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Comment l’envie de lumière peut vous conduire à l’ombre, en France, en 2004

Je suis fonctionnaire. J’ai porté plainte contre mon supérieur hiérarchique pour harcèlement, agressions sexuelles, violence volontaire... Aujourd’hui je choisi de demander ma démision.
Pourquoi ? Comment ? Merci de me lire...

Un jour comme les autres... Soleil bleu azur, douceur d’un petit café de village chargé d’histoire, de la vraie et de la belle histoire contemporaine, celle de la naissance de l’Europe...
Elle arrive, s’assoit en face de moi, notre discussion peut commencer.
Hélène, la quarantaine, est professeur par vocation. Elle est mariée à un homme bien sous tous rapports. Leurs deux enfants étaient éduqués dans la sérénité et habitaient, de leurs rires innocents, la maison familiale dont beaucoup auraient pu rêver.

Cet après-midi, le mal-être d’Hélène m’interpelle au plus profond de moi : son visage aux traits tirés et aux paupières encore gonflées par les larmes trop souvent versées porte les stigmates des épreuves subies...

- « Hélène, Comment en êtes-vous arrivée à cette situation ?
Le regard embué, mais la voix claire et déterminée, Hélène me répond sans détours, comme elle s’était engagée à le faire.

- Je suis appelée à comparaître en justice pour dénonciation calomnieuse, parce que j’ai osé porter plainte devant la justice française, contre mon supérieur hiérarchique pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et violence volontaire.

- Y a-t-il eu procès ?

- Mon agresseur n’a pas été condamné, ni acquitté : Il n’y a pas eu de procès. Par manque de preuves, une ordonnance de non-lieu a été rendue.

- Tous les témoignages ont-ils été pris en considération ?

- Certains témoins semblent s’être abstenus.

- Pourtant, l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983, relatif au statut des fonctionnaires interdit les mesures discriminatoires liées au harcèlement sexuel : Les témoins sont donc protégés en cas de témoignage.

- Ces témoins sont peut-être restés silencieux par lâcheté ? Peut-être par peur de représailles, aussi bien administratives que dans le cadre de l’accomplissement de leur travail ? Ainsi, sans raisons légitimes, par peur ou pour conserver un soi-disant confort quotidien, des témoins acceptent l’inacceptable.
Certains n’ont pas été retenus pour être entendus. Un témoin n’a pas été convoqué, tout simplement. Je ne comprends pas pourquoi c’était mon agresseur qui envoyait des lettres de convocations aux témoins et non pas le commissariat... Mon avocat et mon administration ne m’ont jamais donné de justification à ce sujet.

- La justice a un coût. Comment faites-vous pour honorer les factures de vos avocats ?

- Une Association de solidarité, propre au personnel de l’enseignement et à laquelle j’étais adhérente n’a pas voulu prendre en charge « les problèmes relevant de relations hiérarchiques (y compris sous forme de harcèlement) ». Elle m’a précisée n’intervenir que « dans le strict cadre des Risques du métier » et que mon problème relevait « du domaine de compétence des syndicats »...
Mon assureur, dans le cadre de mon contrat d’assurance, s’est impliqué. Après une expertise psychologique, il a bien voulu prendre en charge les honoraires de mon Conseil.
J’ai enfin pu bénéficier des dispositions de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983, relatives à la protection juridique des fonctionnaires. Mon employeur rembourse les frais d’avocat.

- Avez-vous trouvé un appui, un réconfort, de la compréhension de la part de vos collègues de travail ?

- Quelques collègues seulement m’ont épaulée... Dès que j’ai pris l’initiative de parler du climat détestable et des pressions au-delà du raisonnable que je subissais, je me suis sentie abandonnée par la trop grande majorité d’entre eux. Mais je commence à comprendre leurs motivations : la primauté de la tranquillité personnelle, l’importance, pour la garder, de ne pas faire de vagues, de ne pas s’impliquer.

- Comment les organisations syndicales ont-elles réagi ?

- Un syndicat m’a soutenue avec des possibilités d’action assez limitées. Je pense que les organisations syndicales de mon Académie n’ont pas encore conscience du rôle qu’elles ont à prendre en matière de lutte contre les violences sexuelles, sexistes ou autres sur le lieu de travail.

- Avez-vous été aidée par votre entourage ?

- Au début, je me sentais salie dans mon corps et dans mon âme... Bien trop seule et tellement incomprise pour avoir la force d’assumer tout ce qui m’arrivait... Seule face à ce sentiment de culpabilité propre aux victimes de telles agressions, si souvent décrit ici ou là, mais si souvent minimisé par ceux qui ne l’ont pas vécu. Il m’a fallu aussi faire face à toutes les « bonnes intentions » de certaines personnes ; à leurs petites réflexions, sortes de flèches venimeuses qui atteignent leur cible en plein cœur...

- Quelles ont été les réactions de votre mari ? Comment a-t-il vécu cette épreuve ?

- Je crois qu’il n’a pas pu, pas su, mesurer et assumer ces violences dont j’ai été victime... Il pensait certainement que le temps ferait son œuvre en cicatrisant mes blessures... sans se douter de la profondeur de celles-ci. Peut- être a-t-il préféré se voiler la face, guidé par la peur d’aggraver encore plus les choses ? Je pense sincèrement qu’il est difficile d’être compagnon d’une femme victime de ce traumatisme... Sans doute eux-aussi auraient-ils besoin d’être soutenus, aidés.

- Avez-vous l’intention de vous séparer de votre conjoint ? N’est ce pas donner là le pouvoir à votre agresseur de détruite encore plus votre vie ?

- Je ne serai plus jamais la même. J’ai changé et je ne pense plus pouvoir vivre aux côtés de mon époux. Pour l’épanouissement de mes enfants, je souhaite préserver un climat harmonieux. C’est pour cela que je recherche un appartement. Mais je n’ai plus les ressources financières suffisantes.

- Votre vécu avec votre supérieur hiérarchique et agresseur a-t-il eu des conséquences pour d’autres personnes ?

- Mes enfants ont vécu la souffrance et l’enfer au quotidien vécus par leur maman par personne interposée... Mes enfants sont indirectement victimes des agressions que j’ai subies et endurées... Mais qui tient compte de cet état de fait ?

- Vous êtes-vous adressée à des associations ?

- Une association s’est totalement impliquée à mes côtés. Elle m’a accompagnée dans mes démarches, m’a apportée un soutien moral efficace et constant. Je me suis enfin sentie « écoutée »... Grâce à cela j’ai pu retrouver la part d’humanité dont je pensais être séparée à jamais... perdue dans cet océan de silence... de solitude... de lâcheté... Seules les victimes de tels actes odieux savent mesurer l’immensité de ce désarroi.

- Avez-vous retrouvé votre rythme de vie ?

- A ce jour et depuis les violences que j’ai subies, je n’ai pas retrouvé une « vie normale » : Je ne peux pas faire le deuil de cette période noire de ma vie : les procédures sont longues ; pour se défendre, il faut régulièrement revenir sur les événements passés. Le rappel de l’événement douloureux réveille à chaque fois l’émotion, la blessure qui va avec...

- Comment avez-vous fait part à votre employeur des agissements de votre agresseur ?

- Par un courrier qui devait lui être adressé sous couvert de mon agresseur : le supérieur hiérarchique, le chef d’établissement. Au lieu de transmettre le courrier ce dernier s’est permis de l’afficher en salle des professeurs ; accompagné d’une pétition en sa faveur... Je n’avais pas le droit d’intervenir alors que je ne souhaitais pas que mon vécu soit divulgué de cette façon, à l’ensemble du personnel et à certaines personnes étrangères à l’établissement. Je me suis sentie humiliée, une fois de plus, et cette fois, publiquement. C’est là que j’ai été hospitalisée dans un hôpital psychiatrique. Je ne sais pas si mon agresseur a été sanctionné pour ce comportement illégal et contrevenant aux règles administratives élémentaires.

- Avez-vous repris votre poste d’enseignante dans cet établissement ?

- Non. Je n’avais plus assez de force et de courage de travailler dans le même établissement que celui de mon agresseur et supérieur hiérarchique.

- Avez-vous demandé alors à être mutée ?

- Je ne voulais pas que la mutation soit La solution. J’ai cependant accepté les propositions qui m’ont été faites à ce niveau. Pourquoi ? Tout simplement pour pouvoir continuer à gagner ma vie, satisfaire ma vocation et pour retrouver un équilibre psychologique. C’était une solution d’urgence, une solution d’attente...
Durant la période de harcèlement sexuel j’avais demandé à quitter cet établissement. Il n’y avait pas de postes vacants...
Après l’agression et surtout après avoir osé parler, être mutée a été chose facile...

- Quel a été l’accueil de votre nouveau Chef d’Etablissement ?

- Mon employeur avait placé cette mutation dans le cadre d’un projet de reconstruction professionnelle, aux modalités bien définies. Il m’a été impossible d’être acceptée par le nouveau Chef d’Etablissement, sans être perçue par lui comme une victime douteuse... Ce dernier ne semblait pas avoir été informé du projet élaboré par mon employeur ? les Chefs d’Etablissement formeraient-ils une sorte de club fermé, au sein duquel les membres se soutiennent mutuellement, par principe ou par éthique ?

- Qu’avez-vous fait alors ? Avez-vous demandé une mise en congé de maladie ?

- Depuis l’arrêt lié aux agissements de mon agresseur je suis en Congé Longue Maladie : payée deux ans à demi-traitement après un an de traitement à taux plein. J’aurais pu prendre un Congé Longue Durée : être payée à plein traitement pendant 5 ans.

- Pourquoi ne pas avoir opté pour ce dernier choix plus avantageux financièrement ?

- Je pense qu’une agression n’est pas une maladie mais plutôt un accident grave causé par un tiers identifié et qui laisse des séquelles inaltérables... A ce titre, n’étant pas responsable je pensais que je pourrais reprendre mon travail lorsque justice m’aurait été rendue... Mon autorité de tutelle m’a expliqué que l’arrêt maladie était la seule solution dans une telle situation.

- Une autre solution que le congé maladie aurait-elle pu être envisagée ?

- Je pense que j’aurais pu être reconnue victime d’un accident de travail... Cela m’aurait permis au moins d’avoir les ressources financières pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants... Surtout, cela aurait été une reconnaissance réelle par l’Etat des faits délictueux d’un de ses agents sur un de ses subalternes.
Il m’a fallu tenir tête à mon autorité administrative, afin qu’elle daigne transmettre à la DDASS mon dossier de demande de reconnaissance en accident de travail. Cette demande est bloquée : La DDASS souhaite recevoir le dossier de l’enquête administrative, que mon administration refuse de donner.

- Professionnellement et financièrement parlant, où en êtes-vous actuellement ?

- Je suis en fin de droit. Je ne sais pas quel est mon avenir professionnel et donc financier. Je ne peux pas envisager de poursuivre ma carrière d’enseignante d’une façon sereine. Par respect pour les élèves dont j’aurais la responsabilité, je reconnais que je ne suis plus en mesure de leur dispenser un enseignement de qualité. Mon état de santé ne me le permet plus.

- N’y a-t-il vraiment eu aucune réaction de la part de votre employeur ?

- Une enquête administrative, diligentée par mon employeur a bien eu lieu, mais ce dernier ne peut pas en communiquer la teneur. Je ne sais donc pas sur quels fondements mon autorité administrative ne m’a pas reconnue victime.
J’avais la sensation d’être perdue dans un dédale administratif. J’ai eu la chance de rencontrer quelques personnes qui m’ont reconnue comme un être humain et non pas un dossier.

- Avez-vous été choquée par les réactions de votre administration de tutelle ?

- Oui... Pour moi, l’Etat, garant des lois, se doit de lutter sans relâche, contre les violences sexuelles et sexistes dans ses différentes administrations.

- Avez-vous conscience que le fait de démissionner ou de prendre une retraite anticipée vous fait perdre une très importante partie de vos ressources et des avantages afférents à votre fonction ?

- Enseigner était ma vocation : Il m’a été douloureux d’accepter de cesser ma carrière. Financièrement, je ne sais pas ce qu’il va advenir... Ce changement qui implique une importante régression dans l’échelle sociale est source d’angoisses.

- Ne craignez-vous pas de vous sentir dévaluée, dévalorisée par ce changement de statut social ?

- Je sais qu’en quittant mes fonctions, je ne cautionnerai pas mon agresseur... Je garderai ainsi ma dignité de femme qui a été grandement mise à mal depuis que j’ai osé dire ce qui m’était arrivé... comment cela était arrivé... et par qui cela était arrivé.

J’ai surmonté mes sentiments de honte et de culpabilité. J’ai osé dénoncer mon agresseur et supérieur hiérarchique à mon employeur. Si ce choix me place aujourd’hui dans une situation professionnelle et donc financière précaire je l’assume.
De cette manière, j’apporte ma pierre à l’édifice de la lutte pour le Droit des Femmes. Le droit de pouvoir dénoncer les violences sexistes et sexuelles sur leur lieu de travail... Même si ce combat nécessite certains sacrifices, tant financiers que sociaux.

- Est-il vraiment possible, juridiquement, pour un accusé bénéficiant d’un non-lieu, donc non reconnu formellement innocent, de se retourner contre sa victime ?

- Oui ! L’article 226-10 du code pénal lui permet de porter plainte pour dénonciation calomnieuse : la fausseté des faits dénoncés résulte NECESSAIREMENT de la décision de justice antérieure ; que ce soit un acquittement, une relaxe ou un non lieu. J’ai osé porter plainte contre les actes de mon agresseur. Ce dernier n’a pas été juridiquement innocenté mais il a le droit de porter plainte contre moi, pour dénonciation calomnieuse. De plus, dans ce « NECESSAIREMENT » réside la violation de la présomption d’innocence.

- Pourquoi continuer contre vents et marées, dussiez-vous en souffrir, à persévérer dans votre attitude ?

- Face à la réalité, je ne peux me dérober : Il y a eu harcèlement sexuel, agressions sexuelles, violence volontaire. Ma vie entière a été bouleversée.
Le long travail entrepris avec l’aide de mon psychiatre m’a permis d’accepter : les violences de mon agresseur ; le non-lieu par manque de preuves ; la lâcheté des témoins et de certaines personnes ; la perte de mes fonctions, sans reconnaissance de mon employeur.
Face aux textes de lois actuels, je dois accepter de devoir être jugée et certainement condamnée pour dénonciation calomnieuse ; sans pouvoir bénéficier de la présomption d’innocence.
TOUTEFOIS, Je garde l’espoir qu’un harcèlement sexuel, qu’une agression sexuelle commis sur le lieu de travail ne devienne pas un acte banal, non dénoncé par peur d’être quasiment automatiquement coupable de dénonciation calomnieuse.
Je sais que si je me tais, d’autres agresseurs se sentiront dans leur droit, protégés ; qu’ainsi il jouiront et profiteront de cette totale impunité. Agir ainsi est ma façon de revenir à la vie. »

Hélène sait qu’elle n’est pas la seule, que d’autres femmes vivent au quotidien le même sort que le sien, qu’elles souffrent, elles aussi et pour beaucoup en silence. Pour elle, seul cet engagement fort pour dénoncer cette ineptie juridique permettra à ses sœurs de souffrance, leurs filles, leurs petites filles de pouvoir s’exprimer.
Les victimes doivent pouvoir avoir le droit de porter plainte contre un agresseur sans cette épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes. Etre attaquées en justice pour dénonciation calomnieuse, tel que ce délit est défini aujourd’hui, est un réel frein à l’expression, à la dénonciation des agressions.

Ce type de souffrance est très pénible à avouer. Un non-lieu, s’il laisse place au doute, ne blanchit pas la personne incriminée. Si cette dernière décide de porter plainte contre sa victime pour dénonciation calomnieuse, le procès devrait être équitable : La victime qui devient l’accusée devrait pouvoir bénéficier de la présomption d’innocence, comme dans n’importe quel procès.

France, pays des Droits de l’Homme ; octobre 2004, XXIème siècle...


 
P.S.

Je ne peux pas rester sans agir...Plus pour moi mais pour las autres, femmes, hommes. Si vous avez des pistes, des conseils d’action, merci de me répondre. Merci

Illustration : (Carlo Ravaioli, viol.->http://www.ravaioli.com/rava.htm]

Deux liens utiles :
Modifions le délit de dénonciation calomnieuse !
Nice.Indymedia

 
 
Forum lié à cet article

57 commentaires
  • Je compatis avec ce que vous avez vécu. Mais pour vous reconstruire et en sortir, il faut que vous soyez forte dans votre tête et sortir de votre rôle de victime. C’est votre meilleure revanche contre le pourri qui vous a harcelée. Algarath

  • Chère héléne.
    Ne perdez pas courage !
    Votre combat est juste. Vous avez eu raison de parler quitte à subir les foudres de la justice. La parole est essentielle dans les cas d’agressions. Peu de gens réalisent quelles genres de séquelles peuvent laisser les agressions de ce type. La perte de confiance en soi, la peur au quotidien, l’humiliation ressentit au plus profond de soi sont des blessures qu’il faut apprendre à réparer.
    En revanche pour l’épisode ou vous dites avoir vécu un séjour en hopital psychiatrique pour vous être révoltée contre le pouvoir d’humiliation de votre agresseur me chagrine.
    Face à ce type de comportement ( à savoir la mise au grand jour des accusations qui sert de bouclier ) il faut impérativement rester calme, ne pas s’énerver, ne pas s’emporter. Je sais qu’il est extrèmement difficile de faire face au plaisir que ressentent ceux qui aiment salir et trainer dans la boue leur victime mais c’est essentiel. Cela évite d’aller faire un tour dans un asile. Car le but recherché est de discréditer la victime, de la décrédibiliser aux yeux d’un auditoire qui est pris à témoin, et sert alors de juge en renforcant la position de l’agresseur. Il y a toujours de bonnes âmes pour plaindre les coupables...
    Vous avez eu raison de refuser de céder à quelque chantage que ce soit.
    Vous devez renforcer votre intégrité, pour retrouver votre force. Ne cessez pas d’agir en fonction de vous même et ne vous occupez jamais des jugements des autres.
    Je trouve cette histoire révoltante et révélatrice du climat nauséabond qui plane au dessus de nos têtes.
    Votre courage fait honneur à toutes les femmes, n’en doutez jamais. Même si trop souvent encore elles se taisent elles finiront bien par comprendre qu’elles aussi ont des droits. Et qu’ils sont inaliénables !

  • cet article m’a bouleversé car on ressent vraiment la douleur de cette femme au travers des ces lignes... je souhaites de tout coeur que tout s’arrange pour elle et que plus jamais ce genre de situation se reproduise...

  • Réponse à Algarath.
    Merci pour votre réponse. Ma reconstruction passe par la dénonciations de ces faits : Je ne suis pas la seule à vivre ou à avoir vécu "celà"... j’espère que les paroles se libéreront et qu’elles sauront être accueillies par des oreilles attentives... Je ne suis plus une victime : j’ai parlé et je me bats...C’est déjà bien ( et rare) de faire preuve de compassion : merci.

  • Réponse à Daisy.Merci pour votre soutien.Tous vos conseils et remarques me font du bien.Je souhaite que d’autres fassent preuve du même entendement que le vôtre : Le changement passe par la...
    Une remarque : je ne suis pas allée dans un asile, mais j’ai demandé à être hospitalisée en psychiatrie : comment ma petite tête pouvait comprendre que cet affichage, illégal,restait en place ? Comment comprendre que même un huissier n’avait pas accès à l’établissement : le chef d’établissement autorise l’entrée à qui il veut...Cet affichage totalement illégal était légal !!!

  • Réponse à Maelou. Merci pour votre soutien... Si " mon vécu" servait à faire évoluer - en bien - la situation des femmes, ou hommes qui "vivent" ces traumatismes,ce serait un véritable soulagement.

  • Ton combat pour la lumière et la vérité est des plus nobles, il mérite d’être mené. Il n’est pas facile de se battre contre l’inacceptable et l’injustice et c’est de tout coeur que je me joints à ton combat : l’humanité est à ce prix.

  • Réponse à Yannick. Merci pour ton soutien .Oui c’est un juste combat Mais il est difficile à mener...Se faire entendre n’est pas évident, se faire comprendre aussi.Chacun vit sa vie, chacun à ses problèmes..."On" pense que "ça" n’arrive qu’aux autres... je prends bonne note de ton souhait de m’aider activement.

  • Comment un homme peu faire vivre ces choses là à une femme sans que sa concience ne soie pas salie par ses actes abominable. Le pire dans tout cela s’est que cet personne s’en tire en portant pleinte contre celle=ci. S’est ignoble et incompréancible...
    Mais je crois qu’il faut garder éspoir et de ne pas abbandonner le combat, et ne pas rejeter les gens qui vous aime même si s’est dificile de vivre avec ses souvenir qui vous hanterons TOUTE votre vie. Courage.

  • Bravo hélène pour votre courage et votre détermination,
    Puissiez vous avoir la force d’aller jusqu’au bout de votre combat !
    Bises
    jean Philippe

  • Réponse à Jean Philippe : merci pour vos encouragements.Mais vous ne semblez pas comprendre l’enjeu de mon témoignage:ce n’est pas MON "cas" que je défends...Je dénonce des pratiques admises et acceptées par une trop grande majorité...

  • Je réponds à la personne qui me parle de la conscience de "l’agressseur"...:La conscience de ceux, advertis de ces faits et qui n’agissent pas ou se taisent ou me demandent de "passer à autre chose", que vaut-elle ?Je suis allée faire un tour tout à l’heure...J’ai vu des parkings pleins de voitures...Il semblerait que "les gens" préparent Noël...Chacun pour soit ; sa petite bulle...Merci de votre soutien : en me soutenant ceux sont toutes les victimes que vous soutenez.

  • voilà bien une bien triste histoire que celle ci , comment l’état (employeur de cette enseignante ) peut laisser une telle injustice dans ses rangs ? Ne pas aller au bout de la réalité et admettre que même dans ses employés il ya sans doute des hommes et des femmes qui .....

  • Je crois encore en l’Etat et à la Justice...Certains faits sont difficiles à être reconnus.Je crois encore que mon employeur sera fidèle aux engagements qu’il se doit en matière de droit et de lutte contre le harcèlement sexuel et moral sur le lieu de travail.L’article 226-10 est à modifier.Mon cas n’est pas unique : nous étions devant le Ministère de la Justice pour demander la modification de cet article. Avec moi, des femmes aux destins brisés. Dans leurs yeux la même souffrance que la mienne.C’est uni(e)s que nous parviendrons à cet objectif. Merci de votre soutien F.

  • Merci à ceux et celles qui me témoignent de la compassion. Je viens seulement de comprendre comment fonctionne ce forum : il faut y mettre une adresse Internet.
    Merci à ALGARATH, merci à DAISY, merci à MAE, merci à YANNICK, à un inconnu, non identifié,merci à JP, à F.

  • Je vous avais répondu séparément. Mais sans y joindre mon adresse Internet...mea-culpa...
    Voici le résumé de mes réponses :
    Je ne suis pas la seule à vivre ou avoir vécu "celà". J’espère que des oreilles attentives sauront entendre des paroles qui se libèrent.
    Je ne suis plus une "victime"car je ne suis plus focalisée sur mon "cas" .Tout "s’arrangera"lorsque les victimes n’auront plus peur de témoigner...Lorsqu’elles seront entendues, sans préjugés...Lorsque l’article 226-10 sera modifié...Lorsque les employeurs agiront comme ils le doivent dans la lutte contre les harcèlements au travail...
    Les violeurs et les tirants existeront toujours...C’est à NOUS d’AGIR, en osant dénoncer. En osant témoigner. En osant appliquer la justice quelque soit le statut social de l’agresseur.
    En osant écouter ce qui ne plait pas, ce qui ne devrait pas...

  • Je reviens sur votre problème. Puisque votre agresseur a bénificié d’un non lieu, la solution de votre cas ne sera pas de continuer à obtenir réparation. Vous devez, dans votre propre intérêt, cesser de regarder le passé. Le faire conduit à une inhibition de l’action. Vous devez réagir et regardant le futur. Il vous faut retrouver confiance en vous, ne plus penser en victime mais bien se persuader que puisque vous avez raison il ne faut faire montre d’aucune timidité. Retravaillez dans l’enseignement, la tête haute. Tout se passe justement dans votre tête. Si vous ressassez ce problème vous êtes foutue.
    L’épreuve que vous avez subie est traumatisante. Beaucoup de gens ont subi des épreuves traumatisantes. Ceux qui se sont relevés ont tous été forts dans leur tête. C’est ce que vous devez faire. Cordialement. Algarath

  • je voudrais apporter tout mon soutien à cette femme et lui dire qu’elle a été courageuse et surtout qu’elle a eu raison de dénoncer son agresseur et de le faire savoir à un prix incroyablement élevé c’est à dire au dépend de sa vie professionnelle et privée. j’espère que tout s’arrangera et surtout qu’elle arrivera à retrouver une certaine serénité avec son mari qui lui aussi subit à sa manière son préjudice.

  • > Comment l’envie de lumière peut vous conduire à l’ombre, en France, en 2004 24 décembre 2004 00:18, par Une soeur de souffrance

    La condamnation pour dénonciation calomnieuse qui pèse sur la tête des femmes qui ont osé "avoué" à la justice qu’elles ont été violées, agressée sexuellement, est inadmissible dans un pays qui se dit protéger les victimes.

    La justice Française oblige ainsi la femme victime violée et agréssée à payer son agresseur.

    La femme qui a osé avouée qu’elle a été violée, se voie par cette loi, contrainte de payer l’homme qui lui a imposé des relations sexuelles non consenties.

    La justice Française obligerait-elle donc les femmes violées à payer leur violeur ?

    La justice Française transforme-t-elle la femme violée en prostituée, qui se voie contrainte, par une décision de justice, de payer l’homme avec qui elle a eu des relations sexuelles non consenties et imposées sous la contrainte ?

    La justice Française cautionnerait-elle que le violeur doit-être payé par sa victime dès lors que celle-ci dénonce publiquement le fait qu’il y ait eu relations sexuelles non consenties et sous la contrainte ? La femme violée se trouve donc ainsi contrainte par le tribunal de devoir rémunérer "les prestations sexuelles" de son violeur.

    Ainsi donc ,non seulement contraintes aux viols et aux agressions sexuelles d’un homme,la femme victime se voie également contrainte par les tribunaux Français à payer les souffrances sexuelles que cet homme lui a fait subir et endurer.

    Ainsi, la justice française proclame que mon violeur est "mon gigolo chéri" et que donc à ce titre, il est tout à fait normal que la "prestation sexuelle" qu’il m’a rendu lui soit payée !!!!!

    Au cours des dernières décisions de justices plusieurs femmes victimes se sont vus condamnées à payer les sommes suivantes à leur agresseur :
    80 000 francs,
    11 500 Euro
    5000 Euro....
    A ceci se rajoute de la prison avec sursis : 3 mois, 5 mois

    En conclusion : LE VIOL PAIE

  • Je réponds à Algarath... Merci de m’encourager à reprendre mes fonctions.Mais il faut savoir que le nouveau chef d’établissement m’a reçue comme une victime douteuse. Il m’a affirmé que je devais demander une mutation dans une autre académie pour ne pas "tomber" sur un chef d’établissement qui ne soutiendrait pas mon agresseur ( corporatisme oblige ?). Mais il est vrai que je devrais être plus forte...le non lieu par manque de preuves- qui abouti quasi-automatiquement- à une accusation de dénonciation calomnieuse,n’arrange rien...Je sais, il me faut être forte...Mais mon employeur a le devoir de reconnaître les agissements de mon agresseur:il est connu depuis au moins une vingtaine d’années pour "autoritarisme excessif" ( euphémisme).

  • Merci Hélène et Courage ! 24 décembre 2004 03:39, par anne

    Chère Hélène,

    Vous ne pouvez imaginer à quel point je partage votre douleur et votre écœurement.

    Allez voir la réponse que j’ai faite à l’article sur les femmes battues. Vous y trouverez des liens éclairants sur ce qui se passe dans notre pays et dans les sanctuaires de l’école.

    L’AVFT se bat pour la modification de l’article 226-10 du code pénal utilisé de plus en plus contre les femmes victimes. Pour moi une telle utilisation est une véritable lapidation juridique des victimes. Et dire que nos gouvernants s’offusquent de l’utilisation de la loi coranique dans certains pays ?

    L’AVFT a organisé le 10 décembre de cette année une manifestation à Paris devant le ministère de la justice pour demander la modification de cet article. Cette association a-t-elle été entendue par le ministre ? A la lecture d’un article du Progrès de Lyon du samedi 11 décembre j’en doute. En effet le Ministre de la justice, dont personne n’ignore les vues sur la Mairie de Lyon, a semble-t-il préféré, ce jour, être présent à la séance solennelle de rentrée du barreau de cette ville. Sont-ce ses ambitions sur la Mairie de l’agglomération ou le refus de rencontrer cette association pour un problème sur lequel elle l’interpelle de longue date qui lui ont fait choisir Lyon et son barreau plutôt que Paris et son ministère ?

    Concernant l’éducation nationale. Une actualité récente nous a appris qu’un enseignant (à la retraite) a été condamné pour actes pédophiles. Il semblerait que cet enseignant se soit rendu coupable d’actes similaires par le passé. Il semblerait que l’institution aurait « étouffé » cette première affaire. L’auteur aurait été « sanctionné » par une « mutation disciplinaire » dans un autre établissement. Ce genre de sanction ne voudrait-il pas dire « allez donc faire vos saloperies ailleurs » ? Les victimes dans le poste suivant auront probablement apprécié.
    Lorsqu’il s’agit de pratiques de harcèlement (ou autres) commises à l’encontre de personnels (subalternes) par des hiérarchiques, la procédure appliquée est la même. On étouffe l’affaire, on dénie les faits on condamne la victime. Une mutation est alors proposée (pas toujours) et c’est la victime qui est priée d’aller se faire agresser ailleurs

    Voilà le comportement de l’institution.

    L’étude sur les pratiques du harcèlement en milieu éducatif est édifiante sur ce point. Malgré que des dizaines de milliers de victimes existent l’institution n’a jamais été mise en cause selon J. Mario HORENSTEIN .

    Cette étude évalue à 7% le nombre de personnes victimes de gestes ou propos sexuels non désirés. Calculez le nombre c’est dément.
    Les plus hautes autorités de l’état, des hommes politiques, des syndicats sont au courant de l’existence de cette étude, de longue date pour certains. Je tiens à disposition de quiconque me le demandera un « guide de lecture rapide » de ce document.

    Comment expliquer les chiffres de l’étude citée en référence ? Comment expliquer le silence complice de tous ? Comment expliquer l’omerta régnante ? Un rapport de l’ inspection générale de l’Education nationale intitulée« Brutalités et harcèlements physiques et psychologique sur des enfants par des personnels du ministère de l’Education nationale » fait ressortir que « bien que les collègues de l’enseignant ignorent rarement les phénomènes de brutalité ou de harcèlement, une solidarité du silence est souvent de règle ».

    Tout est dit. La solidarité du silence semble plus de mise que la citoyenneté qui doit être inculquée aux élèves dans les sanctuaires des écoles. Quel exemple ! La citoyenneté doit s’appliquer….aux autres. Lorsque ce silence coupable est reconnu par l’institution elle même quand il s’agit des enfants, peut on imaginer comment appeler ce silence lorsque les auteurs sont des hiérarchiques, dont dépend sa carrière, et les victimes la sous race des personnels ?

    Vous êtes doublement victime Hélène. Je vous assure de toute ma compréhension de toute ma compassion et de tout mon soutien.

    Aux Hommes en général, à votre mari en particulier.
    Il faut que les Hommes (avec un grand H) se tiennent aux côtés des victimes. Même si parfois cela est douloureux ou difficile. Je suis convaincu que tant que les Hommes ne soutiendront pas les femmes dans leur combat pour la dignité celles-ci n’avanceront qu’à trop petits pas. Notre société est machiste. Messieurs,aux côtés de vos mères, vos épouses, vos filles ou dans des associations engagez vous. Il en va de notre survie à tous et à toutes.

    Hélène ! Un sous homme vous a tout pris avec la complicité de ce que l’on ose appeler dans notre pays justice.

    Il y a une chose que l’on ne vous prendra jamais. Vous, vous pouvez tous les jours vous regarder dans votre glace. Les lâches, les soumis à l’institution, les nombrilistes, eux, ne le peuvent pas.

    Si j’étais plus jeune je serais fière d’avoir une prof aussi courageuse. Ayez confiance les jeunes ne sont pas dupes. Il subissent souvent la loi inique du plus fort y compris dans les « sanctuaires ». Votre expérience innommable (au sens littéral) pourrait servir à l’introduction de l’étude de La Fontaine et de ses fameux vers.

    Bravo pour votre courage. Ne baissez pas les bras. Vous êtes de moins en moins seule et cela montre que votre combat est juste et fort.

  • j’ai travaillé dans le même établissement et donc, j’ai connu cet homme. C’est une personne trés autoritaire qui ne laisse aucune initiative à quiconque. Il décide de tout. Dans cet établissement, il y régnait une trés mauvaise ambiance. Il savait monter les gens les uns contre les autres. Beaucoup de collègues ont demandé à être mutés car travailler ici était devenu trés difficile.

  • Il y a eu non lieu. Cette personne a fait "son deuil" en ne faisant pas appel à la décision de justice.C’était une façon de regarder l’avenir.Mais l’agresseur a utilisé l’article 226-10 qui l’autorise à porter plainte contre elle pour dénonciation calomnieuse.De victime, elle est devenue COUPABLE ET NE BENEFICIE PAS DE LA PRESOMPTION D’INNOCENCE.L’accusation est : Avez-vous ou non porté plainte ? Elle est donc COUPABLE.Le danger c’est que les procès liés aux harcélements tant sexuel que moral "arrivent" sur le marché de la justice. En cas de non-lieu, donc sans avoir été reconnus innocents juridquement, les agresseurs deviennent victimes de dénonciation calomnieuse. Comment dans le cadre de cette loi les personnes victimes pourront dénoncer leurs agresseurs ? N’oubliez pas, qu’au travail, l’agresseur est le supérieur hiérarchique, le patron ou autres...les collègues restent des "employés". Financièrement , au moins, ils dependent de l’agresseur. Vont-ils dans ces conditions témoigner ?Un article de loi les protège en cas de témoignage. Mais ne soyez pas dupes:Quelle véritable loi règne au sein des entreprises,des usines et autres ?

  • Il est invraisemblable qu’à notre époque le droit de cuissage puisse avoir encore cours. Et dans une administrtion d’Etat en plus !

    Les chefs d’établissements scolaires jouissent d’une quasi impunité par rapport à leur Rectorat. Leur nomination est ministérielle et le Recteur de l’Académie n’a pratiquement aucun pouvoir en matière de mutation, de coercition sur cette catégorie de fonctionnaires.

    Qu’ un professeur ait un problème avec son chef d’établissement, et c’est la lutte du pot de fer contre le pot de terre. L’Institution ne peut, sous peine de se détruire, donner raison à un professeur contre un fonctionnaire d’AUTORITE. S’il venait à se savoir qu’un ou des professeurs ont pu obtenir des sanctions contre un proviseur ou un Principal, et c’est toute l’autorité hiérarchique qui s’effondre. Donc en aucun cas l’Institution ne peut donner raison à un professur contre son supérieur hiérachique.

    Pour une femme c’est une épée de Damoclès si son supérieur a l’habitude de jouer de son autorité pour abuser des femmes sous ses ordres. Il y a abus de pouvoir, d’autant qu’il sait très bien qu’aucun tribunal n’osera le condamner formellement et qu’en conséquence il pourra se retourner contre sa victime.

    La source du problème réside dans le fait qu’un violeur bénéficiant d’un non-lieu ait le droit de porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Il ne devrait pouvoir le faire que s’il a été entièrement blanchi et reconnu INNOCENT. Un non-lieu n’est qu’un aveu d’impuissance de la Justice à départager un accusateur d’un accusé.
    Il ne devrait pas ouvrir droit à un dépot de plainte en retour.

  • > Pervers 24 décembre 2004 09:30, par anne

    Parler de la conscience d’un pervers ou d’un manipulateur est un non sens.

    Ces gens là n’ont que la conscience d’eux même.Ils s’estiment supérieurs (avec l’appui de l’institution à l’EN). Les spécialistes tels que MF Hirigoyen appellent ces odieux personnages des pervers.

    Quand aux collègues l’egoïsme guide leur silence. L’aveuglement aussi car ils estiment que cela ne peut pas leur arriver et ils sont sous l’influence (et l’autorité à l’EN)du manipulateur (appelé à l’EN représentant de l’état ou proviseur ou chef de service...). Et pourtant ce n’arrive pas qu’aux autres.

    D’ou la necessité de soutenir les victimes lorsque nous sommes ni pervers, ni égoïste ni aveugle. Les soutenir avec tous les tout petits moyens que nous avons.

    Votre réponse à Hélène est déja un soutiens car vous partagez son indignation.

  • La justice en FRANCE et faite pour ceux qui ont de l’argent j’en sais quelque chose.Je te souhaite plein de courage et la comprhension de tes proches
    JOEL

  • réponse à Norb
    Merci à toi ! tu as toujours été présent, alors qu’on ne se connait si peu...
    Oui. ce "chef" est connu des collègues et des syndicats...MAIS OU SONT -ILS AUJOURD’HUI ??? tout le temps en train de se plaindre de lui, en salle des profs... à genoux devant lui... Eux SAVENT eux SE TAISENT...
    Le RECTORAT aussi connait cet "homme"...En tant qu’employeur il a le DEVOIR d’assurer la sécurité physique et morale et sexuelle du personnel de cet établissement ( et des autres !). Qu’à fait le Rectorat ??? Chuuut pas de bruit...Pendant ce temps le "petit chef" montait en grade dans ses techniques de harcèlement...jusqu’à se croire possesseur du personnel de leurs esprits...et de leurs corps...

  • Merci Anne. Tu as tout résumé dans ton message.Le silence...partout le silence...
    Ton message se termine par l’espoir de changements.
    j’assume les conséquences liées à la dénonciation des actes de l’agresseur.
    Je ne peux pas rester seule dans mon coin à me lamenter. Je souhaite un monde plus juste...Les personnes "bienveillantes" diront :"laisse tomber Hélène... pense à ton mari, à tes enfants et patati et patata." NON ! Je connais maintenant la souffrance.Je ne VEUX PAS qu’un autre être vive le même cauchemar.Je me dois d’ AGIR ! C’est en agissant que je pourrai aimer à nouveau et me laisser être aimée...Et ça...c’est pas évident à faire entendre.

  • A une soeur de souffrance...
    Entre soeurs de souffrance, c’est trop dur de te répondre...L’émotion parle et je pleure...J’espère que les autres parleront aussi... Faut pas qu’elles soient comme moi : pleurer quand la douleur monte...au lieu d’écrire et de parler...Mais nous nous comprenons...

  • Jihemer
    Merci pour ton soutien.
    Oui le droit de cuissage existe, sous les yeux des collègues...discrets !
    Le délit de dénonciation calomnieuse doit être modifié, les employeurs doivent faire respecter les lois sur la lutte contre le harcèlement, sous toutes ses formes...Les collègues doivent témoigner...

  • Merci Joel pour ton soutien. La justice pour les riches...La raison du plus fort toujours la meilleure. A nous de devenir les plus forts !

  • Remise en cause des acquis sociaux des conditions de travail et pour toi blessure dans ta chair et dans ton âme, c’est à ça que travaille le gouvernement pris en otage par le MEDEF. Nous perdons tout et le pire nous perdons notre dignité. Je ne peux t’aider je ne peux donc que soutenir ton combat. Bats toi, il te faudra du courage, je sais, mais les salauds doivent payer.

    De tout coeur avec toi

    Michel

  • Courage.. il faut continuer même contre vents et marées ! Surtout ne pas avoir honte.. ne pas se sentir culpabilisée mais au contraire .. relever la tête..... être fière d’avoir osé ! Même si parfois ce n’est plus pour sois même.. mais il faut le faire pour les autres.. il faut un début a tout.. c’est comme cela que a ajoutant un a un des maillons de chaines finiront pas se créer ! Bravo pour cette lutte !

  • Merci Michel. Les acquis sociaux ne sont jamais acquis.Chaque être humain demande à pouvoir travailler dans la dignité sans devoir subir le harcèlement moral ou sexuel de son supérieur...Et pourtant le Rectorat de mon Académie semble me faire comprendre qu’il me faut accepter le contraire. Les syndicats de mon Académie semblent ne pouvoir rien y faire... C’est dingue tout de même...QUI PEUT AGIR ?

  • Merci Iris, surtout en ce jour de fête. Comme toi, je pense qu’une chaine de sollidarité est nécessaire:Les victimes se taisent souvent par honte, par peur.Celles qui osent dénoncer l’agresseur sont ensuite passées sous "rouleau compresseur".J’espère que tu ne rencontreras jamais de pervers sur ton parcours,de même pour ceux que tu portes dans ton coeur...Mais ces pervers existent. Nulle n’est à l’abris : un pervers sait vous détruire s’il en a decidé ainsi, ce, quelque soit votre type de caractère.CE COMBAT NOUS CONSERNE TOUTES ET TOUS

  • C’est dégoûtant que ce soit toi qui soit obligée de démissionner. Le monde ne tourne pas rond. Les victimes vont en prison, pendant que les boureaux se la coulent douce.
    Je pense que tu ne devrais pas démissionner. Ce serait donner raison à ton proviseur et à l’administration qui ne fait rien pour toi. Continue à te battre !

  • Merci Kristell pour ton soutien.
    Mais stp, comment dois-je me battre ? Mes courriers adressés au Rectorat restent sans réponse. Les syndicats me disent "qu’on" n’y peut rien...Que je ne suis pas la première. Dans cet établissement je suis probablement la dernière...Mais l’Académie est grande et d’autres petits chefs sont en place, tranquilles, protégés par le silence... Combien d’Académie en France ? Combien d’entreprises ? Comment faire ??? Me battre en refusant de me taire...La publication de cet article est le début du combat ; le reste suivra. Il faut atteindre les législateurs, tous ceux qui ont les moyens de changer les "faits" sur le papier. Il faut atteindre le public qui doit, lui, agir en toute conscience.

  • C’est vraiment horrible de penser que dans un établissement scolaire un tel harcelement puisse exister de la part d’un chef d’établissement sur une professeur ! mais que fait l’autorité de tutelle, j’ai nommé le rectorat,dans une telle situation ? Faut-il attendre qu’il y ait un drame pour qu’il réagisse ? Comment imaginer qu’il ne sanctionne pas ce persécuteur,qu’il ne prête pas une oreille attentive à ce professeur en plein désarroi,en reconnaissant la faute de son agresseur et en assurant à sa victime le droit d’être en accident de travail ?
    Autant de questions sans réponses, l’éducation serait elle aussi la grande muette, "on ferme sa gueule ou on démissionne" Hélène il faut se battre, votre combat est louable,il faut perséverer, si je peux vous aider n’hesitez pas à me contacter !

  • Merci Jean. La solution du Rectorat a été la mutation. Là où je le souhaitais. Ce,quelques soient mes points. Qu’il y ait un poste ou pas.D’après le syndicat ,suite à l’enquête administrative, la DRH de l’époque voulait me faire reconnaître en maladie professionnelle. Je trouvais celà absurde :le harcèlement sexuel ou/et l’agression sexuelle ne sont pas des maladies. J’étais naïve, je croyais aux valeurs démocratiques de la France. Surtout au sein de l’Education Nationale. Je pense aussi à toutes mes soeurs de souffrances ; celles qui vivent encore dans la peur. Il faut AGIR.

  • Lisez Surfez 27 décembre 2004 08:39, par anne

    Beaucoup de personnes se posent des questions notamment sur l’inaction des pouvoirs de tutelle. Relisez les contributions de tous sur ce forum allez visiter les liens. Vous y trouverez une partie de la réponse. Peur, silence, omerta et surtout de la part de l’institution la volonté farouche de ne pas « affaiblir » l’autorité des chefs d’établissements. Le « management » à l’EN en est encore à la féodalité. Et tant pis pour les sans grades. Il est regrettable que les syndicats disent « on ne peut rien faire ». Quand on veut….on peut !

    Il est difficile de mettre certains documents sur ce site.(pas par censure mais certains sont très longs ou très lourds en poids).
    A jean (et à d’autres s’ils le désirent) envoyez moi votre adresse de courriel je pourrais vous faire parvenir un document (de 5 Mo) qui vous éclairera sur le comportement des rectorats. Mieux encore laissez la sur le site. C’est plus simple.

    Courage Hélène ! Vous voyez vous êtes moins seule. Vous allez y arrivez.

  • Celà suffit ! Hélène vous avez raison ! Il faut que tous ensemble nous dénoncions cette absurdité législative, qui si elle reste en l’état, va conforter les agresseurs dans leurs crimes, puisqu’ils sont non seulement impunis, mais qu’en plus, ils peuvent attaquer en justice leurs victimes pour demander des dommages et intérêts pour dénonciation calomnieuse ! je ne comprends pas que le rectorat reste passif devant une telle situation,car par cette attitude, il "couvre" de tels agissements dans son sérail. Où commence et où s’arrête sa responsabilté ? je suis de tout coeur avec vous,Hélène.

  • Hélène,

    Je suis moi même enseignant, et j’ai "vu" de tels agissements dans mon lycée, et jusqu’à ce que je lise votre article, je me "persuadais" que ce n’était pas grave, qu’il s’agissait peut être d’un jeu entre un homme et une femme,sans me douter qu’il puisse s’agir d’une véritable agression comme vous la décrivez dans votre article !

    Aussi, en lisant et relisant votre article, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec ce que j’ai "vu", c’est pourquoi, je vais prendre contact à la rentrée de Janvier avec ma collègue pour m’enquérir de son état d’esprit, car depuis quelques mois je la perçois moins souriante, moins loquace, moins en forme, et je me disais idiotement, comme certainement d’autres de mes collègues : "ce n’est plus le grand amour avec le proviseur !" je suis en train de réaliser que je suis passé totalement à côté du sujet et aujourd’hui,je me sans coupable de non assistance à personne en danger !
    Pouvez vous rester en contact avec moi pour aider ce que vous appelez dans votre article "une soeur de souffrance" ?

    D’avance je vous en remercie !

    Bien à vous !

    PS : je me répète mais votre article est une révélation pour moi, je vais le diffuser largement si vous m’y autorisez, car je suis sûr que vous n’êtes pas la seule dans ce cas !

  • j’ai trouvé ton article très émouvant et très juste. On lit à travers les mots ta souffrance et l’incompréhension des gens, les mots sont parfois dure à dire mais ce n’est pas pour cela que l’on ne pense pas à toi.Nous sommes dans un pays où la justice n’est pas toujours compréhensive.J’espére que malgré tout tu cicatriseras tes blessures, je sais que ce ne sera pas facile,lorsque l’on voit la détermination que tu as dans ton combat cela peut que t’aider dans ta guérison. Je pense que beaucoup de femmes te diront un jour merci. Il faut que tu apaises tes souffrances en allant vers l’avant en pensant à ta famille, tu as des enfants formidables.

    Sissi

  • Je reçois des messages mais ils n’apparaissent pas pour l’instant sur le forum.
    Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’écrivent, m’encouragent et renforcent ainsi l’espoir. Certains m’apportent des solutions concrètes et je leurs en suis très reconnaissante.
    En m’aidant, ce sont toutes les victimes que vous aidez... Si elles pouvaient vous lire elle pleureraient, mais cette fois de joie !
    J’espère réussir, grâce à votre aide,à faire parler du harcèlement sexuel, des agressions sexuelles sur le lieu de travail.En faire parler, c’est déjà le dénoncer et commencer à le combattre réellement ; c’est aussi faire connaître l’iniquité de l’article 226-10 du code pénal.
    Les victimes ont besoin d’aide.
    D’autres causes sont tout aussi nobles et elles rejoignent la mienne : aboutir à un monde plus juste. Je ne veux plus entendre autour de moi des "Hélène, pense à tes enfants, pense à toi, le monde est pourri,tu ni peux rien changer et nianiania..."
    Les victimes ont besoin de vos oreilles attentives, de vos paroles, de vos actions, même "petites".

  • Dominique. Ce que vous écrivez est GRAVE. Vous DEVEZ assistance à votre collègue. Il ne s’agit pas de diaboliser tous les proviseur et petits chefs mais d’ouvrir les yeux et les oreilles.Les victimes de harcèlement sexuel ne montrent pas directement leur souffrance. Elles lancent des appels à l’entourage,à la manière d’un enfant : le harcèlement les conduits dans un état de peur permanente. Elles perdent leurs repères . Elles ne savent plus à qui faire confiance. Elles ont honte de constater qu’elles sont en train de devenir des "bêtes" traquées ,sans moyens d’action.Votre amie doit souffrir. Prenez le temps de l’écouter avec des oreilles attentives ; elle ne vous racontera peut-être pas tout, tout de suite... Gardez contact avec moi svp

  • je m’appelle brigitte je suis aussi fonctionnaire et j’ai divorcé d’un enseignant. Le divorce a duré six ans mon ex mari a fait faire des attestations de parents d’élèves que je ne connaissais pas. Lorsque j’en ai informé l’inspection académique personne ne m’a répondu. Sa directrice d’école a aussi fait une attestation contre moi alors que je ne la connaissais pas. J’ai porté plainte mais elle a été classée sans suite. Effectivement les victimes deviennent des accusées. Il faut se battre et continuer à se battre. Au bout de six ans j’ai réussi à gagner en cour d’appel. Il est clair que le fonctionnariat est encore plus fermé que tout autre entreprise. Courage, surtout ne pas baisser les bras, et surtout ne pas démissionner , il faut réclamer la justice même si c’est long et douloureux.

  • Réponse à ANNE . Philippe, jean, Dominique et toi Norb, pour les autres aussi, sachez qu’Anne comprends parfaitement le fonctionnement de l’Education Nationale. Son document MET EN LUMIERE LE MODE D’EMPLOI DU "ROULEAU COMPRESSEUR". LISSEZ-LE ! DEMANDEZ-LE LUI !
    Question à Anne  : cet article est-il secret ? Je pense que de nombreuses personnes devraient l’avoir entre leurs mains.

  • Merci SISI. Je te reconnais. Je sais tout le bien que tu me souhaites. Je connais ta bonté. Mon "salut" passera par une avancée en matière de lutte contre le harcèlement sexuel ou moral au travail.Il passera par un engagement aux côtés des Femmes victimes de CERTAINS hommes.
    Merci pour tes bras accueillants lorsque je pleurais.

  • Philippe. Je pense comme vous : le Rectorat en laissant faire, en attendant les décisions de justices ne prends pas ses responsabilités d’employeur.Il est complice de l’agresseur, un de ses employés, qu’il protège : l’agresseur est proviseur et je ne suis que professeur(e)

    Croyez-vous que l’Education Nationale se doit - comme tous les employeurs - de prévenir le harcèlement moral et sexuel, de faire en sorte que les conditions de travail des employés soient "correctes" ??? Tellement d’asurdités se sont produites ces six dernières années . Mais c’est la faute de "Personne" : "Personne" n’est au poste compétant ; "Personne" ne traite de ce genre de cas... Je peux témoigner que "Personne" est très sourd(e), très silencieux(se) et fait horriblement souffrir...

  • Réponse à Algahra. Je viens de relire votre message du 23 décembre. Il y a eu non-lieu par manque de preuves . Maintenant je ne suis plus une victime : je suis COUPABLE de dénonciation calomnieuse.L’article 226-10 ne me permet pas d’avoir droit à la présomption d’innocence...Je dois me préparer à être condamnée ; à payer l’agresseur sans qu’il ait jamais été reconnu innocent ; je risque la prison au maximum 5 ans et 300 000 Francs d’amende, l’interdiction d’exercer ma profession Mon crime : avoir dénoncé l’agresseur. C’est celà que j’ai du mal à admettre. je connais une femme condamnée pour dénonciation calomnieuse suite à un non-lieu par manque de preuves.Elle vit seule avec ses deux enfants. Elle gagne environ 2200 Euros/mois. La justice lui retire 18O Euros par mois sur son salaire, suite à sa condamnation. Son crime : avoir dénoncé les actes de son agresseur. Son "pas de chance" : les collègues de travail n’ont pas tous témoigné. Et Elle, Elle se lève tous les matins pour se rendre à son travail. Je ne sais pas si je parviendrais à faire de même.Elle se nomme Agnès.C’est une soeur de souffrance.

  • Réponse à Brigitte.Votre vécu révèle l’absurdité des liens entre l’Education Nationale et votre vie privée : Six ans de calvaire à cause d’une Institution qui se mèle de ce qui ne relève pas de sa compétence. Mais vous avez gagné votre procès. C’est la preuve que rien n’est impossible ! Votre témoignage m’encourage à poursuivre ma recherche de "lumière" ; merci.

  • Ce que je vis peut se produire dans n’importe quel lieu de travail:Mes autres soeurs de souffrance ne travaillent pas à l’Education Nationale.
    Les employeurs doivent tous agir contre le harcèlement sexuel et le sexisme.
    L’article sur la dénonciation calomnieuse doit être modifié : comment les femmes victimes oseront porter plainte si, suite à un non lieu par manque de preuves - fréquents sur les lieux de travail - elles sont pratiquement automatiquement accusées de dénonciation calomnieuse ???
    C’est à chaque citoyen d’agir. Ne croyez pas que vous êtes à l’abris d’un pervers, ce qui m’arrive peut arriver à toutes les femmes, et ainsi atteindre aussi les hommes.Un pervers détruit ce qu’il a décidé de détruire, quelque soit le caractère de la personne.
    Je n’ai aucune force d’action. Juste parler en mon nom pour vous faire savoir que mon "cas" n’est pas unique...

  • La dénonciation calomnieuse est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 Francs d’amende.
    La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu ( qui ne blanchit pas l’agresseur)
    Donc, en cas de non lieu, la victime devient la COUPABLE. Elle ne bénéficie pas de la présomption d’innocence, comme dans n’importe quel procès.
    Vous pouvez faire progresser la justice en signant une pétition demandant la modification de cette loi.
    Allez sur la pétition.com Recherche : article 226-10 lancez la recherche puis informez-vous.Ensuite agissez selon votre conscience.
    En ce qui concerne mon employeur, je ne doute pas qu’il prendra ses responsibilités:Il se doit d’être le premier à montrer l’exemple dans la lutte contre le harcèlement et les agressions sexistes sur le lieu de travail..

  • ***La DDASS souhaite recevoir le dossier de l’enquête administrative, que mon administration refuse de donner***

    Il y a la commission d’accès au documents admpinistratifs, le médiateur de la République, les tribunaux administratifs, et la Cour Européenne des Droits de L’Homme. L’Administration ne peut pas vous priver des vos droit sans donner de motifs sérieux, et elle ne peut refuser de communiquer une enquête administrative au tinunal administraif.

    On perd souvent ses droits pour cause d’ignorance des lois.

  • Hélène,

    Juste un mot pour vous dire que j’ai bien reçu le message que vous m’avez envoyé et dans lequel vous me priez de rester en contact avec vous, mais celà en vaut-il la peine, car en ma qualité d’homme,je n’ai certainement pas la sensibilité que vous souhaitez sur les sujets qui vous préoccupent actuellement ?

    En effet, ayant des soucis de santé, (le coeur qui boite !),je n’aurai certainement pas la faculté de vous apporter toute la présence, l’écoute et le soutien auxquels vous avez droit,car vous ne méritez pas une telle désillusion, après toutes celles que vous avez vécues,ne m’en voulez donc pas si je ne réponds pas à vos messages, et si je me montre "discrèt" ces prochains temps, mais rassurez vous ce n’est pas pour autant que je ne tiendrai pas la promesse que je vous ai faite lors de mon intervention sur votre forum, et soyez certaine que dès la rentrée, je serai à l’écoute de ma collègue à la dérive,et que je ferai tout ce qui est en mon faible pouvoir pour l’aider à se sortir de cette situation délicate , à retrouver sa joie de vivre et son joli sourire,et à ce sujet je lui communiquerai, si vous le permettez, votre adresse courriel.

    Enfin, je souhaite de tout mon coeur (ce qu’il en reste), que vous aussi, vous retrouviez les forces nécessaires pour mener à son terme votre combat,(vous m’avez écrit à ce sujet que vous aviez un cercle d’amis proches et de collègues qui vous soutenaient fidèlement), pour ma part je vais débuter le combat solitaire contre la maladie pour ma "survie", et croyez bien que je vais me battre avec toute les forces physiques et morales, dont la nature m’a pourvu.

    Bien à vous

    Dominique

    PS1 : si je parais me confier, ce n’est pas pour solliciter un quelconque soutien de votre part, je pense que vous avez assez à faire avec vos préoccupations actuelles.

    PS2 : Le numéro de portable que vous m’avez communiqué en off,ne semble
    pas être le bon, car il est toujours indisponible,(ou peut être est ce votre volonté), je ne m’en offusque pas, soyez rassurée, je pense que vous avez droit à la tranquilité et de n’être pas dérangée par un étranger !

  • "On perd souvent ses droits pour cause d’ignorance de ses droits"
    Je ne sais qui m’a écrit ceci mais je réponds : Les syndicats de mon académie,du moins ceux avec qui j’ai été en contact, m’ont dit qu’il n’y avait rien à faire contre l’administration...
    Oui,je ne sais plus où sont mes droits...

  • > Espoir 31 décembre 2004 16:30, par anne

    Lorsque ce forum sera fermé vous pourrez toujours aller déposer vos commentaires sur http://nice.indymedia.org/article.php3?id_article=8420(moins convivial côté ergonomie)
    Cet article reste toutefois consultable sur le site de Oulala.

    Une pétition pour la modification de l’article 226-10 est encore en ligne. Même si sa date de "péremption" est dépassée, il est toujours possible d’y ajouter des signatures. Merci de relayer l’information.

    Merci aux contributeurs. Maintenant.....à l’action.

    Courage Hélène !

 
 
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