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Mer, Borloo, Boutih : tiercé de l’été.

Ô Mer d’alors !

On le croyait définitivement à la retraite, mis au placard après sa désastreuse prestation à Bercy ; on l’imaginait s’occupant de sa petite famille, en charentaises, le soir au bord de sa piscine, et le voilà qu’il nous revient par la petite porte. Une porte largement ouverte par les sénateurs de droite qui ont fait adopter un amendement tendant à supprimer la limite d’âge des présidents des entreprises détenues par l’Etat. Papy, à défaut de faire de la résistance fait de l’entrisme aidé en cela par Patrick Devedjian toujours prêt à avancer quelques pions sur l’échiquier politico-économique.

La mort d’EDF-GDF qui ressuscite Mer pour mieux mettre en œuvre les orientations décidées par l’UMP - pardon, le MEDEF - voilà qui nous promet de grands jours pour notre facture « tout électrique » et qui doit faire se pâmer les requins qui guettent, avides la pénurie. Car la pénurie d’électricité s’organise depuis quelque temps et devrait permettre à ceux qui se mettent sur le marché privé de faire quelques plus-values pas piquées des hannetons. A moins que la météo s’en mêle et qu’après un été frisquet se profile un long hiver tout en douceurs.
Privatisons la couche d’ozone, diront les sarcozyens les plus accros encouragés en cela par Sellière, Mer et Devedjian !
Ne riez pas, il pourrait se trouver quelques sénateurs endormis pour voter le texte !

Faut pas confondre vitesse et précipitation !

Malek Boutih, est chargé des questions de société au Parti socialiste. C’est donc un homme posé, calme et réfléchi penseront ceux qui ne le connaissent pas encore. Ce devrait être, diront d’autres qui se rapprochent plus de la vérité. En fait, c’est la caricature même de l’opportuniste doublé d’une ambition largement au dessus de ses capacités physiques et intellectuelles diront ceux qui le côtoient.

C’est peut être la raison pour laquelle Boutih, qui parle beaucoup pour ne pas dire grand chose, aligne pas mal d’idioties [restons polis] et de formules dont on peut se demander si elles sont validées par ses conseillers en communication.
Le lundi 12 juillet 2004 à 19h21, l’AP nous donne à lire deux pensée profondes de « Monsieur questions de société ».
Citations :
« Je pense qu’il vaut mieux parler pour rien en matière d’antisémitisme que de parler trop tard », a-t-il assuré sur RTL.
« On pourra toujours reprocher à des responsables politiques » de « parler trop vite », a-t-il précisé.

Il est désormais convenu que Malek Boutih, à défaut de tourner sa langue sept fois dans sa bouche devrait éviter de parler trop tôt afin de ne rien dire s’il parlait trop tard. A moins qu’il évite de ne parler trop vite pour ne pas parler trop tôt avant qu’il ne soit trop tard.
Le plus simple à notre avis serait qu’il évite de s’exprimer sur des sujets aussi sensibles afin de ne rien dire avant qu’il ne soit trop tôt et trop tard.
Sauf que, pour le sujet dont il était question, il eut été préférable de ne pas trop se précipiter. Il semblerait, selon l’AFP - que l’on ne peut pas taxer de parti-pris sur ce dossier - que « L’enquête sur l’agression à caractère antisémite vendredi dans le RER D se heurtait lundi à de sérieuses "contradictions" dans les dépositions de la jeune femme alors qu’aucun témoin, même anonyme, ne s’était manifesté trois jours après les faits. » Et l’AFP de poursuivre : «  Il y a des incohérences dans les déclarations (de la jeune femme) », a précisé un autre responsable du syndicat Synergie, [1] Frank Carabin. Il a notamment fait état de "l’absence de témoins", et du fait que le personnel de guichets de la SNCF, à qui la victime affirme être allée dénoncer l’agression, ne se souvienne pas de l’affaire ».

Voilà des constatations qui si elles se révèlent exactes ne vont pas renforcer la crédibilité du petit Boutih... qui était déjà fort entamée du reste.
Qu’il se console en prenant acte que nombreux ont été ceux qui ont voulu parler trop vite pour ne pas arriver trop tard.

La cohésion selon Borloo

Le gars Borloo a de la tchatche. Il cause beaucoup. Enthousiaste, il positive et promet des lendemains qui chantent à ceux que le phœnix du haut Poitou à délibérément condamné à la misère.
Borloo rêve du modèle Britannique, avec ses « Job centers » mis au point par Tony Blair qui permettent, nous dit-on, au Royaume-Uni d’afficher un taux de chômage de 2,8 %. Le plus faible d’Europe.

Déjà, que Tony Blair [2] ai pu mettre au point quelque chose qui aille dans le sens du progrès social aurait dû en laisser plus d’un sceptique. Que nenni ! L’annonce faite sur les antennes du compagnon Bouygues n’a fait réagir personne y compris son présentateur vedette. Et Borloo de mettre en avant, ce même jour, sur la même antenne, son « plan de cohésion sociale » qui entend bien s’inspirer du modèle de Tony Blair.

Sauf que, ce que ne nous a pas dit TF1, ni Borloo c’est que seuls les chômeurs indemnisés sont décomptés outre-manche. Quand on sait qu’après 82 jours de chômedu, le sans emploi patenté se trouve catapulté hors de l’assurance chômage, il y a lieu de réviser, à la hausse les 2,8% dont se glorifient les britanniques. Au fait comment se dit « recalculé » en Anglais ?

Ajoutons à cela que 12,8% des sujets de Sa Magesté vivent en dessous du seuil de pauvreté en Grande-Bretagne et vous aurez compris que le modèle dont veut s’inspirer le brave Borloo a du plomb dans l’aile. Il en a d’autant plus que les crédits consacrés à la « politique de la ville » on particulièrement fondus ces dernières années obligeant à des coupes sombres et dramatiques.
Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale va devoir brasser pas mal de vent et réactiver le moulin à paroles pour convaincre ses partenaires du bien-fondé de sa politique.

La démarche sera d’autant plus périeuse que Libération nous raconte que « Jean-Louis Borloo reste, pour les responsables syndicaux et patronaux, un véritable ovni. "La dernière fois qu’il nous a reçus, au bout de dix minutes je l’ai interrompu en lui disant : "Excusez-moi monsieur le ministre, mais je ne comprends pas de quoi vous parlez", raconte l’un d’entre eux. »
Tout un programme !


Notes

[1Syndicat Synergie-Officiers (2ème syndicat chez les officiers de police).

[2Homme politique britannique contemporain qui a institutionalisé le mensonge d’Etat.


 
P.S.

Illsutration : Yves Olry

 
 
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1 commentaire
  • > Mer, Borloo, Boutih : tiercé de l’été. 1er août 2004 17:05, par REMI ADORE GILLES LESTRADE

    - malek boutih est, un zèlé qui a comprit depuis bien longtemps. comme, beaucoup d’autres d’ailleurs...et, on peut citer a titre d’exemple:les kaci,les amara etc,etc...
    - que si quelqun se sent au fond de lui qu’il est vraiment (trop)petit...
    - il peut pratiquer a volonté l’art de l’invention en s’appuyant bien sur si,la situation l’exige. (passage obligé)...sur quelques petits malins profiteurs des différentes occasions qui peuvent se présenter a eux.je cite,les (.........).et, de cette facon chacun des deux (parties)trouve bien son compte.n’est-ce pas mon cher gilles !!!
    - et, puisque nul, ne peut rentrer dans la cour des grands d’une manière honnète.
    - c’est a dire,en empreintant au passage un chemin (droit).
    - donc,il reste qu’une (seule solution).
    - dire,et répèter sans (arret).
    - meme sans la moindre (preuve)des fois.(ya de l’antisémitisme,ici)...
    ya de (l’antisémitisme,labas)...
    - et,voila la (trouvaille)de quelques immigrés qui ont décidé coute que coute de s’intègrer dans la société francaise sur le dos de leur frères en empreintant un chemin (court)qui risque de devenir (dangereux)a la longue...car,il ne suffit pas pour un amateur de la politique (politicienne).d’atteindre ses buts et, ou de se trouver dans le cercle politique avant les autres. c’est a dire,les (frères).
    mais,en plus cet amateur doit se montrer a la hauteur des taches qu’il occupe. et,prouver a tout moment,ces (capacités)...
    et,si par hasard il (échoue) !!!
    il descendra malgré lui au plus bas de l’échelle.et, deviendra par la suite beaucoup moins (crédible)qu’il ne l’était avant (l’aventure).
    01/08/04

 
 
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