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Ne sèche pas tes larmes ... bois-les !!

B - L’ARGENT COULE AUSSI

B.1 En France

En France, depuis 1790 (voir : http://www.vie-publique.fr/documents-vp/communes.shtml), la gestion de l’eau est de la responsabilité directe des municipalités, sur les plans sanitaire, administratif, judiciaire et pénal. Elles ont le pouvoir de déléguer tout ou partie de la gestion de l’eau. Des systèmes complexes coexistent. Régie directe, affermage (exploitation privée du réseau municipal), concession (une société
concessionnaire développe et exploite le réseau de distribution) qui conduisent à diluer la responsabilité des intervenants : l’État, les agences de l’eau, les syndicats intercommunaux de gestion de l’eau, les distributeurs privés...

Selon la loi de 1992, le principe fondamental est que l’eau paye l’eau. Mais la fixation des prix aux différents stades reste opaque. La participation des usagers citoyens ainsi que leur information sont réduites. Nos factures
trahissent des dérives sans lien avec le financement de l’eau.

L’eau représente un marché colossal de presque 200 milliards d’euros par an. Ce montant comprend le réseau de canalisations d’eau potable et de transport des eaux usées, les usines de captage d’eau, les stations d’épuration... le tout en constant renouvellement.

En France, 56 % des communes, soit 80 % de la population, ont délégué leur service de gestion de l’eau (potable et assainissement) aux trois grandes compagnies qui se partagent ce juteux marché (Véolia-Vivendi, La Lyonnaise des Eaux-Suez, la Saur-Bouygues). A paris, Vivendi pour la rive droite, Lyonnaise des eaux pour la rive gauche.

99% des élus locaux se disent préoccupés par la pollution de l’eau. C’est un chiffre record qui vient battre le record précédent de 97% en 2002.

Pourtant, 88% des élus, contre 80% du grand public, jugent la qualité de l’eau satisfaisante. Ils sont aussi satisfaits du prix de l’eau (85%) et de la protection de l’environnement (80%)
Le principal sujet d’inquiétude reste l’assainissement des eaux usées puisque les élus ne sont que 58% (7 points de moins qu’en 2003) à en être satisfaits.

Et vous, usager, puisque l’eau paie l’eau, que payez-vous ? Et bien, à peu près :

. A l’agence de l’eau (donc l’état) : 1% pour la redevance de prélèvement et 6% pour la redevance pollution

. A l’Etat : 6% de TVA

. A la FNDAE (Fond National pour le développement des adductions d’eau - donc l’état) : 1% de taxes

. Assainissement (Collecte et dépollution des eaux usées) : 31%

. Eau Potable (Distribution et Entretien) : 55%

En résumé (en partant du principe que votre commune a délégué à une compagnie privée) :
14 % à l’Etat, le reste (86 %) pour la compagnie privée (ou publique pour 20% des usagers, je le répète) !!

Bon, il faut bien une structure de gestion de l’eau, alors pourquoi pas celle-là ?

Les contrats de concession passés entre les collectivités locales et les prestataires privés - Veolia bien sûr, mais aussi Suez-Lyonnaise des eaux et Saur-Bouygues - prévoient la constitution d’un fonds de garantie alimenté par les contributions des usagers, destiné à financer le renouvellement des réseaux de distribution.
Une disposition indispensable : construits avant la vague de concession des services des eaux au privé, ces réseaux sont anciens. Alors que la durée de vie moyenne des canalisations est estimée à une trentaine d’années, la moitié d’entre elles dépasse aujourd’hui cette limite... et près d’un tiers serait âgé de plus de cinquante ans. Une situation qui n’est pas sans conséquences, tant sur les propriétés sanitaires de l’eau que sur les gaspillages dus aux fuites.

De plus, une nouvelle loi va être nécessaire par la transposition de la directive cadre européenne datant de 2000 qui vise « le bon état écologique des eaux » en 2015. Ce fameux « bon état écologique » sera très difficile à atteindre car, en France, les ressources en eau sont archi polluées. D’après l’Institut français de l’environnement (Ifen), 75 % des 1 500 cours d’eau analysés sont contaminés par des pesticides, ainsi que 57 % des 3 600 nappes souterraines. A ces résultats peu encourageants s’ajoutent les pollutions aux nitrates issus des élevages et des engrais azotés. Sur ce sujet, plus de la moitié du territoire est classée en « zone vulnérable ».

Il est certain que les usagers sont les principaux payeurs. Du coté de l’état, en ce qui concerne le versement des taxes, l’usager est ici aussi le principal « donateur » (environ 80%). Les entreprises payent presque entièrement la différence. Ces mêmes entreprises sont en plus, de plus en plus sensibles au principe du pollueur payeur et il faut reconnaître que des efforts certains sont menés. Un hic existe cependant, dénoncé par beaucoup, Les agriculteurs, qui rappelons-le sont de gros consommateurs d’eau souterraine et en même temps de gros pollueurs, ne paient que 1% de ces taxes. Point n’est besoin de jeter la pierre sur les agriculteurs (si vous lisez mon étude sur les OGM vous verrez que leur marge de manœuvre reste réduite).

Alors, plus nous payons, moins l’eau est propre dans notre pays ? Mais où passe l’argent alors ?

Bonne question, mais la réponse risque de ne pas vous plaire ...L’argent rentre en majeur partie dans les caisses de ces entreprises de prestations que sont Véolia, Lyonnaise des eaux et Bouygues. Une partie de cet argent est destiné réellement au maintien et à l’amélioration du réseau de distribution en eau. Mais pas uniquement...Ils font ce qu’ils nomment « des provisions pour renouvellement des réseaux d’eau ». Les sommes ne sont pas ridicules et Messier de Vivendi estimait en 1996 qu’elles s’élevaient à près de 4,6 Milliards d’euros. Dans le cas de Vivendi (Véolia), par exemple, et bien figurez-vous que pour la gestion d’une des banlieues de Lyon gérée par CGE (Compagnie Générale des Eaux, nom national de Véolia, filiale de Vivendi) sur 575 Millions de francs, le quart seulement avait été utilisé pour la gestion du réseau. Et le reste ? Il était parti dans les caisses d’une société d’assurance, crée par Vivendi, en ...Irlande (paradis fiscal méconnu).

Pour la Lyonnaise des eaux, ce n’est guère plus radieux. En 1998, ils ont été exclus de la gestion de l’eau sur Grenoble (compagnie SEG) après que le tribunal ait prouvé la corruption notoire des élus (Carignon) pour obtenir ces contrats de gestion. Et devinez comment ils épongeaient les sommes versées ? En surfacturant les usagers.

Pour Saur (Bouygues), en Ardèche Méridionale, orchestrée par VALBE, une filiale de SAUR, et le groupe BOUYGUES, un projet d’installation d’un centre de traitement de Boues d’Épuration Urbaines et Industrielles, en provenance de 80 communes d’Ardèche et de la Drôme, mais aussi, et surtout, de Boues Chimiques et Industrielles provenant de la Vallée du Rhône ( Lyon, St Étienne, Grenoble... ) DONT 50% DE DÉCHETS INDUSTRIELS "NON-IDENTIFIES". 25 000 Tonnes de boues et 12 000 Tonnes de déchets verts par an vont être transformés en "galettes" sur un site ardéchois dont la principale ressource économique provient du Tourisme.

Et oui, c’est un business !! Le maintien et la gestion du réseau, l’écologie, tout cela passe dans la trappe du profit. Cependant, certaines fois, ce sont les municipalités qui se sucrent. En acceptant des pots de vins de ces sociétés, elles épongent instamment leurs dettes. Reste que ces sociétés sont contraintes aussi d’éponger les leurs, merci les usagers.

Malheureusement, ce n’est pas tout. Si nous tentons d’arrêter le nombrilisme et de prendre un peu de recul, au niveau international, c’est bien pire !

B.2 Ailleurs

B.2.1 - Les sociétés tentaculaires

Et bien figurez-vous que ces monstres français ne sont pas actifs qu’en France, mais au niveau mondial. Ils sont même les premiers !!

A elles seules, deux compagnies françaises, Suez et Vivendi Environnement, fournissent de l’eau à 230 millions de personnes sur terre, allant de villes américaines comme Atlanta à des centres urbains d’un bout à l’autre du Tiers Monde. Ce problème pose une question faussement simple : l’eau constitue-t-elle un droit pour tout homme ou est-elle une marchandise ? "Le problème, c’est qu’elle est les deux," dit Peter Gleick du Pacific Institute de Berkeley en Californie. Chacun a le droit à une eau propre et sans danger, dit-il, mais à cause des échecs gouvernementaux, 1,1 milliards de gens n’y ont pas accès.
Une nouvelle tendance se fait jour clairement. Suez comme Vivendi attendent une croissance à deux chiffres de leur commerce de l’eau, et chacun a déjà des contrats qui se montent à plus de 10 milliards de dollars par an. Porto Rico vient juste de signer avec Suez pour la distribution de son eau. RWE, un conglomérat allemand qui traite et commercialise des énergies, est en train d’acquérir de petites compagnies d’eau afin de défier les compagnies françaises. Des centaines d’autres sociétés privées possèdent des concessions pour pomper, traiter et distribuer de l’eau.
Même si ces compagnies ont le droit de commercialiser l’eau, non la propriété de l’eau en soi, Gleick et d’autres s’inquiètent du fait qu’une inévitable expansion du secteur privé puisse échapper à un contrôle public minimum. "La privatisation a un potentiel de croissance énorme à cause de l’absolu besoin d’eau des pays en voie de développement. Mais l’eau est trop importante pour être laissée en des mains strictement privées," déclare Gleick.

La Banque Mondiale, les agences des Nations Unies, et un certain nombre de gouvernements adhèrent à un concept qu’ils appellent PPP, partenariats public-privé. Ils encouragent les compagnies à investir fortement dans les pompes, collecteurs et autres infrastructures nécessaires à la fourniture de l’eau, en échange des profits. Dans de nombreuses grandes villes, jusqu’à la moitié de l’eau est perdue à cause de fuites et de conduites cassées. La facturation est souvent chaotique. Les services publics gérant l’eau, manquant généralement de liquidités et d’expertise, bataillent pour répondre à une demande qui s’accroît rapidement. Suez et Vivendi font chacun remarquer des cas dans le monde où ils ont étendu le service, parfois à des prix moindres. Les deux insistent sur le fait qu’ils vendent un service, pas de l’eau, et soulignent qu’ils opèrent sur des concessions qui doivent être renouvelées. Ils disent que de meilleurs réseaux signifient que beaucoup de gens pauvres ont maintenant accès à une eau fiable pour beaucoup moins que ce qu’ils payaient aux vendeurs itinérants.

Les acteurs / décideurs aux niveaux Européens ou Mondiaux avancent de nouveau masqués pour favoriser, légitimer et développer ces agissements. Voir l’article sur le « Doha Round » http://www.astm.lu/article.php3?id_article=680&astm_lang=fr.

Si on en juge par le tableau suivant, la privatisation de l’eau au niveau mondial va bon train (situation 2001 pour ne parler que de l’Afrique) :

Pays Investisseur
Cote d’Ivoire SAUR
South Africa Suez-Lyonnaise
Guinea SAUR, EDF
CAR SAUR
Mali SAUR-EDF-HQI
Senegal SAUR
Guinea-Bissau Suez-Lyonnaise, EDF
Gabon Vivendi, ESBI
South Africa SAUR
South Africa Biwater Nuon
Mozambique SAUR+IPE (Portugal)
Kenya Vivendi
Chad Vivendi
Cameroon Suez Lyonnaise
Burkina Faso Vivendi
Niger Videndi

Nous ajouterons aussi les nombreux pays asiatiques et une grande partie de l’Amérique du sud.

B.2.2 Les mécanismes

Très bien, il semble assez clair que les avantages financiers de la gestion de l’eau sont énormes et dés lors que des sociétés privées soient à l’affût. Mais pourquoi des pays, bien souvent miséreux ou en proie avec des difficultés économiques sévères auraient intérêt à laisser entrer ces fameux monstres financiers ?

Je ne veux pas re-expliquer les mécanismes de la dette, pour cela lisez l’article « Conte de l’inégalité ordinaire » sur www.e-torpedo.net ou site de l’Aiguillon. Pourtant, le lien est évident et un négociateur est particulièrement impliqué dans ce trafic : la Banque Mondiale.

Prenons le cas de l’Argentine, qui est révélateur à des détails près, du mécanisme en jeu.
- l’OSN (organisme public de la gestion de l’eau) fonctionne bien et dégage même des bénéfices.
- Après une brusque augmentation de la population, il faut investir dans l’infrastructure pour assurer la distribution de l’eau et l’évacuation des déchets. L’Argentine demande donc un prêt à la BM.
- Mais la Banque Mondiale a refusé de prêter de l’argent pour l’expansion et l’amélioration du réseau à moins que l’Argentine ne privatise la gestion de l’eau.
- Le Président Lewis Preston de Banque Mondiale a visité le pays en juin 1992. Dans la luxueuse salle à manger du Jockey Club argentin, au dessus des plats de saumons fumés et de canard à l’orange, Preston a déclaré que le processus d’ajustement de l’Argentine était "un exemple pour la toute l’Amérique latine."
- Buenos Aires fut le plus grand prix jamais offert pour une privatisation d’entreprises de services publics. Pour emporter l’affaire de Buenos Aires, Suez et Vivendi ont joint leurs forces en 1992 avec Soldati, l’allié de Menem pour créer Aguas Argentinas .
- Il faut dire que les lobbies français ont été très actifs. Jérôme Monod, patron à l’époque de la Lyonnaise des eaux, était un des principaux bailleurs de fonds du parti du Président Jacques Chirac, le Rassemblement pour La République (RPR). La justice française en 1994 a jugé une filiale de Suez pour avoir versé des millions de dessous de table lors de la privatisation du réseau de Grenoble dont le maire RPR était alors Ministre. Monod qui a pris sa retraite de Suez en 2001 a rejoint directement en tant que conseiller de Chirac, le palais de l’Elysée. Une succession d’honorables français, y compris le ministre du commerce français, Bruno Durieux, se sont rendus à Buenos Aires au début des années 90 pour pousser l’offre de Suez/Vivendi.
- Je vous fais grâce des malversations financières, des transferts de fonds, de l’argent qui entre en France, mais je vous engage à lire l’article suivant qui démonte le mécanisme absurde, malhonnête et criminel.
http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=935.
- Le résultat est sans appel : des millions de gens n’ont toujours pas les égouts ou l’eau potable de ville.
- les dernières nouvelles, les voici : Gérard Mestrallet, Pdg du Groupe Suez a jugé que "la situation en Argentine devient urgente" pour le groupe français d’énergie et d’environnement, n’excluant pas un retrait de ce pays de sa filiale Aguas Argentinas. Cette intervention est intervenue alors que le groupe présente ses résultats, avec un bénéfice de 1.8 milliards d’euros. " L’objectif pour le groupe est de trouver une solution en 2005 avec comme alternative un accord avec le gouvernement argentin ou un désengagement de ce pays de sa filiale Aguas Argentinas qui n’aurait pas d’impact négatif sur les comptes du groupe ", a t-il expliqué "Ce n’est plus pour nous un problème financier, c’est désormais un problème humain et stratégique", a-t-il ajouté, estimant que le groupe ne cherche pas à s’imposer en Argentine : "Nous souhaitons rester là où notre présence est désirée". Le gouvernement argentin fait planer depuis plusieurs mois la menace de replacer la gestion d’eau du grand Buenos Aires sous la responsabilité de l’Etat et a multiplié les rappels à l’ordre ces derniers temps compte tenu du fait que le groupe n’a pas respecté ses engagements en terme d’investissement et de prestations de services. Cela s’est soldé par plusieurs amendes.
Mais aussi nous sommes en droit de nous demander si une telle déclaration n’est pas un feu croisé avec Shell, et sa hausse des prix, pour déstabiliser l’Argentine sous commandement du FMI qui bien évidemment demande encore des nouvelles restructurations.

C - NE SECHE PAS TES LARMES, BOIS-LES !!

Augmentation des tarifs
Dégradation du réseau
Santé publique menacée par les diarrhées, le choléra et l’onchocercose (ou cécité des rivières)
Pillage de l’eau sur les aqueducs dans pays pauvres et revente en bouteille
Augmentation de l’utilisation d’eau non potable
Perte totale d’arbitrage sur la destination des fonds.
Etc ...

Et la CGE ça va ? Euh...oui..plutôt bien : http://www.veoliaenvironnement-finance.com/presentation/FR_VEOLIA_160305.pdf

Chef, je crois qu’on est repérés

Vous voulez un aperçu de la situation des pays qui se sont engagés dans la privatisation de l’eau ? Vous voulez un bilan de l’agissement des acteurs privés dans ce domaine ? Vous voulez vraiment savoir à quoi sert l’argent que vous donnez, vous consommateurs français lorsque vous payez votre eau ? Alors accrochez-vous, c’est parti !!

Scandale à Manille : http://www.eclaircies.be/PAGES/eauManille.php

Coca-Cola et l’Inde : http://www.inreallife.be/PAGES/LeauaLaBouche.php

Scandale en Bolivie : http://www.globenet.org/ifi/article.php3?id_article=57

Scandale en Argentine : http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=935

Etudes de cas en guinnée, Sénégal et Cote d’Ivoire : http://www.france.attac.org/a458

Violation des droits au Mali : http://www.penserpouragir.org/article.php3?id_article=45

Nicaragua etranglé par le FMI et la BM : http://eau.apinc.org/article.php3?id_article=312

La liste est sans fin ...

Conclusion

Actuellement, 1,7 milliards d’humains, le tiers de la population mondiale, n’ont pas accès à une eau potable en quantité et en qualité suffisantes. En 2025, à cause des changements climatiques, 5 milliards d’humains auront des problèmes d’approvisionnement en eau, selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat de l’ONU.
L’accès à l’eau potable constitue l’une des principales causes de maladie et de mortalité dans le monde. La dysenterie affecte 1,5 milliards d’individus et 5 millions en meurent chaque année, dont 1,7 millions de bébés. Les problèmes d’eau provoquent 500 000 cas de choléra (20 000 morts) et 500 000 cas de fièvre typhoïde (25 000 décès), auxquels il faut ajouter annuellement les 10 000 morts parmi les 1,3 milliards de personnes infectées par le ver ascaris et les 150 millions de cas de trachomes à l’origine de 6 millions de cas de cécité (2).
Entre 1995 et 2000, les problèmes de santé et les décès à cause de l’eau se sont accrus quatre fois plus rapidement que la population. La désertification, la dégradation des sols et des sources d’eau, la croissance de la population, ses déplacements et l’urbanisation aggravent la situation. Cela sera amplifié par les changements climatiques, responsables d’inondations affectant de 75 à 200 millions de personnes par an, provoquant des ruptures de stocks alimentaires, en Asie et en Afrique, et des problèmes d’eaux potables noyées par l’eau de mer ou par les eaux usées qui étendront des maladies menaçant 40% de la population mondiale (malaria, choléra, etc...).

En France, l’eau devient peu à peu la propriété exclusive des entreprises privées. L’Etat s’en désintéresse car la responsabilité est entre les mains des élus locaux (responsabilité pénale aussi). Ces élus locaux ne sont que très peu satisfaits de ce système, mais tant que ce sont les usagers qui en font les frais, finalement ...

De toutes façons, l’Europe est dans la spirale de l’AGCS et de l’ouverture des services publics aux entreprises privées. L’Eau sera donc, de toutes manières, un vecteur énorme de profit pour ces trans-nationales. Alors pensez-vous réellement que l’Etat va essayer de faire quelque chose ? Certaines communes en ont marre et elles s’organisent en conséquence (étudier l’intercommunalité ou la communauté de communes). Voir article : http://eau.apinc.org/article.php3?id_article=132 par exemple.

Au niveau mondial, la situation n’est pas préoccupante mais désastreuse. Les effets de bord de la privatisation de l’eau ne sont pas problématiques mais assassins !!

Nous, usagers, nous participons directement mais non intentionnellement au profit des ces entreprises géantes et finalement aux désastres humanitaires qui en découlent. Par nos traites, nous finançons la publicité, la corruption et la dégradation de notre eco-système, en alimentant les caisses de ces acteurs hégémoniques.

Allons dans nos mairies, demandons la lecture des contrats pour l’eau (documents publics) et exigeons que ces contrats soient ramenés dans des structures publiques !!

Profitons-en pour demander que nos communes soient déclarées « Zone Hors AGCS ». Ce n’est pas un sermon idéologique mais, je crois l’avoir démontré, un devoir de citoyen du monde et un acte de solidarité. L’ouverture des services publics aux entreprises privées est un leurre et lorsque cette privatisation touche des secteurs du « bien publique », c’est une infamie !!

Vous êtes sûrs que vous voulez privatiser l’eau ? L’électricité ? Tiens, je viens d’avoir une idée géniale :
PRIVATISONS L’AIR !!!

Références

Résumé du rapport mondial sur l’eau (Unesco.
Rapports du Sénat
Forage en Alaska
Dégradation générale et persistante de la qualité des eaux.
Aquadoc inter
Scandale privatisation de l’eau en argentine


 
P.S.

Source : e-torpedo -> www.e-torpedo.net
et le site de l’aiguillon

 
 
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