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Rangez les petits enfants ! Il déboule du 28 décembre au 13 janvier...

Mais pourquoi supporte-t-on encore le Paris-Dakar ?

La question reste sans réponse pour les rédacteurs du Marabout. Nous avouons bien humblement en être restés à des représentations archaïques. Nous nous disions qu’a priori, ce qui est moche, inutile, qui coûte cher et qui pue n’est pas d’un intérêt supérieur pour l’Humanité, voire devrait lui être considéré comme nuisible. Et pourtant, il y a le Paris-Dakar. Et il y en a même qui aiment ça. Voilà qui renverse l’ordre des choses admis par nos primitives cervelles. Vraiment, on a beau faire vrombir nos méninges aussi fort que leurs machins sur roues, on n’y arrive pas... On comprend pas...

Paraît que le Paris Dakar, c’est l’aventure. C’est vrai que vu comme ça, rien de tel pour s’empêcher de penser que de remplacer sa matière grise par un tas de boulons et un pot d’échappement. Ça chasse la mélancolie. Vroum, vroum, c’est moi l’Attila du désert. Là où passent les quatre roues motrices de mon bolide sponsorisé par Total, le cactus ne repousse jamais. Plus ça pétarade, plus c’est jouissif. Après tout, chacun son truc...
En fait, ça doit un peu leur rappeler quand ils étaient mômes et qu’ils jouaient avec leurs petites voitures au square sous l’oeil attendri de leurs mamans, vroum, vroum ! Ah mais là, c’est de la réminiscence proustienne qu’ils nous font, alors ?! Sauf que c’est en grandeur nature, avec le Sahara dans le rôle du bac à sable. Sous ces dehors brutaux se cacheraient donc des poètes, de grands sensibles en quête, comme ce cher Marcel, du Temps Perdu ? Admettons que sur cette hypothèse, le réalisme convie au scepticisme.

Paraît aussi que leur carnaval, là, c’est l’occasion d’un partage culturel. Si si, ils osent le dire ! Ça vient nous polluer l’air et nous casser les oreilles, et ça parle de rapprochement entre les peuples. C’est un peu comme le gars qui vient pisser sur les pieds de son voisin, puis qui lui dit qu’ils apprennent à échanger leurs richesses. Et puis alors, pour ce qu’ils découvrent des pays qu’ils traversent à toute berzingue, ils pourraient avoir la même chose à moindres frais avec trois palmiers en carton-pâte et quelques figurants en boubou bariolé ; ils verraient pas la différence.
Et ils ont bonne conscience avec ça, sous prétexte qu’ils distribuent sur leur passage trois bricoles à ces pauvres gens des pays en développement. Ramassez mes miettes, braves gens ! Ça joue les grands seigneurs. Mais après tout, c’est bien ça le principe de la féodalité : on étale son fric sous le nez des manants et on leur donne deux clopinettes et demi les jours de charité. Comme ça, non seulement on se fout d’eux, mais en plus ils n’ont qu’à nous remercier.

Apparemment, ils ont aussi la prétention d’apprendre le code de la route aux enfants : tu regardes pas avant de traverser, je te transforme en pizza, vroum ! En France, ils peuvent pas faire ça, vu que c’est interdit d’écraser les mômes, même quand ils traversent sans faire attention. Un peu brutal, quand même, comme pédagogie.

Non, vraiment, on comprend pas...


 
P.S.

Avec l’aimable autorisation de nos amis du Marabout.net

 
 
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2 commentaires
  • > Mais pourquoi supporte-t-on encore le Paris-Dakar 27 août 2002 11:50, par vincent

    J’ai été assez surpris du contenu de cet article et surtout par la pauvreté de son argumentation, c’est pour cela que j’ai décidé d’y répondre. La premiere chose qui m’a frappé est le fait que l’auteur de cet article compare les organisateurs, pilotes et autres participants du Paris Dakar a des enfants "jouant aux petites voitures".
    Que dire alors des jeux olympiques ou l’on lance des objets le plus loin possible (javelots, marteaux)ou que l’on coure sans aucun but precis (100m, fond, marathon) "comme des enfants", supprimons tout bonnement le sport selon cette personne. Je tiens aussi a rappeller que si le Dakar existe encore de nos jours, c’est grace a la bonne image dont il jouit depuis sa creation aupres des autochtones des pays qu’il traverse. Les "miettes" pour ainsi dire se composent de soins medicaux a la population locale, de distribution de materiel scolaire et de denrees alimentaire de premiere urgence. Il est ’evident que l’auteur de cet article n’a pas la moindre idée de ce dont il parle. Que cette personne fasse un "sondage" aupres de la population malienne ou senegalaise pour savoir ce que ces derniers pensent de la course, il sera surpris de constater que les habitants attendent chaque année le Dakar avec impatience.
    Quant a la pollution que cela engendre, elle est tellement ridicule qu’il ne vaut meme pas la peine de s’attarder sur le sujet. Derniere remarque, il n’y a pas un seul cactus en Afrique, preuve une fois de plus que l’auteur a ecrit sans la moindre connaissance du sujet. Dommage

 
 
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