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9/11 : en réponse à l’article de M. Cockburn dans le Monde Diplomatique de décembre

En ayant pris connaissance de l’article de M. Cockburn intitulé "Le 11 septembre n’aura pas lieu", et surtitré "scepticisme ou occultisme", paru dans le Monde Diplomatique de décembre, il m’est apparu nécessaire de répondre par un courrier à ce texte mêlant à une déformation systématique des faits et des témoignages, le mépris injurieux des personnes qui ne se satisfont pas, et à juste titre, de la version officielle des attentats du 11 septembre. Voici une copie de cette réponse, envoyée le 13 décembre à la rédaction du M.D

Faut-il rire ou pleurer à la lecture de l’article d’ Alexander Cockburn, intitulé "Le 11 septembre n’aura pas lieu", dans le numéro de décembre du Monde diplomatique ?

A la rédaction du Monde Diplomatique.

Une première chose : que votre mensuel ait pu publier une telle ineptie, dont les données factuelles elliptiques - pour ne pas dire inexistantes, et surtout malhonnêtes par les amalgames et les généralisations hors de propos auxquels l’auteur recourt systématiquement tout au long de son "papier" - montre que le monde diplomatique n’hésite plus à user et abuser des mêmes procédés qu’il il dénonce pourtant régulièrement avec force et indignation comme récurrents dans les médias.

L’auteur n’est pas en l’occurrence un journaliste du M.D, mais est présenté de façon très élogieuse : « Cockburn codirige le bimensuel CounterPunch et le site du même nom, lesquels contiennent certaines des analyses les plus vigoureuses, les mieux argumentées et les plus lues contre la politique impériale des Etats-Unis (...) ».

Soit. Mais outre le fait que le Monde diplomatique n’en est pas à son coup d’essai dans le dénigrement des sceptiques de la version officielle des attentats du 11 septembre, l’introduction à son texte est tout à fait claire et de parti-pris, malgré son titre interrogatif, "scepticisme ou occultisme ? ", qui semble opposer deux alternatives.

Il est en effet rapidement évident que le terme "scepticisme" est une pure convenance éditoriale : la "vigoureuse analyse la mieux argumentée" ne fera, tout au long de l’article, que métamorphoser les sceptiques du 11 septembre en sombres crétins "paradoxalement hébétés" ; en gauchistes analphabètes ; en aigris racistes et antisémites ; et globalement en "croyants", dont la religion "est issue du désespoir et de l’infantilisme politique".

Voilà qui en dit long sur le respect qu’ont l’auteur et votre mensuel d’une partie du lectorat.

Dans ces anathèmes et injures si peu voilés (sur ce point, nous pouvons reconnaître à Cockburn une certaine sincérité d’opinion), qui sont comme le bruit de fond permanent de l’ensemble, surnagent des îlots d’arguments définitifs qui laissent pantois. Reprenons-en trois (même si tous sont du même tonneau) :

David Ray Griffin, qui a rédigé "le nouveau Pearl Harbor", se voit affublé du titre de "grand prêtre" : ses doutes ne reposeraient que sur sa "foi absolue" dans "l’efficacité de la défense américaine".
Afin de donner des atours crédibles à son assertion vaseuse, Cockburn isole une courte phrase de deux lignes de ce livre d’enquête minutieux de 288 pages (dont plus de 40 pages de notes et références), où Griffin fait état de l’inaction invraisemblable du NORAD ce jour là. Cockburn nous affirme que ces ratés systématiques et répétés de la défense aérienne ne sont en rien étonnants, que ce genre de choses est courant, qu’il ne faut pas croire les services de presse de l’Etat-major...etc ; il s’attache ensuite, à l’appui de sa "théorie", à nous présenter des exemples de disfonctionnements ayant parsemé l’histoire militaire, et sans rapports aucun avec les faits du 11 septembre.

La démonstration détaillée de Griffin, basée sur un développement chronologique, impitoyable de clarté et de précision, qui lui permet de conclure à l’impossibilité qu’une telle suite d’incohérences et de non-réaction du NORAD - ainsi que d’autres agences -, soit due au hasard, passe bien entendu par cet artifice à la trappe. D’un livre incontournable, Cockburn tire deux lignes, dont il nous cache la nature conclusive, pour faire de Griffin un gourou conspirationniste.

Le problème du Pentagone lui donne accès à un sommet de malhonnêteté argumentaire, par son refus flagrant de se pencher sur l’impossibilité intrinsèque des informations dont il se sert ; de plus, Cockburn affiche un mépris total pour les capacités de raisonnement de ses lecteurs :
Il cite en effet comme preuve de la véracité de la version officielle de l’attaque sur le Pentagone le témoignage (indirect) d’un chauffeur qui affirme avoir vu "les visages terrifiés" des passagers aux fenêtres de l’avion avant qu’il ne percute le Pentagone. Comme la vitesse de l’appareil avoisinait les 800 km/h, je vous laisse calculer le déplacement en mètres par seconde, et juger par vous-mêmes de la vraisemblance et de la recevabilité d’un tel témoignage (1). Cela ne perturbe pas le moins du monde Cockburn, qui, ayant de cette manière réglé le problème du Pentagone, peut passer à autre chose.

Les tours du WTC pour leur part étaient mal construites, pour des raisons liées à la corruption et autres, toujours selon notre enquêteur aux "analyses si judicieuses et vigoureuses".
On sait très bien que c’est complètement faux. En octobre 2001 "Scientific American" déclarait "qu’il ne se faisait rien de plus solide que les bâtiments du World Trade Center" (2). Ces tours, fleurons et fierté des architectes et ingénieurs américains, étaient même prévues pour résister à des crashs aériens et, du reste, la commission du 11 septembre n’a jamais diligenté de recherches dans le sens d’un vice de construction, qu’il soit dû à la corruption où à d’autres causes.
Rien n’explique la vitesse à laquelle elles se sont effondrées (chute libre, sans résistance), excepté la thèse de la démolition contrôlée.

Si Cockburn cite le WTC 7 (réduit en poussière, alors qu’il n’a pas été touché par les avions, et qu’il ne subissait que des incendies mineurs), c’est pour nous renvoyer à un article sensé nous expliquer comment la chute de ce bâtiment peut parfaitement s’expliquer : je lui conseille de faire suivre ces informations au NIST qui, à ce jour, donc plus de cinq après les faits, n’a pas encore été capable de rendre un rapport définitif sur l’effondrement du bâtiment 7. La commission, en ce qui concerne cet immeuble...n’en fait tout simplement pas mention ! Cockburn ne cite naturellement ni ce fait indéniable, ni le fait proprement stupéfiant de l’aphasie complète du rapport de la commission d’enquête sur ce sujet, qui relève pourtant de sa raison d’être principale.

Mis à part le traitement douteux concernant les faits, le 11 septembre 2001 semble surtout représenter pour le journaliste une occasion de régler des comptes personnels avec une certaine gauche américaine qui a l’heur de lui déplaire, et selon lui, avec le manque de sens civique de ses compatriotes. Si je ne m’insurge naturellement pas sur le droit de Cockburn à traiter de ce genre de problématique, je me refuse à ses raccourcis arbitraires, qui font porter la responsabilité de la déliquescence civique que Cockburn prête à ses compatriotes sur les "conspirationnistes", montrés du doigt comme un danger pour la démocratie. Ce slalom thématique ne repose que sur les convictions de l’auteur, mais il s’avère bien utile pour lui offrir l’occasion d’opérer une assimilation sans fondement entre, d’une part, le cynisme, la démobilisation politique de la population et le désintérêt de la gauche pour la guerre en Irak (supposés par l’auteur), et, d’autre part, les sceptiques.

Cockburn prend aussi un ton philosophique en même temps qu’une hauteur conceptuelle du plus bel effet quand il nous cite Machiavel, et pérore sur le rasoir d’Ockham, qui devrait nous pousser à choisir parmi les solutions à un problème celle qui s’avère la plus économique en terme de complexité. C’est pourtant, comme nous venons de le voir, tout le contraire qu’il s’est acharné à faire. Qu’il laisse donc Ockham en paix et passe au rasoir électrique et à son ronronnement consensuel.

Je suis un lecteur de longue date du Monde diplomatique, mais aujourd’hui, et suite à la colère mêlée d’incrédulité devant l’indigence de cet article que vous cautionnez par sa publication dans vos pages, je m’interroge sur le bien-fondé de la confiance et du respect que je portais à votre journal.

Sans prétendre détenir des preuves contre quiconque ni souhaiter instruire eux-mêmes un procès, les sceptiques raisonnables dont, ne vous déplaise, je fais partie, peuvent établir sans l’ombre d’un doute que la version officielle est fausse. Il ne nous appartient pas d’en tirer les conclusions définitives. Nous exigeons seulement la mise sur pied d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, sur cette base plus que justifiée. Il est parfaitement choquant de nous voir traînés dans la boue dans votre journal au travers d’une vindicte diffamatoire et sans fondement pour cette seule raison.

Je ne peux croire que l’ensemble de la rédaction du Monde Diplomatique soit en accord avec la ligne éditoriale "d’exception" infléchissant le traitement, dans vos colonnes -habituellement respectueuses des faits- de cet événement qui n’en finit pas d’empoisonner notre actualité. Y aura-t-il encore une possibilité de lire un jour dans vos pages un article honnête sur le 11 septembre ?

J’en doute.

Je suspends bien sûr l’achat de votre mensuel ; vous comprendrez qu’en tant que lecteur, il me soit pénible de soutenir financièrement le Monde Diplomatique lorsque celui-ci met systématiquement en doute mes capacités intellectuelles et ma santé mentale, quand il n’utilise pas l’injure voilée et le sarcasme - et je doute fort d’être le seul dans ce cas.

Avec consternation et regret.

Thibaut Donck

notes :

1)
voir, concernant le pentagone ici

2) En octobre 2001 "Scientific American" déclarait qu’il ne se faisait rien de plus solide que les bâtiments du World Trade Center.
Affirmation que je présume inconnue de l’auteur. Citation : "Les tours, nous dit-on encore, ne se sont pas écroulées à une vitesse inattendue parce qu’elles étaient mal construites pour des raisons liées à la corruption, ou à l’incompétence des entreprises de travaux publics, ou au laxisme de la réglementation, et parce qu’elles ont été percutées par de gros avions bourrés de carburant..."

Concluding remarks in the FEMA report on the WTC 7 collapse lend support to these
arguments :

"The specifics of the fires in WTC 7 and how they caused the building to collapse [“official theory”] remain unknown at this time. Although the total diesel fuel on the premises contained massive potential energy, the best hypothesis [fire/debris-damagecaused collapse] has only a low probability of occurrence. Further research, investigation, and analyses are needed to resolve this issue. (FEMA, 2002, chapter 5 ; emphasis added)".

Traduction :

"Les caractéristiques des incendies du WTC 7 et la manière dont ils ont provoqué l’effondrement du bâtiment [« théorie officielle »] demeurent inconnus actuellement. Bien que tout le carburant diesel sur les lieux contenait une énorme énergie potentielle, la meilleure hypothèse [effondrement causé par les dommages de l’incendie et des débris] a seulement une faible probabilité d’occurrence. Davantage de recherches, d’enquêtes, et d’analyses, sont nécessaires pour répondre à cette question. (FEMA, 2002, chapitre 5)".

Plus de 5 ans après sa survenue l’organisme officiel chargé de rendre un rapport définitif sur l’effondrement du bâtiment 7, à savoir le "National Institute for Standards and Technology’s ne l’a pas encore rendu (il en est toujours au stade d’un rapport provisoire) et pourtant le NIST est un organisme qui n’hésite pas à affirmer sans aucun calcul pour le démontrer qu’il est normal que les débris des tours jumelles ont chuté quasiment en vitesse de chute libre en traversant des structures d’acier et de béton aussi rapidement que si elles tombaient dans l’air (certains appellent cela ’la science Bush"), voir notamment :

ici

Des experts de pays européens estiment que le bâtiment 7 avait, selon
eux, été détruits par explosifs, voir :

ici

et ici

Témoignages à l’appui de l’utilisation d’explosifs au WTC :

1 video

2 video

3 vidéo

4 video

5 video

Témoignages concernant l’acier et le métal fondu au WTC (entre autres
liens sur ce sujet) :

1 acier fondu

2 acier fondu

3 acier fondu

également occulté comme d’autres faits par les rapports officiels (voir l’étude de Steven Jones : "Why Indeed Did the World Trade Center Buildings Completely Collapse" consultable sur ce lien notamment.


 
 
 
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11 commentaires
  • Cher Thibaut,

    Je partage votre questionnement sur 9/11 et son traitement tant médiatique que politique ou sociologique.

    Votre argumentaire et vos questions rejoignent les miennes, sans que ce soit d’ailleurs une garantie de vérité ou d’erreur :-), juste un sentiment de sympathie.

    Cependant, est-ce que le rejet de l’ensemble de la publication "Monde Diplomatique" pour un article déplaisant, voir même injurieux, ne vous semble pas, réflexion faite un peu plus "a froid", un petit peu excessive ? :-)

    Amicalement,

    John V. Doe

  • Il se trouve que l’évènement du "9/11", et la lecture qu’on en fait, est un point crucial et nodal, puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, de la porte d’entrée dans le troisième millénaire.

    C’est un point de rupture, une ligne de partage des eaux, avec d’un côté les tenants de la thèse (je dirais propagande plutôt) officielle (= "Ben Laden et les musulmans sont vraiment très méchants"), et de l’autre les êtres humains qui s’efforcent de faire un bon usage de leur cerveau et de leur esprit critique.

    Il s’agit, ultimement, d’un choix de société, conditionné par la vision et l’interprétation des faits.

    En cela, et dans la mesure où la profession de journaliste consiste à enquêter et à tenter de rendre compte du réel, la position du "Monde Diplomatique", s’alignant frileusement et paresseusement (mais peut-être est-ce tout simplement "impuissance" de leur part, impuissance de la pensée, faiblesse du raisonnement ?) sur la "pensée unique" secrétée et dictée par les puissants de ce monde (financiers et lobbys des industries de l’armement essentiellement), est une véritable profession de foi.

    C’est un aveu de faiblesse aussi, illustré par la mauvaise foi et l’incroyable médiocrité des arguments avancés par le sieur Cockburn.

    Mais, comme il a été dit ici, le pire c’est bien de n’avoir jamais mené aucune enquête sérieuse à propos du "9/11", et de se contenter d’en donner une version convenue et intellectuellement médiocre dans son développement et son exposition.

    C’est la raison pour laquelle le "Diplo" ne me compte plus parmi ses lecteurs depuis de nombreux mois maintenant.

    Finalement, et de façon plus générale, avec l’avènement de l’internet, et l’émergence d’une conscience aiguisée et citoyenne où chaque habitant de cette planète peut se découvrir des talents d’enquêteur et de journaliste véritable, c’est bien l’ensemble de la presse écrite et audio/idio-visuelle qui se voit menacée dans son existence même, tant il est vrai qu’à force de mensonges on finit un jour ou l’autre par payer pour ses reniements.

    Il est probable que l’effondrement des deux tours du World Trade Center, ainsi que celui de la Tour N° 7 (non percutée par aucun avion de ligne avec ses très méchants terroristes barbus et musulmans et ses très dangereux réservoirs de kérosène capables de faire tomber en chute libre les plus hauts gratte-ciels de cette planète en quelques dizaines de secondes), il est probable que la chute de ces tours d’acier soit le signe avant-coureur de la disparition de cette presse écrite, laquelle ne semble pas se lasser de lécher la main de la haute finance qui lui donne ses ordres.

    Nous en avons un exemple actuellement, avec quasiment "feu" le journal "Libération", dont un des fossoyeurs en chef fut Serge July, lorsqu’il insultait les lecteurs du journal pendant et après le "Non" au TCE. Ce journal est maintenant moribond, en tout cas vidé de sa substance, et désormais détenu par un banquier maintenant propriétaire des lieux.

    Avez-vous remarqué comme cette "pensée unique" de l’ultralibéralisme mondialisant, s’attache à détruire la liberté de pensée en chaque point de la planète ?

    La main-mise des banquiers sur les organes de presse en est un signe palpable et trivial, de même que la pensée critique en perdition des "journalistes" qui font le "Monde Diplomatique".

    Comme un virus, un agent pathogène qui se répandrait tout alentour, mettant à mal la pluralité des comportements et la singularité de la pensée.

  • Bonjour à vous,

    En réponse à John Doe V

    Je ne rejette naturellement pas l’ensemble des rédacteurs et des articles du Monde Diplomatique ; mais reste que sur certains sujets, et de manière répétée, le M.D. semble tout à coup perdre de sa réserve et de son sang froid, pour tomber dans d’étranges excès, que l’on est pas accoutumé à voir concernant d’autres sujets. (Je rappelle que je suis un lecteur régulier de cette publication) Ce que je souligne, c’est surtout le fait que je ne désire plus soutenir un journal qui traite par le mépris une partie de son lectorat -dont je fais partie- pour la seule faute de poser des questions absolument pertinentes. Ces sujets ne se limitent par ailleurs pas uniquement au 11 septembre. Je pense à la singulière attitude récente du journal au sujet d’un livre d’Alain Ménargues, mais aussi à d’autres choses ; un article assez parlant ici.

    d’autres textes :

    1

    2

    3

    4

    D’autres articles encore traitent dans le détail de ces malaises (au sein même de la rédaction et chez "les amis du diplo).

    Je serais navré évidemment que la rigueur qui faisait la force de ce mensuel ne vienne à s’émousser progressivement, comme cela semble être le cas, particulièrement depuis l’année passée, mais force m’est de constater qu’il semble y avoir "2 diplo" suivant le type d’information relayée.

    Bien à vous
    Thibaut Donck

  • Je suis à 100% d’accord avec le "contre-article" de Thibaut Donck, de qui se moque-t-on au MD ???
    Je n’arrivais pas à en croire mes yeux cet après midi quand je me suis plongé dedans avec un entrain bien vite refroidi devant tant de mauvaise foi, on a affaire à de pur "débunking" pour paraphraser les "pseudo-conspirationnistes"...

    Mais heureusement qu’il y a internet, l’époque bénie de la mono-presse aux ordres de qui signe les chèques semble se terminer dans les larmes, j’arrive à comprendre qu’on ait des familles à nourrir, mais j’estime qu’il y a des métiers emblématiques comme l’information par exemple, qui méritent bien mieux qu’un bandeau sur les yeux pour sa cause alimentaire, les enjeux sont trop importants.
    J’attendrais personnellement de lire encore un ou deux numéros avant d’arréter aussi de "le faire vivre", le roi est mort vive le roi www.

    un futur ex-lecteur assidu du MD triste de voir le seul journal à peu près honnête prendre le chemin tracé de la presse "banquiste" ... Tout fout le camp décidément...

  • Tout à fait d’accord avec cet excellent article. Toutefois, Counterpunch édite des articles qui ouvrent les yeux de beaucoup d’opposants à Bush. Ne jetons pas l’enfant avec l’eau du bain.
    Ashoka.

  • Le Monde diplomatique et le 11 Septembre 18 décembre 2006 13:48, par Natacha

    Pour information, il y a en ce moment une double reprise en main du Monde diplomatique.

    D’une part, au sein du journal on a assisté à une mise en minorité de la partie de l’équipe qui se retrouvait plus dans les positions d’Alain Gresh que dans celles de Bernard Cassen. Cela c’est traduit par le remplacement de M. Gresh au poste de rédacteur en chef par M. Lemoine.

    D’autre part, le quotidien le Monde, actionnaire majoritaire du Monde diplomatique dont il gèrent les abonnements, la régie publicitaire et l’impression (autant dire qu’il décide de la survie du mensuel) s’est opposé depuis le 11 septembre 2001 à toute critique de la version officielle des attentats. On se rappelle l’article de Jean-Marie Colombani titré "Nous sommes tous Américains". Mais on sait peu que M. Colombani a fait pression par la suite sur les responsables du Monde diplomatique afin qu’ils ne publient pas d’articles critiques sur les événements.

    Concernant l’article de M. Cockburn, le lecteur doit savoir qu’il s’agit d’une commande particulière du journaliste Serge Halimi. M. Halimi s’était pourtant fait connaître du grand public en dénonçant les complaisances médiatiques dans un livre intitulé Les nouveaux chiens de garde. Quel étrange cheminement l’aura fait passer de l’autre côté ?

    Ceux qui voudraient entrer en contact avec lui peuvent le faire à serge.halimi@monde-diplomatique.fr

  • Ce que j’ai découvert avec horreur depuis 2002 est que Dominique Vidal soutenait tout ce qui conduisait les Palestiniens au désatre et était rejeté par la majorité d’entre eux : le processus de Paix d’Oslo, qui a permis à Israël de consolider ses acquis et a tant fait souffrir ce peuple, les Accords de Genève, qui étaient des accords injustes et racistes très défavorables aux Palestiniens. Le mot apartheid était inexistant dans leur discours. Vidal et ses amis ont soutenu les corrompus de Ramallah, les affairistes, les voleurs, qui de Arafat à Abbas ont collaboré avec Israël, ont persécuté les résistants palestiniens et aujourd’hui font le sale boulot à la place d’israël. Autrement dit les collaborateurs, les pétainistes. Leila Shaid, repésentante de l’OLP, serait de ceux-la, si l’on en crois ce que disent les Palestiniens qui souffrent dans le camps, qui résistent et ne reçoivent pas de bourses pour venir étudier en France ou de salaire de la part du Fatah ou de l’OLP. Bref, ces militants "altermondialistes" du MOnde diplo soutiennent bel et bien la ligne du camp de paix iraélien, (une ligne qui n’est pas la ligne de ceux qui en Palestine ne capitulent pas, ne collaborent pas) qui refuse de retour des refugiés et qui n’offre aux Palestiniens que miettes ..tout cela est du même topo dans presque tous les sites soit disant pro-palestiniens liés à l’AFPS et l’UJFP . La vérité est terrible, elle fait peur, mais il faut cesser de mentir...si on prétend se battre pour la justice et la liberté. Silvia C

  • J’avais déjà lu l’article en question sur counterpunch mais quand je l’ai relu dans les colonnes du MD je me suis senti trahi.En fait jusqu’à la publication de cet article le MD était le dernier refuge(version papier)qu’il m’était donné de lire sans avoir le sentiment d’être pris pour un débile mental ou un lecteur du nouvel-obs ou du journal le Monde.
    Aujourd’hui et comme le dit si bien Thibaut Donk quelque chose est cassée et mon rapport avec ce journal est depuis cette date là certainement different.

    "Qui trop embrasse mal étreint" dit opportunément le proverbe et c’est bien ce qui risque d’arriver au MD s’il s’amuse à faire du pied à un lectorat qui n’était pas le sien jusqu’à hier.

  • A la lecture de cet article-réponse, il en ressort que savoir où est la vérité n’est plus d’actualité.
    Halimi a introduit Cockburn, qui a trouvé ses sources ici et là, Bronk les conteste et on passe à l’affaire suivante.

    La vérité est devenu tellement manipulée et manipulable pour tous et par tous les moyens (ex : l’affaire Clearstream). Elle est devenue un mythe, une illusion, un mirage.

    Non, je crois que l’erreur que nous faisons tous, c’est de chercher une vérité dans ce monde qui n’existe pas (la vérité ou le monde ?).

    Je pense que la vérité n’a d’intérêt et de valeur que pour notre propre existence.

    Ne serait-ce pas là un vieux reste de vision et de croyance religieuse ?
    Ou alors le besoin de certitude de l’enfant ?
    Ou encore la peur de notre propre mort. vouloir accéder à l’éternité, qui passe par la reconnaissane.

    Même ma réponse, à peine lue, est déjà obsolète.

  • Les manipulateurs sont aujourd’hui aux abois : 1 Américain sur 3 ne croit pas à la version officielle du 9/11, et dans le monde entier les gens qui réfléchissent encore se voient confirmer chaque jour la justesse de leurs doutes.

    C’est pourquoi la presse attaque de front le mouvement sceptique, sur CBS l’autre jour, dans le MD aujourd’hui, et toujours sur le même ton, celui du mépris et de l’insulte (il est vrai que parler des faits, simplement, lui serait fatal). Heureusement il existe Internet, où l’on peut lire que le FBI déclare que Ben Laden n’a pas été inculpé faute d’éléments probants (!) Au fait, que devient-il, cet ancien combattant entraîné par la CIA au temps de la guerre d’Afghanistan contre les Russes ? La plus puissante armée du monde ne parvient toujours pas à mettre la main dessus ?... Ou alors, comme le rapportait un journaliste de Paris-Match otage des talibans, "on" se garde bien de lui porter atteinte.

    Eh oui, c’est le comble, de nos jours c’est dans Paris-Match qu’il faut aller chercher des éléments de vérité !

  • Le Monde Diplomatique ne serait-il pas à la presse ce qu’est Arte à l’audiovisuel et le RMI au peuple ?...

    Le 11/09 est un film aux mauvais trucages. Et alors, qui se soucie des trucages ? Nous ? Oui.

    Mais l’important est l’histoire du film. Et tous ces gens là le savent bien.

 
 
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