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Menace sur la langue arabe

« Le fondement de l’unité, c’est la diversité »
Aristote

Les services du ministère de l’éducation nationale et de la recherche ont décidé début mars 2004 de supprimer les concours de recrutement Capes et Agrégation d’arabe en 2005 [1].

Un mouvement est alors parti des étudiants de l’INALCO ( l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales) qui ont diffusé une pétition pour annuler cette décision.
La mobilisation fut massive grâce à Internet, au bouche-à-oreille et aux mouvements citoyens. Sous cette forte pression, le Ministère de l’Education nationale et de la Recherche est revenu sur sa décision : le Capes et l’agrégation ont été maintenus pour l’année 2005.

Pourquoi cette tentative de bannir la langue arabe de notre école républicaine ?

Pourquoi l’arabe ? pourquoi pas le chinois, l’hébreu, le Néerlandais, le russe, le Tahitien ou bien d’autres langues dont le Capes et l’agrégation sont maintenus.

A l’origine, l’arabe était la langue des populations de la péninsule Arabique. Aujourd’hui elle est parlée et écrite par plus de 250 millions d’habitants répartis sur une vaste aire géographique avec des ramifications dans presque tous les pays du monde. L’arabe est une langue internationale, une langue vivante millénaire qui progresse et qui évolue avec son temps.

De plus, il est inutile de rappeler l’impact de la civilisation arabo-musulmane sur l’Europe moderne et de son influence sur l’intellect occidental et les liens historiques et étroits qui lient la France à cette langue.

La langue arabe est enseignée en France depuis le régime de François 1er et en 2005 précisément, la France fêtera le centenaire de la création de l’agrégation d’arabe.

Par ailleurs, cette langue est l’objet d’une très forte demande. Plus de 7000 élèves apprennent l’arabe dans l’enseignement secondaire et ceux qui sont formés hors système éducatif sont six à sept fois plus nombreux.

Les français d’origine maghrébine veulent connaître leur culture d’origine et suivre des cours de langue arabe. Cet apprentissage joue un rôle non négligeable dans le dispositif éducatif général et contribue à la structuration de la personnalité de l’élève. Luc Ferry, ex ministre de l’éducation nationale, a lui même insisté sur l’importance à diversifier l’enseignement linguistique et l’importance d’assurer un cursus d’arabe dans chaque département [2]. L’ironie de l’histoire est que cette même personne, atteinte sûrement de schizophrénie, a tenté d’en être le fossoyeur. On n’est pas à une contradiction près avec ce gouvernement !

Pourtant la situation internationale actuelle souligne, plus que jamais, l’importance du dialogue franco-arabe. Le soit disant « choc des civilisations », cette croisade du « bien » contre le « mal », la malheureuse « démocratie » contre la « tyrannie », sans oublier cet occident « civilisé » et « humaniste » contre l’orient « obscurantiste » et « sauvage » creusent le fossé entre l’occident et l’orient.

Le rôle de la France n’est-il pas justement de désamorcer cette crise au lieu de l’accentuer ?

Après le débat pitoyable et ubuesque sur le carré de tissu qui fait office de couvre chef, on s’attaque maintenant à la langue ; L’arabe est-elle aussi un signe ostentatoire et ostensible, qu’il faut bannir au nom de la « laïcité » ? La prochaine étape serait-elle les cantines scolaires où les enfants musulmans bénéficient d’un repas de substitution sans porc ? Ou les magasins de produits hallal ? Peut-être irait-on jusqu’à l’interdiction des lieux de culte musulmans pour des raisons « sécuritaires » entre autres.

L’histoire est-elle une éternelle répétition ? Les beurs sont-ils les nouveaux morisques ? [3]

L’acharnement de ce gouvernement sur une partie de ses citoyens est injuste et injustifiée.
De plus, en fermant la porte des écoles de la république à l’apprentissage de cette langue, on favorise l’enseignement parallèle et on augmente les risques du communautarisme voire de l’intégrisme.

Cette attaque frontale de la langue arabe a interpellé beaucoup de citoyens français qui refusent le mépris et l’injustice envers une partie de leurs concitoyens. Ils se sont massivement mobilisés et ils ont pu changer le cours des choses.

Périclès a dit « Nous sommes les seuls à penser qu’un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible mais pour un citoyen inutile »

Si nous réagissons, c’est parce que nous ne voulons pas être des citoyens inutiles !

Restons vigilants !


Notes
 
 
 
Forum lié à cet article

14 commentaires
  • > Menace sur la langue arabe 10 mai 2004 08:58

    Il faudrait déjà savoir de quelle langue arabe il s’agit. Va on encore laisser enseigner à des enfants français (d’ancètres magrhebins) l’arabe littéral, qui n’est presque plus parlé de nos jours, et plus du tout au Magrheb (à par Bouteflika évidement...) ?

    • > Menace sur la langue arabe 10 mai 2004 11:08, par algophenix

      De quelle "langue arabe" s’agit-il ?

      La réponse est dans la question : il s’agit de la langue arabe ! Eh oui, il y a une seule langue arabe, dite aussi arabe littéraire ou classique, pour la différencier des nombreux dialectes ’locaux’, qui sont uniquement parlés, qui peuvent changer d’un pays à l’autre mais aussi d’une région d’un même pays à une autre.

      Dans le monde anglophone, on ne se demande pas dans quel patois la presse, la littérature, la télé, les études, sont exprimés ; ils le sont en langue anglaise. Cette langue est partagée par de nombreuses personnes de nationalités différentes.

      Dans les pays arabophones, ces mêmes choses sont en langue arabe. Allumez la télé branchée par la parabole sur des chaînes du monde arabe, et vous aurez des émissions ...en arabe, compréhensibles par tous ceux qui ont étudié peu ou proue l’arabe littéraire, dit encore classique.
      Heureusement, le Magreb et le Moyen-Orient ne sont pas en reste de gens cultivés qui connaissent non seulement l’arabe classique, mais aussi le français, l’anglais, l’allemand, le russe, et d’autres encore ; pendant que nous, dans notre France, nous rêvons... , sur ces mondes lointains et incompréhensibles que sont pour nous ces sphères moyen-orientales et arabophones en général.

      D’où peut bien nous venir un tel blocage rationnel ?

      Merci à vous

    • > Menace sur la langue arabe 10 mai 2004 12:03, par Larbi

      A ma connaissance, l’arabe classique est maîtrisée en Algérie (vu que tu cites : Bouteflika et dont je ne suis pas un fan) ; la preuve en est que la chaîne d’information préférée des algériens est Al-Jazeera qui diffuse ses programmes en arabe classique.
      L’arabe , comme l’a cité Leila dans son article, est une belle langue, riche et vivante dans son temps.

      Et ce n’est pas avec ton esprit étroit que tu va apprécier la beauté de cette langue et mesurer son impact passé et présent sur notre monde.

    • > Menace sur la langue arabe 10 mai 2004 15:36, par François Xavier

      Olà cher inconnu, ne dîtes pas n’importe quoi !!!

      L’arabe littéral est parlé dans la grande majorité du monde arabe, il n’y a qu’au Magrheb qu’il ne l’est pas (mis à part dans les médias écrits et parlés).

      De plus en France il n’y a pas que des fils de magrhébins qui veulent apprendre l’arabe ! Il y a aussi des enfants du Machrek (Egypte, Liban, Syrie, Jordanie, etc.), plus nombreux et plus à même de parler le véritble arabe ; en sus quitte à apprendre une langue autant que cela soit la bonne, pas un dialecte qui ne se parle que dans un pays (le Magrehb compte de nombreux dialèctes arabophones selon les régions). Il faut apprende l’arabe classique ne serait-ce que pour savoir LIRE car de l’Algérie au Liban il s’écrit et se lit de la même manière, ce n’est qu’à l’oralité qu’il prend une autre forme.

      Voir en ligne : http://www.francoisxavier.net

      • > Menace sur la langue arabe 11 mai 2004 12:16, par Br

        il y a aussi peut-être des Occidentaux - finis terra ? - qui souhaitent l’apprendre...

        ou souhaitent qu’il puisse être appris...

        ou souhaitent que leurs enfants y soit initiés : ma fille est en CP, elle a eu droit a des cours de Portugais, et, sauf le respect que je porte à cette belle langue d’un peuple étonnant, par goût pour la diversité et l’ouverture culturelle - j’aurais préféré l’arabe !!!

        très utile, qui plus est, dans la cité d’où je viens : Massilia, et celle où je vis : Paris, 18e arrondissement

        • > Menace sur la langue arabe 11 mai 2004 18:04

          Vous avez entièrement raison, l’apprentissage de l’arabe ne se limite pas aux seuls français d’origine arabe.

          Il y a quelques années, j’ai crée une association « culture et langue arabe » pour enfants et adultes, ce fut un grand succès ; des moments de plaisirs, d’échanges et de grande amitié.

          La plupart des adhérents étaient français non arabes ; il y avait aussi des personnes de toutes origines et de toutes confessions : juifs, asiatique, noire africaine ...

          Malheureusement, la guerre contre l’Irak m’a fait douté de beaucoup de choses et j’ai laissé tombé.

          Lorsque j’ai vu que cette guerre abominable n’a pu être évitée car une poignée d’hommes ont décidé de la faire malgré le refus de millions de personnes à travers toute la planète, j’ai douté de l’utilité de mon combat.

          Au début, j’étais triste et abattue.

          Puis, petit à petit ma souffrance s’est transformée en colère puis en révolte.

          J’ai décidé de ne jamais baisser les bras.

          Ils ont le pouvoir mais la justice est de notre côté.

          « la terre est mon pays, l’humanité ma famille » Khalil Gibran Khalil

          amitiés

          Leila

          • > Menace sur la langue arabe 6 juin 2004 13:21, par Akys

            L’enseignement de la langue arabe mis en péril par cette annonce de l’Educ Nationale, je n’y crois pas trop.

            En revanche, cela souligne bien la politique actuelle du MEN (Minist Ed Nat).Et là, il y a vraiment de quoi s’insurger... Meme si, on constate, bien malgré nous, que les profs sont tout aussi apathiques que leurs élèves.

            Conditionnés, hypnotisés par leur télé, leur(s) compte(s) en banque, leurs vacances... Les profs, comme espèces d’éclaireurs de la conscience populaire ne sont plus qu’un amas d’ampoules usagers...

            Bref. Là n’est pas le sujet.

            Le MEN est revenu sur la "rumeur" afin de calmer les petites voix des pinailleurs : pas de suppression de concours (de langue arabe classique et unifiante ; sachez cependant que dans les concours de lettres, on peut passer l’arabe dialectal dit maghébin en version étrangère) et pas de création de postes !!!

            Le problème du MEN c’est qu’il est en train de restructurer peu à peu le système éducatif. Cette année, de nombreux postes aux concours n’ont pas été ouverts. Non parce que les effectifs sont moindres, non parce qu’aucun accouchement n’a été programmé chez les femmes enseignantes, non parce que les jeunes étudiants étaient insuffisants.

            C’est parce que la France du Haut a besoin de l’argent du bas.

            L’attaque soit disant lancée à la langue arabe me semble un peu exagérée. Certes on peut s’interroger sur la primauté de cette supression de postes en langue arabe parce que supprimer un concours à long terme équivaut à supprimer des postes soit dans le but de supprimer un enseignement dont on considère la demande insuffisante ou... ; soit afin d’embaucher des vacataires et contractuels avec des conditions de travail précaires... Que sais-je ?

            Il faut savoir qu’il y a 4 mois ou plus, le MEN laissait dire qu’étant donné le peu d’engouement que suscitait l’allemand auprès des élèves, notamment dans le sud de la France, les profs d’Allemand pourraient ^^etre polyvalents et enseigner le Français sans formation littéraire et pédagogique, ou encore l’histoire...

            Par ailleurs, l’année prochaine, sera mise en place la 3eme à projet professionnel ; les élèves de 3eme entrant dans ce cadre n’assisteront plus aux cours de LV2.

            ça se passe comme ça l’enseignement des langues en France.

            L’Ed Nat se libéralise et l’école devient, à l’aube de ce nouveau millénaire, un marché international au meme titre que le pétrole et l’or.

            Il y a une réelle propagande médiatique, vous le savez bien, pas seulement sur la culture arabomusulmane mais aussi sur les réelles intentions de ce gouvernemnt, notamment en matière d’éducation.

            Il y a encore beaucoup à dire à ce sujet et aussi sur la place de la langue arabe dans le système éducatif (sa place géographique surtout).

            Restons vigilants.

      • > Menace sur la langue arabe 31 août 2004 11:24, par gregoire

        Je suis desole de contredire et de chipoter, mais bon, j’ai peutetre mal compris. Comment ca il n’y a qu’au Maghreb qu’il ne l’est pas ? L’arabe litterale n’est parlee nulle part dans le monde arabe, ou alors partout. En effet, du maroc au Yemen et de l’Egypte au croissant fertil, on trouve une multitude de dialectes, certes plus ou moins proches de la langue classique, mais tout de meme tres differents. Sous toutes ces latitudes, le fousha, la langue classique viennent toujours dessiner ce sourire mi-amuse mi-admiratif sur le visage de votre interlocuteur si vous entamez une conversation dans cette langue. Ce qui ne suffit nullement qu’ils ne comprennent pas. Tous les gens qui ont ete a l’ecole sont capable de s’exprimer et de comprendre la langue classique, meme si tous n’egaleront pas Mahmoud Darwich. La seule difference entre le Maghreb et le Machreq, c’est la proximite du dialecte local avec la langue litteraire. Mais dialecte quand meme.

        De plus, un autre passage m’a derange dans ton message : les enfants du Machreq y seraient plus a meme de parler le "veritable" arabe ? Pardon mais les dialectes sont de veritables arabes aussi, vivants, populaires, poetique meme, meme si moins elabores. Ce racisme linguistique est quelques peu troublant. Mais je pense que c’est juste un probleme de comprehension.

        Derniere remarque : j’ai moi meme passe une annee a apprendre l’arabe en initiation en terminale a Strasbourg. Il n’y avait qu’un lycee sur les neufs ou dix de la ville qui dispensait ces cours la. Puis a la fac, en LEA, les choses se sont quelques peu arrange. Et enfin il a bien fallu que je parte six mois en pays arabophone, en l’occurence la Syrie, pour sortir du syndrome de la langue morte que l’on utilise pas plus que le latin.
        Tous ca pour dire qu’il y a aussi des gens qui ne sont pas enfants d’arabisants, et que c’est aussi la ou la question devient infiniement politique. A l’heure ou on ne peut plus eternuer devant une synaguogue sans se faire trainer en justice, a l’heure ou les juifs, les homosexuels et les chiens en ete sont l’objet de toutes les attentions de la patrie francaise, il est toujours presque 10% de la population francaise qui ne se sent pas chez elle, qui n’est toujours pas aimee, encore moins remerciee pour tout ce que ce pays lui doit. L’arabe dans chaque lycee, cela signifierait "bienvenu", "on vous aime", "merci", ou simplement que l’on a compris qu’il fallait enfin donnait a cette immense richesse que constitue l’immigration un espace d’epanouissement concret et novateur, au lieu de laisser pourrir cette nouvelle identite sous les feux brulants des medias.

  • > Menace sur la langue arabe 11 mai 2004 12:12, par Br

    magnifique article, qui parle de victoire plutôt que de défaite, qui prouve l’utilité de la mobilisation, et qui met à jour une action souterraine, malfaisante, de plus...

    très belles citations

    bref, mon commentaire n’a pas grand intérêt, si ce n’est de vous encourager, de nous encourager à suivre cet exemple

    de façon visible ou non

    chacun à notre "poste" (celui où le hasard et - parfois - nos choix nous ont placé)

    agir, penser notre action, agir à nouveau, etc.

    de 1000 façons différentes... des petits ruisseaux qui un jour s’apercevront qu’ils forment un grand fleuve ?

    merci à vous

    • > Menace sur la langue arabe 11 mai 2004 17:58

      Merci pour vos encouragements.

      Signer une pétition, manifester, diffuser une information, parler à son voisin ne sont pas des actions inutiles.

      Vous avez raison, avec de la patience et de la persévérance, les petits ruisseaux formeront de grandes rivières.

      Amicalement Leila

  • > Menace sur la langue arabe 11 mai 2004 18:23, par Abra Ham

    Je suis toujours solidaire lorsque l’on défend la souveraineté d’une langue, et c’est aussi dans son enseignement que l’on autorise une langue quelle qu’elle soit à demeurer vivante. En ce sens, la langue arabe mérite en effet un meilleur traitement.

    Ouvrir sur une citation d’Aristote est judicieux, car cela permet d’établir un lien avec le grand penseur Averroès - ne dit-on pas parfois la langue d’Averroès pour l’arabe comme l’on dit la langue de Molière pour le français ? - qui fut le premier à associer l’étude théologique avec la métaphysique d’Aristote, les penseurs chrétiens et juifs du moyen-âge influencés par Averroès reprenant ensuite à leur compte cette méthode d’assimilation entre la philosophie et les textes sacrés.

    C’est cela même, la diversité conduisant à l’unité ; c’est l’interaction entre elles des langues, donc des cultures, qui participe à la richesse de la pensée. Si l’on ne parlait qu’une seule langue sur cette planète, elle deviendrait très vite une langue sclérosée, tournant à vide puisque tournant sur elle-même.

  • > Menace sur la langue arabe 15 mai 2004 19:54, par Mohamed Nabil

    Salam Leila,

    Je vous félicite de votre article qui reste pertinent .Il y a une régression qui nécessite du militarisme pour éclaircir l’histoire.
    On a les mêmes intérêts et projets .Vous pouvez me contacter à mon email pour continuer le débat :
    hikamat@swissinfo.org

  • > Menace sur la langue arabe 26 mai 2004 17:27

    ça sert à quoi d’enseigner la langue arabe puisque le monde arabe n’a aucun mot dans ce monde.
    franchement c’est de la rigolade de passer un capes ou l’agreg d’arabe.
    9 postes pour 3000000candidats la honte.
    un appel aux amoureux de l’arabe et j’en fais partie, allez y sur la seine pour et chantez la belle chanson de Kaltum.

    bref je défends la supprission des concours d’arabe.

  • > Menace sur la langue arabe 9 juin 2004 12:47, par maia

    Bonjour,

    Je suis totalement d’accord avec votre article.
    Moi-même d’origine maghébine, je prends des cours d’Arabe depuis 2 ans grâce aux cours de la mairie de Paris.
    Beaucoup de gens aimeraient avoir cette possibilité dès le collège ou le lycée en 2ème ou 3ème langue mais rares sont les établissements qui le propose...

 
 
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