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Par action et par omission.

Il ne faudra pas nous plaindre.

Est-il encore besoin de le dire : les actions inconséquentes de l’être humain sur son environnement contribuent à la chute de ses sociétés. Non, n’est-ce pas ? Tout nous le prouve. Et pourtant, force est de constater le silence passif de la majorité.

Combien sommes-nous à tirer le signal d’alarme ? Combien à regarder les choses en face, à clamer qu’il est encore temps de changer les choses ? Que nous y pouvons tous quelque chose ?

Pourtant, les civilisations disparues nous ont montré le processus, fort simple, de l’anéantissement d’une société.

Pour se loger et se chauffer, les hommes coupent les arbres. La déforestation massive affecte le régime des pluies. Les collines érodées ne retiennent plus les terres acides qui ruissellent dans les vallées. Les sols s’appauvrissent. Au fil des coupes et de la surexploitation agricole qui fatiguent les derniers sols encore fertiles, la nourriture et le bois de chauffage viennent à manquer. Les ressources s’épuisent de plus en plus vite tandis que la population continue d’augmenter. De faim et de froid, de maladies, les morts s’amoncellent. Afin de maintenir leur train de vie, dans un dernier sursaut égoïste, les élites déclenchent des guerres qui déciment les dernières forces vives de la population. Jusqu’à l’extinction totale. Que le climat se réchauffe et c’est la fin.

Nous en sommes là.

Mais nous n’avons pas appris nos leçons. Contrairement aux sociétés disparues, nous connaissons aujourd’hui les conséquences de nos actes. Pourtant rien n’y fait, ou si peu : grands et petits, nous continuons à massacrer notre terre, de plus belle, comme si de rien n’était. Chacun à notre mesure, jamais rassasié de pouvoir et de possessions, quel que soit le danger, nous continuons à refuser l’évidence : nous nous mourrons.

Non, rien n’a changé. Nous allons droit dans le mur, une nouvelle fois, mais en plus grand. Et nous en sommes TOUS responsables, quel que soit notre rang en ce bas monde. Par action et par omission.

Dire que nous avons encore le pouvoir de changer les choses, nous, les " civilisés "...

Mais sommes-nous encore capables de quitter nos tours d’ivoire pour nous pencher avec compassion à son chevet ? Aujourd’hui, permettez-moi d’en douter.


 
 
 
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