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Non l’UMP n’est pas une nouvelle marque déposée de vaseline !

Jeune, jeune... et ??? [1] à la fois !

Ils étaient où les lardons du 1er mai ? Ceux qui bouffaient du facho, du
Le Pen.. Ceux qui clamaient le sursaut républicain ; qui traitaient les quadras
et les quinquas, que nous sommes, de vieux conservateurs rétrogrades et quasi
dégénérés. Ceux qui, presque, auraient donné des leçons de civisme à la France
entière du haut de leur suffisance boutonneuse. Ils étaient où ce dimanche 9
juin, lors du premier tour des législatives ? Ils étaient où les révolutionnaires
en Nike et Adidas réunis, les gobeurs de Mac-bacon ou de Big-Mac,
les buveurs de Coca-cola et autre rince gosier made in "Multinationales
& Co"
 ? Ils étaient où ces chérubins ? A la pêche ? Au roller ?
A l’office dominical ? En train d’explorer leur copine de cours ? Devant
les écrans de CGR ou de la lucarne infernale de TFN ? Ils
étaient où ? J’aimerai bien le savoir moi, et nous sommes un certain nombre
qui aimerions bien savoir où se cachait la jeunesse "révolutionnaire"
ce dimanche 9 juin !

Une chose est certaine, ils n’étaient pas dans les bureaux de vote ! Et
pourtant ils avaient le choix cette fois là. Le "panel", comme ils
disent, était large. Il y en avait pour tous les goûts : de LO et la LCR
en passant par le écolos de toute tendance et en survolant les traditionnels,
à l’auberge espagnole du scrutin législatif, on peut dire qu’il y en avait
pour tous les goûts. Sans oublier la possibilité de voter nul ou blanc !

Mais les têtards ne sont pas sortis de la mare ! Les banderoles sont restées
bien rangées sur les étagères du garage ou de la cave ou du grenier ou de la
fac. Et la carte d’électeur, aussi. 

Il est déjà loin le temps des slogans percutants peins à la hâte sur les banderoles.
Ceux qui le 5 mai voulaient manger du cochon ont été vite rassasiés. Une
indigestion, peut être ? On a l’estomac fragile à cet âge ! Et ceux qui déféquaient
sur le FN, ils l’ont posé où leur étron ce dimanche ? A croire que, hormis le
choix entre un voleur et un facho, il est difficile à nos chers chérubins
d’envisager d’autres alternatives possibles.

La conscience politique ne se décrète pas et il faut se méfier de
certaines spontanéités qui, bien souvent cachent, le bras manipulateur du marionnettiste
de service.

Ainsi, un facho moribond, manipulé, plus que manipulateur, porté par la
puissance médiatico-politico-financière faisant son dernier tour de piste
dans un show pathétique et servant d’appât pour un règlement de compte dans
la cour des grands, tel fut celui qui attisa toutes les haines. Tel fut celui
qui fit se déverser dans la rue une jeunesse plus poussée que guidée. Tel fut
celui par qui le coup d’état arriva.

La Droite, la Gauche... Qui s’est servi de ces merdeux paumés et apeurés
par les aboiements Lepénistes dont "on" savait bien qu’ils n’étaient
que la variante ultime du chant du cygne. Personne le le saura. L’enquête
n’aura pas lieu et nous n’aurons pas le spectacle de l’"UMP"
défunte portant des pommes à la "Santé".

Quand les français légitiment un coup d’état.

La version qui se prépare est celle du renard dans le poulailler. Le coup
d’état du 5 mai vient de trouver son prolongement parfaitement démocratique.
Si tout se passe comme prévu, et pourquoi il n’en serait pas ainsi, l’UMP
(à la tête de laquelle s’est autoproclamé le Chef de l’État soi-même) 
va régner en maître et sans partage sur l’Assemblée Nationale, et même
ailleurs. De voleur de poules à voleur de voix, le voilà voleur de
démocratie... en toute impunité.

Le baron Sellière se fend la poire sur toute sa largeur. Après avoir
embrassé goulûment sur la bouche la star du syndicalisme social démocrate -
ou libéral, au choix - c’est pour lui, l’extase inespérée.

Il se dit que 35 % de prolos sont restés sagement devant leur télé pour se
tenir parfaitement informés de l’avancée de la Coupe du Monde, de la cuisse de
Zidane et des derniers rebondissements de Love Story. Cet élan de
patriotisme, soyons en persuadés ira droit au coeur du monarque et de son
Rafarin bouffon. El Gringo [2] peut se frotter les mains  : le
copier-coller depuis les républiques bananières qu’il a tant connues est en
train de s’opérer avec une facilité déconcertante.
"- Oignez-moi le fondement messire, c’est pour la bonne cause,
et avec de l’huile de palme, je vous prie !" C’
est ce qu’il entend la
nuit dans son délire qui n’en est plus un puisque la réalité dépasse
désormais la fiction

Je ne vous expliquerai pas comment s’installent les dictatures, personne ne
me croirait et tant de connerie m’épuise. Mais je peux vous entretenir de
comment cela se termine : en général, très mal... pour le peuple.

Demain sera un autre jour, mais un jour peuplé de veaux, donc semblable à tous les autres.

Gilles LESTRADE


Notes

[1A compléter suivant l’humeur du moment !

[2Voir l’excellent article de Djam sur Oulala.


 
P.S.
 
 
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