Boycott des produits israéliens
Prise de position courageuse de la ville de Seclin

Jean-Claude Willem, Maire de Seclin, a annoncé début octobre, au conseil municipal qu’il avait demandé à ses services de restauration de boycotter les produits israéliens. Voici son explication concernant cette décision sur le site de la Ville de Seclin.
L’annonce du boycott des produits israéliens que j’ai faite lors de la dernière réunion du Conseil Municipal, relayée par la Presse locale, a suscité quelques réactions sur Internet. Y compris quelques réactions négatives, émanant de personnes qui se révèlent être des supporters inconditionnels d’Ariel Sharon, de sa politique et du génocide palestinien qu’il a entrepris.
Je ne souhaite pas engager la polémique avec ces gens-là. Néanmoins, je tiens à réaffirmer que ma décision est avant tout une réaction contre les massacres et tueries quotidiennes commises contre les enfants, les femmes, les vieillards palestiniens ; elle traduit ma ferme opposition à la politique de destruction massive de maisons, d’équipements publics, y compris hôpitaux, commise par l’armée de l’Etat d’Israël ; elle exprime un soutien actif à ceux qui, nombreux en Israël, se battent pour la Paix au Moyen Orient, à ceux qui refusent de porter des armes dans les territoires occupés.
Malgré les attentats perpétrés par les extrémistes palestiniens, contre lesquels Ariel Sharon se garde bien de réagir car ils sont l’alibi de sa politique sanglante, ce n’est pas Israël qui est menacé de disparitions, mais bien l’Autorité Palestinienne et le Peuple Palestinien tout entier.
C’est pourquoi mon soutien et ma solidarité vont aux victimes et non aux auteurs des massacres. Il y a une continuité dans cette logique de guerre menée par Sharon depuis les massacres de Sabra et Chatila au Liban, la provocation de l’Esplanade des Mosquées et les crimes de Jenine.
C’est contre tout cela, pour le droit des Israéliens à vivre en Paix, chez eux, pour le droit des Palestiniens à vivre libres dans leur pays, indépendant, qu’avec la Municipalité de Seclin, nous agissons.
Le refus d’aider économiquement le pouvoir militaire de Sharon dans ses pratiques de répression, d’invasion et d’occupation militaires, se traduit donc par cette décision de boycott, au même titre que l’exposition et le débat organisés à Seclin sur la Palestine.
Illustration : Kahil

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21 août –
31 août –