>>Vidéo qualité plein écran

Guy Môquet "J’aurais voulu vivre"

Guy Môquet "J’aurais voulu vivre" est le titre du dernier ouvrage publié par Michel Etiévent.

Pour cet écrivain, journaliste, historien, il était important de donner un éclairage historique à propos de la lettre écrite par Guy Môquet, 17 ans, la veille de son assassinat par les nazis Il convenait, aussi, de la situer dans le contexte de sa vie, de ses engagements et d’expliquer le parcours qui avait amené, ce 22 octobre, le jeune communiste au pied du mur des fusillés.
Un témoignage émouvant et nécessaire qui permet de rétablir quelques vérités face aux tentatives de récupération politique des héros de la résistance.

Cette vidéo est disponible au format DVD chez ViVé, 36 Avenue des Arondières 69520 Grigny.
Vous pouvez passer commande par Mail en utilisant le formulaire : http://www.vive-fr.org/contact Joindre un chèque de 10 euros pour participation aux frais + 2 euros pour les frais de port.


Guy Môquet, né le 29 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un militant syndical et communiste célèbre pour être le plus jeune des vingt-sept otages du Camp de Châteaubriand, fusillé en représailles après la mort de Karl Hotz (lieutenant-colonel des forces d’occupation).

Faire lire dans les lycées et collèges, la lettre que Guy Môquet avait envoyée à sa mère avant d’être fusillé le 22 octobre 1941 avec 26 de ses camarades serait une bonne chose, à condition que tout soit dit et replacé dans le contexte de l’époque.

Ce que ne disent ni les médias ni SARKOZY ... et ce qu’il est indispensable de savoir.

Qui a établi la liste des fusillés ?

C’est Pierre Pucheu Ministre de l’intérieur du gouvernement de Pétain.

Qui était Pierre Pucheu ?

Le grand patron des forges françaises qui, dans les années 1930, finançait les ligues fascistes, les croix de feu, ainsi que la cagoule, et qui en 1936 au moment de la signature des accords Matignon disait :

"Si les salariés veulent gagner plus, ils n’ont qu’à travailler 50 heures par semaine."

Si l’on veut parler de l’histoire, il faut tout dire, c’est pourquoi, je citerai ci-dessous un extrait d’un article publié dans le journal de l’amicale des fusillés de Châteaubriand.

"La chose la plus terrible est que la liste des fusillés fut établie par les français et que c’est un officier qui fit l’appel. On croit rêver.

Non, justement, celui qui, à travers tout un jeu subtil d’ajouts et de retraits successifs, choisit des cibles humaines pour les balles allemandes, celui-là ne rêve pas ; il s’appelle Pierre Pucheu. Il est ministre de l’intérieur du maréchal Pétain.

Il continue de se conduire en grand commis de la haute finance et, très logiquement, c’est une majorité de communistes et plus spécialement de dirigeants syndicaux connus pour leur popularité dont il saisit l’occasion de se débarrasser.

Nous ne devons pas oublier que Pucheu et ses amis de la haute finance, disaient et écrivaient :

"Mieux vaut Hitler que le Front populaire"

Car Pucheu, comme le soulignera Fernand Grenier "sait combien d’années de luttes quotidiennes sont nécessaires pour former des dirigeants de fédérations syndicales ouvrières, comme Michels*, Timbaul*, Poulmarch*, Granet*, Vercrusse*.

Le misérable calcul, inscrire ceux-là en première place des hommes à fusiller, c’est amputer la classe ouvrière.

Les fusillés des SS vont rendre service à la grande bourgeoisie française en rayant du monde des vivants les meilleurs de ceux qui la combattent..."

*Les noms cités étaient tous des secrétaires généraux de fédérations de la CGT.


 
P.S.

Le Syndicat CGT Heidelberg France remercie Charles RAMAIN Président de l’IHS CGT du Rhône (Institut d’Histoire Sociale)

 
 
Forum lié à cet article