Manipulation ploutocratique, nique simiesque de la démocratie bourgeoise !

Barack-Hillary, indice d’infantilisation d’un électorat !

Par Camille Loty Malebranche

Les vagues que font dans la presse les candidats à l’investiture démocrate pour les prochaines présidentielles étasuniennes, prennent de jour en jour l’allure d’une joute de clowns pour enfants malades que l’on veut égayer à tout prix. Le parti démocrate sans vraie politique de change face aux républicains, joue au yoyo des humeurs et émotions pour se faire sympathique. Car depuis le primat de la finance boursière sur l’économie, depuis l’inclusion légale (mais pas sociale ni économique) des ethnies, depuis l’effondrement du bloc soviétique, le pouvoir du président plus qu’avant n’est à l’intérieur des États-Unis, strictement rien que de la figuration. Le palatin de la Mison- Blanche n’a en fait comme pouvoir que le droit de déclencher à l’extérieur une guerre ou de ne pas la déclencher si les choix et la pression de l’establishment économique le lui laissent, si le pays visé par la guerre est assez faible pour être envahi par les soldats petits-bourgeois, qui s’enrôlent dans l’armée pour leur promotion sociale et vont en guerre interventionniste mais ont horreur d’y risquer leur vie. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il faille désarmer l’éventuel pays à envahir de tout arsenal dangereux avant de commencer son bombardement puis son invasion. Le cas de l’Irak est probant ! Alors dans une telle occurrence, pour revenir à notre surhomme cycliquement déifié aux quatre ans dans un monde de plumitifs soudoyés, de théoriciens vendus, de journaleux stipendiés de sots savants et de sots naïfs, de flatteurs et de profiteurs, et surtout d’un peuple-enfant, notre surhomme élu de Washington, peut choisir entre la diplomatie généralement agressive des sanctions dites guerre de basse intensité ou l’autre intensité de la guerre proprement c’est-à-dire le déluge de feu sur les villes par l’armée. De toute façon, un président étasunien est d’une manière ou d’une autre, un personnage-reflet comme les personnages d’ombre et de lumière de l’écran, si apparemment vrai et proche pourtant faux et inaccessible ! Il a beau sourire au monde - (comme c’est en Amérique du nord le module operandi pour réussir en société, il faut montrer ses belles dents) - il défend la plus ignoble des causes : celle de la domination féroce de l’économisme imposé par l’oligarchie de l’establishment industriel et financier étasunien. Dans cette sorte de cirque que constitue la marche vers les élections, les logomachies préélectorales doivent nous rappeler ceci : en ploutocratie, la démocratie n’est que verbiage, verbiage idéologique créé pour cacher la dictature des vrais décideurs économiques et donc politiques de l’État. Les peuples, ici, n’ont pas les gouvernements qu’ils méritent mais les gouvernements qu’ils croient puérilement et débilement choisir. Car le vote censitaire plus que jamais inflige sa férule à la politique des États par le financement des partis et des hommes briguant les mandats. Le cens électoral n’a fait que changer de place, hier, il était directement aux élections, aujourd’hui, il sévit dans la sélection des participants aux courses préélectorales. On ne donne pas aux peuples le pouvoir de se choisir des hommes, les ploutocrates des establishments s’en fabriquent et ensuite les donnent à l’infantilisme légitimant des électeurs pour mimer la démocratie et masquer la ploutocratie. La légitimité qui découle de cela est tout naturellement tronquée vu le non contrôle pour les peuples des désignations originaires des candidats en lice. Déperdition, diversion, dénaturation affecteront toujours le pouvoir dans la société bourgeoise d’aujourd’hui où le moule systémique et les catalyseurs structurels sont là immuables, attendant le corps politique qu’est l’élu pour le transformer exactement selon la chimie des puissants riches qui mènent le monde. Disons-nous ceci, si la démocratie bourgeoise telle qu’on la connaît aujourd’hui était vraiment démocratique, depuis les décennies qu’elle donne aux peuples du centre - je ne parle des pays périphériques non reconnus démocratiques jusqu’à récemment - leurs leaders par les élections, d’où vient que les moindres acquis sociaux ne se soient opérés que par la mobilisation des groupes populaires et secteurs sociaux organisés, des sacrifices de toutes sortes et des manifestations de rue ? Pourquoi les peuples qui votent doivent après lutter contre les politiques de leurs élus ou souffrir en silence ?
Aux Etats-Unis, plus qu’ailleurs c’est donc à la farce que recourt l’oligarchie pour berner les masses votantes sur un hypothétique changement. Aujourd’hui, le parti démocrate prône le changement de surface dans sa présélection en faisant appel à un vieux truc classique du pouvoir : l’émotion. L’épidermisme coloriste ou le féminisme politique, cette histoire de présenter des participants d’ethnie et de sexe différents à la course de l’investiture de parti voire aux élections présidentielles elles-mêmes, jouent avec les humeurs et donnent l’illusion de l’égalité des chances dans une société d’exclusion économique des non blancs des deux sexes, de matraquage psychologique sucré des masses par toutes sortes d’aberrations édulcorantes de la presse people vendeuse de faux rêve, de désinformation infantilisante du peuple. De fait, Barack et Hillary, à moins d’être tous deux naïfs, savent qu’ils sont entrain de faire l’histrion, de mentir quand ils disent « changement », ils sont en réalité, les bouffons privilégiés d’une superpuissance ayant fait de la plus importante des choses du destin collectif, je cite la politique, une affaire de spectacle, un cirque pour exciter le populo et ses passions malsaines primitives. Car précisément, les ploutocrates le savent depuis toujours : la politique est chose trop sérieuse pour l’abandonner au peuple ou aux électeurs. En attendant, le système marche puisque l’infantilisation se poursuit et se porte bien. Mais ni les noirs avertis, ni les femmes rationnelles ne se laisseront prendre à cette aventure onirique ou soporifique de joute entre un noir et une femme. Ce noir averti, cette femme rationnelle sait que placer un mélanoderme ou une femme à la fois à la Maison-Blanche, au Vatican et à l’Onu, ne changera rien à la situation des femmes et des noirs ni aux Etats-Unis, ni dans le monde si les structures ne sont pas effectivement mises sous contrôle des majorités avec leurs représentants authentiques qu’elles contrôlent effectivement. Sinon, nous sommes et nous resterons dans le symbolisme vide tel celui dont on nous a tellement repus dans la politique mondiale avec des représentants de catégories exclues placés à des postes d’apparat. K. Annan, C. Rice ne se font qu’un capital de prestige social personnel sans conséquence respective pour l’Afrique noire ou les femmes noires étasuniennes. Comme je l’ai écrit naguère lors de la nomination de M. Jean, femme noire, comme gouverneur général du Canada, évitons la tour substantialisée du symbole. Refusons l’abysse émotionnel des manipulations ploutocratiques !


 
 
 
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1 commentaire
  • ton article est on ne peut plus juste.La ploutocratie est le lot des peuples.L’election de barack obama ou de clinton ne changera rien au criterre sociaux qui nous divisent et cela ne changera surement pas les coeurs des hommes.La meilleur facon est de ramener la democratie a un niveau plus regionale pour la controler au mieux,redonner au peuple la possibilite de choisir eux meme leur candidats en choissisant de vraix leaders et des hommes honnettes.Il faut aussi retire la notion d’argent du debat car c’est elle qui tronque les
    realites politique car seul se presente ce qui ont l’argent pour le faire....et bien sur redecouvrir la liberte..on ne peut pas accepter que deux partie possede a eux seul les vision du monde acceptable et que le reste est impossible.Rien ne favorise mieux la plutocratie que cela.c’est une pensee unique ,une dictature factice.Le contrat social de rousseau possede un passage je crois ou la democratie est vanter comme devant forcement emerger au mieux dans de petit groupe.Je suis de cette avie qui permet de controle mieux les personne choisie et diminue ainsi la corruption a haut niveau.Que ce soit les candidat choisi pour sieger a l’assemble nationale ou regionale le peuple doit se reatribuer le drit de choisir ceux qui le ressemble le plus au regard de la loi...Mais malheuresement cela demande un peuple eclairer,au fait du bon sens et pret a debatre des idees et non de la couleur de peau ou du sexe d’un candidat.

 
 
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