{id_article}
 

Finkielkraut et sa vision personelle de l’esclavage

« Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole, mais passons... »

Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une déclaration de Jean-Marie Le Pen, de Bruno Golnich ni de Bruno Maigret. Nous imaginerions pourtant sans peine ces propos sortir de leur bouche tout comme nous imaginerions les réactions qu’ils auraient suscité : indignation, condamnation, poursuites judiciaires...

Ces propos n’ont donc pas été tenus par l’un des ténors de l’extrême droite. Ils ont tout simplement été tenus par l’un de nos « donneurs de leçons médiatiques », le célèbre et incontournable Alain Finkielkraut. Ne soyons pourtant pas injustes avec lui. Ne faisons pas preuve de mauvaise foi en oubliant le contexte de ses propos comme Pierre-André Taguieff, BHL, Alexandre Adler ou Finkielkraut lui-même savent si bien le faire à l’égard de ceux qu’ils qualifient trop facilement d’antisémites.

Notons aussi que ces propos n’ont eu pour échos que l’indifférence des médias traditionnels. Visiblement, ces derniers se soucient bien plus de savoir si un Noir peut librement se déhancher et absorber des boissons alcoolisés comme tout un chacun dans une boîte de nuit que de dénoncer des actes et des propos racistes pourtant intolérables même et surtout s’ils sont tenus par des personnalités supposées respectables.

Revenons à notre philosophe qui a tenu ces propos sur la Radio de la Communauté Juive (RCJ), qui comme son nom l’indique est à destination de la communauté Juive. Ce contexte est si important que Finkielkraut lui-même a tenu à le préciser a posteriori et suite au tollé que son intervention a suscité au sein de la communauté Noire et sur Internet.

« Quand je vais sur une radio juive, je me dis : « je vais sur une radio juive ». Aujourd’hui, on ne peut plus se dire ça. Quand je vais n’importe où, je suis potentiellement suivi par le monde entier. »

Une telle déclaration n’est-elle pas tout simplement la reconnaissance explicite d’un double discours ?

Même si RCJ est une radio communautaire, comme il en existe beaucoup d’autres, toute personne juive et non juive disposant d’un poste de radio est en mesure de l’écouter et d’enregistrer ses programmes. Une personnalité aussi médiatisée qu’Alain Finkielkraut connaît suffisamment bien le fonctionnement de la radio et des médias en général pour ne pas être surpris par la vitesse à laquelle une information ou des propos peuvent circuler et dépasser l’auditoire d’origine.

Pourtant, Alain Finkielkraut paraît être gêné par ce phénomène qui semble nuire au double discours qu’il reconnaît tenir. Le premier semble destiné à l’ensemble de la communauté française tandis que le second serait réservé à la communauté juive. Ceci est bien étrange car il n’y a pas si longtemps, un intellectuel basané de confession musulmane, Tariq Ramadan pour ne pas le nommer, a subi et continue à subir un formidable lynchage médiatique au motif qu’un double discours lui était reproché : le premier pour l’ensemble de la communauté française et le second pour la communauté arabo-musulmane.

Ajoutons à ceci que ce double discours, reconnu par Alain Finkielkraut, est empreint d’un communautarisme habituellement combattu et condamné avec vigueur par tous les grands défenseurs de la laïcité et pourfendeurs du communautarisme. Cette fois-ci, ceux-ci sont restés désespérément muets. Ne devraient-il pas pourtant le condamner comme le fut l’islamologue suisse ? Visiblement il y a une subtilité qui nous échappe et qui pourtant est suffisamment importante pour justifier cette différence de traitement.

Mais comment donc Finkielkraut en est-il arrivé à tenir de tels propos ? C’est une fois de plus la faute de Dieudonné saurait-on tenté de dire. Notre philosophe réagit à l’agression, étrangement passée inaperçue dans les médias, dont l’humoriste a été victime en Martinique et surtout au soutien que les martiniquais lui ont apporté.

« Et en plus, Dieudonné évidemment, en a profité en Martinique mais peut-être n’aurait-il pas eu besoin de cela pour jouer 2 soirs de suite à guichet fermé devant une foule surexcitée. »

Notre donneur de leçon est visiblement agacé par cette publicité dont bénéficie Dieudonné en Martinique. Et c’est ainsi que Finkielkraut en arrive à cette fameuse phrase :

« Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole... »

À écouter notre philosophe et humaniste, ce n’est pas normal que Dieudonné puisse avoir du succès. Non seulement Finkielkraut ne peut accepter que les martiniquais lui aient permis de faire salle comble deux soirs de suite, mais il n’accepte pas plus le fait qu’ils lui aient manifesté massivement leurs soutiens notamment après l’agression dont Dieudonné a été l’objet. Comment expliquer cela ?

C’est un peu comme le succès de Dieudonné au Zénith à Paris, il surprend et exaspère ses adversaires. Pour la métropole, Finkielkraut et consorts ont trouvé comme explication que les spectateurs du Zénith étaient des antisémites. C’est à cette occasion que le grand BHL nous a gratifié d’un article sur Dieudonné en fils de Le Pen.

Mais pour la Martinique, Finkielkraut n’a pas pu ou pas osé traiter les martiniquais d’antisémites comme les spectateurs du Zénith. Il a préféré choisir un autre type d’attaque qui reprend d’ailleurs des arguments appartenants aux mouvements racistes et à l’extrême droite.

Ainsi les martiniquais soutiendraient Dieudonné et lui feraient un énorme succès car ils seraient des assistés. On retrouve ici l’image du noir (et plus généralement du non occidental) qui serait oisif et qui passerait le plus clair de son temps à profiter du soleil, de la plage et de la nourriture voir de la boisson. De ce fait le martiniquais n’aurait rien de mieux à faire que soutenir un personnage comme Dieudonné.

Mais le « festival Finkielkraut » ne s’arrête pas là. Il lui faut aller au bout de son raisonnement et exprimer pleinement ses idées.

Il poursuit donc en donnant une analyse, assez rapide d’ailleurs, de la traite négrière en rappelant les trois axes qui l’ont constitué, et qui nous sont d’ailleurs souvent rappelés en ce moment, à savoir l’axe occidental, l’axe arabe et l’axe africain.

Les précisions qu’il nous donne sont très importantes car ce qui ressort de son « analyse » c’est que « l’homme blanc » a certes été un esclavagiste mais a fini par se laisser gagner par l’esprit des lumières, expression qu’il serait d’ailleurs fort intéressant de définir, en devenant abolitionniste. Notre philosophe insiste sur le fait que l’homme blanc n’a pas été le seul à pratiquer l’esclavage, il y a eu les Arabes, « méchants Arabes » devrait-on dire pour suivre le courant de notre philosophe et de ses amis et enfin il y a également eu les Africains.

Les Africains, cette précision sur laquelle certains historiens reviennent aujourd’hui avec beaucoup d’insistance pour nous expliquer que des noirs ont participé à l’esclavage comme si cela permettait de minimiser l’importance de ce crime contre l’humanité qu’est l’esclavage. Que penserait Finkielkraut si un intellectuel noir ou arabe insistait pour rappeler qu’il y a eu des juifs qui ont collaboré et participé à l’extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondial ? Ce type d’information permet-il de minimiser l’importance de ce crime contre l’humanité ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi le faire quand il s’agit des noirs ?

Que penser donc de ces propos et de ces idées exprimés par Finkielkraut ? Un regrettable dérapage ? Un malentendu ? Ou simplement l’expression du fond de sa pensée ?

Notre philosophe nous propose sa propre explication. Par ses propos, ce qu’il dénonce c’est le fait d’avoir une aide, d’en dépendre mais dans le même temps de critiquer celui qui fournit cette aide :

« Mais ce que je n’aime pas, c’est que l’on puisse...méconnaître cette réalité et jouer sur les deux tableaux de la subversion, de la colère, de la révolte, et de la subvention, si vous voulez. Et ça, cette dualité subversion/subvention, c’est un phénomène très contemporain, qui est le lot de nombreuses révoltes aujourd’hui, eh bien, je le dénonce partout où je le reconnais, aux Antilles comme ailleurs. »

« Donc, je ...ne veux pas dire que les Antillais sont des assistés, il y a une aide, cette aide existe, elle est légitime, mais que ceux qui en bénéficient, que ces bénéficiaires fassent le procès délirant d’une France toujours esclavagiste et toujours coloniale : non. Ils se mentent à eux-mêmes. »

Il ne faut donc pas critiquer la main qui te nourri serait-on tenté de dire. Voici un discours pour le moins colonialiste !
Alors peut-être n’était ce qu’un regrettable dérapage de la part de notre philosophe, après tout cela peut arriver à tout le monde même à un intellectuel de sa pointure. Pourtant un événement postérieur à ce « dérapage » vient semer le doute dans nos esprits. Il s’agit de la fameuse pétition contre « le racisme anti-blanc ».

Il est évidemment important de dénoncer toutes les formes de racisme. Mais la formulation de cette pétition est pour le moins étrange. Il y est question de racisme anti-blanc et anti-français.
Il est donc sous-entendu que les français sont des blancs. Par extension les noirs (et les beurs) ne peuvent donc pas être des français. Ce raisonnement est non seulement très inquiétant mais parfaitement raciste !

Il ne fait pas de doute qu’un racisme anti-blanc existe, tout comme il existe un racisme anti-noir, anti-juif, anti-musulman, anti-asiatique et malheureusement tant d’autres.

Tout comme il ne fait pas de doute que ceux qui subissent le plus de discrimination notamment à l’embauche, dans la recherche d’un logement, dans les rapports avec l’administration sont ceux qui n’ont pas la peau blanche, qui ont un patronyme typé, parle avec un accent et ont des origines étrangères.

La question que nous devons nous poser c’est pourquoi ce racisme anti-blanc et anti-français est-il dénoncé maintenant ?

Est-ce un hasard s’il intervient à la suite de la dernière affaire Dieudonné ? Est-ce un hasard s’il fait suite au soutien qu’une part importante de la communauté noire a apporté à Dieudonné après son agression en Martinique et ses lynchages médiatiques à répétition ? Est-ce un hasard s’il intervient à un moment où la communauté noire réclame que l’esclavage soit considéré et traité au même titre que la shoa ?

On ne peut s’empêcher de se poser toutes ces questions et bien d’autres. Tout comme nous aimerions savoir ce que Finkielkraut et ses amis pétitionnaires, dont Bernard Kouchner, avaient en tête quand ils ont eu l’idée de cette pétition. Quel est leur objectif avoué ou non avoué ? Pour revenir sur Bernard Kouchner, on ne peut constater qu’il ne cesse de nous décevoir depuis qu’il a soutenu la guerre en Irak et qu’il a fait un rapport pour le moins complaisant sur les activités de la société TOTAL en Birmanie.

Les propos de Finkielkraut et cette pétition sont réellement troublants et s’apparentent à une dérive des plus ignobles et détestables.
Comment et pourquoi des personnes telles que Finkielkraut et Kouchner, pour ne citer qu’elles, qui étaient connues pour leur humanisme et leur ouverture d’esprit, ont pu se retrouver dans une telle situation qu’ils semblent parfaitement assumer ?

Est-ce un choix politique ? Est-ce un choix communautariste ? Est-ce un choix raisonné ou passionnel ?

Bien sûr nous ne pouvons donner de réponses certaines à ces questions mais nous pouvons exprimer une grande inquiétude quand des personnalités connues qui disposent d’une image et d’une renommée comme celle de Bernard Kouchner et d’Alain Finkielkraut soutiennent des idées et des propos qui n’ont rien à envier à l’extrême droite.

Ce que l’on n’accepte pas d’un Megret, d’un Gollnish ou Le Pen nous ne devons pas l’accepter d’un Kouchner ou d’un Finkielkraut. Ce que tout citoyen qui se dit tolérant, démocrate et respectueux des valeurs républicaines se doit de combattre ce n’est pas un Le Pen mais les idées d’un Le Pen.

Paul Draszen


 
 
 
Forum lié à cet article

8 commentaires
  • > Finkielkraut et sa vision personelle de l’esclavage 11 juin 2005 05:48, par Khaïm B.

    Intéressant votre article. Le ton y est calme, posé et invite à la réflexion et à l’analyse…
    A près réflexion, je me dis que le communautarisme nous gagnera inévitablement, c’est malheureusement irréversible. Pourquoi ?

     Ceux qui dénoncent le communautarisme se mettent à dos toutes les communautés avides de « sclérose en clans » et raniment ainsi le feu du foyer.

     Ceux qui stigmatisent une communauté et déchargent une autre encouragent au repli identitaire.

     Ceux qui ne veulent se mettre personnes à dos pour des visées électoraliste organisent la clientélisation et le lobbying qui ont pour base la couleur, la religion et autres stigmates.

     Ceux qui ont le pouvoir de raisonner autrement et la capacité d’analyser, préfèrent parfois compter les points de loin.

     De plus, la scène politique française nous prépare un futur présidentiable qui n’a pas froid aux yeux et dit clairement sa volonté d’importer le modèle anglo-saxon basé sur les cotas.

     Je ne parles pas du gouvernement Charon qui a toute à gagner que les juifs soient ainsi mêlés aux israéliens et aux sionistes pour qu’il récupère les peurs et les angoisses et faire pression sur l’Europe et notamment la France « antisémite » ?

    Le marché de l’angoisse est un marché fructueux. On y vient pour acheter, on y vient pour vendre, on y pour céder ou pour y abandonner ses peurs. C’est la nouvelle économie gagnant/ gagnant. Et moi j’ai peur… de ces marchands de la peur.

  • Tres bon article !

    Histoire de rajouter ma toiuche personnelle, je rajouterais que cette idéologie de finkelkraut n’est pas nouvelle, je rappelerais donc ces decalartions recnetes a la lumiere d’anciennes déclarations qu’il a tenu :

    "Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole"

    "Cette aide existe, elle est légitime. Mais que ses bénéficiaires fassent le procès délirant d’une France toujours esclavagiste et toujours coloniale, alors non."

    "les antilles filent un mauvais coton idéologique" ,en se référant aux champs de coton, il parle aussi d’"indigènes de la république" parlant des antillais !

    une citation plus longue :
    "J’ai peur (...) que la créolité puisse aussi servir à entretenir, outre la haine de la France coloniale, la haine d’Israël, (sic) Etat juif si vous voulez, c’est-à-dire Etat non créole, non métissé. » Les juifs « sont tellement habitués, on leur a tellement enseigné que l’antisémitisme relevait du nationalisme, qu’ils ont les yeux rivés sur la France et ses mauvais démons, sur l’Etat français. Le problème ne se pose plus dans ces termes. La France et les Juifs curieusement, à la surprise générale et des Juifs eux-mêmes, sont dans le même bateau. Nous avons à défendre l’un et l’autre de la même manière, parce que la même infamie, la même calomnie est à l’oeuvre dans un cas et dans l’autre. (,) Il faut surtout ne pas se laisser intimider par ce discours qui est mensonger de part en part, et qui a, tirons-en toutes les conséquences aujourd’hui, une double cible : juive et française. »

    Alain FINKIELKRAUT feint d’ignorer qu’être Antillais ou noir, comme être Français d’ailleurs, n’est pas une question de couleur de peau. Blancs, noirs, métis, indiens, juifs, orientaux ont forgés une culture particulière et une identité métissée. Cette diversité et cette tolérance est un exemple pour la France et est non pas une quelcoqnue menace ou un danger comme il le prétend .

    On voit bien d’apres cette déclaration et aussi d’autres qu’il tente de constituer un front blanc, comprenant les juifs, contre les noirs. L’ennemi des juifs est clairement désigné, ce ne sont plus les idéologies nationalistes mais bien les noirs, qui sont aussi l’ennemi des autres blancs. Cette division raciale permet de transcender les divisions avec les autres Français et de rassembler les Français blancs, juifs ou non.

    Cette tentative odieuse de créer du communautarisme blanc est dangereuse pour l’unité nationale. La volonté de victimiser une majorité blanche, dominante socialement, ne peut que susciter un sentiment de rejet des noirs, désignés comme ennemis publics et cristalliser un racisme qui n’existe qu’à la marge.

    Dans une conférence de presse il parle aussi de farakhan, radicaliste noir américain, ciblant une fois de plus sa cible. RCJ parle aussi de groupuscules farakhanistes et laisse aussi passer des auditeurs qui parlent sur cette radio de "bamboula" ou meme de "chimpanzés" !
    Finkelkraut n’est pas a son premier coup d’éssai, il met en avant ce thème du métissage au début des années 90, dans un violent pamphlet anti-yougoslave ou il dit par exemple :
    "plus nous avons du passé derrière nous, plus justement il faut le défendre, le garder pur"

    "le métissage est la valeur suprême de l’antiracisme contemporain, son maître mot, sa réponse à la préférence nationale et à l’universalisme conquérant (...). Sous le nom de métissage, l’Occidental éclairé s’adonne à toutes les expériences, à toutes les aventures, à toutes les hybridations"

    Pour Alain Finkielkraut, le principal danger pour les Juifs réside donc dans la « société métissée » ,qui est contraire a la pureté du peuple juif !

    Il est important de comprendre son hantise du métissage, le mythe d’un passé pur, l’impossibilité proclamée de la coexistence entre groupes humains différents dans un même Etat ,en relation à ses nombreuses déclarations notamment sur le "racisme anti blanc" .

  • l’Histoire est tètue. 12 juin 2005 23:44, par simba

    Chers amis,
    Je remercie l’auteur de cette belle réflexion.
    J’ai écouter le philosophe Finkielkraut et suis resté sur ma faim. Il est clair que la prestation de l’homme est en déphasage par rapport à son image de marque. Et parlant d’image de marque, les hommes politiques et les "grands médiatiques" de notre temps doivent savoir que le monde a soif de plus et nom plus de l’image. Et donc ceux qui mettent leur image en avant pour mal intervenir sans bien réfléchir, sur des problèmes qui les dépassent, tombent dans le ridicule et se voient conspuer. A Finkielkraut ses éllucubrations. Une chose est sure, l’histoire est tétue et interrogera toujours le genre humain.

    Dieudonné défends une cause juste et devrait etre soutenu. Mais il est abandonné lachement et subi les affres des "lobbies" du mensonge. C’est tout aussi obvie que meme beaucoup de juifs en éprouvent une honte. C’est le triste travail qu’effectuent des gens comme Finkielkraut, Couchner, Ardison......
    à propos, ce dernier continue de démontrer à la moindre occasion que Dieudonné est un maniaque. Il se bat pour prouver le faux dans ses émissions . Grace à lui, et à d’autres comme lui, France2 devient la tanière des menteurs. Bravo. L’histoire n’est cependant pas aveugle, Quatre siècles d’esclavage, c’est bien objectivement plus de victime que la shoah. N’importe qui peut le démontrer.
    Merci à Oulala net pour la persévérance dans la recherche de la vérité qui n’a pas de couleur.
    Bien à vous.

  • Comme suite aux déclarations intempestives de Finkielkraut, l’association Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais a réagi, notamment en reprenant l’historique que l’un des correspondants, ici, cite allègrement, mais sans nommer l’association.
    Grave comportement intellectuel ! Et encore plus dans le cadre d’un tel combat !!

    Cette association a appelé ces adhérents à réagir aux propos de Finkielkraut au près de RCJ et s’apprétait à déposer une plainte contre Finkielraut.

    Dès lors RCJ s’est sentie contrainte d’engager le débat

    Je vous joins quelques sites où vous pourrez en avoir quelques échos complémentaires

    http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=426

    http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=431

    http://karamfinkielkraut.online.fr/
    http://karamfinkielkraut.free.fr/
    http://karam-finkielkraut.mine.nu

    J’ajoute que si les medias n’ont pas spécialement réagi, les politiques non plus à ma connaissance, notamment les premiers concernés à savoir les antillais "assistés".
    Eclairez moi la dessus !

    Sur un sujet identique, il convient de noter le prix remis à quelqu’un comme Petre-Grenouilleau qui adopte un comportement très similaire et contre lequel une réaction très dure s’impose.

    http://www.collectifdom.com/index.php

    http://www.grioo.com/info4863.html

    Engageons le combat, ces gens sont puissants et reconnus dans la République. Ce sont des "sommités" qui ont leurs entrées dans les salons feutrés ou non.

    Arrêtons de nous plaindre, soyons combatif

    Solibo

  • le racisme républicain 13 juin 2005 22:03, par Leila

    Finkelkrot, Max Gallo et bien d’autres se définissent comme des "républicains" et donc ils ont droit à toutes les dérives et aux racismes anti-noir, anti-arabe et anti-musulmans.

    Concernant le rétablissement de l’esclavage par Napoléon, « […] Cette tache[l’exclavage], car c’est une tache réelle, est-ce que c’est un crime contre l’humanité ? Peut-être, je ne sais pas. Je crois qu’il[Napoléon] a incarné en tout cas les valeurs révolutionnaires en dépit de tout ça... »

    « Oui, Napoléon a rétabli l’esclavage aboli par la convention en 1794... mais pour le sens de l’histoire cela n’était pas important ».

    A déclaré Max gallo sur France 3. Oui Pour Max Gallo l’esclavage est une simple tache et ne représente pas un crime contre l’humanité. Quel négationnisme !

    Lorsque Lepen a comparé les chambres à gaz à un « point de détail de l’histoire, les désapprobations furent unanimes avec poursuite judiciaire et condamnation. Pour Max Gallo, le silence reste complet : aucune condamnation même de principe et aucune sanction n’ont été émises !

    Toujours pareil : deux poids deux mesures. Et on ose nous parler de république égalitaire !

  • > Finkielkraut et sa vision personelle de l’esclavage 13 juin 2005 22:31, par Papa Tango

    La Martinique file un mauvais coton : en produisant les conditions du pogrome, sous pretexte d’importer le conflit de Palestine, avec l’appui des mouvements indépendantistes agissant en sous main.

    Tel est le discours proféré sur Radio J. par Finkielkraut et E.Schemla.

    Encore une fois, l’anti-sémitisme en MTQ ne s’est jamais appliqué aux Libanais et Syriens établis depuis des lustres.

    Si de nouveaux arrivants sont des militants sionistes, activistes et violents, qu’ils l’assument, ils trouveront en face d’eux bon nombre de militants anti-racistes.

    Même la justice ’coloniale’ a du réagir.

    Les mouvements indépendantistes en question ont depuis pas mal d’années fait la preuve de leur capacité à ’gérer’ et redresser l’image des isles à susucre, et cela au grand jour, sans avoir besoin d’importer quelque conflit exterieur pour dynamiser leurs troupes et motiver les assistés.

    Facile, je sais, je ne suis ni noir ni juif.

  • Qui vous a dit que Dieudonné était abandonné ? Seuls les média bien pensant et moribonds qui le lynchent à longueur d’emissions distillent ce genre d’information. Venez assister à son spectacle qui fait salle comble et vous verrez combien il est en phase avec les gens. Le référendum nous a bien montré le schisme entre les média et le peuple.

  • MERCI DE RELAYER CET APPEL : C’EST IMPORTANT.

    Cordialement

    Appel du 18 juin 2005

    Pour les Droits humains, Pour Tous les Humains,

    Contre la Négrophobie Institutionnelle, contre le Négationnisme et le Révisionnisme,

    Toutes et tous,

    Devant le Sénat le Samedi 25 juin 2005

    15, rue Vaugirard Paris 75006,

    à partir de 15 heures (métro : Luxembourg)

    Le Sénat français qu’a présidé longtemps Gaston Monnerville foule aux pieds la dignité, l’humanité de tous et chacun des descendants de déportés faits esclaves, comme Gaston Monnerville.

    Ce Sénat vient de décerner à l’historien négationniste, révisionniste, raciste, falsificateur de la traite négrière, Olivier Pétré-Grenouilleau, un prix récompensant ses supposés apports en matière de recherche historique sur la traite négrière. Paraphrasons Louis Sala-Molins pour reprendre en échos :

    "Sénateurs, nos élus, honte à vous ! "

    "Sénateurs, nos élus, prenez garde !

    Les descendants d’esclaves sont légion. Et ils ne sont pas seuls".

    Ne restons plus silencieux, l’heure est trop grave, nous devons passer à l’action !

    Mobilisons-nous pour nous faire respecter, en nous rassemblant massivement devant le Sénat !

    Tous devant le Sénat le Samedi 25 juin 2005 à partir de 15 heures pour exiger le retrait de ce prix scandaleux pour la mémoire de nos ancêtres, pour nous mêmes leurs descendants ainsi que pour toutes les femmes et tous les hommes de toutes origines réellement et sincèrement attachés à la défense inconditionnelle de Tous les Droits Humains, pour Tous les Humains !

    Toutes et tous, Pour l’Honneur et le Respect !

    Samedi 25 juin 2005, au Sénat

    15, rue Vaugirard Paris 75006, à partir de 15 heures

    Métro Luxembourg.

    Pour le COFFAD / Joby VALENTE

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes