandant si elle est certaine de ce dont elle s’accuse. Elle revient disant qu’en conséquence de son adultère, elle est enceinte et demande à être lapidée, selon la Loi mosaïque. Le prophète la renvoie encore en lui disant qu’il s’oppose à la lapidation de celle qui porte une vie. Elle revient à la charge après avoir accouché et le prophète la renvoie encore en lui recommandant de finir d’allaiter son enfant. Elle revient à la charge une quatrième fois et là, in fine, le prophète laisse pratiquer sur elle la lapidation. On peut déduire de cette histoire tragique que le Prophète s’oppose à la lapidation et repousse autant que possible ce châtiment.

AN : Est-ce qu’il y a des cas d’hommes qui viennent également s’accuser d’adultère ?

MA : Oui ! dans un autre Hâdith on apprend le cas d’un homme qui vient s’accuser d’adultère devant le prophète et demande que la lapidation lui soit appliquée. Le prophète le renvoie une première fois en lui disant « ce ne sont probablement que des embrassades ». L’homme revient quelques jours plus tard miné par le remords et le prophète le renvoie encore en lui disant qu’il exagère peut-être un flirt. Mais l’homme revient encore à la charge. Le Prophète alors se résigne à lui faire appliquer la peine prévue. Les Hâdiths nous disent que le prophète avait détourné son regard au moment de la lapidation. Preuve supplémentaire de son désaccord avec ce châtiment.

AN : Pourquoi les lapider alors que vous nous expliquez que le Coran ne prévoit pas ce châtiment ?

MA : La lapidation est fondée sur un Hâdith. Celui qui rapporte ce Hâdith indique qu’il ne lui est pas parvenu par un savant mais par un simple boucher. C’est une manière très claire de dire qu’il doute de la véracité du Hâdith qui lui est rapporté !

Un autre rapporteur de Hâdith nous indique aussi l’avis livré par le prophète sur la question de l’adultère ; il en ressort que les adultères non mariés doivent être fouettés puis exilés pour une durée d’un an alors que ceux qui sont mariés doivent être fouettés puis lapidés. Et tout de suite, Abu Bakr nous indique que « ce Hâdith est bizarre ».

AN : Il est souvent question d’une Sourate prévoyant la lapidation et qui manquerait au texte aujourd’hui. Qu’en est-il exactement ?

MA : « Ô vous les hommes, Dieu a envoyé Mohammad avec la vérité et lui a donné le Livre. Parmi ce qui est écrit dans ce Livre, se trouve le Verset de la lapidation. ». C’est ce que nous dit un récit qui rapporte les propos de Omar Ibn el Khatab, le deuxième Calife successeur du Prophète et contemporain de la Révélation. Et il ajoute : « nous ne trouvons plus aujourd’hui dans le texte cette peine, mais c’est une recommandation divine ; le Prophète l’a appliquée et nous l’avons appliquée après lui ».

AN : Cela complique singulièrement les choses puisqu’un contemporain de la Révélation indique que la lapidation existait dans le texte sacré…

MA : Là aussi intervient la science de l’abrogation. Nous avons deux exemples distincts d’abrogation : l’abrogation d’un Verset par un autre plus récent ; et l’abrogation totale d’un Verset auquel un témoin direct de la Révélation fait référence, mais qui n’existe plus dans le texte. Sans doute qu’Omar Ibn El Khatab fait appel à ce texte abrogé parce qu’à ce moment la communauté menaçait de se déliter. Aussi, la menace de la peine doit être aussi grande que la menace que l’adultère représentait pour la société à l’époque.

AN : La lapidation aujourd’hui est-elle légitime ?

MA : De mon point de vue , non. C’est catégorique. De plus, d’un point de vue formel, j’indique que la balance penche du côté du texte que nous avons aujourd’hui et qui ne prévoit pas la lapidation. Il faut donc rechercher et vérifier les anciennes interprétations et en trouver de nouvelles, qui répondent aux besoins de notre temps. Je crois que le Coran porte toujours plusieurs sens et qu’il peut répondre aux besoins de l’homme à un moment précis de l’histoire. Je rappelle que tous les récits du Prophète qui indiquent qu’il aurait laissé appliquer cette peine font débat entre les docteurs de l’Islam.

AN : Pour résumer, le texte du Coran ne prévoit pas la lapidation et ceux qui rapportent les Hâdith supposés la légitimer indiquent systématiquement leurs doutes sur la question. Vous même, quelle est votre opinion sur l’application des châtiments corporels ?

MA : Je suis personnellement opposé à l’application aujourd’hui des peines corporelles, du fouet à la lapidation en passant par l’ablation des membres, etc. Le châtiment corporel, en Islam comme dans le christianisme ou le judaïsme à une histoire, c’est à dire un début, des raisons et une fin. Il faut replacer les choses dans leur contexte. Lorsque la communauté musulmane était balbutiante, comme un jeune enfant, le propos qui lui était tenu était celui de la punition et de la récompense. Un jeune enfant fait plus facilement ses devoirs parce que ses parents lui promettent une récompense matérielle. Lorsqu’il devient plus grand, il fait le choix de travailler parce qu’il sait qu’il construit ainsi sa liberté et son indépendance. Je ne veux pas dire par cela qu’on peut laisser tomber les devoirs et obligations des musulmans. Il faut d’abord bien éduquer les sociétés sur les principes de la vertu et de la morale.

AN : C’est à dire qu’il faut à nouveau « interpréter » le texte ?

MA : L’interprétation et l’effort de compréhension du texte ne se sont jamais arrêtés. C’est « l’ijdithad », l’effort. Je ne pense pas qu’il faille prendre, par exemple, au pied de la lettre l’image du Paradis avec les Houris qui attendent. Ce sont des allégories destinées à la société musulmane naissante. Aujourd’hui, le musulman doit défendre son opinion parce qu’il y croit et ne pas se déterminer par rapport à un « après » imagé. Il en va de même pour les peines corporelles. Elles avaient pour but d’organiser la société naissante. Aujourd’hui, il faut rechercher, dans la lettre du texte, son esprit.


Notes

[1] Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad…). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002.

[2] Hâdith : Recueil des actes et des paroles du Prophète Mahomet et de ses compagnons à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite.


 
P.S.

Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essaie d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.

- Illustration : F. Vignale, WartArt

 
 
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19 commentaires
  • Il est évident que la lapidation est une pratique archaïque et moyenâgeuse qui doit être abolie.

    Cependant, faisons une étude statistique et comparons le nombre de musulmans morts par lapidation et ceux qui sont morts sous les bombes du monde « civilisé » pendant ces dernières décennies.

    Leila

    • Leila tu me deçois un peu !je trouve ta seconde remarque assez déplacée ! Aussi ridicule que, par exemple "il y eu moins de mort par lapidation que par la malaria,ou moins de mort par lapidation que de juifs exterminés par hitler, ou moins de mort par..."
      Chaque vie est chargée d’un poids infini. Une vie perdue par obscurantisme ne s’excuse pas par une vie perdue par cupidité, etc...Une vie perdue, c’est une contribution à l’humanité perdue...Tu n’es pas d’acccord ?

      cordialement,
      utopia

      • En effet, Leila, c’est une remarque qui fait peu de cas du droit à l’intégrité d’autrui. Une seule femme lapidée pour adultère ou autre motif, c’est encore une de trop.

        • Nous savons à present que l Islam rejette la lapidation ou tt autre chatiment corporel. Malheureusement il existe encore des gens qui interpretent le coran de maniere litterale en faisant abstraction du contexte, et n hesitent pas à chatier les contrevenants, c vraiment desolant cette méconnaissance des textes !!
          une derniere chose : ds la derniere reponse de ce savant musulman, vs avez traduit "l effort" par le mot "ijdithad". c plutot "ijtihad" qu il fo ecrire, à ne pas confondre avec "djihad" bien sur.

          @+

      • > Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 12 septembre 2004 18:32, par YASSINE

        BONJOUR UTOPIA TES BELLES PHRASES N’ENLEVENT RIEN A LA VERACITE DES PROPOS DE LEILA.
        TRES CORDIALEMENT YASSINE

        PS : QUAND AUX CHATIMENTS CORPORELS TOUTE PERSONNE CENSEE REPROUVE CES PRATIQUES MAIS POUR MOI CE SUJET ET COMME CELUI DU VOILE ET LA LAICITE IL VAUT MIEUX OCCUPER LES PEUPLES SUR DES QUESTIONS SANS FOND QUE SUR LES VRAIS PROBLEMES ET LEURS CAUSES ET CONSEQUENCES

    • C’est la première fois que je réagis à un article.
      Leila, j’aime beaucoup tes écrits, mais ton commentaire là me déçoit.
      Pourtant il est si simple de rejetter et la lapidation et le meurte par bombes "civilisées".

      Les conditions qui sont demandées pour l’application de certaines dispositions du Coran ( par exemple sur l’adultère et la polygamie ) sont si strictes et quasiment impossible à réunir que c’est notre intellignce d’êtres humains ( dont Dieu nous a dotés - signe de sa bonté ) qui est questionnée et sollicitée. Notre intelligence doit nous dire que prouver l’adultère et réaliser la polygamie sont impossibles.

    • La comparaison est sans fondements...Par contre, on peut dénombrer les condanés a mort ( en france par exemple )avant son abolition. Est ce que la méthode était plus propre ? . Je cite :" Tout condané à mort aura la tête tranché".
      Fauzi

    • La lapidation n’est pas seulement archaïque ou moyennâgeuse, c’est une torture qu’il faut abolir à tout prix, c’est une honte pour l’islam.

      • > Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 20 juin 2009 18:28, par Peace or die

        Les châtiments corporels font parti du coran, qu’on le veuille ou non.
        C’est stupide de dire qu’il faut comprendre le contexte historique dans lequel il a été écrit, et la longévité dans le temps, des révélations.
        Si le coran était divin, incréé comme vous dites, il serait parfait, limpide, et sans contradiction, ce qui est loin d’être le cas, soyons sérieux.
        La soumission à dieu ne vaut rien sans l’amour du prochain et le renoncement absolu au cercle vicieux de la violence et du mal. C’est ce que signifie tendre l’autre joue, plutôt mourir que de tuer... Et puis, les hadiths ont bon dos, une fois ils sont vrais, une autre fois ils sont faux, suivant le contexte et la personne, bref, ça arrange tout les individus qui veulent se fourvoyer dans le vice, idem pour les versets coraniques qui en abrogent d’autres, il s’agit la d’une énorme contradiction, car le livre de dieu est forcement parfait et non contradictoire.
        Pour finir, voici la définition du diable, je trouve que cela colle parfaitement avec l’islam :

        "il offre un pouvoir absolu et terrorisant à tous les mensonges indéracinables fondés sur une prétendue infaillibilité. Il détourne les cœurs saints en leur promettant leur rêves les plus fou et en prennant une forme des plus gentilles pour arriver à ses fins."
        Il ne faut cependant pas tomber dans la haine des musulmans, je les respecte comme des créatures de dieu qui sont dans l’erreur certes, et je les soutiendrais comme tel si ont leur fait la guerre. Car, rien n’est plus important que le respect et la compassion entre êtres humains.

        • > Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 4 novembre 2010 00:21, par aboubacr

          je suis sésolé mais là on reagit plutot par le coeur et pas par la raison il a était expliqué que dans le texte i’on ne trouve nulle part ou la lapidation est sanctionnée sans une preuve évidente de méme si nous nous référons aux textes anciens bien évidement LE PROPHETE
          MOISE PSL en son temps avait suivi ordinance c’est a dire application de la lapidation alors pourquoi s’acharner sur les musulmans qui ont donne leur avis selon les écritures saintes justement pour argumenter cette vieille histoire ce faux débat entre musulman et non musulman je pense que vous ne nous apprendrez rien de votre position de ce débat vraiment inutile lorsque nous pensons que les non musulmans ont massacrés et mangeaient crus les musulmans pendant la croissade de grace laissez nous suivre notre religion en paix et d’ailleurs nous n’avons de compte à rendre à personne moins à un non croyant à vous votre mouvement à nous notre religion.

  • Bonsoir,
    Juste une remarque : vous dites que le coran ne parle pas de lapidation.Je viens de regarderle verset 8 de la sourate 24 (la lumière) : "Et on ne lui infligera pas le châtiment [de la lapidation]si elle atteste....]. La précision de la lapidation a beau être entre crochet ??? La version du Coran que j’ai est "Le Saint Coran" Imprimé sur les presse de Dar Al-Bouraq BP : 13/5384 Beyrouth - liban. (Révisé par la Présidence Générale des directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse - Royaume d’Arabie Saoudite).
    Bon je continue à lire le reste de l’article,

    Merci
    SB

  • Je pense que les textes entre crochets sont liés justement aux Hadiths.

  • Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 19 août 2010 23:55, par Libre Plume

    Bon, je crains de faire dans le ... disons .... basic, ce soir.

    La lapidation est quelque chose en dehors de mes capacités de compréhension ! Je ne comprends même pas qu’on puisse en discuter, surtout à notre époque.

    Nullement l’intention de ma part de choquer mais là, vraiment, du point de vue de la Républicaine, là, non.... c’est pas possible.

    Acte barbare, qui frappe... encore une fois... les femmes. Mais quand même... ils étaient bien deux dans le lit, non ? encore une fois les mecs s’en sortent bien...

    Nulle civilisation ne peut donner de leçons à une autre. Mais tout de même il serait temps que les musulmans discutent de vrais questions de foi et non plus de rites.

    Mort cruelle d’une personne faible par une foule délirante de haine et de violence. Il faut donc être soi-même en situation de grande faiblesse et de violence interne pour participer à une telle abjection.
    Nous avons tous en mémoire les images de ces femmes lapidées ou excutées en Afghanistan par ces incultes de Talibans.

    Je suis sidérée qu’on puisse trouver des articles sur ce thème et qu’on discute de cela en gens bien élevés même si c’est pour dénoncer ces actes.

    Non, là, je peux pas. la républicaine laïque n’arrive pas à comprendre.
    Oui, je sais, je fais pas dans la dentelle, mais là, je suis écoeurée, révoltée et j’ai l’impression de faire un bond en arrière dans le temps. Ca, c’est pas terrible.

    Cordialement

    • @ Libre Plume

      Quoi dire ... on en reste bouche bée ... c’est d’abord la première réaction que l’on a devant cette violence archaïque.
      Quoi faire ?
      On peut toujours s’indigner, ce n’est pas inutile, car la pression médiatique fait reculer ces pratiques.
      Éduquer, me paraît plus essentiel, et c’est bien ce qu’a fait Mahmoud Azab dans cet article qui date de 2004.

      La lapidation n’existe pas dans le Texte arabe du Coran, ainsi qu’il le dit. Tout ne repose que sur des hâdiths, et malheureusement, certaines traductions du Coran ont inséré le mot [lapidation] dans le verset 8 de la sourate 24, comme le signale SB dans son commentaire ci-dessus. C’ est très pervers et très subversif car l’on fait accroire qu’il s’agirait d’un châtiment ordonné par Dieu.
      "Et on ne lui infligera pas le châtiment [de la lapidation] si elle atteste... "

      Or c’est tout à fait faux, le mot [lapidation] ne fait partie de cette Sourate, c’est un ajout, repris hélas dans un certain nombre d’Éditions, comme celle arabe-français dont je dispose, imprimée sur les Presses du Roi Fahd d’Arabie Saoudite en l’an 1410 de l’Hégire (1989), une Edition récente donc !
      Cette traduction se retrouve également sur certains sites Web, ou dans la traduction assez réputée de Mouhammad Hamidullah.

      Par contre, dans les traductions d’André Chouraqui, de Denise Masson, de Régis Blachère, tout comme dans celles beaucoup plus anciennes que j’ai consultées *, le mot [lapidation] ne figure pas :

      8. On n’infligera aucune peine à la femme, si elle jure quatre fois devant Dieu que son mari a menti ...
      Traduction Kazimirski 1865

      8. la femme fe délivrera du châtiment en jurant quatre fois, par le nom de Dieu, que le crime dont on l’accuse est faux. Au cinquième ferment, elle invoquera fur elle, la vengeance céleste, fi elle n’eft pas innocente.
      Le Coran par Claude-Étienne Savary (1786) tome II p. 121

      8. la femme fera exempte de punition fi elle iure quatre fois, que fon mary eft menteur, & fi la cinquième fois elle prie que la colère & l’indignation de Dieu foit fur elle fi ce qu’elle dit fur son mary eft véritable
      L’Alcoran de Mahomet en françois par le sieur Du Ryer (1647) p.334

      Comment se pourrait-il que le mot "lapidation" aurait échappé à de si nombreux traducteurs, depuis si longtemps ?

      C’est très subversif de faire porter cette violence [lapidation] par le Texte du Coran, Parole de Dieu selon les musulmans. C’est très subversif, car pour tout croyant lecteur du Coran, cela revient à faire admettre que le choix de cette sentence serait d’origine divine, ou "révélée", et à l’intégrer dans son imaginaire.
      Voilà, le prix à payer pour l’adultère ... et c’est indiscutable car c’est écrit dans le Saint Coran, Dieu l’a dit !

      Or c’est faux ! le hadîth a été [intégré] fallacieusement au Texte.
      Les musulmans ne sont peut-être pas si incultes que vous le dîtes, mais si on leur présente depuis l’enfance une traduction erronée ...

      * http://www.lexilogos.com/coran.htm

    • Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 6 novembre 2010 04:23, par larbi chelabi

      Quelle ignorance que d’avancer, toute honte bue, que le Coran vise uniquement la femme quand il s’agit de punir l’adultère. Je ne suis pas un exégète de l’Islam mais le peu que j’en connaisse ne souffre d’aucune ambiguité. Dans l’Islam, la lapidation est décrétée invariablement pour les deux fauteurs en autant que la preuve absolue de leur méfait est établie. L’Islam, quoiqu’en disent ses détracteurs, est la religion qui sacralise la droiture et prohibe la tricherie. Quand un homme trompe sa femme ou inversement, il y a mensonge, duperie, trahison et abus de confiance. Il n’est pas normal, sauf si l’on se défait de son statut d’humain, que le mari dorme avec sa femme après avoir couché avec sa maitresse. Il est tout aussi anormal, sauf si l’on est déclaré mentalement instable, que la femme aimat son mari une fois qu’elle a donnée son corps à son amant. Il est facile pour certains de dénigrer une religion qui veut mettre de l’ordre dans les rapports sociaux. Alors soit ! Allez-y de bon coeur ! Mais de grâce, ayez aumoins l’obligeance de citer le Coran intelligemment, c’est à dire dans sa vérité ! Les déformations intentionnelles ne peuvent que rendre vos dénégations suspectes. Nous vous disons, Paix ! Dieu tranchera nos différends. A lui nous reviendrons !

  • Adultère et lapidation - Ce que disent les textes ! 30 août 2010 19:02, par Libre plume

    Merci Njama de votre message.

    Vous avez raison, ce message a ses limites, l’indignation à ses limites mais comme vous le dites ce n’est pas inutile. Mais je n’en reviens pas, qu’on puisse parler de cela comme ça .... Le côté tranquille de l’argumentation raisonnée contre l’horreur du mot, du geste. J’avoue, j’ai du mal mais je lis ! Vous parlez d’éduquer mais, quand même, qui lit ce genre d’articles ? pas ceux qui estiment la lapidation légitime quand même ! parceque ceux-là sont des gens éduqués pour moi... vous comprenez ma réaction ?

    Alors ... merci pour le lien avec le site de la Mosquée de Lyon (elle est superbe), que j’ai visité, où j’ai même emmené mes élèves pour parler Islam. En entendant ces textes/chants j’ai eu la même sensation que j’ai eu lors de mes séjours en Irak ou à Marrakech ... cet appel. J’aime et c’est beau ! Pas vraiment quelque chose de nos clochers ... et encore ... ces cloches sont bien un appel à la prière également, on l’a oublié je crois.

    J’ai frissonné à la fin du message car si j’ai pu faire passer le message "les musulmans sont incultes" !!!!!! non, c’est pas possible ça. Jamais ! mon Dieu, ce ne sont pas mes mots ça !. Ah ! si... pour les Talibans.... mais là, j’assume... où est leur foi ? où est Dieu pour eux ?

    Vous savez, les dérives, les approximations, les erreurs de traductions (de bonne foi de temps en temps) car les cultures n’ont pas les mêmes mots et mêmes concepts .... c’est partout pareil, même pour la Bible.
    Ne sert-on pas régulièrement la même soupe aux Chrétiens sur, par exemple, l’Epître de l’Evangéliste St Paul (le plus passionné de tous) sur la soumission que devrait la femme à son mari - "Et vous les femmes soyez soumises à vos maris ...."
    La suite ? "soumission comme au Seigneur", donc une relation d’amour, de don et de confiance. Et puis, on oublie la suite encore qui parle du mari qui doit le respect à sa femme (et la même soumission à Dieu !), les enfants aux parents, même aux parents vieillisants, etc ... Donc, rien à voir avec cette "obéissance" dans la vie quotidienne que l’Eglise a longtemps imposé aux femmes, rien à voir !
    Et ça encore ! c’est pas le pire !... Alors j’entends bien vos arguments.

    Non, mais là, c’est la Républicaine française devant son ordi qui s’est demandée où elle était tombée ce soir là en lisant cet article. Je n’ai pas changé d’avis la-dessus.
    Et je maintiens ..... et les hommes là-dedans ? Ils s’en sortent toujours bien ceux-là ! (sourire ...)

    Pour finir (vous êtes courageux Njama et lecteur d’en arriver là !), et après tout, si Dieu est Amour, s’il Est, comment pourrait-il vouloir du mal à qui que ce soit ? Quel est donc ce Dieu vengeur, avide de justice ... ne serait-ce celle des hommes ?

    Secret de la relation unique de l’Homme avec Dieu.
    Pour les croyants, Dieu sait, alors le reste ... c’est ça, n’est-ce pas ?

    A vous lire ...Amicalement
    Libre Plume

  • Désolé Libre Plume que vous m’ayez mal compris. Je ne voulais pas vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, "que les musulmans étainet incultes", mais que nous pouvions être "victimes" des travers de nos cultures. Ainsi si des traductions du Coran entretiennent ce châtiment (soit-disant) céleste ...
    Cet article de 2004 refait surface je crois avec cette agitation autour d’une possible lapidation de cette iranienne Sakhineh. Le landernau politique républicain est agité avec cette affaire, des pétitions circulent pour la "sauver" et même Carla Bruni s’y est collée ...
    Je ne dis pas que c’est un mauvais combat, mais des cas de lapidation ont eu lieu ailleurs, en Turquie, en Somalie, au Nigeria ... ce n’est donc pas un problème spécifiquement iranien. Si toutefois cette femme échappe à ce sort barbare par les concours de rapport de force diplomatique, ce n’est que partie remise jusqu’au "prochain cas". Le résoudre pour l’Iran, le résoudra-t-il ailleurs ?
    Un peu plus loin que "le cas de Sakhineh", que "le cas du régime iranien", il y a une question "d’un islam" (je ne généralise pas) qui véhicule ce type d’exécution, entretient insidieusement cette culture. Nos indignations, nos signatures de pétition la résoudront-ils ?

    Vous me prêtez un courage ... pour un seul mot « [lapidation] » que j’aimerais voir supprimé de certaines Éditions, rayé, effacé, gommé de celles en circulation. Y pas de quoi ! J’essaye juste de faire preuve de discernement, de pragmatisme, mais peut-être est-ce "intrépide" de s’en prendre aux Coran qui véhiculent des falsifications, de lapider au passage quelques idées reçues ? Si chacun jette son petit caillou ...

    « Pour moi, l’Islam ce n’est pas ce ramassis d’exaltés et de criminels, c’est la grande mosquée d’Alep, les battements d’ailes des pigeons autour des bassins, le chant du muezzin qui donnait sa lumière aux aurores de ma ville … »
    Marie Seurat Les corbeaux d’Alep (1988)

    * son mari avait été pris en otage avec Jean Paul Kauffmann son codétenu au Liban en 1985 et exécuté.

    Merci pour la réponse.

    PS taliban [ṭālib], veut dire « étudiant » ou « chercheur », [ṭullāb] en arabe. Ils étudient dans des madrassa (= écoles ) le Coran, l’arabe classique ...
    Il y a des madrassa partout dans le monde musulman. Très souvent elles jouxtent certaines mosquées.
    Talibans ne veut pas dire guerriers. Les Pashtouns sont une des plus importantes ethnies d’Afghanistan. Le cas d’Abdul Ghaffar Khan, surnommé le Gandhi des frontières, pourrait peut-être vous donner une autre idée de ce peuple.

  • Dire que l’origine de la lapidation se trouve chez les juifs est un mensonge et une abjection. C’est assez scandaleux de la part d’un "docteur" de la sorbonne. Je ne suis pas juif, mais je suis excédé par cet antisémitiste en provenance de docteurs de l’Islam, comme hier chez les chrétiens d’ailleurs, mais ce n’est pas une excuse.

    La lapidation est une pratique qui a existé dans tout le bassin méditérannén, bien au delà de l’influence des hébreux. C’est une tradition culturelle archaïque, probablement plus ancienne que la religion hebraïque elle-même.

    Ce qu’on peut dire par contre à ce docteur, c’est qu’aujourd’hui, c’est que la lapidation a été abandonnée depuis bien longtemps par la tradition juive. On aimerait que cette pratique barbare soit abandonnée elle aussi depuis bien longtemps par toutes les traditions musulmanes

    • Mr BBC,
      Le docteur ne c’est pas trompé comme il n’a pas mentis en disant que la lapidation existait chez les juifs, c’est la vérité il faut lire la bible (Ancien testament ), comme il faut lire le talmud, si non cherche la lapidation de st etienne (Premier martyr) comme il y a une preuve dans le nouveau testament qaund les juifs voulaient lapidé jésus.
      Bon Recherche et Bonne lecture

 
 
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