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Le vote "utile", pour qui ? Brisons les chaînes...

Le 22 avril 2007, la France se rend aux urnes pour élire la Présidente ou le Président de la République.

Le citoyen Français devrait voter utile selon certains, et non pas rêver à ses propres aspirations. Le citoyen Français devrait ravaler ses revendications et ses convictions sous prétexte que le pire est à venir.

Si l’Europe et le monde ont des yeux rivés sur ces élections, ce n’est pas par curiosité, mais bien pour prendre la température de ce qui pourrait se dessiner pour l’avenir, et pourquoi pas, prendre conscience du réel pouvoir du peuple et de ses exigences.

Car dans le vote "utile", ce cache encore une fois la peur de l’inconnu ou plutôt du changement.

Une peur bien entretenue à divers niveaux,
car un peuple qui a peur est un peuple dans l’acceptation.

Cette peur ne laissera aucune place pour une avancée adaptée au nouveau millénaire. Car si nous raisonnons un tant soit peu, il est étrange que ses élites politiques étiquetées "vote utiles" aient été les mêmes personnes qui lors du vote du référendum pour la Constitution Européenne, traitaient les nonistes de tous les noms d’oiseaux possibles : racistes, inconscients, moutons noirs.

Loin d’accepter de n’être que des élus du peuple, ils ont contesté, avec une morgue condescendante les résultats de ce référendum et sont prêts aujourd’hui à le ratifier entièrement ou partiellement en catimini s’ils accèdent au poste suprême. "Le peuple Français n’étant pas capable de comprendre de tels enjeux".

Serait-il bon de leur rappeler à ces candidats, que le vote des Français a été suivi par les Hollandais, que l’Italie et l’Espagne exigent un autre référendum, n’ayant pas eu ce traité, dans sa version intégrale.

L’on rejette sur le citoyen les fautes les plus absurdes commises par ses politiques. Des stigmatisations sur certaines catégories d’individus font le chou gras de cette campagne, il est de bon ton de nous faire comprendre que l’assistanat est assassin des valeurs humaines. Le bel alibi !
- Bien évidemment la France est un pays riche, ne serait-il pas normal de redistribuer ses richesses au laissés pour compte de cette nouvelle ère technologique ? Les avancées informatiques et réseau aidant, le travail pour tous n’existera plus, c’est une évidence. Cette nouvelle situation doit être prise en compte et aurait du être mise en haut lieu dans leur campagne, mais la réflexion d’un changement radical de société, n’est pas dans les cordes d’une politique vieillotte et moribonde, datant du début de l’ère industrielle.

Le vote utile -que l’on nous revend à toutes les sauces à grands coups de sondages et slogans publicitaires- ne va que dans le sens d’une société sans ambition humaine et planétaire.
Actuellement 20% de l’humanité s’approprie 86% des richesses mondiales.

Sans être politologue, ni très futé, je vous laisse deviner les grands gagnants de ce "vote utile".

Mais surtout dans ce vote utile se cache la plus perverse des manœuvres arithmétiques...

Il est important de revenir sur les élections 2002 et l’accès au pouvoir par J.Chirac avec 82% des voix après un vote utile, d’ailleurs jamais remis en question par Mr Chirac et ses gouvernements. Les chiffres de ces élections publiés dans le monde entier, ne tenaient pas compte du vote utile. Jamais le peuple Français n’a eu à subir une telle politique, "mise à part durant les années les plus noires de son histoire".

Ce quinquennat fut un règne absolu avec sa ribambelle de lois répressives et des résultats plus que décevants.

Dans l’hémicycle de l’assemblée, l’on a pu constater lors de différents votes de Lois, qu’aucune discussion n’était permise et que bien souvent la démocratie était mise à mal.

Si l’on en croit certains candidats, il faut voter utile car le mal risque d’être au second tour. Evidemment selon leurs tendances politiques, le mal change. Mais si nous nous permettons un peu de réfléchir, il est évident que par un vote utile au premier tour, certaine voix jusqu’à lors promises à un petit parti, devraient grossir l’assise de leur parti, mais aussi, par voie de conséquence anéantir une certaine opposition. Car au second tour, moins il y aura de négociations avec des partis de la même tendance sur d’éventuels reports, plus il sera possible d’imposer une politique "despotique".

- Alors laissera-t-on la démocratie Française partir en fumée suite à un diktat des sondages, ou voterons-nous en âme et conscience pour nos idées personnelles et nos envies ?

- Laisserons nous nous dicter ce à quoi nous aspirons, ou sommes-nous capables d’aller jusqu’au bout de nos aspirations ?
Tout est possible, mais ce n’est pas dans l’opportunisme que se tiendra la clé de nos rêves.

Voter à Droite quand on a des idées de Gauche et vice et versa ne peut qu’enterrer la démocratie. Voter en tant que citoyen, pour un programme et des aspirations sera peut- être encore une fois, une leçon que nous devons donner à nos élites.

Même si le réveil doit être difficile, mais rien n’est moins certain, nous aurons agi en citoyens libres.

Brisons les chaînes du vote "utile"

source :e-torpedo.net


 
 
 
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6 commentaires
  • > Le vote "utile", pour qui ? Brisons les chaînes... 18 avril 2007 23:31, par Cristobal

    Voter selon nos goûts et nos aspirations, en considérant nos penchants intimes et singuliers, ce serait justement recommencer l’affligeant spectacle du premier tour des Présidentielles de 2002 qui avait vu Le Pen qualifié pour le deuxième tour.

    À l’époque, l’électorat avait suivi son bon vouloir et ses impulsions, après s’être tout de même bien laissé surprendre et manipuler par les médias avec leur matraquage de propagande qui peignait une France à feu et à sang, mise à sac par des hordes de voyous n’hésitant pas à mettre le feu à la maison d’un vieillard, tabassé encore et encore.

    Seulement voilà, après cinq années de politique de droite, désastreuse en terme de lutte contre le chômage et de croissance économique (la France est avant-dernière des pays d’Europe en terme de croissance.....), on peut penser à juste raison que les électeurs-citoyens ont mûri.

    Ils ont sans doute décidé, fort de l’expérience passée de 2002, de ne plus se laisser manipuler ni voler le scrutin.

    Du moins, autant que faire se peut.

    Aussi, et puisqu’il faut toujours évaluer une situation avec ses limites et ses nécessaires compromis, comme :

    — la gauche antilibérale est morte-née, pour cette fois-ci, faute de maturité et d’intelligence politique : nous avons vu des bureaux politiques, moribond pour l’un, et âpre à la croissance pour l’autre, se déchirer, s’entretuer pour défendre leurs existences respectives. Un émiettement improductif, cantonné dans le sempiternel larmoiement et la désolante impuissance d’éternels adolescents et de vieillards agonisants, incapables de faire entendre durablement qu’un autre monde est possible.

    — le parti socialiste, dont la candidate est tout de même une bonne incarnation de ce que peut être la droite. Un parti qui s’est vidé et qui a renié l’idéal socialiste. Un parti qui n’a gardé de socialiste que le nom, une simple étiquette, comme une coquille vide. Un parti qui est un obstacle majeur dans le chemin qui mènera à une possible future recomposition d’une gauche authentique et antilibérale dans ce pays. Un parti socialiste qu’il faut dont détruire, faire exploser, étape première du renouveau de la gauche.

    — enfin, mentionnons brièvement la droite de gouvernement qui penchera encore plus à droite, épousant les idées de Le Pen, si Sarkozy arrive au pouvoir. Encore pire que Chirac. Impressionnant.

    Au final, que reste-t-il ?

    François Bayrou, évidemment.

    Le seul qui puisse battre Sarkozy, et le seul qui permette d’infliger au Parti Socialiste une défaite cinglante, dès le premier tour (donc...), défaite qui devrait achever cet appareil, "socialiste" de façade.

    Encore une fois, on peut être de gauche, de cette "gauche antilibérale", et constater qu’une période de transition de 5 ans s’ouvre devant nous.

    Car il faut un peu de temps pour :

    — une transition relativement paisible et dialoguée
    — un changement du mode de scrutin aux législatives introduisant de la proportionnelle pour une assemblée enfin (!!!) démocratique, à l’image du peuple souverain
    — la destruction des obstacles mortifères sur le chemin du renouveau de la gauche (détruire le PS et laisser mourir le PCF)

    Pour toutes ces raisons, et après le fiasco des Présidentielles de 2002, alors oui, le vote François Bayrou apparaît comme un vote stratégique, raisonné, et tourné vers un moyen terme qui verra le paysage politique français reconstruit sur des bases saines.

  • Evidemment vos arguments pourraient être convaincants. Mais pour qui ?

    Comment occulter que le créateur du traité constitutionel Europeen n’est autre que Mr Giscard D’Estaing mentor de Mr Bayrou, et l’un des créateurs de l’UDF.

    Nous sommes dans un état d’urgence et ce n’est pas un "placebo" qui fera avancer les choses.

    Si l’on s’écoutait, nous ne serions jamais assez prêts pour entreprendre l’inconnu. Je vous conseille le saut à l’élastique, il est très rare que l’on saute vraiment la première fois, mais après quel bonheur...

     ;o)

    DI2

    Voir en ligne : http://e-torpedo.net

  • Les Bayrou ouiouistes ont votés toutes les lois anti-sociales d’une seule main avec la droite. Les centristes n’ont de centre que le milieu de leur main droite qu’ils brandiront à la gauche une fois les élections passés.
    Aussi, le seul vote utile est le vote anti-libéral.

  • "Voter utile"...

    C’est ce que répète inlassablement ceux qui soutiennent notamment Ségoléne Royale et François Bayrou, chacun étant persuadé que c’est son candidat qui a le plus de chance de battre au second tour l’incontournable Nicolas Sarkozy.

    Pour ces personnes voter utile c’est voter pour « un grand candidat » par opposition au fait de voter pour les « petits candidats » ceux qui n’auraient bien évidemment aucune chance de passer le second tour et encore moins de devenir président de la république.

    Ce raisonnement paraît logique tout comme il paraissait logique que le « oui » triomphe lors du dernier référendum en 2005 et qu’il y ait un second tour Chirac contre Jospin en 2002. Mais s’il était juste question de logique, à quoi bon voter ? Il suffirait de laisser les commentateurs politiques et les sondages choisir pour nous sans que ayons même besoin de nous déplacer au bureau de vote.

    Un peu comme dans une compétition sportive, à quoi bon organiser un quelconque championnat. Il est logique de penser que l’équipe ou le sportif le plus titré est le plus fort et qu’il va donc gagner. Mais est-ce toujours ce qui se produit ?

    Si à chaque élection nous raisonnons en nous disant il faut voter pour un « grand candidat » bien que l’on se sente plus en accord avec les idées et le programme d’un « petit candidat », ces derniers resterons toujours à leur place et nous aurons toujours les mêmes personnes à la tête de notre pays.

    Il faut vraiment se poser la question de l’utilité de ce « vote utile ».

    Une même action n’a pas forcément la même utilité pour tout le monde. « Voter utile » pour Ségolène Royale, François Bayrou ou Nicolas Sarkozy est bien sûr très utile pour chacun d’entre eux mais il est très loin d’être évident que ce le soit pareillement pour la France et ses habitants.

    Peut-on voter utilement pour une personne comme Nicolas Sarkozy qui notamment fait le contraire de ce qu’il dit ? Que peut-on penser d’un candidat qui fait de beaux discours sur la liberté d’expression et qui dans le même temps faire pression sur un éditeur afin de faire interdire la publication d’un ouvrage que ne lui convient pas ou qui menace des journalistes ?

    On peut également s’interroger sur l’utilité d’un vote en faveur d’un candidat comme François Bayrou qui soudainement à l’approche des élections se positionne contre le système et la classe politico-médiatique. Comment comprendre ce revirement de la part d’une personne qui fait partie intégrante de ce qu’il dénonce et qui a profité (et continue de profiter) de ce système comme ses « adversaires » ?

    Comment se fait-il que ces changements et autres transformations ne se produisent qu’à proximité d’une élection et jamais bien avant ? Il n’est pas certain qu’il soit utile pour la France et les français de voter au mieux pour des girouettes et au pire pour des arrivistes et des carriéristes.

    On peut également douter de l’utilité de voter pour une candidate comme Ségoléne Royale qui représente un parti qui n’a cessé ses dernières années d’ignorer et de baffouer tous les principes dont il se réclame.

    Plus généralement nous sommes en droit de nous inquiéter et de nous interroger sur l’intérêt d’un vote utile pour des candidats qui nous harcèlent avec le « travailler plus pour gagner plus ».

    Que doivent penser de ce discours les salariés qui ont souvent besoin d’avoir l’autorisation de leur responsable afin d’effectuer des heures supplémentaires quand ce n’est pas tout simplement interdit ? Comment doivent réagir les cadres rémunérés au forfait pour qui 35H ou 45H par semaine ne change rien à la feuille de salaire ? Et que doit-on proposer à ceux qui font déjà bien plus que 35H et qui ne s’en sortent pas financièrement ?

    On reproche également à de nombreux parents de mal éduquer voir de pas du tout éduquer leurs enfants ce qui conduirait aux problèmes que nous connaissons, notamment dans les établissements scolaires. Est-ce en ayant moins de temps à consacrer à sa vie privé et plus précisément à sa vie familiale que ce problème de société va s’amenuiser ou disparaître ?

    Peut-on alors vraiment voter utile pour des candidats qui au mieux ignorent les réalités de la vie des citoyens et au pire versent dans la démagogie et le mensonge.

    José Bové n’est certainement pas un saint mais ses actions passées parlent pour lui. Et les propos qu’il tient ces derniers mois sont, il me semble, cohérents avec ses actions.

    Combien y-a-t-il de personnes prêtes à aller en prison pour défendre ses idées comme José Bové ? En revanche, il n’en manque pas pour chercher à obtenir le pouvoir et des richesses par tous les moyens.

    Alors puisqu’il faut parler de vote utile, il me semble que voter utile c’est voter pour José Bové.

    Paul Draszen

  • Contre la Droite dure, il existe un vote utile ! 20 avril 2007 11:18, par FredSud37

    (.....) L’option Sarkozy, c’est le choix de la confrontation sociale, la préparation des chocs sociaux qui ne peuvent que résulter de l’accélération de la contre-réforme libérale et des résistances sociales qu’elle entraînera. Alors, face à cette Droite dure, de nombreux électeurs peuvent être tentés par un "TSS" (Tout Sauf Sarkozy), d’un "vote utile" dès le premier tour contre Sarkozy, en faveur de Royal, voire de Bayrou. Ces réflexes n’entraîneraient que de nouvelles désillusions. Comment combattre une Droite dure avec une Gauche molle ? Comment répondre à la brutalité des attaques patronales et de celles de Sarkozy avec un PS et une Gauche qui acceptent le capitalisme libéral ? Les classes populaires n’ont pas une Gauche à la hauteur des enjeux de la situation. S’il ne restait plus, contre Sarkozy et Le Pen, qu’une Gauche sociale-libérale, cela favoriserait considérablement les attaques patronales. Contre la Droite dure, il faut une Gauche de combat, une Gauche qui n’hésite pas à s’attaquer au système capitaliste, une vraie Gauche, une Gauche 100 % à Gauche. Celle d’Olivier Besancenot !

    Extrait de "Contre Sarko votez Besancenot", François Sabado, le 06 avril 2007.

    Voir en ligne : Avec notre coeur et notre tête, votons Besancenot !

  • Voter "utile" mais/et UTILE 21 avril 2007 15:39, par louise

    Voter "utile" mais/et UTILE signifie, pour moi, non pas voter tactiquement, mais voter en toute conscience.

    Voter effectivement POUR quelque chose, un point de vue, une personne, un programme, une idéologie dans le sens premier du terme.

    Et non pas CONTRE quelque chose, un point de vue, une personne, un programme, une idéologie en choisissant le moins pire.

    Qui défend une vraie égalité des chances et des personnes ?

    Qui s’intéresse aux personnes en plus de sa personne ?

    Qui passe à l’action en plus des discours ?

    Voilà je crois les questions que les citoyens doivent se poser...

    Et non pas

    Qui est moins pire que qui ?

    Qui parle le mieux ?

    Qui promet le mieux ?

    Qui risque éventuellement, une fois, d’appliquer un tout petit peu de ce qu’il, elle a dit ?

    Qui est le plus beau, belle ?

    Qui a fait le meilleur show ?

    Qui a offert le meilleur buffet et le meilleur champagne ?

    Enfin bref, la sauce habituelle, non pas défendue par les citoyens (aussi bien sûr) mais surtout servie par les médias...au nom des citoyens...

 
 
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