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L’enquête internationale n’aura pas lieu

Jénine, avril 2002

Une compilation de textes sur Jénine du 6 au 19 avril 2002, rassemblée par Jean-Pierre Bouché, AFPS - Toulouse.

Les textes présentés ci-dessous [1] sont en majorité des traductions en français de textes reçus dans la période du 6 au 19 avril 2002, et se référant aux événements en cours à Jénine. Ces textes ne représentent selon toute vraisemblance qu’une fraction minime de l’ensemble des témoignages et déclarations faits publiquement pendant cette période, en particulier, les appels téléphoniques et des autres témoignages devant les médias arabes manquent ici. Néanmoins il m’a semblé utile de traduire et de rassembler dans l’ordre chronologique ces documents bruts, comme indications de ce qui s’est passé et de ce qui risque de se reproduire, à une bien plus large échelle, prochainement, dans d’autres camps et surtout à Gaza.

image 250 x 154 [2]Les documents s’arrêtent au 19 avril, à la fois pour des raisons pratiques et parce que cette date est à peu près celle où la presse a commencé à pouvoir enquêter avec un minimum de liberté à Jénine. Mais plusieurs déclarations ci-dessous ont dit, parfois très tôt, que « la vérité sur Jénine ne sera pas connue. » Le refus des autorités israéliennes d’une enquête de l’ONU agissant en toute liberté, puis le refus de l’ONU, privé du soutien des USA et de l’UE, de se soumettre à des exigences inacceptables, ont conduit à l’annulation de l’enquête internationale. Il y a gros a parier qu’Israël se sent suffisamment puissant pour croire que jusqu’à la fin des temps, les décombres de Jénine et les cimetières de la vallée du Jourdain garderont leurs secrets. Alors au moins, malgré leur fragilité, les témoignages contemporains aux événements ont le mérite d’exister. L’armée israélienne peut casser tous les ordinateurs qu’elle veut dans les territoires palestiniens occupés, nous vivons une époque où circule une information nombreuse, décentralisée, il nous appartient de la faire connaître.

Quelques conventions méritent d’être signalées. Le camp de réfugiés de Jénine est situé dans la partie Nord-Ouest de la ville de Jénine, dont il forme un faubourg. L’hôpital est hors du camp mais assez proche. Dans les textes, « le camp de réfugiés de Jénine » ou « le camp de Jénine » désignent le camp massivement attaqué pendant le temps où le reste de la ville était occupé et sous couvre-feu. La ville –hors camp- est désignée « Jénine-ville » en certaines occasions ou simplement Jénine.

Ce travail n’aurait pas pu être achevé sans l’aide bénévole de plusieurs traducteurs toulousains, qu’ils en soient ici remerciés. Ces traducteurs comme moi-même ne sommes pas des professionnels. Aussi pour toute utilisation à des fins commerciales, il conviendrait que ces traductions soient révisées face aux versions d’origine. De même ces utilisations devraient se faire dans le respect du copyright lorsqu’il s’applique. Les textes qui suivent sont également disponibles sur le site toulousain de l’AFPS.

Jean-Pierre Bouché


Notes

[1L’ensemble des textes est à consulter sur le site "Solidarité Palestine".

[2L’illustration, qui circule sur le Net, provient du site agitkom.net et est signée : Lakoët.


 
P.S.

Remerciements à Solidarité Palestine qui fait un travail remarquable.
Le dossier complet sur Jénine ici

 
 
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