Le voile en Islam - ce que dit le Coran !

En France et ailleurs, certaines pratiques des musulmans semblent contestables ou dérangent. Ces pratiques sont elles l’Islam "véritable " ? De partout fusent des réponses approximatives ou tout à fait erronées. Les prises de position se multiplient ; souvent l’ignorance habite les esprits.

Il nous a semblé important d’interroger un spécialiste de l’Islam, le Professeur Mahmoud Azab, [1] pour qu’il nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur le texte fondateur de la religion. Il nous explique la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam. Nous avons inauguré avec lui une série d’entretiens sur les sujets qui questionnent les sociétés occidentales et les communautés musulmanes, notamment en France. Le premier entretien portait sur la lapidation. Aujourd’hui, nous explorons la question du « voile » des femmes.

Arthur Nourel : Monsieur le Professeur, avant d’aborder directement la question du voile des femmes dans l’Islam, y - t - il un contexte global de la situation de la femme que vous souhaiteriez exposer afin que nos lecteurs puissent nous accompagner dans le voyage historique et textuel que nous leur proposons ?

Professeur Mahmoud Azab : Pour traiter le sujet du voile dans l’Islam, il faut d’abord connaître le statut de la femme arabe dans la société ante islamique et le comparer au statut de la femme dans la société judéo chrétienne biblique ainsi qu’à celui de la femme dans les cultures grecque et égyptienne. C’est en examinant l’histoire et le contexte sociologique que l’on peut expliquer et comprendre la position du Coran et de l’Islam, à l’époque, en ce qui concerne la femme.

La femme dans la société grecque, par exemple, n’était pas regardée comme « objet de désir ». La relation de plaisir était glorifiée entre les hommes. Chez les Grecs, la femme avait un statut très largement inférieur à celui des hommes. Les philosophes grecs sont tous des hommes.

Examinons le statut de la femme dans la société de la péninsule arabique ante islamique à une période historique très éloignée de celle de l’apparition de l’Islam. Nous apprenons que les femmes avaient globalement une position très forte ; une liberté et des droits plus importants que ceux de l’homme. Une femme avait le droit de répudier son mari. L’inverse était interdit. Souvenez vous de Belkis, la Reine de Saba. L’ancien testament et le Coran (Sourate des fourmis) l’évoquent dans une position dominante : belle, forte, intelligente. Attention, tout ceci remonte très loin avant dans l’histoire avant l’apparition de l’Islam !

AN : Cette « liberté » des femmes était applicable dans tous les domaines ou y avait-il des restrictions ?

MA : Une autre tradition est rapportée par les historiens de l’époque ante islamique et qui atteste de la liberté de la femme. Lorsque, de retour chez lui, un homme trouvait la porte de sa tente verso vers l’extérieur, (inversée donc par rapport à son sens normal d’accrochage), cela voulait dire que l’entrée lui était interdite, provisoirement ou définitivement. A cette époque, une femme avait le droit de coucher avec les hommes de son choix avant le mariage. Lorsqu’elle tombait enceinte et avant même la naissance de l’enfant, elle choisissait parmi ceux qui avaient été ses amants celui qui allait assumer la paternité de l’enfant, peut être conçu par un autre. Bien entendu, elle choisissait le plus fort ou le plus riche ou le plus adroit etc.

AN : Est ce que ce ne sont pas là des construction théoriques et à posteriori pour justifier les règles strictes que l’Islam apporte au sujet des femmes ?

MA : Non. Beaucoup de scientifiques, sociologues et historiens regardent le Coran comme un document qui relate une époque et témoigne de la vie quotidienne plus que comme un livre religieux. Et ils remarquent, à juste titre, que souvent le texte musulman insiste sur des interdits. Lorsque le texte dit « ne faites pas », cela veut dire que cette pratique, désormais interdite, était répandue avant l’apparition de l’Islam. Par exemple, il était de tradition, avant l’apparition de l’Islam, que les hommes et les femmes effectuent nus le pèlerinage païen autour de la Kaaba. Pour cette raison, l’Islam interdit la nudité pendant la prière et le pèlerinage. Comme toujours, pour comprendre une règle, il est important de se pencher sur le contexte socioculturel, spirituel et économique de la formation de cette nouvelle communauté que l’on a appelé les « musulmans ».

AN : C’est ainsi que l’on explique l’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance ?

MA : Oui. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte vient interdire de manière formelle et définitive. J’ajoute que si la punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu.

AN : Vous nous dites que les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles. N’est ce pas contradictoire ?

MA : Ce que je vous raconte sur la très grande liberté des femmes concerne une époque très éloignée de l’apparition de l’Islam. Mais privés de droits, les hommes commencèrent à en revendiquer et inversèrent le cours de l’histoire en changeant progressivement de condition. Parallèlement et en conséquence, la condition de la femme s’est dégradée et l’homme eut le dessus d’une manière tellement totale qu’elle ressemble à une revanche. C’est une manifestation du dialogue de l’histoire semblable à un mouvement de balancier. Plus nous nous rapprochons de l’apparition de l’Islam, moins le statut de la femme est enviable.

AN : A la veille de l’apparition de l’Islam, le statut de la femme s’était donc gravement détérioré par rapport à ce qu’il était quelques siècles auparavant. En quoi se manifeste cette dégradation ?

MA : De plusieurs manières. Nous avons évoqué déjà l’ensevelissement des nouveaux nés de sexe féminin. La répudiation d’une femme par son époux la laisse sans droits et sans recours. C’est une autre conséquence visible de la détérioration de la condition féminine. Lorsqu’on regarde la société ante islamique, mais dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam, c’est à dire à une époque où les femmes étaient dominées par les hommes, l’on se rend compte qu’un homme épousait à sa guise et en même temps le nombre de femmes qu’il voulait ; et qui dépendaient souvent de lui pour survivre ; de la même manière, il pouvait aussi en répudier autant qu’il voulait, sans avoir d’obligations légales vitales vis à vis d’elles. Assez vite, ces femmes répudiées qui dépendaient des époux pour vivre, se retrouvaient dans la misère. Lorsqu’elles ne tombaient pas en esclavage dans le strict sens du mot, elles se livraient à la prostitution qui est une forme terrible d’esclavage. Et pour attirer l’attention, elles avaient souvent la poitrine nue, à l’image des prostituées sacrées, connues en Mésopotamie et en Inde, régions avec lesquelles la péninsule arabique commerçait et avait des échanges culturels et humains intenses.

AN : C’est donc aux femmes « dans la misère » et « nues » que le Coran demande de porter le voile ?

MA : Le voile se généralise avec l’Islam comme symbole d’une dignité retrouvée, à l’époque. La religion demande aux femmes qui se convertissent de se voiler afin d’être distinguée des esclaves ; comme une manière de dire pour chacune : « nous n’avons plus besoin de nous vendre (d’être des esclaves) ; la nouvelle religion nous apporte un statut et désormais nous avons des droits. Nos maris ne peuvent plus nous répudier à tort ou à raison et si le divorce est prononcé, nous conservons des moyens de subsistance ».

Ainsi donc le voile à de l’importance uniquement en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît. Il n’est donc pas un principe fondamental de l’Islam.

AN : Vous nous dites qu’aux premiers jours de l’Islam, le voile était recommandé comme un signe ostensible de « libération » de la femme. Y a t il d’autres éléments du texte sacré qui attestent de cette volonté de l’Islam de libérer la femme et la rendant l’égale de l’homme ?

MA : Dans les deux autres religions monothéistes révélées, le judaïsme et le christianisme, la femme est rendue seule responsable de l’expulsion du paradis. Dans l’ancien testament, c’est Eve la responsable du Péché. Le serpent séduit Eve qui séduit l’homme. C’est pourquoi dans la Genèse, Dieu punit chacun ; il condamne le serpent à ramper et à manger de la terre et la femme est condamnée à accoucher dans la douleur et à être « soumise » à l’homme.

Dans le Coran, Dieu s’adresse « aux deux » protagonistes du paradis (Adam et Eve). Il use de la forme grammaticale du duel. Le texte met l’homme et la femme à totale égalité dans la responsabilité. Mais hélas, les interprétations coraniques qui sont souvent faites par des hommes, seront manipulées et l’on entendra dire que c’est Eve qui a incité Adam à manger du fruit de l’arbre défendu. Le Coran dit le contraire. « Satan les a séduits tous les deux." ? Si j’insiste sur cette histoire biblique ET coranique, c’est pour dire qu’elle a une influence à travers les siècles sur les consciences et les imaginations des peuples et non pas pour juger les textes sacrés. Je reviens vers la Bible pour dire simplement l’évolution d’éléments communs dans les cultures sémitiques monothéistes.

AN : Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?

MA : Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête.

AN : Pouvez vous nous donner les références des huit Sourates en question ?

MA : Dans la Sourate 7, verset 46, le texte, qui évoque l’au-delà dit : « Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne (.). » Là, le mot hijab en arabe prend clairement le sens de rideau de séparation, comme dans les sept autres Sourates, même si le contexte est différent.

La Sourate 17, verset 45 aborde la protection « virtuelle » que Dieu apporte à Son Prophète lorsqu’il lit le Coran : « Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future ».

La Sourate 19 verset 17 le mot voile est utilisé pour figurer la distance géographique que l’on met volontairement entre soi et d’autres : « (V16) Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. (V 17) Elle plaça un voile entre elle et les siens.

Dans la Sourate 33, verset 53, le texte indique à ceux qui sont invités à entrer dans la demeure du Prophète et éventuellement à y prendre un repas, la conduite qu’ils doivent y avoir. La Sourate leur recommande de ne pas s’attarder après avoir mangé et de se retirer sans entreprendre de conversations familières après le repas. Et ajoute : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites le derrière un voile. Cela est plus pur pour votre cour et pour le leur ». Là aussi, le mot hijab à le sens de rideau et non pas celui du voile que l’on veut poser sur les têtes des femmes. Et ce n’est qu’en s’adressant aux épouses du Prophète que l’on doit le faire derrière un voile.

Dans la très poétique Sourate 38, le verset 33 évoque le hijab dans le sens de « crépuscule » : « Quand un soir on lui présenta de nobles cavales, il dit : « j’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Ramenez-les-moi. » il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou ».

La Sourate 41, verset 5 évoque ceux qui se détournent de l’appel du Prophète : « Ils disent : « Nos cours sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi nous agissons » ». Nous voyons bien là combien le voile (hijab) peut être positif (pour préserver le croyant qui risquerait de succomber aux charmes des épouses du Prophète, ou négatif puisqu’il empêche certains d’entendre l’appel de la nouvelle foi.

La sourate 42, verset 51 aborde la parole que Dieu transmet à l’homme. « Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. Il est très haut et sage ».

Dans la Sourate 83 verset 15, enfin, le Texte prévient les incroyants de leur sort : « Non ! Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur, puis ils tomberont dans la fournaise. On leur dira alors : « Voici ce que vous traitez de mensonge ! » ». (NDLR La traduction utilise le mot « séparation » pour restituer le mot arabe lamahgouboun construit sur la base de hijab).

AN : Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?

MA : Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot.

AN : Au delà de ce contre sens de mot, ceux qui incitent les femmes à se voiler, ne commettent-ils pas d’autres contre sens ?

MA : Au contre sens linguistique, il faut ajouter un contre sens de but.

Le contre sens de but est le suivant : le voile devait désigner les femmes libérées de l’esclavage , parce qu’elle rejoignent la nouvelle religion. La communauté prendra désormais en charge les besoins de celles qui ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins seules. C’est donc une « libération » à l’époque. J’insiste sur le mot « à l’époque ». parce qu’aujourd’hui, dans beaucoup de cas, le voile apparaît comme un asservissement de la femme. Ainsi donc il produit un effet contraire à celui qu’il doit atteindre. Que faut il alors privilégier ? Le voile coûte que coûte ou sa portée symbolique ? Faut il vouloir la forme plus que la liberté ?

La question que nous posons en réalité est celle de l’historicité du texte. La révélation se fait tout de même sur vingt trois ans de vie prophétique. Durant cette période, le Prophète fait bien entendu appel à sa raison pour mettre en adéquation la révélation, qu’il ne conteste pas !, avec la réalité.

AN : Est-ce que le Coran recommande à toutes les femmes de se couvrir la tête et les épaules ? Et dans quel vocabulaire le fait-il ?

MA : Le Coran ne traite les habits de la femme que dans le large contexte de la vie sociale, de l’éducation et de la famille. Il incite à la « pudeur ».

AN : Vous dites « pudeur », et ce mot, très employé notamment par les femmes qui portent le voile, à aujourd’hui une nette connotation sexuelle. N’y a t il pas en français une mauvaise traduction du sens du mot « ihticham » ? Ne faut-il pas plutôt parler de la « bienséance » plutôt que de la pudeur ?

MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.

AN : Par exemple ?

MA : Sourate 24, versets 30 et 31 : Dis aux croyants de baisser leur regards, d’être chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien informé de ce qu’ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leur atours, de rabattre leurs « voiles » « sur leurs poitrines », de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs (.). Les lectures du texte, aujourd’hui, doivent nous éclairer sur un point essentiel : le lien entre le(s) but(s) et le(s) moyen(s), ou encore apprendre à distinguer entre le stable et le variable, le stable étant l’objectif et le variable étant le moyen mis en ouvre pour atteindre l’objectif. Dans le cas présent de la Sourate 24, le but est que les hommes et les femmes soient libres et chastes. C’est la part stable du message, son intention spirituelle. Le moyen est donc secondaire.

AN : Par quel mot en arabe le Coran désigne t il ce que les femmes doivent rabattre sur leurs poitrines ?

MA : La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. Le mot « jouyoub » veut dire « poches » en arabe moderne. Mais un poète ante islamique, parlant de la beauté d’une belle, évoque ses « jouyoub » et nous apprend que la belle laissait « nue », c’est dire visible, sa poitrine. Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs ; à ne pas avoir de conduite provocatrice. rien que de très banal en somme comme recommandation. Et cette invitation à la mesure se retrouve dans les trois religions monothéistes. En Islam, cette invitation s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

AN : Faut-il donc comprendre de votre propos que le « khimar » est plus un vêtement sur les épaules qu’un voile qui partirait de la tête, la couvrant ainsi que la poitrine. ?

MA : Absolument. Les commentateurs anciens, comme Al Tabari par exemple, étaient peut-être plus proches du sens exact du texte parce qu’ils savaient à quoi le texte faisait allusion avec précision et quelle était la situation préalable au texte et que le texte sacré allait donc modifier. Comme avant l’apparition de l’Islam, certaines femmes avaient les seins nus pour les raisons déjà évoquées, alors le texte vient corriger les effets d’une situation préjudiciable aux droits de la femme. Ainsi donc, la démarche essentielle du texte, le propos principal, n’est pas de voiler ou non la tête ou les seins des femmes, mais de leur apporter liberté et protection par rapport au contexte dans lequel elles se trouvent. Et si aujourd’hui le contexte dans lequel elles se trouvent perçoit le voile comme une soumission, alors elles peuvent, pour dire leur liberté acquise par l’Islam, se montrer tête nue !

Le Coran prévoit une solution presque « technique » pour atteindre l’objectif (le stable). La solution technique à la soumission des femmes, à l’époque, est le voile. Le stable est donc la liberté des hommes et des femmes et leur égalité. Alors, il est nécessaire de ne retenir que le stable. Le voile est un moyen. Ce n’est pas un but. C’est du variable. C’est ce que nous disent les commentateurs anciens lorsqu’ils nous expliquent que le Coran doit être compris par rapport à ce qui le précède et à son contexte. Le statut des femmes tout à fait médiocre dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam et que l’Islam vient améliorer. Si la situation des femmes se détériore à nouveau, aujourd’hui par exemple, l’esprit du Coran, doit primer sur l’interprétation. Cet esprit est de libérer les opprimées. C’est la part stable du message. Le moyen employé est variable.

AN : A qui s’adresse les injonctions vestimentaires du Coran et quelles en sont les contours ?

MA : Dans la Sourate 32, verset 59, le Coran nous donne une liste précise de ce qu’il faut faire et à qui cela s’adresse.

« Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs « voiles » (il faut comprendre ici le mot voile dans le sens de vêtements) : c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».

Précisons tout de suite que le mot traduit par « voile » dans beaucoup de traductions de qualité est en réalité, en arabe, « jalbibihenna », qui est un possessif féminin pluriel de djellaba (galabeyya en égyptien). Il est donc manifeste que ce n’est pas d’un voile sur la tête qu’il est question mais d’un vêtement dont on se couvre. « Se couvrir de leurs voiles », n’indique donc en rien que la tête doit être couverte. La couverture de la tête à plus de rapport avec des habitudes de commodité qu’avec un symbole religieux quelconque.

Il suffit de voir une femme (ou un homme !), en occident ou en orient musulman, aux champs, dans le désert ou en mer, pour comprendre que l’on travaille plus confortablement avec les cheveux ramassés et la tête protégée du soleil. De plus, le Coran n’invite pas à se « cacher » en se couvrant, mais à se « désigner aux autres comme un être libre ».

L’objet de cette sourate n’est pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objets de convoitises réductrices de leur liberté, d’affirmer qu’elles sont désormais libres. C’est cela qu’il faut retenir. Et je répète : si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent. Pour pouvoir répondre à cette question, demandons nous si l’Islam invite à la soumission ? et à qui ? à l’homme ou à Dieu ? Dans ce cadre, la « couverture » s’adresse à toutes les femmes ; épouses et filles du prophète, épouses des croyants. Cela veut dire que l’Islam rend libre toutes celles qui l’embrassent.

AN : Comment distinguer dans le texte entre ce qui s’adresse aux épouses du prophète et ce qui s’adresse à toutes les croyantes ?

MA : Sourate 32 verset 32 et 33 : Ô vous les femmes (Epouses NDLR) du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance (Jahiliyya) ». En arabe cela donne : Yanissa’a al Nabi lastunna ka’ahad minal nisa. » Tabari nous explique que le sens du texte est que les femmes ne ressemblent pas, en sortant de leurs demeures, aux esclaves. La liberté apportée aux femmes dont la condition était mauvaise, voilà le sens profond et aujourd’hui perdu du texte.

AN : Ce qui concerne les épouses du Prophète, présentées comme une sorte de modèle de la femme, peut-il s’appliquer à toutes les femmes musulmanes soucieuses de tendre vers la perfection ?

MA : Ma réponse doit être en deux temps : Pour parler des croyants des deux sexes le Coran fait usage du mot mou’menina et mou’menati : « qul lelmou’menina (…) wa qul lelmou’menati ». « Dis au Croyants (…) et dis aux croyantes ». Lorsqu’il parle des épouses du Prophète, il utilise les mots épouses. De plus, la Sourate 32 verset 32 explique bien que « les épouses du Prophète ne sont comparables à aucune autre femme ». Le Coran ne demande pas aux femmes de la communauté de ressembler aux épouses du Prophète. Cependant, comme cela n’est pas formellement interdit, les femmes musulmanes peuvent chercher dans les épouses du Prophète un modèle à suivre. Mais il est important qu’elles suivent l’exemple de la spiritualité et de la liberté des épouses du Prophète, et non pas qu’elles cherchent à les imiter sans comprendre les raisons des gestes des épouses du Prophète. La recherche et l’affirmation de la liberté doivent primer.

Attention tout de même à l’idée qui consiste, pour certaines femmes, à appliquer à elles-mêmes ce qui n’est exigible que des épouses du Prophète. Il leur était interdit, par exemple, de se remarier après la mort du Prophète. Est-ce qu’une femme musulmane veuve trouverait salutaire, parce qu’elle généralise les conditions imposées aux seules épouses du Prophète, que les veuves musulmanes ne puissent pas se remarier ?

AN : Pourquoi les femmes musulmanes, dans les pays musulmans, se voilent - elles ?

MA : Il faut effectuer cette recherche à plusieurs niveaux : fouiller l’histoire, les traditions, les cultures des peuples. Lorsqu’on se trouve dans un champs strictement religieux, au niveau du « sacré », lorsqu’on recherche les devoirs des croyants, le licite et l’illicite, la punition, nous devons absolument rechercher « l’esprit du texte », c’est à dire la part stable de celui ci.

En ce qui concerne le voile, il y a une tendance aujourd’hui à tout vouloir mélanger. C’est un comportement souvent lié à l’ignorance et à lecture du texte à un seul niveau, c’est à dire sans lui accorder de profondeur historique. Le message de l’Islam est intemporel. Comme d’ailleurs celui des deux autres religions monothéistes. Mais il n’est compréhensible que s’il l’on se reporte au contexte dans lequel le Coran à été délivré. C’est exactement ce que ne font pas (ne font plus), les musulmans aujourd’hui. Ainsi, certains fous, certains fondamentalistes, mus par des mobiles qui n’ont rien à voir avec la foi, présentent aux masses ignorantes et analphabètes une lecture limitée et orienté du texte. Pour avoir le courage de la discuter, il faut avoir la culture de la discussion et du débat. Cela s’apprend dans les familles et dans les écoles et ce n’est pas le cas dans la très grande majorité des pays musulmans (et non musulmans !) aujourd’hui. Alors les femmes se voilent. Les hommes cherchent refuge dans un ailleurs meilleur que leur environnement immédiat qui est celui de la misère économique et l’indigence sociale et culturelle. Et progressivement, cet ailleurs s’est transformé en un « après » marchandé. Comme la vie ici bas est difficile et misérable, l’on se réserve un après meilleur. Et l’on donne à Dieu « des gages » de sa bonne conduite sur terre, et appliquant ce qui est présenté par les manipulateurs et les hypocrites comme étant la foi musulmane, déviée de son sens initial et « vendue » aujourd’hui sous la seule lecture de l’intégrisme qui voile les femmes et hurle sa haine de « l’Occident » en particulier et de « l’autre » en général. La lutte des classes qui se déroulait au sein d’un même pays, au sein d’une même société, est devenue une lutte des régions au sein d’un même monde globalisé. Et cela s’exprime, entre autres, par le biais d’un Islam détourné de son sens, sous l’influence d’ignorants riches et marchands de pétrole, dans le monde musulman et ailleurs.

AN : Que dites-vous aux femmes et aux filles musulmanes qui se voilent en France ?

MA : D’abord, si elle veulent se dire musulmanes, je leur demande de bien connaître leur religion. C’est à dire le texte et son histoire. Connaître avant de choisir. Connaître et débattre. ET choisir lorsqu’elles sont adultes, en âge et en savoir. Ensuite, je les invite à dire leur liberté.

La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est à dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur. Les filles musulmanes doivent chercher et parler des valeurs coraniques qui s’adressent à l’humanité toute entière. Elles ne doivent pas se focaliser sur le voile ou d’autres sujets semblables qui dépendent plus d’un contexte variable que d’une vision sttable du monde.

N.B. Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essai d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.


Notes

[1] Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad.). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002.


 
 
 
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45 commentaires
  • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 19 avril 2004 16:35, par Yakine

    Eternel débat de la contextualisation, de ses limites, certains cèdent à la tentation d’ « abroger » des prescriptions Divines, prescriptions qui, cela dit en passant, remontent à la tradition Judaique, en passant par la tradition Chrétienne, et ne date donc pas de l’Islam et du statut des esclaves de l’époque…

    La Sourate suivante est essentielle, et il est assez étonnant que l’auteur de cet article passe à côté d’un élement aussi fondamentale, cet élement est la lisiblité de l’Islamité sur les croyantes musulmanes demandé dans cette Sourate par Dieu Lui même :

    « ...c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée... ».

    Question, Comment une musulmane peut-elle être reconnu en tant que telle afin d’éviter d’être « offensé » justement ( en d’autres termes comment marquer sa spiritualité, sa religiosité, afin d’éviter d’être consideré comme une « victime » potentielle des hommes-chasseurs de viandes fraîches, éduqués dans nos cheres sociétés où la femme n’est qu’objet, et ne saurait être que dès lors qu’elle succite le désir de l’homme), si celle-ci ne porte pas le Hijab, si elle se contente de votre « interprétation » fallacieuse et à géométrie variable des commandements Divins, c’est à dire une pudeur du cœur, et un « voile » qui n’est pas un « voile », mais un habit quelconque ? Comment "se faire connaître" en tant que musulmane comme nous dit le Coran ?

    Autre point éssentiel, la compréhension et l’interprétation du St Coran en Islam, n’est pas donné au premier orientaliste venu, sa parfaite interprétation et son Sens le plus fidèle, sa mise en Pratique, en est donné dans l’exemple vivant qu’est le Sceau des Prophètes de Dieu, Mohamed (saw). Il me semble ainsi nécéssaire, vital même, de « questionner » les paroles de cet homme d’exception ( nombreux Hadith attestant de la nécéssité du voile comme recouvrement des cheveux et de la poitrine chez les croyantes musulmanes, et aucune indication permettant de croire en une contextualisation possible dans le temps ! ) ainsi le sens que vous donnez du « voile » est réfuté.

    Avec ce beau et séduisant principe de « contextualisation », l’on peut remettre en cause les 5 pilliers de l’Islam tant qu’on y est, se qui permettrai à certains de faire leur petites souppe spirituel histoire de se facilité l’Islam, un Islam Moderne et Moderniste, mais qui n’aurai plus rien à voir avec la religion de Dieu.

    A chacun sa conscience il est vrai.

    "Et quand on leur dit : “Ne semez pas la corruption sur la terre”, ils disent : “Au contraire nous ne sommes que
    des réformateurs ! ”

    S. Al-BAQARAH, V.11

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 22 avril 2004 02:17, par HugBert

      Je me permet de poser cette petite question :
      vos assertions nous amènent vers la question philosophique sans réponse, qu’est-ce que la vérité ?

      Pour ma part, je trouve les explications de Mr Azab extrêmement intéressantes et je pense qu’il y a deux niveaux de lecture ici. Il y a d’abord l’aspect historique sans quoi la compréhension d’un tel texte est impossible (j’inclue ici tous les textes fondamentaux et religieux comme le Coran ou la Bible).

      Après cela, reste le choix de l’interprétation. Doit-on suivre à la lettre des textes conçus il y a bien longtemps ou doit-on se placer à un niveau d’abstaction supérieur pour mieux intégrer ces préceptes à l’évolution de la civilisation ?
      Vaste question à laquelle je me garderai bien de répondre.

      Respectueusement.

    • Votre réponse me gène en tant que femme non musulmane (de tradition catholique au demeurant). Elle sous-entend que toutes les femmes qui ne portent pas le voile ne peuvent pas être respectées, qu’elles ne sont que de la "chair fraiche". Si je suis d’accord avec vous pour constater que la société française actuelle n’est forcément aidante, je trouve choquant que la dignité puisse être réduite au port d’un bout de tissu. La dignité de chacun est intrinsèque et il me semble toute éducation (civile ou religieuse ) tend à faire constater ce principe. S’il faut un petit carré de toile à un homme pour respecter une femme, c’est que son éducation a été ratée, que cet homme n’est pas capable de voir la richesse de l’autre ( du Tout Autre ) en chacun de ses frères et soeurs humains. Et pour moi, le non respect de la différence qui fait la richesse de l’humanité, c’est le totalitarisme.
      Françoise

      • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 19 octobre 2009 09:22, par Natachazen

        Françoise, je suis entièrement d’accord avec vous, moi je suis Musulmane non voilée, je me pose la question du port du voile comme beaucoup et je ne dis pas que Monsieur Azab a raison ’Allah ou Aalam’ mais ma Logique voudrait que je me penche plus pour son discours. Pour certains, lorsque la femme ne porte pas le voile, c’est signe qu’elle est facile. Je suis désolée mais comme dit Françoise, cela ne se résume pas à un bout de tissu. Je ne me fais pas accoster toutes les 5 minutes pour la simple et bonne raison que Dieu a dit "baisser votre regard...." et ceci pour moi est vrai car c’est un signe de tentation que de regarder l’autre et vaut mieux pour moi baisser les yeux. Il faudrait dire aux hommes de respecter la femme un point c’est tout. De plus, vous pensez vraiment que les femmes voilées sont 100% correcte et qu’elle ne fréquente pas et qu’elle baisse leur regard à chaque passage d’un homme. S’il vous plait, arretez de refuser la réalité, j’en ai déjà vu et je connais des histoires incroyable sur des femmes qui portent le voile. Maintenant pour moi, c’est sûr, porter le voile veut dire " je suis musulmane" mais en aucun cas il me protégeras des hommes !!!Il ne signifie certainement pas un respect envers la femme enfin pas pour tous. Merci.

        • Relisez bien ce qui a été dit dans l’article....LE CONTEXTE HISTORIQUE pour pouvoir comprendre LES TEXTES DU CORAN. En d’autres termes être une musulmane n’est pas porté le voile et ne pas le porter ne fait pas d’une musulmane une mecréante ou "une fille facile" comme vous le dites. Concentrez vous bien et relisez l’article step by step.
          Salam.

      • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 5 février 2013 12:51, par Soara

        Magnifique réponse !
        Rien d’autre à ajouter.

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 11 juin 2004 18:03, par Léon Abbas

      Je voudrais d’abord faire remarquer que monsieur Azab n’est pas le "premier orientaliste venu" puis qu’il n’est pas orientaliste, mais musulman égyptien d’origine, ni le premier venu, puisqu’il a enseigné à l’université d’Al Azhar au Caire, comme le précise la petite biographie. Il est parfaitement qualifié pour ce sujet.

      Mais mon propos est ailleurs. Etant moi-même arabisant, et, j’espère, futur vrai "orientaliste", j’ai passé un an en Syrie, à l’université de Damas. La principale occupation des étudiants consistait à regarder passer les filles, et à commenter ce qu’ils voyaient. Ils y passaient beaucoup trop de temps à mon goût, mais c’est bien le résultat de la sévère ségrégation sexuelle qui a cours là-bas. Or les filles voilées n’étaient pas spécialement épargnées par ce comportement, parce que les étudiants savent bien que l’habit ne fait pas le moine, ni la moniale. Autrement dit, prétendre se faire respecter parce qu’on porte le voile, c’est une illusion. De même que ne pas le porter n’est pas une marque d’irrespectabilité.

      Pai ailleurs, je pose une vraie question : quelle est donc cette étrange prétention qui consiste à vouloir se faire reconnaître en tant que croyant ou croyante ? Une amie alaouite syrienne m’a fait cette réflexion pleine de bon sens : ma religion, c’est entre moi et mon dieu, que m’importe que les autres le sachent ? Et c’est valable pour toutes les religions. Alors ?

      • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 2 juillet 2004 13:17, par Yakine

        Je vais essayer d’être un peu plus précis, en évitant de m’ éloigner du sujet.

        M. Azab dit la chose suivante :

        « Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête. »

        Effectivement, le mot hijâb n’est nulle part utilisé dans le Coran pour désigner un vêtement dont la femme doit se recouvrir les cheveux. Le terme est général et signifie seulement, dans la langue arabe, un objet qui cache et qui sépare, bref un voile, mais pas dan le sens de "voile islamique".

        Bien...

        Puis il dit ensuite :

        « La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. »

        J’aimerais bien connaître qui est cet illustre inconnu qui admet que le khimâr est un vague vêtement large. Pourquoi M. Azab ne nous cite-t-il pas des auteurs ou des poètes utilisant ce terme pour désigner un vêtement large. C’est simple : M. Azab n’a rien à nous proposer.
        Le mot khimâr provient de la racine khamara qui signifie recouvrir. Le khamr (vin) est ainsi ce qui recouvre l’esprit. Les Arabes utilisaient donc le mot khimâr pour désigner ce qui recouvre. Et le mot avait une acception particulière lorsqu’on parle des vêtements : c’est l’accessoire essentiellement féminin dont la femme recouvre ses cheveux. La traduction la plus appropriée de ce mot est le mot "mantille".

        Ainsi donc, en vertu de leur connaissance de la langue arabe, les Arabes du temps du Prophète ont clairement compris l’injonction divine faite aux Musulmanes : elles doivent se recouvrir la tête et rabattre leur mantille sur leurs poitrines.
        Prétendre donc qu’un khimâr n’est qu’un vague vêtement large est une tentative de corrompre le sens du mot, de GLISSEMent de sens justement.
        Et le plus étrange, c’est que pour mieux faire passer son discours, il impute un contre-sens aux savants musulmans (qui n’a jamais eu lieu du reste) alors qu’il fait (sciemment ?) la même chose quelques lignes plus bas.

        Le caractère obligatoire du voile est avéré au moyen du Coran (arabe) et des hadiths (arabes). Ce caractère obligatoire énoncé de manière théorique et explicite dans le Coran arabe s’est vu confirmé par l’énoncé explicite et pratique que constituent les hadiths.
        Ce caractère explicite est dûment attesté par des siècles de compréhension et de pratique religieuse consensuelle, transmise de manière concordante et péremptoire depuis le Prophète jusqu’aujourd’hui. Tout ce qui est clairement énoncé dans le Coran (au sens linguistique s’entend), qui a été mis en pratique de manière non moins claire par le Prophète, et qui fait l’unanimité des croyants fait partie des choses qu’il n’est pas permis de récuser, sans quoi on perd automatiquement son statut de Musulman.

        Le sens du mot khimâr est tellement évident que dès la révélation du verset, les Musulmanes ont immédiatement répondu à l’injonction, ainsi que le rapporte `Â’ishah, femme du prophète saw. Mais peut-être avaient-elles fait elles aussi un contre-sens.…….

        Le Coran est un livre en arabe, l’arabe littéraire que parlent aussi bien les Arabes du VIIème siècle que ceux du XXIème siècle.

        Il se trouve qu’en arabe, les mots ont un sens précis.

        Par exemple, un Arabe normalement constitué appellera "baqarah" un animal mammifère et herbivore duquel on tire le lait.
        Si un bonhomme, diplomé d’Al-azar ou non, décide d’appeler "baqarah" la femelle de l’espèce humaine, c’est son droit, mais qu’il ne vienne pas ensuite nous expliquer qu’il y a plusieurs interprétations du mot "baqarah" ou que les Arabes ont, de tout temps, commis un contresens sur la signification de ce mot.

        C’est simple, l’idée selon laquelle le voile n’est pas une obligation en Islam est indubitablement une idée hérétique, selon les critères établis plus hauts, et ce, peu importe celui qui l’exprime.

        ( Merci à Oulala de me publier, mon post précédent ne l’a visiblement pas été )

        • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 10 août 2004 12:49, par Léon Abbas

          J’avais posé la question : quelle est donc cette étrange prétention qui consiste à vouloir se faire reconnaître en tant que croyant ou croyante ? Evidemment, je conçois que la réponse ne soit pas facile, il faut d’abord rechercher dans des écrits vieux de mille ans pour se faire une opinion. A moins que la vraie réponse ne soit : pour faire du prosélytisme religieux, qui est une façon de faire de la politique, c’est-à-dire d’intervenir pour modifier l’organisation de la vie sociale. Encore une fois, je pense que le vrai croyant n’a pas besoin de ça pour pratiquer sa religion, entre lui et son dieu. Mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître la nature de son activité publique et annoncer quand on fait de la politique.

          • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 10 juillet 2009 23:14, par laila

            Ce n’est pas une prétention que vouloir se distinguer en tant que croyante !! Comme des athées crient haut et fort qu’ils sont athées et bien moi je crie haut et fort que je suis croyante et le voile sert à ça !!!
            Je ne sais pas pourquoi tout ce débat, tous ces émois pour une façon de s’habiller qui reléve de l’intime et qui à mon sens préserve ma pudeur !! c’est mon droit, ma liberté de vivre et l’habit est il me semble la première façon de montrer ma façon d’être. Mr Azab parle du Coran qui est explicite puisque"khimar" désigne un voile que la femme porte sur la tête mais il oublie de parler de la Sunna qui on ne peut plus explicite et où la femme musulmane ne doit montrer que son visage et ses mains : chose qu’on arrive à appliquer et dont on voudrait avoir la liberté sans voir des lois qui progressivement restreignent nos libertés fondamentales. Et dire que le voile est un signe d’asservissement est ridicule car les femmes voilées sont épanouies n’en déplaise aux féministes et compagnies qui nous traitent de soumises sans aucune raison !!!!!!!!!

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 1er octobre 2009 20:22, par Stephan

      @ Yakine

      si la femme est de la chair fraîche, est-ce que ce n’est pas plutôt l’homme qu’il faut éduquer au lieu de demander aux femmes de se voir comme des coupables...

      Si l’homme ne parvient pas à résister à l’attrait des femmes, il a un problème dans son pantalon, c’est à lui de le résoudre, pas à la femme.

      Pour le reste l’article est historiquement correct, ce qui donc à fortiori valide l’interprétation de Mahmoud Azab

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 25 octobre 2009 22:24, par haidawa

      N’oublie pas mon chère que les viandes fraiches sont chassées derrière les peaux mêmes, et pas seulement lorsque le gibier est dénudé. Alors à toi l’honneur , le fameux Hidjab ne t’en empèchera pas si tu le désire.

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 1er avril 2010 04:49, par Larbi chelabi

      Si Mr Azab est un érudit en Islam, alors ma grand mère c’est la reine d’Angleterre. Ce monsieur ne sait à l’évidence pas lire l’arabe. Dire que le voile, tel que désigné dans la Sourate El Bakara qui recommande aux femmes et filles du prophète de se voiler pour être reconnues ....., est un simple vêtement, c’est croire bêtement que les femmes de l’époque se baladaient nues. Et même si tel était le cas qu’est-ce qui fait qu’on ne peut pas reconnaître une femme nue ? Mystère et boule de gomme ! Ce monsieur se noie dans un océan de contradictions et s’il est réellement musulman nous prions pour que Dieu lui pardonne son égarement. Pour simplifier, le voile n’est pas une innovation musulmane c’est une obligation faite aux femmes depuis que le monothéisme existe. Les femmes juives pratiquantes se couvrent le chef d’une perruque ou d’un chapeau. Les bonnes soeurs catholiques le font également. Le voile de Mère Théresa est à peu près equivalent à n’importe quel voile des femmes musulmanes. L’Islam est la parole de Dieu transmise à l’humanité par le prophète Mohamed (QSSL) dans le continium de l’Évangile de Jésus et de la Thora de Moise que le salut soit sur eux. Dieu ne se déjuge jamais. Sa parole est la même depuis qu’il a créé les cieux et la terre. C’est le même message qui traverse les millénaires depuis que le prophète ADAM (QSSL) est descendu sur terre. Alors il y a ceux et celles qui sont bien contents de ne pas suivre les commandements de Dieu mais ca ne leur suffit pas. Ils tentent, vaille que vaille, de jeter l’anathème sur ceux et celles qui conçoivent leur vie dans l’adoration d’un Dieu unique et dans l’observance stricte de ses commandements.
      À tous et à toutes nous disons Paix. Vous avez votre religion et nous avons la nôtre et lorsque nous serons rappelés à Dieu le Tout puissant, il tranchera nos divergences. Les bienheureux seront au Paradis et les malheureux en enfer. Ceci est aussi une promesse de Dieu et Dieu ne renie jamais ses promesses.

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 2 avril 2010 04:03, par Larbi chelabi

      Ce monsieur est un vrai Tartuffe. Il dit in fine <<...Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs .....>>. ’’Les leurs’’ réfère dans la sourate Ennour aux époux, aux pères de leurs époux, aux frères, aux fils...etc . Ainsi donc, si je comprends bien Mr Azab, la femme musulmane, pieuse, est autorisée à montrer ses seins à son père, à son beau père, à son frère etc. Que Dieu nous accorde sa miséricorde ! Cette école d’Al Azhar produit vraiment des nuls. Feu Al Qaradaoui, que Dieu lui pardonne, dénonca en termes virulents, lors d’une visite qu’il a effectuée dans une école du Caire, le Jilbab porté par une jeune écolière mais il insista tout de même sur le voile. Azab fait un pas de plus dans l’ignominie. Il dénonce carrément le voile que ’’l’autorité’’ azharienne’’ avait pourtant reconnu. Bientôt , un autre lascar, nous dira qu’il faut enlever le haut ,puis le bas et un jour qu’à Dieu ne plaise, nous aurons à Al Azhar un mécrant qui mènera la prière du vendredi. Je finis par croire que ce n’est pas simplement de la méconnaissance de l’Islam mais c’est surtout une attitude délibérée de nuire aux fondements même de la religion musulmane. Et pour que cela n’ait point l’apparence d’une guerre ouverte contre l’Islam, certains ’’musulmans’’ de service sont mis à contribution pour faire le sale boulot de sape. C’est moins dangereux et c’est plus payant.

      • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 2 mars 2011 19:59, par Sarah (une convertie àl’Islam)

        Un peu de bon sens voyons dans toute cette agitation !

        Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) n’a t-il pas indiqué à un homme un comportement à adopter qui nous feraient "tous" entrer au Paradis ?????

        Il (pbsl) a dit : "Aimez-vous les uns les autres".

        Il y a en cela une Vérité.

        Le Coran n’incite t-il pas à la méditation alors que c’est écrit ??? Il fait référence à l’humilité plus d’une fois et au respect des uns et des autres alors arrêtons de faire de ce Texte Sacré une arme qui sert à la fois les fauteurs de troubles et surtout à un ennemi déclaré à tous.

        Dans la bible on parle du vol comme un acte et de main coupé comme punition qu’on infligerai pour avoir commis un tel acte (le vol est un péché bien évidemment), tout comme on parle d’un regard qu’on poserai sur la femme de son frère et de yeux qu’on devraient s’arracher pour avoir regardé (avec désir) une femme mariée.

        A votre avis quelle serait la meilleure des solutions pour le premier exemple que j’ai cité dans la bible lorsqu’on vole : se repentir, ranger sa main dans sa poche et ne plus recommencer à voler ou mourir d’une hémorragie qu’on se serait causé sois-même ?

        Et même question dans le second cas que j’ai pris en exemple.

        Personne sur la surface de la Terre n’a à dire que tel ou tel personne est musulman ou ne l’es pas, nous n’avons pas à nous juger les uns les autres mais devons plutôt tenter de nous aider et d’être solidaires dans l’adversité et de pratiquer sa religion "en toute humilité".

        Si le voile est nécessaire à telle ou telle femme pour se sentir musulmane, essayons de nous recentrer sur les cinq piliers de l’islam et posons-nous la question de savoir si oui ou non il est nécessaire pour s’accomplir spirituellement...

        Et pour ceux qui se permettent de juger les femmes qui sont musulmanes et qui ne portent pas le voile de "non musulmane" ; tenter de se rappeler qu’au jour du Jugement nous serons tous nus...

        Ne nous fermons pas au débat...

        Ne confondons pas être, devenir et paraître.

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 13 juin 2010 19:43, par kiro

      MachaAllah bien parlé.

      D’ailleurs la pudeur de la femme musulmane va au delà du fait de mettre un voile sur ses cheveux. Le vêtement de la femme musulmane doit respecter de nombreuses conditions comme on le trouve dans le Coran et dans la Sunna :

      1 - Couvrir tout le corps sauf les parties qui ne doivent pas être couverte
      2 - Ne pas être une parure en soi
      3 - Etre épais et ne pas être transparent
      4 - Etre ample et ne pas serrer
      5 - Ne pas être parfumé (notamment par fumigation)
      6 - Ne pas ressembler aux vêtements masculins
      7 - Ne pas ressembler aux vêtements des mécréantes
      8 - Ne pas être tape-à-l’oeil.

      Le jilbab est un vêtement qui respect très bien tout ces critères. Pour ceux qui veulent voir à quoi ça ressemble => Jilbab

      Pourquoi ceux qui ne croient pas ne supporte pas que les musulmans pratiquent leur religion ?

      <> (Sourate 4 verset 89)

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 10 mars 2012 03:01, par alhazen

      Vous dites : "La Sourate suivante est essentielle, et il est assez étonnant que l’auteur de cet article passe à côté d’un élement aussi fondamentale, cet élement est la lisiblité de l’Islamité sur les croyantes musulmanes demandé dans cette Sourate par Dieu Lui même :

      « ...c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée... »."

      Et justement c’est vous qui passez à coté de l’essentiel et non le professeur car je pensse qu’il connait l’anecdote de ce verset. ce que les savants musulmans appellent les "asbab annuzul", c’est-à-dire les raisons de la descente du verset. Et la raison de ce verset, c’est que les arabes non musulmans de l’époque, lorsque les musulmanes sortaient le soir, les importunaient en pensant que c’était des esclaves, et le voile permettait de distinguer la femme libre de l’esclave, c’est pour ça que le coran dit que « ...c’est pour elle le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée... »." c’est pas moi qui invente, renseigne toi.

  • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 19 avril 2004 17:20, par BLoWBaCK

    Lecture très intéressante. Merci pour l’interview

  • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 19 avril 2004 23:06, par AKYS

    Merci pour cet entretien qui souligne clairement et de façon efficace la distinction entre la forme (qu’on pourrait nommer la variable aléatoire) et le contenu (squelette, fondations, principe sans lequel la forme perd la tete, comme tout principe il est admis par tous les etres de chair et de raison, il demeure stable tant que nous autres demeurons maitres de nous- memes).

    Le principe de liberté, présenté comme un droit acquis par la conversion à l’islam, soit un élément fondamental de la religion, a-t-il été bien compris par tous ? Il est bon de savoir que dans les pays musulmans, le mot liberté "horreya" désigne uniquement la liberté sexuelle. Parler liberté dans des pays dits musulmans rime avec sexualité. Comment expliquez- vous ce glissement de sens plus que violent, alienant, avilissant et débilisant l’Homme ? La liberté dans ces pays n’existe -t -elle pas (pour tous) ?

    Le professeur Mahmoud Azab fait remarquer que la religion sert aux plus puissants, aux plus filous afin d’enroler les plus ignorants (ce ne sont que mes mots) ; on donne à voir à ces personnes un Dieu vengeur qui frappe quand on peche ou un DIeu Bienfaiteur qui emplit de hassanates les comptes des bons musulmans (c moi qui le dis) ; Dieu miséricordieux qui essuie les pechés si le repentir est systématique (encore moi)... Un Dieu dont l’iman se fait l’intermédiaire , un DIEU semblable à celui de l’imagerie chrétienne ?

    La religion ainsi décrite est l’opium du peuple. Elle permet de rallier une masse abondante d’hommes de femmes et meme d’enfants autour d’un espoir, autour d’une explication déjà construite qui réprime,de plus, tout questionnement, tout doute, au risque d’etre taxé d’athée (du vécu).

    L’ISLAM, Monsieur Azab, est bien plus qu’une religion, vous l’exprimez de façon implicite, j’aurais attendu plus de clarté. Dès l’instant où vous parlez de cet "après marchandé" pour oublier un peu les misères du moment. Le croyant offre ses gages à un DIeu négoce afin de réserver sa place dans un paradis surfait, où le peché de la vie d’ici-bas devient une obligation (un paradis très masculin).

    Plus qu’une religion, plus qu’une idée que suivent aveuglement des troupeaux de moutons, qu’est-ce que l’Islam ?
    Une compilation de témoignages historiques, un code civil, pénal... un long poème dont l’hermétisme recelle ses splendeurs, une chanson douce rythmée par ses rimes et assonances, un précis de sciences de la vie et de la terre, un inventaire de prévisions (ou prédictions)...

    Qu’est-ce ? De la vulgarisation scientifique et philosophique. "Coran" ne l’oublions pas, signifie "instruis-toi". Apprends à regarder (et veille à
    comprendre) le monde qui t’entoure.
    Parler du Coran comme d’une philosophie (une oeuvre de bon sens) conduit-il à l’impiété ?

    L’Islam nous donne -t-il les moyens de vivre mieux entre etres humains (donnée stable) à n’iùmporte quelle époque (variable aléatoire) ?

    Merci encore pour cet entretien.

    AKYS

    • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 11 mai 2011 13:22, par anonyme

      le problème pose ici c’est la confrontation de l’islam dans la société occidentale et le voile est porteur d’une idée que l’islam s’impose, a tous, aux croyants comme au non croyants. en effet les sociétés occidentales passent par la commercialisation et la promotion de l’individu tout entier en passant par ses idées et par le corps de la femme et a moindre mesure celui de l’homme. je ne pense pas que tout les musulmans baissent le regard devant les atours le femmes extérieur au cercle familial .de plus une fille de 6 ans et qui est vêtue d’un voile permettez moi de douter des atours qu’elle peut avoir. Cela démontre les dérives et l’interprétation de chacun.Ainsi l’interprétation existe malgré l’arabe littéral car les époques changent et les mentalités aussi.

  • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 22 septembre 2004 17:14, par siemens

    Bonjour,

    On connait les plus grands savants contemporains mais Mahmoud Azab,ça doit être un micro savant car j’en ai jamais entendu parler. AU défi, refesons la même interview à un connu.Oulala, on dira que ce savant est un fondamentaliste, intégriste, radical, ignorant, ...
    En fait, chacun questionne le savant auquel il va trouver ses interets, mais la vérité n’a pas d’interets car c’est vrai.
    Pauvre monsieur Azab, heureusement que l’on ne paye pas pour lire des anneries pareils.

  • > Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 22 septembre 2004 17:26, par siemens

    Pauvre monsieur AZAB, tu devrais retourner à l’école, être plus sérieux, ne plus tricher comme ça tu dirais moins d’anneries sur le voile.

  • Peut on avoir une courte biographie de cet homme, où il a étudié l’Islam. Son discours est plus qu’étonnant !

    Voir en ligne : Islam

    • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 6 février 2010 22:17, par Atlantea

      *Mahmoud AZAB : Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad...). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002. *

    • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 11 mars 2012 01:22, par alhazen

      c’est fou l’ignorance de certains qui viennent avec un discours plein de contentement et traitent d’anneries ce que monsieur Azab dit, et demandent où a-t-il étudié ? eh bien les anneries, c’est dans les livres qu’ont écrit les anciens qui témoignent de cette époque, mais aussi de la tradition qu’elles proviennent. parexemple la différenciation de l’esclave et de la femme libre est raconté par Tabari, une grande référence en Islam. Quant à la question où a-t-il étudié, eh bien lisez la note en fin d’article, il a étudié à Al Azhar, c’est l’Université qui fait autorité pour l’islam sunnite. On peut dire je ne suis pas d’accord et argumenter, mais avec un minimum de savoir et c’est pas donné à tout le monde apparemment.

  • je demande à Mahmoud AZAB de m’expliquer le sens du hadit du prophète (saw) : « Je n’ai pas vu deux catégories des gens du feu : Des hommes qui ont des fouets comme des queues de vaches avec lesquels ils frappent les gens, et des femmes habillées tout en étant dévêtues, qui marchent avec indolence et qui fléchissent les cœurs de ceux qui les regardent. Leurs têtes sont comme les bosses courbées des chameaux. Elles n’entreront pas au Paradis et ne sentiront pas son odeur. Et l’odeur du Paradis se sent à une telle distance.
    et merci

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 7 avril 2010 09:06, par Pic et Puce

    A partir du moment où le Coran ne donne pas d’autre choix à l’être humain que de devenir Musulman et de le rester sous peine d’extermination il y a problème....d’autoriser un homme musulman d’épouser ’’ une infidèle ’’ tandis qu’une Musulmane ne pourra jamais épouser ’’ un infidèle ’’...on tombe dans le sectarisme et le totalitarisme, phénomènes qui ont fait la preuve que l’on peut fort bien se passer d’eux pour atteindre le bonheur qui est finalement l’objectif de l’être humain...

    Sectarisme et totalitarisme quelque soit le nom qu’ils portent nient les réalités universelles et avilissent la condition humaine. C’est pour cela que le langage des intégrismes de tous poils est obligatoirement ambigu car pour faire le bonheur de l’homme, il faut passer par les souffrances qu’ils se croient obliger d’infliger à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. En situation de minorité, ce double langage, l’un pour les infidèles, l’autre pour les initiés est obligatoire pour coéxister sans se prendre de méchants coups de bâtons mais en situation de majorité, il savent fort bien enlever leur masque et montrer le vrai visage de l’horreur totalitaire sous couvert du religieux avec une impitoyable élite au pouvoir et une masse de mécréants qui ne méritent que la condition d’esclaves...C’est la finalité de tout cela et cela passe par la destruction de la laïcité.

    La religion quelle qu’elle soit doit rester dans l’espace familial et privé et se faire tout petite dans la vie sociale avec le respect de toutes les opinions à partir du moment où elles sont respectueuses de l’opinion de chacun.

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 7 avril 2010 09:23, par Pic et Puce

    Bonjour

    Quand j’étais jeune, je ne voyais pas de femme musulmane voilée. D’ailleurs je ne me posais pas la question de savoir si mes amies maghrébines étaient musulmanes ; nous étions amis et c’est cela qui était important. De nos jours, la politique et l’endoctrinement sponsorisé par des Mollah venus d’ailleurs a conduit à fragmenter la société. Il n’est pas rare de voir une musulmane porter le voile avec un regard qui pourrait te dire " tu vois, toi l’infidèle, l’impur " garde tes distances...On a donc fabriqué des comportements de défiance et c’est précisément cela qui était recherché pour attaquer les relations humaines issues de la mixité laïque.

    Je me suis rendu en Malaisie où les femmes portent le foulard depuis toujours et là-bas l’on voit bien que cela fait partie de la culture du pays et l’on ne ressent aucune animosité envers un occidental. J’ai trouvé les gens en général et les femmes en particulier très ouverts d’esprit. J’en garde un très bon souvenir par contre je suis revenu un jour sur les lieux de mon enfance en France. La porte d’entrée de la résidence était gardée par un interphone. Deux femmes habillées en noir sont sorties, femmes que j’ai saluées très pôliment : en retour l’une m’a sourit gentiment, tandis que l’autre me fusillait du regard...Alors, je me dis...quand vous serez vingt millions en France, comment vous traiterez-nous ? A ce moment-à, je crois que je préférerais me trouver en Malaisie...

  • C’est fou ce débat ...
    Qu’il aie raison ou tort ce théologien, ca change quoi ?
    qui a donné aux hommes le droit de dicter les actions de leurs pairs ou des femmes ? qui est le vrai juge ?! qui a le droit de dire que telle ou telle interprétation humaine est la seule vraie ? dieu nous a donné assez de sens (vue ouie ...) et de bon sens pour faire nos propres choix, prendre nos propres décisions mais jamais imposer nos décisions aux autres, nous serons jugés sur tout ce qu’on fait.
    Tout est question d’"Intention" (niya, alaamal bi niat), alors faites ce qui vous semble correct et respectueux de vous-même et des autres, celà est valable pour les 2 sexes, et arrêtez de focaliser le débat sur un élément qui ne fait pas partie des 5 piliers de l’islam. Les hommes font tellements de mauvaises actions tout en respectant les 5 piliers, dieu les jugera.

    respectueusement

  • Je n’ai rien à ajouter !
    Merci beaucoup pour la publication de cet interview..Même les commentaires sont constructifs et respectueux à mon grand étonnement pour un sujet aussi épineux !
    Je viens de réaliser qu’il ya deux lectures du mot :voile ’hijab" merci de nous éclairer et nous aider à sortir de notre ignorance..Aprés tout si "allah" nous a donné un cerveau c’est bien pour l’utiliser et ycreuser bien profondément non ?!
    et puis comme c’est sité précédement (Inama ala3Malou biniyat) alors que chaque âme fasse se qu’il lui parait bon et juste.

    Ps:au passage => Un grand merci à l’administrateur !
    Salutation ^^

  • Bon alors, Pic et Puce je partage totalement ce que vous écrivez.

    Un état laïque qui respecte et protège ses citoyens dans leurs croyances à condition
    que les marques de foi restent dans le cercle intime.
    Je rajouterai que nous sommes citoyen avant que d’être croyant, c’est la condition pour vivre en paix (et ça coûte parfois aux croyants).

    Et puis, la foi, c’est dans l’âme, dans le coeur, dans les mots et dans les actes ouverts aux autres. Pour moi relancer sans cesse ce débat c’est oublier le plus important, Dieu ou Allah, enfin Jehovah quoi...

    Bon allez un peu de provoc ! il fait beau ! allez, on ose !
    Qu’est-ce qu’ils attendent tous ces messieurs pour se couvrir avec quelque chose d’aussi confortable qu’un voile (et encore ça, c’est rien... on ne parlera pas de burqa, niqab et compagnie... ) ! Oui, pourquoi c’est toujours les femmes ?, c’est un truc qui me tourne toujours dans la tête.

    Cordialement.

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 23 août 2010 15:45, par Enid

    Intéressant débat, même si spécieux au regard des immenses défis auxquels l’humanité (toute l’humanité) est aujourd’hui confrontée.

    Je pense profondément que les positions sont ici inconciliables. Celles qui dénient à l’interviewé la légitimité de penser autrement que ses illustres et ancestraux prédécesseurs. Celles qui donnent de la vertu à la primauté du raisonnement et de l’intention pure.

    Pour ma part, je verrai toujours comme un insondable mystère la posture de ces Musulmans auto-proclamés qui dénient à tout bout de champ à autrui le droit d’avoir une opinion autre que la plus communément (et bien commodément aussi) admise, alors que dans le même temps.... .

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 19 août 2011 16:34, par sabaa

    bonsoir
    la compréhension de l’islam reste très complexe,bien que monsieur Azreb a donné
    une explication et définition moderne de l’islam, mais sa logique en disant que la femme était esclave ou pire et que l’islam est venue pour la sortir de tout cela et de lui donner plus de droit de liberté et de pudeur ,je suis bien d’accord et que le hijab soit la pour la distinguer d’une femme encore soumise a l’homme non libérée et qui était utilisée comme un objet, tout cela est bien vrai mais de dire que le hidjeb est juste un voile pour cacher la poitrine de la femme qui était découverte ça reste vraiment a revoir parce que si c’était le cas alors la femme était autorisée a montrer ses seins a son père son frère son fils ect.. !!! ce n’est pas logique. et en outre je pense aussi de dire que la compréhension des versets coranique est accepté seulement par les grands connaisseurs de l’islam c’est une bêtise et de juste les suivre c’est pire parce que être musulman c’est mieux de l’être par conviction et non juste par hérédité comprendre les religions et choisir la sienne par conviction c’est la plus belle façon de croire en dieu et de choisir son chemin.

  • Bonsoir,

    Les soeurs catholiques portent un voile et cela ne dérange personne. Sainte Marie est representée avec un voile et une longue tenue, ça ne pose probléme à personne. Les juives de l’époque d’Abraham sont également représentées voilées. La femme de Obama portait un voile lorsqu’elle a rencontré le Pape et ça n’a pas posé probléme. Pourquoi autant d’acharnement pour ces soeurs musulmanes. Nous allons jusqu’à leur interdire d’aller à l’école mais comment est-ce possible ? Ne devrait-on pas tous avoir honte !!?

    Reveillons nous. Les politiciens savent manipuler l’opinion public et personne ne s’en rend compte. Depuis le 11 septembre 2001, nous leur faisons porter à TOUS la responsablité de l’attaque. Nous avons même laisser les politiciens envoyer nos enfants faire la guerre en Afghanistan et en Irak. Comment peut on condamner tout un pays pour l’action d’un tout petit groupe d’individus . Accepteriez vous d’être bombardés, torturés, parce que un petit groupe de français aurait commis un attentat. Accepteriez vous d’être incarcéré sans chef d’accusation seulement parce que vous êtes français et donc un terroriste supposé. Réveillez vous enfin. Ne tombez pas dans le piége des politiciens. Ne participez pas à ces débats de la Honte.

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 8 décembre 2011 18:21, par Republique et tete nue

    C’est quoi ce commentaire anonyme et complètement à côté de la plaque ?

    Les soeurs catholiques ? mais ...elles ne portent pas de voiles qui cachent leur visage, elles ont décidé de donner leur vie à leur conviction religieuse, aucun homme ne les oblige à porter ce voile !
    Marie ? ben, à cette époque, c’était comme ça, cela ne peut pas entrer dans des arguments qui n’en sont pas d’ailleurs.
    Madame Obama ? simplement une tradition. Ce n’est pas un voile mais une mantille ! tradition pure et simple. Ils sont un peu rétro du côté du Vatican, vous savez ! aucune autre signification.

    Le voile musulman n’a rien à voir ! le voile musulman est l’expression de l’humilité que les femmes doivent avoir. Ce sont les hommes qui obligent les femmes à le porter. Et encore, quand c’est un voile léger/foulard qui ne cache pas le visage, passe ! mais ces femmes "enterrées" sous des voiles noirs, non. Pourqoi les femmes ? pourquoi pas les hommes alors ? Allez Messieurs ! tous au voile, soyez pudiques et humbles vous aussi !

    Et puis, une bonne fois pour toute. Un état LAIQUE ne peut pas laisser passer la question du voile. L’argument, qu’on les laisse tranquille faire ce qu’elles veulent est un faux argument car la plupart portent le voile par obligation, pas par choix. Donc, sur le sol français, dans un état laïque (je répète) cela ne peut se concevoir. C’est une question de liberté individuelle et d’égalité entre les hommes et les femmes. C’est un des fondements de la république française. Il y a bien des cas où les femmes ne sont pas respectées : salaires inégaux pour une même fonction, violence conjugales, hypersexsualisation de la femme partout (publicité par ex), voila des sujets à débattre en France à l’heure actuelle. Le voile ? question réglée pour moi. Ca ne doit pas être dans un état laïque (je me répète décidément).

    Après, on se perd un peu dans ce commentaire. Je ne sais pas où est le débat de la honte mais, par contre, je sais reconnaître un commentaire bidon.

    • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 11 mars 2012 01:43, par alhazen

      @Republique et tete nue

      Pour commencer, je ne suis pas pour le voile, j’ai la même opinion que monsieur Azab et je connais les textes où il a été puiser ses infos, par exemple Tabari, et plus récent Mansour Fahmy. Mais dire que la plupart des femmes sont obligé de le porter est faux, il y en a beaucoup certes, mais elles sont minoritaires aujourd’hui, car le phénomène actuelle, c’est que beaucoup de filles le portent car elles l’ont choisi, et moi je pense que c’est du à une crise d’identité, c’est-à-dire que la plupart ressente le fait que leur religion est rabaissé et elles veulent dire qu’elles sont fière d’être musulmane. (je pense que c’est pas la meilleur manière, mais bon) d’autres le portent par conviction. (anecdote : j’ai eu du mal à convaincre ma femme à enlever le sien, j’ai du utiliser plein d’arguments et lui démontrer que c’était du au contexte) quant à l’Etat laïque, il est la pour garantir la liberté religieuse de chacun, et ne s’imisse pas dans le religieux, les signes sont peut-être interdit dans les écoles et la fonction publique, mais certainement pas dans la rue. mais si vous parler de burqa ça c’est autre chose, c’est une question d’ordre publique, car on ne voit pas le visage de l’autre, d’ailleurs les masques sont interdit en dehors des carnavals.

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 16 décembre 2011 08:14, par Amarige

    Essalamu ’alaykum

    Les commentaires de Yaqine représente bien le net et ses discutailleries. Mr Azab parle avec savoir, avez-vous son niveau ? Ses connaissances ? Parlez-’vous arabe, araméen et autres langues sémitiques.

    Je n’ai reconnu aucune pertinence dans vos propos. Il est vrai que nous devons être pudique et ne pas montrer nos formes etc... Le Coran ne parle ni de la forme de l’habit, ni de la couleur...
    Vous n’avez pas les connaissances nécessaires pour débattre ni au niveau historique, ni au niveau langage, ni au niveau religieux...

    Pour les atours, lorsqu’on dit se couvrir la poitrine cela ne veut pas seulement dire se couvrir si elle est à nu, mais de ne pas montrer nos formes... Beaucoup de femmes ne marchent pas poitrines nues mais on voit...

    Ceci dit j’aime le voile musulman, si l’on regarde les religions monothéistes, ceux qui sont croyants ont toujours le même style vestimentaire et à travers tous les âges.

    Je ne comprends pas où est le problème de connaitre la définition d’un mot, en fait c’est parce que vous ne connaissez pas la langue, les mots ne veuillent rien dire pour vous et lorsque on vous en donne la définition, vous vous braquez par ignorance...

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 8 janvier 2012 00:43, par de qui se moque-t-on

    Parmi les articles les plus lus on peut voir ceux sur :
    le voile islamique,
    la lapidation en cas d’adultère.
    Alors pour 2011 je souhaite un joli voile à tous les hommes de ceux qui ne laissent voir que leurs yeux et aux femmes d’avoir la possibilité de lapider des hommes qui bafouent leurs femmes.
    Ca nous changerait un peu.
    Pendant ce temps les femmes pourront prendre les amants qu’elles veulent et se faire des beaux chignons (oui, ça revient à la mode !).

    • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 8 janvier 2012 18:02, par de qui se moque-t-on

      En relisant mon message je vois que j’ai souhaité un bon .... 2011 ... j’ai du mal à passer à 2012 apparemment.
      Ca change rien aux souhaits quand même mais... pour 2012 ! et pour quelques années encore tiens !

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 29 janvier 2012 17:31, par fb

    Bonjour, Salam (paix),

    Il est étonnant de lire ce passage " si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent" ... L’auteur a énoncé le principe de la finalité et des moyens. A priori il ne s’applique pas la regle à lui même. Qui determine qu’il y a "soumission", un observateur exterieur, ou celle qui le porte. Si le voile n’est pas imposé mais choisi en toute conscience, la femme voilée doit elle le retirer ... ou l’ensemble des femmes (belle généralisation) ...

    "La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est à dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur."
    Oui la société francaise ouvre les voies de la liberté, l’auteur ne doit pas vivre en France ...
    "immersion totale " ou assimilation totale, l’auteur demontre tout l’interet qu’il porte à la tolérance.

    La contextualisation est necessaire mais l’auteur s’embourbe dans le conjectural et le categorique

    Enfin se baser uniquement sur le Coran en eclipsant la reference des hadiths est une erreure grossiere qu’un jeune étudiant d’ El Azar ne ferait pas ...

  • Le voile en Islam - ce que dit le Coran ! 10 avril 2012 22:31, par AbramLeOuf

    Merci pour ton billet !
    Je crois que aujourd’hui, je vais pouvoir le recommander à une personne qui m’a demandé des choses sur le sujet.
    A très très bientôt !


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