Gaza. La barbarie des soldats israéliens filmée sur le vif.

L’autre jour, alors que je regardais les nouvelles de la BBC, j’ai vu l’horreur : des soldats israéliens tirant sur un cameraman palestinien à terre et sur les hommes qui voulaient le secourir.

Il m’est très pénible de regarder des images qui montrent la brutalité des hommes. Cela dit, je pense que le site qui a diffusé ce document fait son devoir en diffusant des informations que les principaux médias nous cachent généralement pour des raisons de parti pris en faveur d’Etats qui mènent des politiques criminelles.

Où est la justice ? Où sont les représentants de « Reporter sans frontières », quand il s’agit de défendre les reporters qui travaillent pour une télévision du mouvement Hamas ? Où est la gauche ?

Si des résistants PALESTINIENS avaient tiré sur un cameraman ISRAELIEN, brisé ses jambes, alors qu’il était déjà blessé, dans l’incapacité de se lever, vous auriez vu les images de ce crime odieux passer en boucles avec des commentaires très durs contre les coupables.

J’ai été très choquée de constater que, dans mon pays, ni la télévision suisse romande ni les journaux n’ont mentionné cet acte de barbarie. Ces journalistes peuvent-ils prétendre qu’ils ne savaient pas ? Ne se font-ils pas, par leur silence, les complices des criminels ?

Ce qui est gravissime est que ce silence est à chaque fois interprété par Israël comme un feu vert pour continuer de tuer des Palestiniens qui, à Gaza ou en Cisjordanie, refusent de se soumettre à l’horreur que leur imposent les troupes d’occupation : des Palestiniens qui, faut-il le rappeler, ont déjà terriblement souffert de ce silence.

Tout cela démontre que quelque chose ne tourne pas rond dans nos sociétés. Et qu’il y a lieu de s’en inquiéter. Non seulement les habitants de Gaza, exposés aux tirs de leurs geôliers israéliens, ne sont pas traités humainement ni reconnus dans leur statut de victimes mais, parce qu’ils sont musulmans, l’on fait d’eux des sauvages, des fanatiques.

Je reste dans l’incompréhension, chaque fois que je découvre que, même dans les milieux progressistes, les gens tardent à comprendre que le vrai problème n’est pas le Hamas, ni le voile, ni l’Islam, ni le terrorisme palestinien, mais Israël et ces responsables corrompu du Fatah qui ont fait le choix de collaborer avec l’armée occupante.

Tous ces journalistes et responsables politiques qui ont alimenté l’idée que seuls les laïcs, les athées, ont raison et qui se refusent à remettre en question leur position de méfiance, d’hostilité, à une résistance musulmane qui est, finalement, la seule force d’opposition qui existe encore réellement au Moyen-Orient pour contrer la barbarie d’Israël et de ses alliés, sont à blâmer absolument.

Comment se fait-il que les souffrances et la mort d’un être quel qu’il soit, par delà sa couleur, son ethnie, sa religion, me bouleverse et m’empli de douleur, alors que bien des gens que je côtoie demeurent indifférents, dès lors que les victimes sont étiquetées membres du Hamas, activistes, islamistes ? Je n’ai pas de réponse à cette question.

Silvia Cattori - Rome, 6 juillet 2007.


 
 
 
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