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Gauche, Droite, même combat

Le politiquement correct veut censurer la presse

Journaliste et cofondateur du Réseau Voltaire, Bernard Joubert a signé aux Editions de la Musardine une Anthologie Erotique qui retrace l’histoire de la censure en France au travers d’extraits de textes interdits accompagnés de notices historiques ou biographiques. Il nous parle ici de son inquiétude concernant une modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse proposée par Mme Nicole Péry, secrétaire d’État aux droits des femmes.

Quels sont les termes de cette modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse ? Pouvez-vous les décrypter pour les béotiens que nous sommes ?

- Depuis cet été, Nicole Péry, la secrétaire d’État aux droits des femmes, annonce son intention de faire modifier l’article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse en ajoutant à la condamnation des messages racistes les "discriminations en fonction du sexe". Plus simplement, disons les messages sexistes, mais avec une conception extrêmement floue et étendue de ce qu’est le sexisme. Le rapport sur lequel elle se base, et qu’on peut télécharger sur le site du gouvernement (format pdf), nous donne des exemples de ce qui peut être considéré comme sexiste : une femme attachée, une femme dominatrice, une femme dans une posture animale (à quatre pattes), la "dictature de la beauté" et son contraire (une femme caricaturée), l’hyper-sexualité féminine, etc. Et comme une loi sur le sexisme ne doit pas être sexiste, la même chose s’appliquerait aux hommes : la représentation d’un homme dominé, discriminé en raison de son sexe, etc. Je serais une femme, je me sentirais insultée par une telle loi. Pour faire écho à ce que je disais précédemment, je répondrais à ma secrétaire d’État : "Je me mets à quatre pattes si je veux. J’attache et je me fais attacher si je veux. Ne me prenez ni pour une demeurée, ni comme prétexte." Ma première inquiétude concerne la façon dont nous est présenté ce projet de modification législative. On nous ment par omission, on détourne notre attention, et ce n’est pas bon signe. Ce qui n’est pas précisé, et qui est pourtant essentiel, qui devrait être le véritable objet du débat, c’est que la loi de 1881 n’est pas une loi sur la publicité. C’est une loi qui s’applique à tout message public. On prétend vouloir légiférer contre les messages publicitaires, ce qui n’inquiète pas grand monde, mais en réalité cette loi s’appliquerait à tout le contenu de la presse, des sites internet, à toutes les émissions de radio et de télé, aux livres, essais ou romans, aux bandes dessinées, aux films, aux oeuvres d’art exposées dans des galeries ou des musées, etc.
Source : La Spirale


 
 
 
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