Le probleme est que ce que vous dites, meme si votre opinion est respectable, appartient plus a une langue dominante qu´a l´examen detaillé de la réalité, hors de toute ideologie. Vous oubliez que c´est la population qui vote. C´est elle et personne d´autre qui dit qui elle veut voir au pouvoir et qui doit partir : tous les processus electoraux ont ete juges transparents par les observateurs et il y en a eu 15 en 12 ans ! Un record mondial. Contrairement a la France les venezueliens disposent aussi depuis Chavez d´un referendum revocatoire pour tous les mandataires a mi-parcours, dont l´opposition a deja usé plus d´une fois. Evidemment vous pouvez toujours, a l´infini, nourrir des doutes, faire un proces d´intention futuriste et dire : "Oui mais si demain...". Et bien sur l´imaginaire dominant en France grace au parti de la presse et de l´argent, c´est "Chavez c´est un futur Castro". Mais cela ne repond pas aux faits têtus qui parlent au contraire d´un essor de la democratie. Si l´on y ajoute l´essor des conseils communaux, des médias communautaires et en general de la democratie participative (certes o combien perfectible mais au moins elle existe !), bref cet essor constant qui multiplie par mille tout ce que la gauche altermondialiste applaudissait il y a dix ans a Porto alegre, on peut comprendre que l´ONG chilienne independante Latinobarometro place le Venezuela en tete de la culture deomcratique du continent. Il faut apprendre a accepter la realite meme quand elle ne va pas dans le sens dominant. Chavez n´est pas Marcos, mais il faut savoir passer a l´acte, arriver au pouvoir, mettre les mains dans le cambouis, sortir structurellement un pays de la misere, meme si c´est moins photogénique.
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