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Le raffiné Rafarin est un pervers récidiviste

Dans un article paru le 30 mai dernier dans Oulala "Raffarin a du tarin", nous prêtions au jésuite chiraquien des intentions sodomites.
Le bougre (que le Pen surnomme « Raffarin de ramasse cons, » ce qui en dit au passage long sur l’opinion qu’a « le chef » de ses concitoyens) n’a pas seulement attendu que la vaseline soit parfaitement liquide pour oindre avec vigueur les pauvres fondements de la France d’en bas.

Embastillons le bouseux

D’abord on embastille le citoyen Bové, coupable aux yeux de la Chiraquie, d’incompatibilité d’amour avec les Mac Do.
On ne joue impunément avec les symboles et accessoirement avec la mondialisation. Voyez donc : un bouseux aux galoches crottées entend remettre en cause l’ordre mondial et ne trouve pas mieux que de s’improviser entreprise de démolition. Il a d’autres casseroles, José : il se rend en Palestine, dénonce clairement la répression israélienne, s’affiche à Porto Allegre, choisit comme destrier, pour se rendre en prison, son fier tracteur. Bref, un dangereux terroriste que Sarkozy, le cow-boy au loden Hermès, entend mettre proprement au pas. Sans que globalement, l’opinion publique, qui se fout comme d’une guigne de ses propres libertés, ne manifeste le moindre désaccord. L’opinion publique n’a pas d’opinion.

Donnons un coup de pouce là où on ne l’attend pas

Ensuite, le forniqueur frénétique informe cette France du bas, de tout en bas, celle qui l’a porté au pouvoir qu’elle peut aller se faire foutre. Comme une maîtresse que l’on délaisse après avoir obtenu d’elle l’essentiel et parfois le superflu, il informe cette bonne France d’en bas que le SMIC ne bénéficiera pas du traditionnel coup de pouce du mois de juillet.
Le coup de pouce, Raffarin le réserve à une autre fonction que celle de booster les plus bas salaires. Dans la foulée, ces salauds d’Européens empêchent Chirac de tenir ses promesses : il ne pourra pas, ainsi qu’il s’y était engagé, appliquer un taux de TVA à 5,5 % sur la restauration.
Mais Raffarin et son mentor sont néanmoins des hommes de parole : ils ont promis une baisse des impôts de 5 %, la mesure sera appliquée et en seront bénéficiaires ceux qui, par définition, acquittent des impôts et notamment ceux qui en paient le plus.
Pas veinard, le RMISte, voilà une mesure sociale dont il ne bénéficiera pas.
Il peut toujours se consoler en se disant que la TVA sur la restauration à 5,5 % ou à 19,6 % ou à 10 000 %, lui fait une belle jambe puisque les restaurants, il ne fait qu’y passer devant.

Remercions les rantanplan

Cela dit, pour une fois que les riches sont pénalisés, le RMIste pourrait fêter l’événement en débouchant une bonne bouteille de Badoit avant de se la planter joyeusement dans ses fondements meurtris. Raffarin peut aujourd’hui quitter ses oripeaux de curé de campagne ou de vendeur de soupe. Les slogans emberlificoteurs, au rancard pendant 5 ans. On passe à présent à l’action et on verrouille tout. On place tous les rantanplan de la Chiraquie aux postes clés. Ainsi, le premier d’entre eux, Jean-louis Debré est bombardé Président de l’Assemblée Nationale. Debré, souvent traité de benêt, déclara récemment sur France Inter qu’il n’était « pas plus con qu’un autre ». Autrement dit, qu’il ne l’est pas moins. Rassurant de savoir que le 4e personnage de l’Etat a cette haute opinion de lui-même. Exit donc « Sa Suffisance » qui briguait le poste. Chirac, et Bernadette paraît-il, ont une mémoire à géométrie variable. L’ami de 30 ans paie sa traîtrise de 1995. Sarkozy, le surréalisme fait homme, ne craint pas de retourner son loden Hermès au gré de la conjoncture politique à laquelle adhère comme un morpion vorace sa propre ambition. Et pendant ce temps-là, soumise et appliquée, la France d’en bas baisse son pantalon et accueille le royal liquide séminal de la France d’en haut. En remerciant.

Djam


 
P.S.

Illustration : Lakoët

 
 
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