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Les belles âmes

Roger Cukierman, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, dénonce les "pseudo-pacifistes" et donne sa version de la couleur du sang.

Le président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), Roger Cikierman, été reçu, à sa demande, par le président Jacques Chirac.
A sa sortie de l’Elysée, il s’est indigné : "il y a des gens en France, des pseudo-pacifistes qui essaient de trouver toutes les raisons explicatives du phénomène terroriste pour essayer d’écarter la France de ce conflit", ce qui implique qu’il souhaite lui, que la France occupe pleinement le champ militaire. Il ajoute : ce sont les mêmes qui estiment qu’il y a deux terrorismes : le bon et le mauvais. Ce sont les mêmes qui trouvent peut-être aussi que la couleur du sang des victimes n’est pas tout à fait la même quand il s’agit d’Américains, d’Israéliens ou de passagers du métro parisien". Suivez son regard.
On aurait apprécié que Roger Cikierman aille au bout de son "credo" et qu’il nous parle de la couleur du sang palestinien, et singulièrement de celui des enfants de la bande de Gaza. On aurait aimé que le président du CRIF nous dise de quelle couleur était le sang des victimes de Sabrah et Chatila. On aurait souhaité qu’il nous donne une définition du terrorisme et après cela qu’il nous nous explique comment il "apprécie" le diktat imposé par l’Etat d’Israel à tout un peuple, comment il qualifie l’humiliation quotidienne subie par le peuple palestinien. S’il n’existe qu’une couleur de sang, il est "des" terroristes et celui inspiré par le fanatisme religieux ne saurait absoudre le terrorisme d’état. Si le CRIF a, entre autres missions, de défendre l’identité juive, s’il s’autorise, et il a raison, à prendre position sur les choix militaires de la France, on aurait aimé que parfois, il s’exprime sur des faits de société qui ne concerne pas uniquement la communauté juive de France. Comme par ailleurs, le mal-être des banlieues qui, au fil des incidents ou des "bavures", viennent creuser encore davantage la "fracture sociale". Il pourrait également donner son sentiment sur la "manifestation contreversée" organisée aujourd’hui 17 octobre contre l’oubli. L’oubli de la mort de deux cents Algériens manifestant il y a 40 ans contre l’oppression. Le devoir de mémoire ne se divise pas. Il est universel ou il n’est pas. Si le CRIF, au hasard de l’actualité, élargissait son regard, il gagnerait en crédibilité car charité bien ordonnée..

Djamel Saadna


 
 
 
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