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« C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. »

Dès que la violence, avec laquelle ils obligent la majorité des gens, jeunes ou vieux, à se plier aux exigences d’une minorité de nantis, leur remonte au nez comme de la moutarde, les politiciens en appellent au maintien de l’ordre, « républicain » en France, en tous les cas « public ». Car l’Etat, démocratique ou non, se fonde toujours sur la violence qu’exerce l’économie à l’égard des citoyens. C’est pourquoi il ne tolère aucune violence à son égard. La rébellion est pour les maîtres le pire des crimes.

L’injustice dans le partage des richesses et des tâches n’a d’autre garantie que l’habitude routinière des humbles à être soumis. En effet, ce ne sont pas les juges qui font respecter les lois (ces textes supposés justifier l’ordre existant) mais c’est parce que les sujets se taisent devant leurs maîtres et vont au chagrin sans rechigner qu’il semble que les lois soient respectées. Que les serviteurs se rebellent et les maîtres parlent d’en venir aux armes, au nom de l’ordre. Alors c’est la violence qui se retourne contre ses employeurs, comme la fumée des gaz toxiques revient sur les lanceurs de grenade lorsque change le sens du vent. Les bourgeois craignent par dessus tout la violence des pauvres. Car c’est aux pauvres qu’ils font violence par leur existence même en tant que minorité profitant du travail des autres.

Curieusement, les quartiers pauvres, autrefois appelés « populaires », sont aujourd’hui nommés quartiers « difficiles », comme s’il était besoin de souligner qu’il n’est pas facile d’y vivre, ou encore « sensibles », sans doute parce que les quartiers riches sont peuplés de gens insensibles à la misère des autres. Pour un certain Ministre de l’Intérieur, chargé de garantir à l’économie capitaliste le bon fonctionnement des structures sociales qui la font vivre, les habitants des quartiers sensibles sont des « pauvres » (à ce titre estimables, puisqu’ils garantissent la richesse des autres), tandis que ceux qui jettent des projectiles aux policiers sont des « voyous ». Autant dire : un bon pauvre est un pauvre qui ferme sa gueule.

Comme chaque fois que se produit une insurrection, les bonnes âmes s’étonnent : pourquoi cette montée soudaine de violence ? On devrait plutôt se demander : comment des gens humiliés quotidiennement ne se soulèvent-ils pas plus souvent ?

Je me souviens d’un jour où, montant dans un bus, j’y trouvais un homme en train de maugréer à voix haute contre les étrangers. Les passagers ne disaient rien, comme abattus par l’avalanche de grossièretés racistes déversée par cet homme avec une rare violence verbale. Comme je lui demandais de se taire, le personnage me répondit de retourner dans mon pays. Ce à quoi je lui répondis que j’y étais, et que j’en n’étais pas fier, quand je voyais un type comme lui. Ces propos lui ont cloué le bec, et j’ai aussitôt senti une vague de soulagement courir parmi les passagers, dont certains m’ont remercié d’un sourire. J’ai compris ce jour-là que la plupart des gens sont fondamentalement gentils, et ne savent que faire lorsqu’ils se trouvent confrontés à un comportement violent. C’est comme cela que les violents paralysent leurs victimes.

La force fait peur aux être humains. Face à la menace, ils ne savent en général que faire. C’est tout à leur honneur. Contrairement à ce qu’en disent les bonimenteurs à la solde des maîtres, la soif de pouvoir, le besoin de violence et la volonté de puissance ne sont pas dans une prétendue « nature de l’homme », mais dans le fondement de l’Autorité, publique ou privée.

Petits ou grands, les chefs usent de la menace pour se faire obéir, avec une violence qui risque à tout moment de leur exploser à la figure. C’est vrai à l’échelle d’une famille, comme à celle d’une ville ou d’une nation. Le maniement de l’autorité n’est pas sans danger pour ceux qui l’exercent. La force qui lui résiste et peut à tout instant se rebeller s’appelle : liberté.

Certes il n’y a rien de constructif dans la violence du refus, comme lorsqu’un enfant dit « merde » à un père autoritaire. Mais une porte qui claque ou des voitures qui brûlent lors d’une émeute urbaine sont le signe d’une rupture. Après l’événement, même si l’ambiance revient au calme, rien n’est plus comme avant. Quand elle ne sait pas contenir la violence qu’elle a elle-même suscitée, l’autorité perd la face. Elle n’a plus de justification lorsque s’est dévoilé ce qu’elle devait cacher : le fond de violence de son exercice quotidien.

Toujours le maître se prétend seul à être digne (on parle de dignité du prince, pas de l’esclave). Les chrétiens ne disent-ils pas « Seigneur » au fils de leur Dieu ? Mais les beaux atours cachent mal la laideur mentale de ceux qui font obéir les autres. Alors, pour cacher les verrues qui défigurent leur esprit, ils insultent leurs serviteurs rebelles : les pauvres, quand ils deviennent impertinents, sont traités de canaille, populace, ou de « racaille ». Car les bourgeois n’ont jamais assez de haine pour désigner ceux qui leur font peur. On sait aussi avec quelle jubilation ils applaudissent aux massacres des révoltés. Pourtant, il y a une certaine sagesse dans leur peur : seule classe sociale à s’être installée au pouvoir grâce à une révolution victorieuse, ils savent jusqu’où peut aller la révolte.

Les maîtres le savent bien : ce qui leur pend au nez est pire que le refus, c’est la dégringolade. L’esprit de liberté qui souffle sur les émeutes joue une musique qui se répercute à travers l’Histoire et, malgré les répressions, conserve la mémoire du plus ambitieux projet qui court depuis des siècles : la fin de la domination de l’homme par l’homme. Tout laisse à penser que ce projet avance. Avis aux apprentis dominateurs...


 
P.S.

Illustration :Chimulus

 
 
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12 commentaires
  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 7 novembre 2005 22:56, par Martin

    bonsoir,

    il me semble plutôt que c’est la mise en place d’un dictature républicaine et laïque qui avance.

    Les provocations Verbales de Sarko, les provocations de la police, notamment à travers le lancement de bombes lacrymon sur une mosquée, semble relever d’une volonté délibéré de laisser la situation dégénérer afin de justifier des mesures d’exception contre les populations les plus pauvres.

    Dans ce contexte, de provocations et mensonges policiers, on ne peut écarter l’hypothèse que des groupes de policiers en civiles se répandent dans les quartiers pour y mettre le feu. Que de jeunes désoeuvrés s’y joignent par la suite, n’est-ce pas le but recherché.

    Pour légitimer des mesures sécuritaires puis des lois liberticides, il faut un prétexte.

    L’instauration d’un couvre-feu comme au temps de la guerre d’Algérie est un moyen commode pour arrêter, tuer et brûler. La police échappe à tous contrôle démocratique. La dictature policière n’est pas loin.

    Les syndicats et les partis de gauche sont tellement corrompus qu’ils ne boucheront pas le petit doigt. Bien au contraire, comme en 1940 ou en 1956, ils voteront les pleins pouvoirs pour instaurer une dictature sécuritaire aux accents coloniaux et racistes.

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 7 novembre 2005 23:18, par Ashoka

    Très beau texte, très vrai. J’y souscris totalement.
    Ashoka

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 8 novembre 2005 05:26, par Cybermomosapien

    Tout a fait en accord avec cete vision

    Que penser des partis politiques soit disant de gauche (PS/PC) qui ne bronchent pas, qui ne cherchent pas à utiliser cette rébellion pour en créer une dynamique de révolte nationale ?
    Je pense que c’est par racisme, pour ne pas mélanger la lutte des classes avec les arabes.
    Et là, je trouve que ça vole bas.

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 8 novembre 2005 21:07, par lahita

    sisi c’est vrai je suis tout à fait d’accord avec vous. ils mettent tous les jeunes noirs et les arabes dans le même sac en disant qu’ils sont des voyous. cela est du pur racisme c’est du nimporte koi. c’est en disant cela qu’ils ont élevé toute cette haine. mais bon ce n’est pa une raison pour bruler toutes ces voitures etc...

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 8 novembre 2005 21:47, par Papa Tango

    Que ce verbe-la est bien conjugué..

    Reste la conclusion : "domination de l’homme etc.."..

    Dominant, récessif..

    Que le langage, le biologique et le politique ne nous préparent pas une soupe oecuménique, brouet au bromure.

    Potion magique à la place ?

    Soyons adultes..

    Votre approche, comme le gaspacho, doit se déguster fraiche..et gouailleuse.

    J’en suis, pour une louche..

    al

  • Je suis assez affligé à la lecture de cet article et des commentaires, ainsi qu’à l’assimilation des émeutes à "un esprit de liberté". La liberté s’arrête là ou commence celle des autres et brûler une voiture est une atteinte grave à la liberté d’autrui d’en posséder une. Il n’y a aucun esprit de liberté dans les émeutes et les premiers responsables ne sont ni le gouvernement, ni la police, ni même ceux que vous appelez "bourgeois" ; ce sont les émeutiers qui le sont. (D’ailleurs, la France n’est pas divisée entre les "pauvres" et les "bourgeois" ; il y a aussi toute une classe moyenne que l’on assimile trop souvent à des nantis).

    "L’injustice dans le partage des richesse" est certes flagrante, mais elle ne justifie en rien que l’on recoure à la violence. Nous sommes en France, en 2005, et d’autres moyens existent pour lutter contre les injustices ; on ne répond pas à l’injustice par une injustice encore plus grance. Je ne suis d’ailleurs pas certain qu’il y ait un quelconque message politique derrière les émeutes, nombre d’émeutiers voulant plus "s’amuser" que revendiquer quoi que ce soit.

    Quant à faire un lien entre ces émeutes et un soi-disant racisme des français, rien n’est plus faux ; les émeutiers sont de toutes couleurs et leurs victimes (habitants des quartiers concernés) le sont tout autant. Je suis certain qu’une grande majorité de français n’assimile pas les émeutiers à des arabes comme le disent Cybermomosapien et lahita, encore moins les arabes à des émeutiers.

    Et si le gouvernement s’y prend fort mal (je suis très d’accord sur ce point avec vous), ce sont les élections qui permettent de le changer, pas une minorité de personnes.

    Espérons la liberté, la justice et la sérénité pour tous.

  • C’est la canaille 9 novembre 2005 19:58, par Olivier Lassoie

    Monsieur Castella,

    Votre texte a la clarté et la lucidité typiques de cette classe d’auto-proclamés « intellectuels » aussi proches des réalités du monde que ne l’était la Cour à Versailles au moment de la Révolution.

    Vous oubliez, dans votre « analyse » que l’État démocratique est fondé non sur la violence, mais sur le droit et donc sur un système de valeurs, en l’occurrence celles des Droits de l’Homme. Dans le contexte de l’État démocratique, la force n’est utilisée qu’en dernier recours dans l’hypothèse d’infraction au droit, et d’une manière strictement proportionnelle à la gravité de l’infraction et à l’importance de la « valeur » protégée par le droit.

    Vous parlez d’injustice dans le partage des richesses, mais de quoi parlez-vous ? Sur quoi vous fondez-vous pour parler d’injustice ?
    Vous parlez encore de serviteurs, de maîtres, de bourgeois profitant du travail des autres ? Vivez-vous encore, Monsieur Castella dans un monde de castes ? Ne vous rendez-vous pas compte, Monsieur, que le non-respect du droit, dans un État démocratique profite toujours et nécessairement au plus fort ?

    Savez-vous de quoi vous parlez quand vous utilisez le terme d’économie capitaliste ? Connaissez-vous d’autres systèmes économiques efficaces ?

    Les gens humiliés quotidiennement ne brûlent pas les voitures et les bâtiments publics, Monsieur Castella, les gens humiliés quotidiennement vivent quotidiennement dans la peur de voir brûler leur voiture…

    La force qui résiste à l’autorité d’un État démocratique ne s’appelle pas liberté, Monsieur Castella, elle s’appelle « criminalité » en ce qu’elle s’attaque au système de valeurs sur lequel repose tout État démocratique : les Droits de l’Homme.

    La force exercée contre les autorités d’un État démocratique est une force qui tente d’imposer, au mépris des règles démocratiques, un système de valeurs totalement incompatible avec le respect des valeurs démocratiques.

    Quelles sont vos valeurs, Monsieur Castella ? Partagez-vous celles des criminels qui brûlent les voitures ou partagez-vous encore l’idéal démocratique de l’écrasante majorité des citoyens européens ?

  • Mais de quoi parle t-on bon sang ? Qui sont les "bourgeois" "dominateurs" ? Qui sont les "esclaves" épris de "liberté" bravant leurs "maîtres" ? Ainsi donc, il y aurait d’un côté les "gens gentils" et de l’autres les "gens méchants". Bienvenue chez Walt Disney ! P.C fait-il preuve d’angelisme ou cours t-il après un orgasme soixante huitard fantasmé ?
    Cette violence est pour moi le degrè zéro de l’expression. Et tenter de la justifier, de la légitimer à distance dans un discours préfabriqué, c’est enfermer ses auteurs dans une voie sans issue. Plutôt que de jeter de l’huile sur le feu et de piaffer ainsi d’impatience en attendant le "grand soir", appelons au dialogue, à l’échange. Sollicitons la raison et l’intelligence plutôt que la haine. Car après tout "s’il suffisait de quelques hécatombes pour qu’enfin tout changeat, qu’enfin tout s’arrangeat, depuis tant de grands soirs que tant de têtes tombent, au paradis sur terre on y serait déjà".

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 9 novembre 2005 22:59, par Zakaria HAJJI

    A Messieurs Lassoie et Slau.

    l’État démocratique est fondé non sur la violence, mais sur le droit et donc sur un système de valeurs, en l’occurrence celles des Droits de l’Homme
    - Un jeune homme a été tué dans un commissariat de Lyon" (Le Monde, 20 décembre 1997"
    - assassinat de Malek Oussekine en 1986
    - assassinat de Makomé en 1993
    - assassinat de Bouziane Abdekkader en 1997
    - "De 1994 à 1999, 24 personnes ont trouvé la mort à la suite de l’usage régulier ou irrégulier de leur arme à feu par des policiers" (Le Monde, 28 juin 2000).
    - "Procès : 1 policier comparait devant la justice après avoir tué un homme de 4 balles dans le dos après une altercation au sujet d’une cigarette" (Le Monde, 9 juin 2000).
    - "En Seine-Saint-Denis, des magistrats dénoncent l’agressivité des policiers à l’égard des mineurs." (Le Monde, 28 octobre 2000, page 13"
    - "Un policier filmé en flagrant délit de violence" (Vendredi 31 Mars, rubrique Société)
    - "Dix ans de prison pour le policier qui avait tué un mendiant" (Le Monde, 12 juin 2000, page 9"
    - "Police française accusée de trafic d’immigrés à la frontière belge" (Le Monde, 27 septembre 2000, page 12)
    - "La bavure bien réelle des policiers fantômes" (Libération, 16/03/2000, page 22)

    Etc etc. Dossier complet : Bavures policières, sur Acontresens.com

    Dans le contexte de l’État démocratique, la force n’est utilisée qu’en dernier recours dans l’hypothèse d’infraction au droit, et d’une manière strictement proportionnelle à la gravité de l’infraction et à l’importance de la « valeur » protégée par le droit.

    Il est encore heureux que les émeutiers n’appliquent pas cette règle, il y aurait hécatombe dans les services de police.

    Vous parlez d’injustice dans le partage des richesses, mais de quoi parlez-vous ? Sur quoi vous fondez-vous pour parler d’injustice ? Vous parlez encore de serviteurs, de maîtres, de bourgeois profitant du travail des autres ? Vivez-vous encore, Monsieur Castella dans un monde de castes ?

    Si vous tentez de prouver naïvement que de nos jours en France il n’y a plus de classes sociales,dont une, riche, profiterait de la sueur des smicards pour s’enrichir,l’autre,pauvre,touchée par un chômage endémique,des conditions de vie précaires,et la troisième,de la classe moyenne,indifférente du contexte générale, cela deviendrait ridicule. Cependant, je ne ferais pas insulte à votre intelligence, et mettrais ceci sur le compte d’une mauvaise formulation de votre phrase.
    Dans le doute, quelques informations confirmant l’existence d’une classe pauvre de la société acculée à la misère du logement, du travail, etc
    - "L’incendie qui révèle la misère" (RFI, le 27/08/2005)
    - "La précarité gagne du terrain" (L’Express, 3 novembre 2005)
    - "La précarité nuit à la santé" (TF1, 01 novembre 2005)
    - "La misère en chiffres " (L’Humanité, 17 octobre 2005)
    - "Selon l’Insee, 6 % de la population française vit sous le seuil de pauvreté" (Le Monde, 17 octobre 2005)

    Ne vous rendez-vous pas compte, Monsieur, que le non-respect du droit, dans un État démocratique profite toujours et nécessairement au plus fort ?

    Là on est bien d’accord. Le non-respect des droits du travail, de l’égalité, du logement ont toujours profités aux plus forts, et ce n’est certainement pas les victimes de ces injustices qui peuvent se prévaloir d’une quelconque puissance.

    Les gens humiliés quotidiennement ne brûlent pas les voitures et les bâtiments publics, Monsieur Castella, les gens humiliés quotidiennement vivent quotidiennement dans la peur de voir brûler leur voiture...

    Les gens humiliés quotidiennement vivent dans la peur d’une bavure policière, dans l’angoisse du lendemain, dans l’école qui apologise la colonisation de leurs parents, dans la peur du licenciement, d’un accident du travail, de voir leurs enfants sombrer dans le crime pour vivre, dans la honte de franchir la porte et dire "je ne peux pas nourrir mes enfants". Les voitures qui brûlent, c’est mauvais. Les êtres humains qui meurent, c’est ignoble.

    "La force qui résiste à l’autorité d’un État démocratique ne s’appelle pas liberté, Monsieur Castella, elle s’appelle « criminalité » en ce qu’elle s’attaque au système de valeurs sur lequel repose tout État démocratique : les Droits de l’Homme."

    Allez expliquer ça à Malek Oussekine, à Bouna et Zyad, aux enfants de cette femme violée par des policiers dans un commissariat de Saint-Denis, et à tous les morts dans des accidents du travail par économie patronale,à ceux qui meurent de l’amiante dans les lycées infectés,à ceux qui chopent la tuberculose dans des chambres d’étudiants qui ne brillent pas par l’hygiène des canalisations, à ces diplômés au chômage... Je ne pense pas qu’ils sachent vraiment ce qu’est la démocratie, eux (et elles).

    Les faits parlent malheureusement d’eux même...

  • A Monsieur HAJJI,

    la question ne porte ici pas sur les bavures policières, qui existent certes, mais qui sont généralement jugées et condamnées (même si certaines restent impunies). Les exemples que vous citez l’indiquent d’ailleurs très clairement :

    Dix ans de prison pour le policier qui avait tué un mendiant, Procès : 1 policier comparait devant la justice...

    Tout le monde est égal devant la loi et ce n’est pas parce que quelqu’un incendie ma voiture que celà me donne le droit d’incendier la sienne. De même, ce n’est pas parce que certains représentants de l’ordre de prennent pour des "justiciers" que l’on obtient le droit de "se venger".

    Il est encore heureux que les émeutiers n’appliquent pas cette règle, il y aurait hécatombe dans les services de police.

    En France, on ne fait pas justice soi-même, la force est au droit, non à l’individu ; s’attaquer à la police, c’est s’attaquer à la société dans son entier. Encore une fois, la police a le droit de patrouiller partout en France sans que celà constitue une provocation. Et partout en France, les gens n’ont pas le droit d’incendier voitures, commerces ou écoles.

    Selon l’Insee, 6 % de la population française vit sous le seuil de pauvreté

    Personne ne nie qu’il y a des pauvres dans ce pays, qu’ils ont tendance à devenir de plus en plus pauvres, et qu’il faut faire tout notre possible pour les aider à s’en sortir. Mais si 6% des gens vivent sous le seuil de pauvreté, c’est que 94% d’entre eux n’y vivent pas. Et je sais bien que rares sont ceux qui sont indifférents aux problèmes des pauvres. L’égoïsme existe à tous les niveaux mais n’est pas généralisé comme beaucoup voudraient le faire croire.

    A nouveau, je le répète, rien ne justifie les émeutes (même si des faits peuvent les expliquer) et la grande majorité des français n’est pas riche au détriment des pauvres, n’est pas raciste, n’est pas agressive. Certes le monde n’est pas parfait et ne le sera jamais, ce n’est pas une raison pour le rendre encore plus imparfait.

    Effectivement, les faits parlent d’eux-même.

  • Bonjour.

    Vous dites :" Tout le monde est égal devant la loi et ce n’est pas parce que quelqu’un incendie ma voiture que celà me donne le droit d’incendier la sienne. De même, ce n’est pas parce que certains représentants de l’ordre de prennent pour des "justiciers" que l’on obtient le droit de "se venger"

    Permettez moi de reprendre vos tous premiers mots. "Tout le monde est égal devant la loi"

    Le regrété Coluche a ajouté "Mais il y en qui qui sont plus égaux que d’autres".

    Je ne ferai pas de longues démonstrations. Je n’en suis pas capable. Allez simplement visiter les liens ci-dessous. Dans ces liens vous en trouverez d’autres. Merci de prendre la peine de faire une recherche un minimum approfondie. Je vous en remercie.Ensuite revenez s’il vous plaît nous reparler de l’égalité devant la loi.
    Je vous prie de bien vouloir excuser les redondances.

    Merci de votre lecture et de vos recherches.

    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1580

    http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=398

    http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=236

    http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=416

    http://guivarch.org/Library/dossierJustice/justice.htm

    http://www.avft.org/html/denonciation_calomnieuse.html

    http://www.u2rdfemmes.org/index.html

    http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm

    http://www.casepassecommeca.com/article.php3?id_article=58#forum71

    http://www.harcelement.org/article182.html

    http://www.senat.fr/rap/r04-229/r04-2291.html#toc52

    http://isabelle-alonso.com/forum/read.php?f=1&i=1777&t=1777

    http://forums.france5.fr/cdanslair/Societe/Violeurs-recidivistes-sujet-133-1.htm#bas

    http://www.sudeducation.org/article798.html

    http://roland-veuillet.ouvaton.org/index.html

    http://sud-arl.org/article.php3?id_article=1004

    Et il y en a malheureusement trop d’autres.

  • > « C’est la canaille ? Eh bien j’en suis. » 12 novembre 2005 20:24, par Papa Tango

    Vos liens pointent tous sur des articles dénoncant le sexisme sous toutes ses formes..

    Vieux débat, une pdgère est-elle plus acceptable qu’un mâle prédateur, ou un entrepreneur Malien au pays, ou etc..

    J’ai bossé sur le sujets suivants : marxisme et lutte des femmes, question nationale et lutte des classes, agro-alimentaire et seuil de pauvreté.

    Essuyant des insultes, n’étant pas ’concerné’..

    A vous de faire mieux.

 
 
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