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Le retour du Grand Méchant Loup

Le 16 mai 2003, lors d’un repas offert par la mairie de Lyon aux intervenants d’un colloque sur le cognitivisme et la systémique, le professeur Antonio Damasio, de l’université d’Iowa, m’avait demandé ce que je pensais de la guerre en Irak, où venait de se terminer l’offensive généralisée. Je lui ai répondu en substance :

« Il y a une possibilité qu’à ma connaissance aucun journaliste ni commentateur n’a mentionnée : c’est que, pour certains des conseillers de M. Bush, l’objectif serait de provoquer l’arrivée au pouvoir des islamistes dans la région, de façon à démontrer l’incompatibilité entre l’islam et la démocratie.

- Ce ne serait pas un peu trop machiavélique ?

- J’y ai pensé. Alors pourquoi pas l’un des conseillers du président ? »

A moyen terme, l’intérêt d’une telle stratégie serait de reconstituer le « Monde Libre » comme force dominante, union d’intérêt que deux guerres mondiales avaient aidé à constituer. La guerre, c’est-à-dire l’industrie de l’armement et l’approvisionnement en pétrole. La puissance économique des États-Unis, on le sait, s’est assise sur l’économie de guerre. Les intérêts financiers dominants qui influent en sous-main l’orientation de sa politique internationale y sont liés. Cela explique sans doute que, depuis 1945, les USA n’ont pratiquement jamais cessé d’être en guerre (en Corée, au Vietnam, et ailleurs). Jamais les Américains ne gagnent autant que lorsqu’ils dépensent la richesse du monde dans des conflits aussi meurtriers qu’inutiles. Chaque munition gaspillée est un appel d’air vers la machine de production et, partant, une entrée de billets verts dans les escarcelles des actionnaires.

Il ne faut pas oublier la première des guerres qui a construit ce qu’on appelle l’Amérique : la guerre d’extermination des peuples qui vivaient alors sur le continent. C’est dire que la démocratie américaine, comme celle d’Australie et de tous les pays qui ont émergé sur le « nouveau continent », est fondée d’abord sur la spoliation. Pour des conquérants venus de pays où la propriété de la terre était la première richesse (« pas de seigneur sans terre et pas de terre sans seigneur », disait l’adage médiéval), prendre les terres sans propriétaire où vivaient les gens n’était pas vraiment une forfaiture. Les en chasser par la force, ou même les éliminer physiquement, pas vraiment un crime. Car ces conquérants chrétiens avaient un sens étrange de la justice, dont les valeurs ne concernaient que les gens « civilisés », c’est-à-dire eux. Les autres, fallait-il en parler comme d’êtres humains ? La question se posait, et bien des porteurs de flingues n’attendaient pas les bénédictions des prêtres pour régler physiquement le problème. Tout le monde a vu un jour l’un de ces westerns où des bandits trafiquants organisent de vrais massacres pour les attribuer aux « indiens » dont ils veulent voler les biens ou les terres. On les arme, on les provoque, on fait croire qu’ils sont dangereux, et on organise avec la populace des expéditions punitives. La combine est aussi vieille que le pouvoir.

Le deuxième pilier de la démocratie américaine a été le massacre des ouvriers révolutionnaires. Encore aujourd’hui, aux USA, les grèves se règlent souvent militairement par l’intervention de la milice. Car le « monde libre » se mesure à deux valeurs : l’économie de marché (autre nom de capitalisme) et la démocratie représentative. En menaçant la première, les mouvements ouvriers veulent aussi remplacer la seconde par la démocratie des conseils. Rien n’épouvante plus les porteurs d’action. On a donc éliminé la révolution prolétarienne avant qu’elle ne se produise. C’est ce que rappelle l’anniversaire du premier mai.

Partant de là, lorsqu’en 1917 le prolétariat russe a menacé à la fois l’économie de marché et la démocratie représentative, le « monde libre » s’est allié pour envoyer des troupes attaquer les « rouges » et ainsi aider le nouveau pouvoir bolchevik à contrôler militairement la situation insurrectionnelle. Devant cette agression, les ouvriers révolutionnaires, notamment les marins de Cronstadt, ont suspendu l’instauration de la démocratie des conseils pour aider à chasser les envahisseurs « blancs », et se sont fait ensuite massacrer par l’armée rouge. D’où soixante-dix ans de dictature et de capitalisme d’Etat.

C’était à la fois une tragédie et une aubaine pour les capitalistes : tragédie de perdre un aussi gros marché que celui de l’empire russe, et aubaine de reconstituer avec l’URSS un Grand Ennemi de la civilisation (une fois Hitler vaincu, Staline a pris la relève dans la peau du Grand Méchant Loup). L’affaire n’était pas mauvaise non plus d’utiliser les soviétiques comme épouvantail. A partir de là, « communiste » et « barbare » sont devenus synonymes. Tout ce qui pouvait s’opposer à ces ennemis de la civilisation était du pain béni. Massacres, trahisons, dictatures diverses, crimes en tous genres, ont jalonné la juste lutte du « monde libre » contre le « péril rouge ». Car d’avance, dans la lutte sans merci de Saint-Michel contre le Dragon, tous les coups étaient sanctifiés.

Mais le capitalisme a un besoin vital d’accumuler et les espaces vierges lui font horreur. Tous ces territoires sous contrôle soviétique étaient autant de manques à gagner. Lorsque se sont effondrés le mur de Berlin, puis l’URSS, George Bush (père) a déclaré : « Nous avons gagné la guerre froide ». Certes. Mais ils ont perdu leur Grand Ennemi.

Comment être les chevaliers du Bien, s’il n’y a plus de serviteurs du Mal ? Tout l’équilibre du capitalisme libéral reposait sur son antinomie présumée avec le « communisme ». Il fallait absolument recréer une situation de fracture pour reconstruire l’essentiel de l’économie de guerre qui garantit aux USA le leadership mondial dans l’économie de marché. C’est là que Saddam Hussein est arrivé à point nommé, en envahissant le Koweit (peut-être même de machiavéliques analystes le lui ont-ils conseillé). Du jour au lendemain, son armée a été promue « troisième force militaire au monde », et la nécessité de la guerre est apparue comme vitale. Grâce aux rodomontades de celui qui se prenait pour la réincarnation de Nabuchodonosor, on a reformé l’alliance du « monde libre ». L’objectif n’était évidemment pas d’éliminer le Tyran, mais d’en faire un épouvantail. George Bush l’a donc laissé en place. Trop utile, le fanfaron, en habit de Grand Méchant Loup.

Le dindon de la farce ne comprend jamais quel rôle il joue. De fait, Saddam Hussein s’est cru victorieux parce que toujours en place et que Bush avait été battu aux élections. Il a continué a remplir sa fonction d’épouvantail. Tant et si bien que Bush le fils, héritant à retardement du fauteuil de son père à la Maison Blanche, a repris le flambeau du Chevalier du Bien en lutte contre l’Empire du Mal (histoire à peine inspirée des scénarios vaguement scientologues de Lukas). Cette fois, il fallait renverser le Tyran, dont les « ambitions démesurées » menaçaient la paix du « monde libre ». On lui a inventée des armes terribles, que le nigaud, trop heureux de faire encore peur, ne niait pas posséder. Incroyable mais vrai, il pavanait encore devant ses soldats et des caméras de télévisions, quand les forces américaines avaient déjà pris l’aéroport de Bagdad. Tant il est vrai que, jusqu’au moment où il tombe dans la marmite, le dindon croit qu’il est le roi.

Mais quel était l’objectif ? Faire de l’Irak un état américain ? Contrôler sa production de pétrole ? Certes non. Car alors où se serait trouvé l’Empire du Mal ? Il faut un Grand Ennemi à Saint-Michel Debya. Il n’y en a pas ? On va l’inventer. On va faire un « Grand Moyen Orient », depuis le Maroc jusqu’à l’Afghanistan, et on va faire basculer cet immense territoire dans une idéologie ennemie du « monde libre ». Et comme il faut un chef aux méchants, et que le territoire n’existe pas encore, on va en fabriquer un à partir des marionnettes que l’on a sous la main.

Parmi les « amis » des Bush (c’est-à-dire les gens avec qui ils ont des intérêts communs), il y a notamment la famille Ben Laden, richissimes investisseurs saoudiens qui placent leur argent dans les mêmes entreprises que le clan au pouvoir aux USA. Dans cette famille, un vilain petit canard a déjà été utilisé par la CIA pour combattre les « communistes » en Afghanistan. En fait, le projet d’Oussama était de prendre le pouvoir à Ryad. Lorsque Saddam a occupé le Koweit, il a proposé au Roi d’Arabie Saoudite de revenir avec ses troupes d’Afghanistan pour l’en chasser, offre pernicieuse poliment écartée par le roi. Son idéologie était floue ? On allait lui donner corps en la faisant passer pour une doctrine mondiale opposée en tous points à la « démocratie ». Quelques années de propagandes savamment orchestrées sur tous les médias du « monde libre » ont ainsi fait apparaître un nouveau spectre pour hanter le monde à la place du « communisme » moribond : on l’a nommé « islamisme » (il est remarquable que ce mot n’existe pas en arabe).

Exit Saddam comme ennemi public n°1, et voici l’arrivée du nouveau chevalier noir : Oussama Ben Laden. En rien de temps, il est passé de l’ombre à la célébrité. On lui offert la parole, par El Jezira interposée, et le Grand Ennemi a trouvé un visage. Mais les discours moralistes et quelques attentats en Afrique ne sont pas suffisants pour créer un état de guerre. Il faut quelque chose comme un choc. Les Japonais l’avaient fait à Pearl Harbour, les « terroristes islamistes » devaient pouvoir le faire à leur tour. Alors on les a surveillés (de drôles d’Israéliens ont été repérés autour des aérodromes où s’entraînaient les pilotes saoudiens qui ont conduit les opérations du 9-11), on les a sans doute laissés préparer leur coup (de nombreux documents montrent que la CIA et la NSA ont été prévenues), et, semble-t-il selon les informations divulguées depuis, on a organisé la réussite de leur sale coup au-delà de ce qu’ils espéraient. Après que les avions détournés par les commandos aient percuté les Twin Towers, on aurait aidé les tours, préalablement minées, à s’effondrer (y compris une troisième, la n°7, dont on suppose qu’elle abritait la logistique de l’opération). Grâce à cette victoire épouvantable de Ben Laden, le Grand Ennemi a enfin des dents. Il a même une organisation : El Qaida est devenu à la place du Kremlin l’Etat Voyou central qui manquait à l’Empire du Mal. Il s’agit, non pas d’un complot, mais d’une manipulation d’Etat .

L’économie de guerre est relancée. Les actionnaires de Halliburton, Carlyle, et consors se frottent les mains. Il faut maintenant construire le Grand Moyen Orient à la solde des islamistes. Qu’à cela ne tienne, on connaît la méthode : on va faire des amalgames. Comme autrefois, toute revendication de liberté hors des rails occidentaux était taxée de « communiste », donc d’alliée du diable, aujourd’hui tout ce qui revendique l’islam sera attribué à la volonté destructrice du Grand Ennemi. On va utiliser les médias pour souligner chaque attaque contre l’islam (de façon à justifier la colère des musulmans) et transformer en agression « islamiste » chaque acte violent commis de la part de gens supposés musulmans. Les actuels dictateurs qui gèrent les États musulmans, tenus en bride par ceux qui les financent, seront les nouveaux dindons : ils organiseront eux-mêmes, de peur d’être « débordés », les manifestations que les médias mettront en avant pour prouver au monde la menace venant de chez eux. Avant 1991, le « péril intérieur », c’était les « communistes », forcément inféodés à Moscou. Aujourd’hui, ce seront les « musulmans », forcément inféodés aux terroristes. Porter un fichu à la mode d’autrefois sera perçu comme brandir un drapeau et toute action impliquant des musulmans sera montrée du doigt comme révélateur de la situation de guerre. Le pire dans cette histoire est que de vrais bandits, intéressés à prendre le contrôle de ce futur Grand Moyen Orient, se feront les alliés des conspirateurs américains en devenant vraiment des « terroristes ». Mais c’est comme d’habitude : le terrorisme vient toujours de l’Etat.

En déclarant la « guerre au terrorisme », on veut évidemment remettre à flot la « stratégie de la tension » qui avait si bien fait ses preuves à l’époque de la « guerre froide ». Pour que l’état de guerre soit permanent, il faut que jamais on ne se sente en paix. Cela veut dire : 1) agir sur les médias pour que tout événement susceptible d’entretenir la tension soit mis en avant - 2) prévenir sans cesse des dangers afin de maintenir un climat d’insécurité. L’article d’un certain Redeker intitulé Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? (in Le Figaro, 19 septembre 2006) est un exemple type du genre de discours destiné à nourrir la tension. Si ce monsieur n’est pas déjà appointé par les services de propagande américains, il devrait en faire la demande. Il en va de même pour tous les journalistes qui, dès qu’un quelconque fait divers met en scène des musulmans, soulignent l’appartenance des protagonistes à l’islam. Cette manière de faire ressemble aux campagnes antisémites de la première moitié du vingtième siècle (y compris dans la façon de caricaturer l’islamiste type). Les mêmes haines nourrissent les mêmes porcs.

Le pire, espère-t-on, est derrière nous. Car rien n’indique que cette stratégie soit payante. La tendance au fascisme imprimée par l’équipe Bush à la gouvernance des États-Unis n’est pas assurée de son avenir. Les gens ne sont pas si stupides que ça. Même Saddam Hussein, piégé comme un rat, a prédit aux envahisseurs américains qu’ils s’enliseront dans le désert : il sait bien, le bougre, que les gens du désert sont comme les dunes, imprévisibles. Construire un projet avec eux tient souvent du mirage. On ne bâtit pas des empires sur du sable. C’est tout le charme de cet Orient qui, fut un temps, fascinait les intellectuels occidentaux. Avant qu’on ne leur fasse croire qu’Occident s’oppose à Islam.


 
 
 
Forum lié à cet article

14 commentaires
  • > Le retour du Grand Méchant Loup 15 octobre 2006 19:31, par rudolph

    malheureusement parfaitement crédible cet article. mais combien le liront et combien en accepteront la douloureuse réalité.

    Rudolph

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 01:01

    c’est une possibilité parmis d’autres

    désolé mais ce n’est pas en lisant un simple article que je vais me laisser convaincre que les attentats du 11/09 ont été organisés par les USA

    mais je n’ai aussi aucun moyen de prouver le contraire alors ...

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 01:16, par HugBert

    Article très intéressant, de beaux parallèles et de belles perspectives.

    Je relève juste un détail incohérent : la 2ème guerre d’Irak est postérieure au 11 septembre alors que la structure de l’article semble supposer le contraire.

    Quoi qu’il en soit, il est clair que l’islam joue désormais le rôle des communistes russes. Mais comment se positionne alors la chine ? Ne voila-t-il pas un bel ennemi ? Ou alors la chine est-elle trop perméable au capitalisme qui semble l’envahir ?

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 11:20

    Il suffit de regarder les videos de l’effondrement des tours pour s’apercevoir à l’évidence qu’un boeing n’a pas pu les faire s’écrouler de cette façon là...et d’écouter les nombreux témoignages qui parlent d’explosions au sous sol des tours juste avant l’impact de l’avion et etc etc...

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 11:21

    Article très interessant,merci !
    gilbert D.

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 12:46

    tiré par les cheveux oui mais plausible toutefois l’article est polémique et le discours explicite sous-tend des axiomes qu’il est bon de faire apparaitre :
    1- que les u.s.a est comme une scie elle gagnante meme si elle est perdante.
    2- que l’hitoire qui nous enseigne les victoires de toutes les résistances est une chimère.
    3- que les peuples sont une patte à modeler. alors que c’est faux.

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 18:34, par cosette

    Article excellent qui témoigne d´une compréhension historique profonde. Malheureusement, il faudra encore du temps aux naifs pour comprendre comment les Usa ne vivent que parce qu´ils se créent à chaque nouvelle période de l´histoire un ennemi diabolique. Le diable évidemment c´est eux, mais tous les porteurs de blue denim amateurs de westerns et de chewing gum auront du mal à atteindre cette intuition historique. Un soviétique éclairé l´avait dit un jour à Reagan : "On va vous faire quelque chose de plus terrible que la guerre, on va vous priver d´ennemi." Eh bien, en voilà un nouveau d´ennemi, un bien construit en dix ans à peine. In God we trust !

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 16 octobre 2006 20:25, par fanfan

    absolument... quant au 11/09 c’est bien l’equipe wolfowitz/pearl/cheney et autres neoconservateurs qui en sont a l’origine... faut lire un peu et arreter de ragarder les infos a la TV qui sont filtrer depuis bien longtemps...

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 17 octobre 2006 21:25

    merci pour le lien vers les résumés du colloque !

    ce n’est qu’en diffusant et en vulgarisant au mieux vos publications (ainsi que celles de vos éminents collègues) que l’on pourra faire reculer l’intolérance et le fascisme.

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 18 octobre 2006 10:46, par Clint

    Dès les premiers jours des attentats du 11/09 et les vidéos en boucle auquels on eu le droit, je me suis posé une simple question : Pourquoi au diable des caméras étaient prêtes pour le grand événement ?

    En effet, la première tour a été filmé par un cameraman qui préparé un reportage sur les pompiers, on peut y avoir un pompier s’expliquer devant la caméra, lorsque le cameraman a fait un virage PARFAIT pour prendre l’avion s’écrasant sur la première tour.

    la deuxième tour a été prise par une caméra posée sur le sol et dirigé vers le ciel COMME PAR HASARD en attendant le deuxième avion.

    Si quelqu’un a connaissance d’un lien Web où sont disponibles ces vidéos, merci de le faire savoir ?

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 18 octobre 2006 14:55, par karim

    Cet article est très interessant et il me parait fondé.Tout au long de l’Histoire, les USA se sont comporter en "Etat-vampire":ce pays s’est enrichit, a fonder son mode de vie sur la spoliation et le massacre d’autres peuples : indiens d’amérique génocidé et spolliés de leurs biens et de leurs terres, guerres injustes et lourdement meurtrières en Corée et au Vietnam. Aujourd’hui les USA ont décrété que l’ennemi c’etait les musulmans.Le resultat : plus de 100000 morts en Irak, plusieurs milliers en Palestine imputables auusi aux USA qui justifie et cautionne tous les massacre comis par Israel, Liban etc...La politique américaine depuis plusieurs décennies, spécialement depuis 1990, prouve que la thèse de cet article est juste : les USA ont massacrer et laisser sciement massacrer des centaines de millers de musulmans, ils ont occupé les lieux sains des musulmans, voler leurs richesses pétrolières.Le résultat est que certains a la vue de ces injustices, ont basculé dans la haine.Les USA ont ensuite exploité cette haine pour maitenir un etat de guerre permanent, grace auquel le pétrole coule a flot et les entreprises militaires s’enrichissent grassement.

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 18 octobre 2006 19:43, par Jm Ben Adeb

    Au delà ou en deçà de la question géopolitique ou de celle de l’Empire, nos sociétés fracassées par trois décennies d’un capitalisme autophage, ne peuvent plus, selon l’expression de Jean Sur, "dire non à leur folie". Il leur faut de toute urgence rassembler métaphysiquement ce que le mouvement réel de la société déchire, oppose, exclut.
    Du voile aux banlieues, des islamistes aux musulmans - la "précaution" a sauté -, il faut produire ce grand Autre menaçant, ici, dans ce pays, pour couvrir, voiler la folie, la menace interne résultant d’un capitalisme archaïque.
    S’accordant de ce dernier, beaucoup à gauche abaissent une à une leurs gardes, par pragmatisme ou par "crainte" de se voir accuser d’angélisme. Et à chaque étape idéologique de cette grande descente pluri-décennale, il y a eu un "intellectuel" pour leur proposer une "philosophie des égouts" (selon le Quotidien d’Oran à propos de Redeker).
    Tant que la question sociale de la distribution des richesses produites ne sera pas posée, un capitalisme imbécile poursuivra sa course folle. Les peurs sociales iront grandissant, et d’autres "intellectuels" au nom de l’Occident, des Lumières, … , leur confectionneront de ces oripeaux désolants.
    Se mettent en place les conditions de la catastrophe.

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 18 octobre 2006 20:38, par Brahim

    Il est dommage de passer son temps à trouver des analogies ou des similitudes pour permettre à certains de prendre conscience de certaines réalités. Réalités évidentes à ma connaissance depuis le début à travers une question très simple : A qui profite le crime ?

    Article très intéressant, espérant qu’il y aura beaucoup de lecteur et surtout de l’action, car on ne peux passer notre temps à demander à certains d’investiger pour rien faire, c’est à ma connaissance à encouragement au découragement pour ceux qui veulent nous éclairer.

    Cet article a besoin de connexions avec d’autres, celui que je vous propose est de Barrie ZWICKER, dont une vidéo est disponible sur Google Video The Great Conspiracy est diponible ICI et dont un script est diponible ICI

  • > Le retour du Grand Méchant Loup 19 octobre 2006 15:08, par Phalaenopsis

    "La cellule de la CIA chargée de capturer Ben Laden, mort ou vif, a été dissoute il y a quelques mois. Selon le New York Times, qui a révélé l’information hier, ses membres ont été réaffectés à des tâches plus générales, au sein du Centre antiterroriste de la centrale de renseignement américaine."

    Si d’un côté on supprime la recherche de terroristes et que de l’autre on met en place des lois liberticides pour se protéger, on aboutit à une stratégie politique à visée totalitaire qui a un seul mérite : ne même plus cacher son ambition.

    Voir en ligne : La CIA a dissous l’« unité Ben Laden »

 
 
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