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ça va le monde ?!

« Ça va le monde ?! »
Avons-nous d’autre choix que celui de devenir « Passeurs » ?...
Au moment où de si nombreux acquis des luttes, et en particulier ceux issus du programme du Conseil National de la Résistance, sont remis en cause, attaqués, détruits par les tenants du capitalisme néolibéral et la pensée fatalitaire qu’ils instillent à longueur d’ondes médiatiques, pensée qui a contaminé depuis déjà longtemps une partie des forces progressistes, il est urgent de ne pas se taire. Pourtant, « nous ne détruirons pas la maison du maître avec les outils du maître » dit un proverbe africain. Alors, nous devons inventer des armes nouvelles, des armes de pensée, des armes qui remettent les esprits en marche sans tomber dans l’ornière de la « leçon de morale » fut-elle de gauche.
Ne pas se taire, pour faire entendre à toutes les générations un écho actuel aux poètes qui s’engagèrent dans la résistance à l’oppresseur en 1940, ici c’est la poésie qui rend un hommage à tous les résistants et plus généralement à toutes celles et ceux qui ont osé, dans l’histoire, dire NON à l’oppression, à la servitude, à la barbarie...
Ce devoir de mémoire, je m’y suis contraint en tant que poète avec l’appui de François Thollet, auteur compositeur ; de notre rencontre est né « Ça va le monde ?! », un coffret de 3 recueils et 3 CD qui sort courant mai 2006 aux Editions Le LAPS.
- CD 1 : « Oui, j’ai peur »
- CD 2 : « Un poème, ça sert à rien ? »
- CD 3 : « Parce que pas sûrs de ce que nous sommes »

Mais « Ça va le monde !? », ce n’est pas seulement à écouter seul chez soi. C’est aussi une lecture-spectacle au cours de laquelle on peut entendre, outre Yves Béal en lecture et François Thollet au chant et à l’accordéon, Elisabeth Renau au violoncelle, Michel Tabarand à la contrebasse et d’autres musiciens au gré des soirées. Une lecture poétique et musicale accessible aux collégiens (4ème/3ème), lycéens et bien sûr dans les structures qui accueillent le public adulte.
Il s’agit d’une lecture critique du monde et de l’homme-soi dans ce monde, fondée sur l’idée que la poésie parce qu’elle autorise un autre regard sur le réel constitue un point d’appui pour sa transformation. Hommage d’abord à toutes celles et ceux qui ont eu le courage de dire « non » en ces temps sombres de notre histoire et bien sûr aux René Char, Louis Aragon, Paul Eluard, Robert Desnos, Marianne Cohn, Roger Bernard, Benjamin Fondane, Max Jacob, Pierre Seghers, Jean Tardieu, Edith Thomas, Vercors et beaucoup d’autres qui surent mettre leur écriture et leur engagement au service des valeurs humanistes, c’est aussi un appel à regarder le quotidien d’aujourd’hui d’un œil critique, comme il y a 60 ans face à l’oppression nazie, avec cet esprit de résistance c’est-à-dire un esprit qui refuse tout ce qui rabaisse l’idée d’humanité et met l’homme au rang de marchandise, un esprit qui sait voir la complexité du monde y compris en lui-même...
Mais la poésie, même si elle reste une arme neuve pour lire, interroger, comprendre, transformer le monde, n’est pas encore suffisante, pervertie qu’elle est souvent par des pratiques scolaires qui en font une « récitation du monde » ou des pratiques culturelles qui la réservent - sans le vouloir et en se lamentant du peu d’écho dans le peuple - aux quelques heureux élus des bibliothèques ou maisons de poésie. Pour que la poésie porte sa charge explosive, il faut que le regard sur la poésie change, il faut que le regard de chacun sur ses propres capacités de création change, fertilisant le regard sur la poésie et au-delà toutes les formes d’art, rendant ainsi à l’art sa densité d’interpellation. Une piste que nous explorons, celle des ateliers d’écriture précédant les lectures poétiques et musicales, engageant une partie du public dans un processus de création, le rendant médiateur et déjà « passeur » en facilitant la rencontre et l’échange entre le poète sur scène (aujourd’hui), les poètes de la résistance (hier), le monde (hier et aujourd’hui) et le public neuf de la soirée.
Si vous pensez comme Brecht que « le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » et que les habitants de votre commune pourraient être sensibles à cette vigilance poétique et musicale, contactez Yves Béal au 06 70 63 58 07 ou François Thollet au 06 18 42 90 21.
Prochaines lectures poétiques et musicales de « ça va le monde ?! » : Mont sous Vaudrey : 2 mai 2006 - St Martin d’Hères : 3 mai 2006 - Genève (sous réserve) : juin 2006 - Paris (sous réserve) : juin ou juillet 2006 - Grenoble Festival International de Théâtre Action : octobre / novembre 2006

Yves Béal

04 74 92 36 47 ou 06 70 63 58 07
yvbeal@wanadoo.fr
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