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LA FACE CACHÉE DES GI’S

Le bilan humain de toutes les guerres ne peut se réduire aux seules pertes et blessures directement dues aux combats et, selon l’expression aujourd’hui consacrée, aux dégâts collatéraux, puisqu’il faut aussi prendre en compte leurs inévitables lots d’atrocités. Comme, par exemple, les actes de torture dont se sont récemment rendus coupables des soldats américains, britanniques et danois en Irak. [1] Appliquant cette exigence d’exhaustivité au champ historique de la Seconde Guerre mondiale, J. Robert Lilly, professeur de sociologie et de criminologie à la Northern Kentucky University, a étudié les viols commis par des militaires américains, successivement au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, à partir des « archives officielles des procès en cour martiale contre les soldats américains en Europe » (p. 78), des documents dignes de foi qui éclairent crûment la face cachée de certains GI’s. [2]

Note de lecture

Fait remarquable, l’édition originale de ce livre proposé au public francophone n’est parue ni aux États-Unis, ni nulle part ailleurs ! A la lecture de ses intentions, l’auteur ne porte pas l’entière responsabilité de cette anomalie éditoriale. De fait, le but de Robert Lilly « n’est pas de réviser ou d’altérer l’histoire des principaux aspects - politiques, idéologiques, militaires, culturels - de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de [son] livre est plus étroit, peut-être même plus petit : mettre en lumière un chapitre largement négligé des comportements répréhensibles des soldats américains au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. » (p. 43)

« Le 11 septembre 2001, puis l’engagement militaire américain rendent difficile (...) une telle publication aux États-Unis » (p. 19), suggère en guise d’explication Fabrice Virgili, le chargé de recherches à l’Institut d’Histoire du Temps Présent qui signe la préface. « Sans doute était-il préférable », ajoute-t-il prudemment, « de publier dans un premier temps la traduction française de ce travail avant de publier l’édition originale outre-Atlantique ». (p. 19) Si l’on voulait suivre ce raisonnement optimiste qui entrevoit la possibilité d’une prochaine publication aux États-Unis, il faudrait pouvoir faire abstraction de la censure. Or, elle existe ! [3] De plus, s’il fallait attendre la fin de la guerre contre le terrorisme - tout l’annonce longue -, le lecteur américain ne serait pas près de lire l’ouvrage de Robert Lilly dans sa propre langue. En tout cas, même s’il s’exprime allusivement, Fabrice Virgili a fondamentalement raison : c’est l’instrumentalisation, en pleine commémoration du soixantième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, de l’image des valeureux GI’s, par les faucons de l’administration Bush empêtrés dans leurs guerres en Irak et en Afghanistan, qui explique que « les lecteurs francophones ont donc la primeur de cette recherche. » (p. 19)

Parce qu’elle jette aussi un éclairage direct sur un pan peu connu de l’histoire de la Libération, cette étude originale contribue également, dans une certaine mesure, au dégonflage du mythe qui réduit cette période de la guerre à une succession de scènes de joie et de liesse. [4]

Lever un tabou

Avant d’entrer dans le vif du sujet de la recherche de Robert Lilly, un bref rappel historique peut être nécessaire. Ainsi, bien que la Convention de Genève l’ait interdit en 1949 [5], le viol a encore été longtemps considéré comme « un sujet tabou » (p. 53). C’est la publication en 1975 du livre de la féministe américaine, Susan Brownmiller, Against Our Will - ouvrage de référence aussitôt traduit en français, sous le titre : Le viol - qui déliera les langues. [6] Mais ce n’est qu’en 1993 que l’ONU fera du « viol un crime de guerre ». Le premier procès aura lieu « en juin 1996, lorsque le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye condamn[era] huit militaires et officiers de police bosno-serbes pour des affaires de viols commis sur des femmes musulmanes durant le conflit bosniaque ». (pp. 53-54)

Autre résultat de la levée du tabou, nombre de travaux scientifiques consacrés aux viols et/ou aux viols de guerre ont vu le jour ces dernières années. Un des enseignements majeurs de cette historiographie récente est que toutes les armées comptaient - et comptent encore - des soldats violeurs dans leurs rangs. Les GI’s, qui sont au centre de l’étude de Robert Lilly, ne détenaient donc pas le triste apanage des viols commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Les soldats britanniques, français et soviétiques n’étaient pas en reste ; les militaires allemands - qui s’étaient déjà si tristement illustrés en Belgique durant la Grande Guerre - non plus. [7]

Viols au Royaume-Uni

Le cantonnement, entre janvier 1942 et décembre 1945, de quelque trois millions de soldats américains sur le sol britannique provoquera, même si les États-Unis et le Royaume-Uni étaient alliés et leurs populations respectives anglophones, un choc culturel responsable de l’émergence d’un sentiment anti-américain qui n’échappera pas à la perspicacité d’un observateur tel que George Orwell. Conséquence collatérale de ce long stationnement massif de GI’s au Royaume-Uni, trois caractéristiques propres à la culture américaine vont sérieusement perturber les rouages de la société britannique, avant de déranger ceux d’autres pays européens : « le racisme institutionnel de jure » (« l’armée était l’une des institutions [américaines] les plus (...) ségrégationnistes »), « le racisme sexuel » (« des lois antimétissage interdisa[ie]nt aux Noirs d’avoir des relations sexuelles avec des femmes blanches ») et « la justice militaire » [8] (« plus rigoureuse et brutale envers les Noirs que la justice civile ». (pp. 32-33 et 37-38) Combinés à l’anti-américanisme naissant, les effets négatifs de ces trois importations culturelles américaines auront une incidence réelle sur le type de viols perpétrés par les GI’s au Royaume-Uni.

A ceux qui pourraient trouver relativement dérisoires les données chiffrées qu’il a recueillies dans les archives des procès en cour martiale contre les soldats américains en Europe, Robert Lilly rappelle que « le viol est l’un des crimes les plus sous-répertoriés », à tel enseigne que certains spécialistes partent « du principe que seulement 5 % des viols furent enregistrés » (p. 40). S’il voulait se faire une idée plus proche de la réalité, le lecteur devrait donc multiplier les chiffres qui suivent par vingt. Au total des trois pays au centre de la recherche de Robert Lilly, « c’est d’environ 18 000 violeurs qu’il faudrait parler ». (p. 40)

Sur les 121 cas de viols ordinaires reconnus au Royaume-Uni [9] - parmi les auteurs desquels on comptait environ deux tiers de violeurs blancs -, seuls 27 ont fait l’objet d’un jugement devant la cour martiale américaine, tout au long d’une période de plus de deux ans se terminant fin 1944. Or, preuve de la partialité de la justice militaire américaine, « la plupart des viols qui furent (...) jugés avaient été commis par des soldats appartenant à des unités noires. » (p. 139-140) Comme, par exemple, l’intendance où étaient cantonnés presque tous les soldats de couleur de l’armée, lesquels représentaient, au total, seulement dix pour cent des effectifs militaires américains. Au terme de ses recherches pour le Royaume Uni, Robert Lilly arrive à la conclusion que les GI’s violeurs, qui y sévissaient, commettaient leurs méfaits sexuels et autres violences pouvant aller jusqu’au meurtre, surtout dehors pendant la nuit, le plus souvent en solitaire mais parfois aussi en groupe, généralement sous l’emprise de l’alcool (bière) et presque toujours armés. Malgré les lacunes des archives, il semble que leurs victimes, pour une bonne moitié encore célibataires, « étaient principalement des adolescentes et des femmes d’une vingtaine d’années ». (p. 140)

Viols en France

Le débarquement allié en Normandie déclenche un déferlement de soldats américains sur le sol d’un pays ami dont, à la différence des Britanniques, la population ne partage pas la langue, et qui, de surcroît, a enduré jusque-là les affres de l’occupation allemande. Responsables d’une tension, entre militaires et civils, sans commune mesure avec le choc culturel évoqué pour le Royaume-Uni, les « caractéristiques propres » à cette arrivée massive et soudaine de GI’s libérateurs en France - et tout particulièrement en Normandie - vont « influencer », au même titre que les effets néfastes des trois éléments de la culture américaine que l’armée charrie avec elle, « les schémas de viols commis par les soldats américains » (p. 154), au lendemain du 6 juin 1944.

Avec un total de 68 condamnations sur une seule année, pour 125 ou 181 viols répertoriés selon les sources, on peut aisément en conclure que la justice militaire américaine faisait preuve, en France, d’une plus grande sévérité qu’au Royaume-Uni, face à un phénomène qui prenait de l’ampleur. Même s’ils étaient plus nombreux à violer qu’au Royaume-Uni, la sur-représentation des Noirs condamnés en France (plus de 80% des cas jugés concernaient des soldats de couleur [10] alors qu’ils ne représentaient au total qu’un dixième des effectifs militaires américains), qui appartenaient presque tous à des unités d’intendance beaucoup moins encadrées qu’avant le débarquement, constitue une nouvelle preuve de la partialité de la justice militaire des États-Unis, un pays qui, comme le souligne Robert Lilly, « avait une longue tradition de brutalité, de pudibonderie et d’intolérance concernant les relations sexuelles entre homme noir et femme blanche ». (p. 187)

Les GI’s, qui opéraient en France de manière sensiblement différente qu’ils ne l’avaient fait sur le sol britannique, violaient partout et à n’importe quelle heure, parfois seuls mais plus fréquemment en groupe - Robert Lilly consacre plusieurs pages aux « viols collectifs » dans lesquelles il évoque même certains « viols de gang ». (p. 161) Sous l’influence de l’alcool (le calvados et le vin ayant succédé à la bière anglaise), les soldats qui se rendaient coupables de pareils méfaits sexuels commettaient souvent en même temps d’autres actes de violence. Nombre des victimes parmi lesquelles figuraient « des enfants, des personnes âgées, des [femmes] marié[e]s, des célibataires, des vierges, des mères et des femmes enceintes (...) subirent davantage qu’un viol. Elles furent souvent sévèrement battues, essuyèrent des tirs et furent mutilées avant d’être violées ». (p. 166) En France, conclut Robert Lilly, « la fréquence et la férocité des viols furent donc pires qu’au Royaume-Uni. » (p. 147)

Viols en Allemagne

Autre pays, autres moeurs... de GI’s. Après avoir repoussé la dernière grande offensive allemande et remporté la bataille des Ardennes, les soldats américains envahissent l’Allemagne nazie, un pays qui croule littéralement sous les bombardements alliés et dont le moral de la population est, en cet hiver 1944-1945, au plus bas. Citant un avis anonyme, Robert Lilly donne l’exemple de Berlin où « en novembre 1944, le moral et les conditions de vie (...) étaient si déplorables que 50 personnes se suicidaient chaque jour en moyenne ». (p. 204) Ridicule dans ces conditions d’évoquer un quelconque choc, voire un bouleversement culturel, ou stigmatiser la barrière linguistique qui séparait les GI’s des civils allemands. Sans compter que les effets négatifs de certaines particularités culturelles américaines importées avec l’armée avaient tendance à s’estomper au fil du temps, les facteurs qui permettaient jusqu’ici d’expliquer l’évolution des schémas des viols commis par des soldats américains perdent toute pertinence lorsqu’on les applique au cas allemand. De fait, puisque l’Allemagne offrait - si l’on peut s’exprimer ainsi - des conditions nettement plus favorables aux candidats violeurs, certains GI’s s’y sont complètement déshumanisés, adoptant un comportement beaucoup plus violent encore à l’égard de leurs victimes qu’ils considéraient comme partie intégrante du butin de guerre.

En comparaison de celles du Royaume-Uni et de la France, la fréquence des viols commis par des soldats américains en Allemagne était beaucoup plus élevée. Malgré le laxisme dont la justice militaire américaine a fait preuve en terre ennemie [11], les archives des procès en cour martiale répertorient quand même 187 condamnations pour viols réparties sur une courte de période de neuf mois (dont 68 cas de viols collectifs). Par contre, encore loin de refléter l’exacte proportion de soldats noirs présents dans l’armée américaine, la répartition selon la couleur de la peau des 284 GI’s condamnés pour affaires de viol commis en Allemagne était “équitable” : moitié Noirs, moitié Blancs. Malgré la persistance de préjugés raciaux au sein de l’institution militaire américaine, on notait parallèlement une baisse proportionnelle du nombre de Noirs jugés et condamnés dans des viols collectifs. Pour Robert Lilly, « une explication possible réside dans le fait que les différences raciales qui divisaient les troupes américaines perdaient de l’importance au fur et à mesure qu’elles progressaient à travers la France et l’Allemagne. » (p. 213) [12] Cette explication permet également de comprendre pourquoi seulement un tiers des soldats impliqués dans des affaires de viol sur le sol ennemi venait des troupes d’intendance. Les autres violeurs appartenaient à d’autres unités combattantes de l’armée américaine, auxquelles les soldats de couleur commençaient à avoir accès.

Pensant avec raison pouvoir bénéficier d’une plus grande impunité chez leurs ennemis allemands - à la différence de ce qui avait prévalu au Royaume-Uni et en France, il n’y eut, en plus du laxisme de la justice militaire déjà évoqué, aucune exécution de soldats violeurs en Allemagne -, les auteurs de violence sexuelle y agissaient presque selon un « schéma classique » [13] : à plusieurs au domicile de leurs victimes, armés et sous l’influence de l’alcool, à toute heure de la journée mais surtout de la nuit. Selon les archives, leurs viols et autres violences de plus en plus brutales et humiliantes [14] ont fait en tout 243 victimes dont une majorité d’adolescentes et une proportion égale de femmes mariées et célibataires : des « Allemandes » qui, conclut Robert Lilly, « furent en Europe les femmes les plus vulnérables face aux soldats américains ». (p. 195)

Conclusion

La face cachée des GI’s contient non seulement de nombreuses scènes de viols décrites de façon réaliste - ce qui n’en fait pas pour autant un livre voyeuriste -, telles que Robert Lilly les a trouvées dans les archives, mais aussi beaucoup de chiffres et de statistiques reposant parfois sur des échantillons minuscules. Une faiblesse qui n’a pas échappé au préfacier français de l’ouvrage qui juge « plus discutable (...) l’usage systématique par l’auteur des pourcentages dont la lecture donne le sentiment d’une généralisation alors que les effectifs concernés restent bien souvent réduits à quelques unités, au mieux [à] quelques dizaines. » (p. 21) Cela dit - et c’est ce qui constitue sa principale force - l’ouvrage de Robert Lilly repose sur un matériel documentaire fiable et s’appuie sur une solide bibliographie.

En résumé, les recherches de Robert Lilly ont montré que, parallèlement à la progression sur le terrain des GI’s qui passaient d’un pays à l’autre, tant le nombre de procès en cour martiale contre les soldats américains en Europe - et, partant, le nombre de viols commis -, que la brutalité avec laquelle les GI’s violaient leurs victimes et le laxisme (en Allemagne) des autorités militaires américaines envers les auteurs de ces méfaits sexuels, étaient en progression. En revanche, les inégalités raciales profondément ancrées au sein de l’armée américaine lorsqu’elle arrive en Europe, semblent avoir eu, pendant la même progression des troupes, tendance à s’estomper, même si cette institution est restée fondamentalement raciste jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale... et d’ailleurs bien au-delà.

Patrick Gillard
Bruxelles, le 14 février 2005


Notes

[1Voir, par exemple : Ignacio Ramonet, « Images et bourreaux » dans Le Monde diplomatique, juin 2004, p. 1 ; AFP et AP, « La presse de Londres heurtée par les clichés montrant des mauvais traitements infligés par des soldats britanniques. Le Royaume-Uni sous le choc des photos », dans Le Soir, jeudi 20 janvier 2005, p. 10 ; Slim Allagui, « Soldats danois jugés pour sévices », dans La Libre Belgique, samedi 22 et dimanche 23 janvier 2005, p. 12.

[2J. Robert Lilly, La face cachée des GI’s. Les viols commis par des soldats américains en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (1942-1945), Payot, Paris, 2003, 372 p. (traduit de l’américain par Benjamin et Julien Guérif), 21,5 €. Son dernier chapitre « Justice de guerre » n’est pas traité dans cette note de lecture. Sauf mention contraire, les citations sont tirées de cet ouvrage.

[3Exemple : une dépêche récente de l’Associated Press signalait l’existence d’un « récit confidentiel [qui] détaille des techniques d’interrogatoires peu orthodoxes au camp militaire de Guantanamo Bay, à Cuba (...). Le document manuscrit a été écrit par un ancien militaire américain, qui souhaite le publier sous forme de livre. Il a été classé secret défense en attendant l’examen de son contenu par le Pentagone. » (cf. AP, « Nouveau scandale à Guantanamo. Des détenus ont été soumis à des pratiques “troublantes” », dans Le Soir, lundi 31 janvier 2005, p. 11).

[4Voir, par exemple : « Les mythes ont la vie dure », propos de Francis Balace recueillis par Joël Matriche, dans 60 ans après. La Belgique libérée, L’extra du [journal Le] Soir, mardi 31 août 2004, pp. 14-15 et « L’euphorie avant l’épreuve », entretien de Francis Balace avec Paul Vaute, dans Libres !, .doc, Les dossiers d’actualité de La Libre [Belgique], jeudi 2 septembre 2004, p. VII.

[5Convention (IV) de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 12 août 1949.

[6Susan Brownmiller, Le viol, Stock, Paris, 1976, 575 p. (traduit de l’américain par Anne Villelaur).

[7Ibid., pp. 54-55.

[8Comme de nos jours, « les autorités américaines ne voulaient pas que des soldats américains soient jugés par des cours étrangères. » (p. 102)

[9On oppose les “viols ordinaires”, commis sur des filles et femmes de plus de seize ans, aux “viols statutaires”, commis sur des filles plus jeunes.

[10Contrairement à ce que Régine Torrent laisse entendre (La France américaine. Controverses de la Libération, Racine, Bruxelles, 2004, pp. 232-237), des GI’s de couleur blanche ont également commis des viols sur le sol français.

[11« Ce qui avait toutes les chances d’être considéré comme un viol au Royaume-Uni et en France », souligne Robert Lilly, devint en Allemagne une illicite “relation sexuelle avec une femme non mariée”. » (p. 242)

[12En conséquence, précise Robert Lilly, « les Noirs jouèrent (...) un rôle important dans de nombreuses autres unités combattantes, dont l’artillerie antiaérienne, la cavalerie, l’artillerie de campagne, l’infanterie et les unités de chars. » (p. 214)

[13Robert Lilly donne une description de ce « schéma classique » : « Deux soldats pénétrèrent une nuit dans un domicile d’un quartier plutôt isolé. Au moins l’un d’eux était armé d’un pistolet. Ils montèrent au second étage, où dormaient trois femmes, dont l’une était la belle-mère des deux autres, des soeurs. Le soldat armé d’un pistolet s’empara de la belle-mère, la fit descendre et ferma la porte d’entrée. Les soldats violèrent les trois femmes et partirent. » (p. 223)

[14« Les Allemandes », écrit Robert Lilly, « furent battues, frappées à coups de crosse, de poing, assommées, violées devant leurs maris, enfants, mères, grands-parents, amis, pensionnaires et autres témoins. » (pp. 223-224)


 
 
 
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