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Qui a assassiné Rafic Hariri ?

S’ils étaient honnêtes avec eux-mêmes, les hommes politiques et les journalistes qui accusent la Syrie d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri se poseraient la question qui vient automatiquement à l’esprit au début d’une enquête : « A qui profite le crime ? ».

On le sait aujourd’hui, les Etats-Unis et Israël ne tenaient pas à ce que Rafic Hariri dirige la campagne électorale aux prochaines élections législatives au Liban parce qu’il aurait ensuite gêné la mise en oeuvre de leurs projets dans la région. Si l’homme d’affaires libanais était considéré comme « pro - américain » par les islamistes du courant Ben Laden, il ne l’était pas assez pour les néo - conservateurs américains, les likoudniks et leurs affidés du Comité US pour un Liban Libre. Pour les partisans du « Grand Moyen-Orient », Rafic Hariri était un « nationaliste arabe », tout simplement parce qu’il n’était prêt à accepter la partition du monde arabe en une multitude d’entités ethniques ou religieuses.

Ennemis mortels

Il faut savoir qu’un projet de partition du Liban circule dans les milieux néo - conservateurs américains et libanais. Il est soutenu par Elliott Abrams, nouveau n°2 du Conseil national de sécurité, chargé de destabiliser la Syrie. Ce document appelé « la voie modèle » projette de diviser le pays en deux Etats : un Etat chrétien créé pour devenir un « second Israël » et un Etat musulman où seraient implantés les Palestiniens réfugiés dans le pays depuis 1948.

Comme Rafic Hariri ne voulait pas entendre parler de démembrement, il ne fallait surtout pas qu’il prenne la tête d’une opposition susceptible de gouverner le pays. Sa déclaration au quotidien libanais Daily Star (15/12/04) en faisait aux yeux des néo-conservateurs, un « pro- palestinien » indécrottable. « Un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale », avait-il dit, « est le droit du peuple palestinien ». Ses contacts avec des hommes politiques européens pour empêcher l’inscription du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, ne leur avaient pas échappé. Il rencontrait discrètement Sayyed Hassan Nasrallah toutes les semaines pour le tenir au courant de ses démarches. Quelques jours avant l’attentat, il s’était entretenu à deux reprises avec le cheikh chiite et s’était dit « optimiste sur le résultat » (AFP - 15/2/05). Il avait peut être signé là son arrêt de mort.

La main du Mossad

De toute évidence, s’il y a un pays qui n’avait pas intérêt à assassiner Rafic Hariri, c’est bien la Syrie. Elle n’en avait pas, non plus, la capacité. Comme Rafic Hariri se déplaçait dans un véhicule muni d’un radar qui brouillait les mécanismes de mise à feu des explosifs commandés à distance, ses assassins devaient posséder du matériel de contre- brouillage très sophistiqué. De plus, quand il quittait un endroit, trois convois blindés partaient dans des directions différentes. Comment le commando pouvait-il être sûr de sa présence dans un véhicule autrement que par un système de surveillance aérien à haute altitude ? Dans la région, seuls les Etats-Unis et Israël peuvent mettre en branle de tels moyens.

La revendication de l’opération par un groupe inconnu appelé « La victoire et le Djihad en Grande Syrie » n’est pas crédible. On voit mal comment le Palestinien Ahmed Abou Adas aurait pu disposer des moyens logistiques et techniques nécessaires à sa réalisation, comment il aurait pu camoufler 300 kg d’explosif C4 dans un égout sans se faire remarquer et aurait su que l’ancien Premier ministre libanais allait passer par là.

Selon la résistance irakienne, l’attentat de Beyrouth ressemble à ceux dont l’origine demeure inexpliquée à Bagdad. Pour Rime Allaf, de l’Institut royal des affaires internationales de Londres (Reuters - 14/2/05), il est « l’oeuvre de services secrets, pas d’une petite organisation ». Il a pour but, dit-elle, de « plonger le Liban dans le chaos » et de « faire accuser la Syrie ». Mustafa Al-Naser, conseiller de Rafic Hariri, va plus loin : il accuse le Mossad de l’assassinat (Iran News Agency - 15/2/05). La presse arabe est quasi unanime à montrer Tel Aviv du doigt, mais on cherche en vain un article développant cette hypothèse dans la grande presse occidentale...

Complot

Demander le retrait des troupes syriennes du Liban est une chose, mais en profiter pour accuser les services secrets de ce pays - sans la moindre preuve et contre toute logique - d’être coupable du meurtre de l’ancien Premier ministre libanais n’est pas admissible. Cela relève de la mauvaise foi et du complot.

Les pressions exercées sur le Président Bashar Al-Assad n’ont pas seulement pour objectif de lui interdire de soutenir la résistance irakienne. Le vote de la résolution 1559, l’assassinat de Rafic Hariri, le chaos annoncé au Liban, et la mise en application du Syrian Accountability Act, sont les dents d’un engrenage dont le but ultime est le renversement du régime baassiste et la partition du pays. Quand on lit que la Syrie soutient le terrorisme, menace les forces américaines et celles de leurs alliés avec ses missiles, on se dit que le Cabinet Benador Associates et le Rendon Group, liés au Pentagone et spécialistes en médias- mensonges, sont à nouveau à l’œuvre. Un ami libanais me disait que l’assassinat de Rafic Hariri lui faisait penser à celui de l’Archiduc François- Ferdinand à Sarajevo en juin 1914. L’attentat avait servi de prétexte au déclenchement de ce qui deviendra le premier conflit mondial. Faut-il en déduire que la Quatrième guerre du Golfe a commencé ?


 
P.S.

Sources :

Rafic Hariri tué dans un attentat à Beyrouth par Nadim Ladki (Reuters - 14/2/05)
Thierry Oberlé - Qui a tué Rafic Hariri (17/2/05)
Les souvenirs de la guerre civile soudain réveillés, par Gilles Paris (Le Monde - 16/2/05)
Israel and/or America implicated in killing of Rafik Harriri, par Sam Hamod
(Information Clearing House - 14/2/05)

Hariri : “Le Mossad ou Al Qaïda », par Barah Mikaïl (TF1 - 14/2/05)
Epargnez à ma patrie vos fâcheuses expériences, par Karim Pakradoumi
(France-Pays Arabes, février 2005)

 
 
Forum lié à cet article

14 commentaires
  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 21 février 2005 18:49, par françois-xavier

    Ce qui est certain c’est que ce n’est pas une voiture piégée ni un kamikaze mais bien une charge souterraine comme l’on peut en juger d’après les photos de ce site libanais :
    http://www.lfpm.org/asphalt.php

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 21 février 2005 20:12, par Mehr Licht.

    Bonjour Gilles Munier,

    On ne peut pas tomber plus juste. Je gagerais ma paie que la Syrie n’y est pour rien. Quant au Mossad, je ne miserais rien là-dessus non plus, vu que nous ne le saurons jamais. Alors que tout comme vous je crois qu’il est responsable de cet attentat. Comme vous le dites, il faut avoir beaucoup d’expertise pour faire un semblable attentat et de fric rajouterais-je, et seul le Mossad rallie ces deux éléments.

    Et à qui cela profiterait-il ? sinon à Israël évidemment.

    Cordialement,

    Merh Licht

  • > Oui vraiment qui ??? 22 février 2005 01:27, par oriental

    Bonsoir M. Munir,

    Je suis interloqué par votre article.
    Je me dis, est ce de l’analyse ou de la justification ?

    Si c’est de l’analyse alors pourquoi avoir negligé tant d’autres possibilités, si évidentes…Quitte à les discuter et les éliminer.

    Que Hariri soit un ennemi mortel d’Israel, c’est à voir. Car celui qui gagne ce titre ce serait M. Nasrallah sans conteste. Alors pourquoi Israel s’acharnerait contre un type pacifiste, non combattant pour épargner un Nasrallah combattif et armé à ses frontières ? On peut, au moins se poser la question. Non ?

    Et puis Israel, n’en déplaise, a eu le mérite de ne jamais cacher ses intentions et de les revendiquer. Ainsi, Il a annoncé et eliminé Cheikh Yassine. Sans se cacher. Israel a l’intention d’éliminer Nesrallah et le dit. Mais israel n’a jamais eu de grief ou aucune intention envers Hariri. Honnetement, votre histoire de rencontres/decalarations de Hariri est bien tirée par les cheveux…

    Je n’affirme rien. Mais lorsqu’il y a un crime, on regarde celui qui a les mains ensanglantées d’abord. Et en cela, M. Munier, on a des chose à vous montrer si vous ne les voyez pas de vos propres yeux… Avec un peu d’effort, vous n’etes pas loin de comprendre sans qu’on vous cite des noms. Sauf si vous insistez vraiment et là je vous ferai une jolie liste. J’ai un beau micro qui m’a rendu ce service depuis très longtemps. Mais je pense que vous n’insistez pas vraiment pour avoir cette liste, alors je passe.

    Et puis c’est de la libération du Liban qu’il s’agit. Et de la mainmise politico-militaire syrienne qu’une opposition refuse et dont Hariri devenait le noyau. Est-il acceptable de penser qu’un régime qui ne veut pas lacher sa proie puisse éliminer ses adversaires, comme l’a toujours fait par le passé ?

    Votre analyse ressemble plus à une tentative d’innocenter un accusé qu’à une analyse objective. Et vous déployez un trésors d’omissions et d’oublis… Pourquoi donc ???

    Merci aux démocrates. Ils auront toujours les cris des revoltés dans les oreilles… Mais on en a vu d’autres…

    Bien à vous.

    Oriental

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 22 février 2005 11:04, par Igor

    D’après les renseignements militaires israëliens, ce serait le Hezbollah qui aurait organisé l’attentant.

    http://www.upjf.org/documents/showthread.php?threadid=9041

    Je ne crois pas non plus à une culpabilité de la Syrie, car un tel attentant leur a considérablement nui. Quand à une implication du Mossad ? Quel intérêt Israël aurait-il à assassiner Hariri ?

    Voir en ligne : Le rôle du Hezbollah

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 22 février 2005 12:54, par oriental

    Mon intuition me dit qu’il s’agit bien d’un service syrien ou libano-syrien et sans l’aval de la direction politique.

    Car qui peut croire qu’on puisse manipuler quelques 300 kg d’explosifs sur une artère aussi centrale de Beyrouth sans la connaissance de ces services ? Impensable...

    Par ailleurs, il est évident qu’une direction politique n’aurait pas accepté de commettre un acte dont elle connait la portée.

    Mais on sait aussi comment est gouvernée la Syrie et quels roles jouent les services de renseignements dans la vie du pays.

    Cordialement

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 22 février 2005 14:08, par mimi marseille

    Je pense effectivement que c’est l’oeuvre des services secrets americains et israéliens probablement avec la complicité sur place des ex phalangistes (dont certains ne l’oubions pas ont passé quelques temps en Israel avant de retourner au Liban et donc ont pu être formés par le Mossad). Le but visible est de destabiliser le Liban, obliger la Syrie à retirer ses troupes. Mais cela s’inscrit dans un plan beaucoup plus vaste de redessiner la carte du Moyen Orient (le Grand Moyen Orient comme americains et israeliens l’appellent, carte qui figurait sur le site de la CIA). L’armée israélienne est mobilisée sur la frontière libanaise et est prete à intervenir ayant reçu le ok du gouvernement Sharon (Sharon etait contre le retrait du sud Liban). La Syrie et l’Iran seront attaqués par les Etats Unis la question n’est plus de savoir vont-ils ou non attaqués mais QUAND ? les choses risques de se precipiter car Le voyage de Bush en Europe sert d’écran de fumée à ses ambitions hegemoniques militaires et surtout ils ne veut pas reiterer comme pour l’Irak toute la mise en scène aupres de l’ONU et du conseil de securité (un bide). Deux Grandes Messes Cathodiques ( via les TV) ont ete célébrées (à l’intitative de Chirac qui joue un double jeu) comme écran de fumée pour endormir le " bon peuple" : les commémorations du débarquement americain l’année dernière (americains = sauveurs), et la commémoration de la liberation d’Auschwitz en debut d’année (israéliens= "eternelles" victimes, toujours agressés). Leur politique aux israéliens et americains : guerre permanente, instabilité permanente car ce sont deux pays qui se sont construits sur des guerres et le developpement de leur industrie militaire et ils ne peuvent vivre sans. Ils constituent actuellement comme l’avait justement vu les peuples européens dans un sondage qui a fait "scandale à l’époque" la plus grande menace actuelle pour la survie de la planete car on est au bord d’une troisième guerre mondiale et effectivement l’assassinat d’Hariri fait penser à ce qui s’est passé juste avant la première guerre mondiale (donc cette fois pas de conseil de securité mais un évènement provoqué qui autorisera le declenchement des hostilités). Il est urgent de remobiliser contre la guerre contre les americains et israéliens avant qu’il ne soit trop tard car cette fois nous seront directement touchés.
    Mimi Marseille

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 22 février 2005 16:57, par Roger

    Votre theorie portant sur l’assassinat de Hariri, repose sur plusieures fausses hypotheses.
    1. Les regimes totalitaires et plus particulierement le Baas, repose sur le principe de ne jamais faiblir et de ne jamais ceder. Pour le regime Syrien, ceder au Liban, equivaudrait a donner un feu vert aux reformistes Syriens. La 1ere ligne de defense du regime Baasiste est malheureusement le Liban. Une fois cette carte retiree des mains des dictateurs de Damas, cette derniere faiblira au point ou le regime deviendrait vulnerable aux coups de belier a venir des reformistes. Hariri a tjs ete leur ennemi potentiel. Il represente tout ce que le regime Syrien n’est pas. Pour les Syriens, il ne fait aucuin doute que Hariri pouvait arreter la 1559 de par son amitie avec Chirac : La France etant le principal artisan de la 1559 et non pas les EUA.

    2. Saddam Hussein refusa de retirer ses troupes du Koweit malgre l’ultimatum du conseil de securite et du "building-up militaire" dans le golf. Les regimes de cette trempe prefere sans sourciller l’aventure au compromis. C’est dans ce meme esprit que la Syrie a decider d’utiliser un procede utilise precedemment par ce regime au Liban (avec succes) : L’intimidation et la liquidation. Dans l’esprit des commanditaires, la Syrie calmera le jeu en a) niant a outrance b) encourageant des theories accusant Israel ou meme les EUA !!! c) Sacrifiant le gouvernement actuel d) menacant d’une maniere voilee le Liban et la communaute internationale de transformer le Liban en un nouveau Iraq. Malheureusement leur tactique pourrait reussir.

    2) Contrairement a l’auteur de l’article sujet de ce commentaire, je ne percois aucun interet pour Israel de liquider Hariri, un homme de paix, dont le profil ressemble a Mahmoud Abbas qu’ils ont tellement souhaite a la tete de l’autorite palestinienne. L’accusation est facile et classique dans le monde Arabe. Je ne vois pas le conseile des ministres Israelien premant cette decision. Car une telle action necessite une decison du conseil des ministres. Cette theorie n’est meme pas utilisee par le gouvernement Libnanis pro-Syrien qui favorise une piste integriste. Cette piste integriset completemnet fabrique, fair penser a l’Iraq, d’ou la confirmation de la menace voilee Syrienne "Le Liban deviendra l’Iraq si vous reclamer notre retrait"

    3) Les EUA souhaiteraient un succes d’une opposition representative de la plupart des Libanais et il est difficle de comprendre comment votre theorie peut tenir la route. Les EUA conbattent le Sunnisme extremiste et vous les accuser de vouloir liquider le champion du Sunnisme moderne, modere et ouvert ?!! Il faut beaucoup d’effort pour comprendre cette theorie.

    4) L’accusation que Israel et/ou les EUA sont derriere les attentats suicides et autres en Iraq ne merite pas d’etre commentee. Cette theorie n’est meme pas supporte par les Bin Ladenistes qui sont tres fiers du carnge qu’ils causent en Iraq. A moins que vous soyez convaincu que Bin Laden est un agent de la CIA ou du Mossad ??!!!

    5) Les moyens logistiques utilises pour preparer ce carnage en plantant les explosifs sous l’asphalte dans une des rues les plus principales de Beyrouth, suggerent que les executants ont beneficie d’une couverture locale au plus haut niveau. Et qui dit au plus haut niveau dit Syrie. Il existe probablememnt des agents du Mossad a Beyrouth. Mais de la a penser que ces agents peuvent planter cette charge sous l’asphalte (travail public demandant plusieurs jours) sans etre genes par les patrouilles de polices et autres est simplement irreel.

    Nous comprenons que plusieure theories peuvent etre construites. Mais il est certain que l’histoire, les moyens, le mobile du crime, et la nature meme du regime mafieux de Damas, favorisent le plus et aux yeux de tous la theorie de : Regime Syrien = Assassins.

    Attendons l’enquete intenationale. Malheureusement, les professionels qui ont assassines Hariri n’ont probablement pas laisses les traces qui les meneraient a eux.

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 22 février 2005 18:05, par Igor

    Je vous tire mon chapeau mimi marseille : arriver à parler de Hariri, du Débarquement, de Auschwitz et de la Première guerre mondiale dans un seul message, il faut le faire !
    Et tout ça pour nous mettre en garde contre le Grand Satan et son vassal sioniste ! Bravo !

  • une épine nommée Israel 22 février 2005 23:40, par leila

    D’après des sites sionistes le commandant de l’armée de l’air, le général Eliezer Shakedi, a affirmé que l’aviation militaire israélienne devait absolument se préparer à bombarder les sites nucléaires iraniens.

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 23 février 2005 15:38

    Je n’ai q’une réponse triste à cette question et qui est la suivante :
    Que peuvent ils faire les libanais s’ils découvrent le responsable et le commanditaire de ce crime ?

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 23 février 2005 16:45, par kutkar

    C’est à peu près sûr que les neo-nazis du pentagone sont derriere cette affaire mais je ne comprends pas la réaction des libanais qui manifestent contre la syrie par opportunisme alors que tout le monde sais qu’un petit pays ne peut être que le vassal d’un autre pays. Si ce n’est pas la syrie, ce sera Israel, l’ennemi jurés du liban !
    Autre chose, pourquoi Hariri s’est placé dans l’opposition au moment où les bruits de guerre menaçaient la Syrie. S’est-il associé au "diable" qui a décidé de se débarrasser de lui pour créer un prétexte ?

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 23 février 2005 21:39, par oriental

    Le role du Liban est d’intervenir en Syrie, mon cher kutkar. Oui et c’est dans son interet que la Syrie devienne une démocratie.

    On fera tout pour que le peuple syrien, notre voisin, qui souffre de dictature multi-decennale goute enfin aux douceurs des élections et de pouvoir un jour regarder sur sa télé nationale un entretien avec un EX-Président. Je suis sur qu’il crève d’envie de voir d’autres tetes la-bas.

    Il ne suffit plus de demander le retrait des troupes d’occupation syriennes du Liban. Elles vont partir, c’est sur. Il faut poursuivre et écarter le mal qui pèse sur nos voisins. On les aidera pour notre bien.

    C’est la mission des grands peuples, nourris au lait maternel et qui sanctifient la liberté.

    "Adorez la liberté pour que les despotes ne vous gouvernent pas"

    Le reste... vous savez...c’est de la sauce...

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 25 février 2005 10:13, par roger

    Au delà du rêve annexionniste ou plutôt de la révision Syrienne des accords de Sykes-Picot, les intérêts Syriens au Liban ont évolués de 1976 jusqu’à ce jour. Comment ?

    1. Sous le prétexte de défendre les chrétiens du Liban encerclés par la puissante OLP et le mouvement nationaliste de l’époque, Hafez El Asad a donné l’ordre en 1976 à ses troupes de prévenir une victoire totale de l’OLP et du mouvement nationaliste. Les troupes Syriennes, mettaient au pas l’OLP et liquidèrent en 1977 Kamal Joumblatt, le leader du mouvement nationaliste de l’époque. Sur une même note la Syrie commençait à infiltrer et consolider son influence sur une grande parte de politiciens Libanais. Cette influence qui se transformera avec le temps en contrôle. L’objectif de Hafez El Asad n’était sans aucun doute pas la protection des Chrétiens. Cette protection était le prétexte politiquement correcte pour s’introduire dans le déversoir Libanais. L’objectif stratégique de la Syrie étant de consolider sa position stratégique vis-à-vis d’Israël en contrôlant l’OLP et la sécurité de la frontière Nord d’Israël. Ne pouvant établir l’équilibre stratégique tant souhaité, à travers l’armement classique, Asad visait à transformer le Liban et ses invités, à savoir l’OLP, en une carte stratégique dans sa lutte contre Israël. Le contrôle du Liban et de l’OLP par la Syrie pallierait à la suprématie militaire Israélienne. D’un point de vue géopolitique, la Syrie s’est avantageusement placée en 1976 sur l’échiquier du Moyen-Orient, à travers son quasi-contrôle du Liban et de l’OLP.
    2. Le périple de Sadate a Jérusalem en 1978, a crée un nouveau déséquilibre stratégique auquel la Syrie devait faire face. L’OLP et le mouvement nationaliste, jadis mis au pas par la Syrie, regagnaient les privilèges perdus et se trouvaient propulsés de nouveau au rang d’alliés privilégiés de la Syrie au Liban. Entre-temps, les services de renseignement Syrien sous l’impulsion du Colonel Ghazi Kanaan, tissaient un réseau d’influence, d’intimidation et de terreur au Liban. Un réseau d’enrichissement illicite brodé d’intérêts personnels enchevêtrés se faufilait dans les centres de décision politique, administratif, sécuritaire et judiciaire au Liban.
    3. Cette nouvelle stratégie qui favorisait l’OLP et le mouvement nationaliste au détriment des Forces Libanaises de Bachir Gemayel, jetait ce dernier dans les bras d’Israël, et accentuait ainsi les divisions interlibanaises. Le « laisser faire » accorde au Liban à L’OLP, préparait la voie à l’invasion Israélienne du Liban. Cette invasion en 1982, réduisait encore une fois la marge de manœuvre de la Syrie en délocalisant l’OLP vers la Tunisie et en confirmant la suprématie militaire Israélienne ; conclusion logique suite a la destruction de plus de 80 avions de chasse Syriens, contre 0 pertes Israélienne. Encore une fois Asad se trouvait confronte a un déséquilibre stratégique saillant. L’OLP n’était plus sous son contrôle, la vulnérabilité de son armée était mise a nu et le nouveau Président élu Libanais risquait de réunifier les Libanais sur de nouvelles bases et sortir complètement le Liban du cercle d’influence de la Syrie. Bachir fur assassiné par la Syrie par PSNS interposé. Amine Gemayel prenait la relève dans une ambiance de désillusion Américaine et Israélienne.
    4. Hafez El Asad n’est pas homme à se déclarer vaincu. Encore une fois le régime Baasiste rebondissait en toisant une alliance régionale avec l’Iran (même contre L’Iraq Arabe et Baasiste), devenue entre-temps République Islamiste foncièrement anti-américaine et en procurant un support illimité a plusieurs groupements Libanais, anciens (PSP, Amal, PSNS….) et nouveau (Hezbollah). Des attentats suicides contre les Marines, le drakkar, les ambassades américaines au Liban, la prise d’otages de ressortissants étrangers, l’opération terroriste de la TWA, la victoire du PSP contre les Forces Libanaises dans la montagne, la victoire du PSP contre l’armée Libanaise au Chahhar, le départ précipité de la force multinationale, l’avortement de l’accord du 17 Mai 1983, TSAHAL repoussée vers la bande frontalière du Sud par une résistance Libanaise de plus en plus agressive mais aussi de plus en plus Islamiste ; toute cette cascade d’événements remettaient le pied de la Syrie dans l’étrier Libanais. La Syrie renaissait des cendres du Liban.
    5. L’effondrement de l’Union Soviétique mettait encore une fois la Syrie dans une mauvaise posture. Son support stratégique régional et pourvoyeur principal en armes, concédait la défaite contre le camp Americano-European, plus connu à l’époque sous l’appellation « Monde Libre ». Mais encore une fois la providence jouait en faveur de Asad et son régime. Le Koweït fut envahi par Saddam et le conseil de sécurité sous impulsion américaine était décidé à bouter les Iraqiens du riche Emirat. La stratégie élaborée par les EUA reposait essentiellement en terme militaire sur leurs forces armées et en terme de relation publique sur une coalition comptant des dizaines de pays dont des pays Arabes. Asad saisit l’opportunité au vol et intégra la coalition. A ce moment de l’histoire la politique américaine au Moyen-Orient reposait essentiellement sur a) la stabilité b) établir une dynamique de négociation entre les belligérants, à savoir Israël et les pays Arabes. La Syrie fut considérée comme un élément stabilisateur dans un Liban miné par plus de 15 ans de guerres internes. La présence tolérée de la Syrie au Liban était encore une fois re-confirmee par les Américains et la communauté internationale comme monnaie d’échange contre la participation Syrienne a la coalition de la 2eme guerre du Golf. La Syrie nouvellement mandatée au Liban, confortera les Américains en disant oui pour la conférence de Madrid. Dans cette ambiance de victoire de la coalition au Koweït, la conférence de Madrid en route, la Syrie était plutôt dans les bonnes grâces des EUA. Le Liban dans tout ça, comptait peu. A l’époque, propager la démocratie était encore une thèse prenant forme dans les cercles du pouvoir a Washington. Pas encore une réalité. Encore une fois Asad et son régime ont été sauvés par l’histoire. Pas le Liban.
    6. Durant la dernière décennie du 20eme siècle, les Syriens ont habilement complétés leur mainmise totale sur les institutions du pays otage. La vie politique était régie entièrement par un officier des services de renseignements Syriens, installé à Anjar, petit village frontalier avec la Syrie. Les lois électorales étaient établies a Anjar, les candidats aux élections devaient pour la plupart avoir la bénédiction de Anjar pour être intégré dans une liste électorale gagnante. Anjar usait brillamment de la politique de la carotte et du bâton envers une populace politique Libanaise qui semblait avoir perdue entièrement sa dignité. Les quelques voix opposantes se trouvaient étouffées par soit un système judiciaire entièrement asservie par Anjar ou par l’exil politique. Le monde entier ne regardait plus du coté de Beyrouth et acceptait le fait accompli de cette prise otage au grand jour. Le poids régional de la Syrie qui contrôle (plus ou moins) aussi bien le Hezbollah que l’âme du panarabisme arabe, devait être ménagée par les EUA et le reste du monde, en pleine négociation de paix entre les Arabes et Israël. C’est quant les négociations bilatérales Israélienne/Syrienne se retrouvèrent dans l’impasse, que la Syrie commença a utiliser ses cartes Libanaises : a) Le Liban se retira des négociations bilatérales sous le sigle de « l’unification du destin » entre la Syrie et le Liban, b) Hezbollah (guidé a cette époque par Abbas Moussaoui) se chargeait sous impulsion Syrienne de bombarder les villages du Nord d’Israël. Evidemment, le Liban payait cher le prix des représailles Israélienne et de la paix manquée. Il était clair que le Liban devenait la seule carte de pression Syrienne sur le cours des événements dans cette partie du monde. Sans oublier que après des dizaines d’années de présence au Liban, les intérêts personnels d’une certaine nomenclature Syrienne étaient enracinés dans le monde politico-juridico-economique du Liban et prenaient des dimensions colossales. Un retrait du Liban comme prévu par les accords de Taef, mènerait d’un coté a la perte de la Syrie de son seul capital stratégique et de l’autre a la compromission des intérêts personnels d’une clique de sangsues qui s’est gavée durant tant d’années du sang des Libanais. Aussi bien au sens figure qu’au sens propre.
    7. Oslo et les accords de paix entre la Jordanie et Israël représentaient encore une fois une défaite de la politique de Asad qui prônait un front Arabe unifié en face d’Israël. Ce front se trouvait dégarnie du plus grand pays Arabe, L’Egypte, d’un pays limitrophe d’Israël, la Jordanie et plus essentiellement par le peuple source même du conflit, les Palestiniens eux-mêmes. Il ne restait plus que la Syrie et le valet Libanais. Il était vital pour la Syrie de consolider encore plus sa mainmise sur le Liban. Appliquer Taef n’était pas du tout d’actualité au sein des cercles de décisions Syriens. Hezbollah, qui a brillamment réussi la passation de pouvoir de Moussaoui assassiné par les Israéliens vers un brillant Hassan Nasrallah, devait jouer un rôle essentiel dans la stratégie géopolitique Syrienne. Le Liban et plus particulièrement le Liban Sud devenaient un levier Syrien d’importance. Toutefois, la résistance, désormais accaparée par le Hezbollah de Nasrallah, gagnait sa légitimité internationale et nationale suite au « modus operandi » d’Avril 1996. Ce « modus operandi » façonné principalement par Hariri, était bien reçu par les Libanais et le Hezbollah. La Syrie fut désagréablement surprise par cet accord qui limitait les activités de résistance du Hezbollah contre les militaires Israéliens présents au Liban Sud. Cette limitation des activités de la résistance portait atteinte au levier Syrien. Désormais le bombardement du Nord d’Israël était exclu et par conséquence le levier Syrien était compromis. La stature de Hariri paraissait au grand jour. Pour les Syriens, Hariri représentait désormais beaucoup plus que le milliardaire homme d’affaire, mais plutôt un dynamo de politique international dont le carnet d’adresse et le tissu d’amitiés internationales, Arabes et même Syriennes, qui sortait de l’ordinaire Libanais. Hariri devenait à partir de 1996 aux yeux du régime Baasiste de Damas l’homme à contenir. L’influence de Hariri sur la scène locale devait être jugulée et réduite. A cet effet, un militaire a la stature a peine locale et jurant fidélité a la Syrie fut propulsé au rang de Président de la République en 1998. Le rôle essentiel de ce militaire était de réduire l’influence de Hariri et d’entacher son aura et sa réputation.
    8. En Mai 2000, Tsahal se retira unilatéralement du Liban Sud dans le cadre de la résolution 425 du conseil de sécurité, voté en 1978. Ce retrait résultant principalement des coups assenés par le Hezbollah avec un brio reconnu de tous était une victoire historique des Libanais. Une belle victoire qui faisait penser ironiquement au combat de David contre Goliath. Pour la Syrie, pourtant, ce retrait représentait une défaite. Le levier du Liban Sud exploité par la Syrie contre Israël, était sérieusement compromis sinon aboli. La Syrie perdait tout moyen de pression sur Israël. Heureusement les hameaux de Chebaa occupés par Israël en tant que territoire Syrien en 1967 et jamais réclamés par le Liban, devenaient tout à coup territoire Libanais. Ces hameaux non inclus par la résolution 425 redonnaient du tonus à la résistance sous impulsion Syrienne. La Syrie instruisait le régime mis en place a Beyrouth de s’accrocher a ces hameaux déserts dont la propriété est contestée par les Nations Unis, pour relancer les activités du Hezbollah, dont la lutte armée offensive avait perdue toute légitimité internationale et ne faisait plus l’unanimité sur le plan national. Mais il était certain que la mainmise Syrienne au Liban commençait au début du 21eme siècle de se retrouver en port a faux. Les Libanais contestants cette mainmise, devenaient plus vocaux, l’excuse Israélienne s’était estompée, les alliés d’hier devenaient moins dociles, le pouvoir en place représenté par le général président Lahoud devenait chaque jour plus impopulaire. Hariri toujours en rapports civils avec le régime Syrien, voyait son crédit de confiance avec le régime Asad, surtout à l’époque du jeune héritier Bachar, disparaître. Malgré toute les preuves de bonne foi démontrée par Hariri, surtout a travers les nombreuses médiations entre la Syrie et L’Europe en général et particulièrement la France, Hariri ne réussit pas a amadouer un leadership Syrien forgé par les lois de la soumission, de la force et du contrôle.
    9. Le 11 Septembre 2001, 19 zélotes islamiques, occasionnaient un nouveau Pearl Harbour. Le géant Américain, seule superpuissance planétaire était réveillé par le choc du 11 Septembre. L’histoire du monde moderne était désormais délimitée par la période précèdent le 11 Septembre 2001 et par la période post 11 Septembre 2001. Le leadership américain a épousé la thèse élaborée par plusieurs « think tanks » qui repose sur les équations suivantes : Les démocraties ne se font pas la guerre, les régimes autocratiques produisent l’extrémisme et l’extrémisme produit le terrorisme. La paix et la sécurité des Américains passe par l’abolition du terrorisme et la prévention du terrorisme potentiel est tributaire de la mutation des pays autocratiques en pays démocrates, en particulier ceux du grand Moyen-Orient. Le régime des Talibans fut le premier à passer au sabre fin de la nouvelle doctrine américaine. L’Iraq suivait sous fond de controverse internationale. L’Iraq, régit durant 3 décennies par un régime bassiste autocrate et sanguinaire, tombait a genoux devant l’Amérique. L’invasion de l’Iraq motivée par plusieurs considérations stratégiques américaines n’est pas le sujet de cette analyse ; toutefois, la Syrie s’est retrouvée naturellement menacée par a) la présence de 150 000 soldats Américains a ces frontières orientales b) une démocratie potentielle en Iraq. Contrer la politique américaine dans la région était devenue une des priorités du régime Syrien. La Syrie se transformait en pays refuge des ex-baasistes Iraqiens et en point de passage des zélotes kamikazes accourus des tout les coins du monde Arabe et islamiste avec pour seul but se faire exploser en Iraq. L’insurrection Iraqienne pouvait compter sur le support de la Syrie en matière de pays refuge et pourvoyeur principal en explosifs, armes et illuminés. Le régime Syrien se retrouvait encerclé par la Turquie au Nord, Israël et la Jordanie au Sud et L’Iraq a l’Est. Il n’était pas question de lâcher au Liban et se retrouver en position de victime d’un échec et mat.
    10. Le régime Lahoud fort de son apparat sécuritaire entièrement acquis au régime Syrien avait fait preuve d’exemplarité de soumission durant les 6 années de son mandat constitutionnel. Il n’était pas question pour les Syriens de risquer un dérapage quelconque a un moment ou les élections Afghanes, Iraqiennes et Palestiniennes devaient se dérouler dans une liesse démocratique contagieuse. C’est contre la volonté quasi-unanime des Libanais et de la communauté internationale que les Syriens ont ordonnée la prorogation de Lahoud pour 3 nouvelles années. Un parlement en partie soumis, en partie terrorisé amendait la constitution permettant ainsi a contrecœur de reconduire le Président le plus impopulaire de l’histoire du Liban pour 3 nouvelles années. Hariri le plus virulent opposant de la prorogation votait avec la majorité de son bloc parlementaire au profit de cette même prorogation après sa dernière visite des responsables Syriens. Il ne fait aucun doute qu’il fut sensible à des menaces clairement articulées. Ces menaces portaient surtout sur la destruction de Beyrouth. Hariri ne pouvait risquer la destruction de sa capitale après 13 années de reconstruction et de sacrifices. Apres 29 ans de présence au Liban ou l’histoire a toujours jouée en faveur de la Syrie, la prorogation de Lahoud était la faute de trop. La France grande amie de Hariri, se déclarait désormais entièrement acquise à l’indépendance du Liban. Très vite les signes de la sédition des Libanais émergèrent. La résolution 1559 principalement proposée par la France et les EUA fut votée par le conseil de sécurité, Hariri nominé pour former le nouveau gouvernement post reconduction s’excusait et rendait son tablier, Joumblatt, grand leader Druze, inspirateur d’un rassemblement élargie de forces démocratiques et allié politique de Hariri se retranchait dans une opposition claire et franche du nouveau mandat Lahoud et commençait a glisser vers une position anti-Syrienne franche.
    11. L’attentat a la voiture piégée visant Marwan Hamade démontrait la détermination des Syriens de ne pas lâcher prise au Liban. Marwan Hamade, miraculeusement sorti indemne de cet attentat qui coûtait la vie à son garde de corps, était accusé par les voix de Damas au Liban d’avoir écrit avec Ghassan Salame sous l’impulsion de Rafic Hariri la résolution 1559. Les criminels commanditaires et exécutants de l’attentat Hamade courent toujours. Contrairement a l’effet escompté par l’attentat Hamade, l’opposition nationale, c,a,d multiconfessionnelle, trouvait un tonus exceptionnel, et la série des réunions au Bristol débutait. A ces réunions aussi bien aux réunions des commissions créées par Bristol, des représentants du Mustaqbal (Hariri) étaient présents. Il était désormais clair que Hariri, tout en se cantonnant au centre, apportait la crédibilité nationale à cette opposition. Même Hezbollah, comme nous l’avons récemment appris, était sensible au message d’union que prônait Rafic Hariri. Pour les Syriens Hariri les avaient trahi en inspirant aussi bien la 1559 que cette nouvelle opposition nationale, jamais vue au Liban depuis plus de 30 ans. Le vrai danger étant une victoire de cette opposition aux élections législatives prochaines dont le résultat ne serait pas moins que l’effondrement de l’état dans l’état construit depuis plusieurs années par les architectes Syriens. Un tel scénario représente aux yeux du régime Syrien l’échec et mat tant redoute. Une débâcle politique au Liban sonnerait le glas du régime bassiste en Syrie. Pour le régime Syrien, le Liban est la 1ere et dernière ligne de défense de ses privilèges arrachés au peuple Syriens depuis plusieurs décennies. Dans un geste d’orgueil, de désespoir et d’instinct de survie, le destin de la personnalité qui a le plus marque l’histoire du Liban était scellé par un régime qui est toujours motorisé par une logique Stalinienne. Evidemment, les commanditaires de cet attentat odieux, mènent campagne afin de défigurer la vérité et récolter les dividendes de leur acte criminel. L’élaboration de théories qui ne portent aucune crédibilité, sont déversés chaque jour par les porte-parole payés ou inféodés.

    En conclusion, le régime Syrien est motive uniquement par son maintien au pouvoir contre et malgré tout le monde. Sa présence au Liban s’inscrit dans ce cadre. Tous les moyens sont bons pour ce régime d’une autre époque pour écarter les dangers qui menacent sa présence au Liban.

    Avec les données actuelles, quelle soit d’ordre techniques ou politique, il est très peu probable que les commanditaires de ce crime odieux, soit autres que ceux qui sont désignés par la grande majorité des Libanais et de la communauté internationale.

    La question est de savoir si la commission d’enquête internationale pourrait produire un travail crédible après 12 jours du crime avec toutes les inconnues et le probables dissimulations ou contamination faites par ceux la même qui peuvent en toute impunité planter une charge explosive de cette taille sous la chaussée dans une des rues les plus principales de la capitale.

    Nous sommes occupés mais pas cons.

  • > Qui a assassiné Rafic Hariri ? 28 février 2005 18:17, par DALÏYA

    je suis une libanaise et quand j’entends les autres accuser la syrie sans réfléchir.... je suis sûre et certaine que ce ne sont pas eux et que c’est des israeliens....... toutes les raisons qu’on peut donner a cet attentat ne me font penser qu’a eux. LES SYRIENS NESONT PAS CAPABLES D’UNE chose pareille.

 
 
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