Chère madame ;
Je me présente : Antoine R. 82 ans, ancien FTP de la région Grenobloise.
J’admire la passion et la ferveur avec laquelle vous défendez la résistance de Faludja, livrée aux massacreurs états-uniens, dont les exactions sont dignes des ensaztgruppen nazis, qui il y a à peine quelques décennies, écumaient l’Europe conquise de ma jeunesse.
En fait, la comparaison s’impose, tout comme elle s’impose entre les combattants de Faludja et les résistants des années 40, qui nous opposions à l’esclavage des peuples, à leur extermination, par des combats tout aussi inégaux et désespérés.
Mêmes idéaux, mêmes méthodes.
L’idéal d’une liberté retrouvée, liberté de penser, de dire, d’écrire, sans risquer une fatwa de Goebbels ; idéal d’une égalité véritable entre hommes et femmes de toutes confessions, afin que chacun puisse se recueillir dans sa mosquée, son église, sa pagode, son temple, sa synagogue…
Quant aux méthodes, il n’est que rappeler les attentats quotidiens que nous mettions en œuvre dans les pays de l’Europe asservie : voitures piégées à Limoges, Tourcoing, Perpignan, Koursk, Vladivostok, dans les avenues du centre ville, de préférence ; prise d’otage et exécution de responsables de la croix rouge, enlèvement et décapitation de journalistes, punis pour leur servilité à l’ennemi.
Certes, les voitures piégées tuaient plus de civils innocents que de nazis, mais la résistance connaît ses raisons que la raison etc.…
Et puis sur le plateau du Vercors, par exemple, lorsque nous prîmes le contrôle des bourgades et les villages pendant plusieurs mois avant que les troupes de choc de la Wermarch ne nous déciment…
Nous aussi nous dûmes imposer la dure loi d’airain de la résistance : défense de vendre des disques pour les phonographes, interdiction de la bière et du vin, et surtout, tenue réglementaire exigée sous peine d’exécution sommaire : béret basque pour les hommes, et jupe au dessous du genou pour les femmes.
Mais que voulez vous, il n’y a pas de résistance sans discipline stricte.
Hélas l’histoire ne cesse de se répéter.
Dans les années 90 j’ai élevé ma voix, tout comme vous j’en suis sûr, pour défendre Bilhac, Sarajevo, Gorazdé, Srebrenicza, assiégées et attaquées en réalité par les mêmes mercenaires impérialistes que ceux qui aujourd’hui affligent Faludja, formés et encadrés par la CIA (ce qu’on oublie trop souvent de rappeler).
Milosevic n’était qu’une marionnette des américains à qui il fallait un prétexte pour implanter leur bases dans les Balkans et entamer l’asservissement des musulmans européens avant de s’en prendre à ceux du moyen orient.
Srebrenicza, ne soyons pas dupes, zone de sécurité d’une ONU complice, fut livrée aux sbires serbes pro-américains (formés par la CIA , on ne le répétera jamais assez), pour expurger la région de sa population musulmane.
Au passage, ils exécutèrent sommairement 8000 hommes entre 14 et 74 ans ;
Heureusement que des voix comme la votre, se sont élevées à l’époque pour dénoncer cette ignominie, à laquelle l’ONU vendue à l’Amérique, a prêté son concours.
Heureusement qu’avec de personnes comme vous, la relève est assurée pour lire entre les lignes de l’histoire , démêler le vrai du faux et poursuivre l’objectif intangible de la vrai liberté et non celle que feint de promouvoir la pseudo démocratie américaine.
Car vous et moi le savons bien, les quatre vingt journaux libres qui se publient à Bagdad aujourd’hui, et les élections en Afghanistan, ce n’est qu’une intoxication de plus orchestrée par la propagande impérialiste de l’oligarchie judéo capitaliste internationale…
Me trompe-je ?
Bien à vous
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