Les appels à combattre le terrorisme devraient être confirmés par des actes

L’article qui suit a été publié par l’agence de presse « VOIX DE LA RUSSIE »
Cette agence est une agence gouvernementale et à ce titre ses positions passent pour émaner de ce que les diplomates désignent comme des « milieux autorisés », c’est à dire en clair des positions officielles qui ne sont pas prononcées par un officiel.

Il a été publié à l’issue de la visite de GORDON BROWN en Inde

Il est notable de constater que, malgré les bassesses et la flagornerie de SARKOZY DE NAGY BOCSA, pour la Russie la France ne fait pas partie du noyau dur de l’impérialisme anglo-saxon.
La partie la plus suave (en gras au bas de l’article) témoigne de l’état actuel des relations entre la Russie et lesdits anglo-saxons.

Le premier ministre britannique Gordon Brown a suggéré la création d’un organe global pour combattre le terrorisme pendant sa visite de deux jours en l’Inde. Parlant à Delhi, M.Brown a indiqué que les nations en proie à des crises domestiques pouvaient servir d’abri aux terroristes et propager l’onde de ces perturbations partout dans le monde.

Notre d’observateur Yevgeny Nikolaev commente

L’importance de consolider l’effort international dans la lutte contre le terrorisme a été beaucoup évoquée ces dernières années, avec la nécessité de recourir à des mesures anti-terroristes aux niveaux bilatéraux et internationaux. Ainsi, les premiers ministres de l’Inde et la Grande-Bretagne ont fait une déclaration commune après la visite de M.Brown pour intensifier l’effort d’anti-terrorisme et pour confirmer leur volonté de travailler à l’adoption rapide aux Nations Unies d’une convention globale contre le terrorisme international.

Beaucoup de pays, y compris l’Inde, la Russie, la Chine, la France et le Pakistan, prennent des mesures concrètes pour combattre le terrorisme international et sont prêts à une coopération étendue avec d’autres nations pour combattre le mal commun. Le souhait de la Grande-Bretagne de coopérer mérite d’être apprécié positivement mais ne pourrait seulement être soutenu que par une action concrète de la part des autorités.

La Grande-Bretagne est bien connue pour avoir accordé refuge aux militants Tchétchènes, aux extrémistes d’Ouighour et aux séparatistes sikhs. Les membres en fuite de ces groupes qui sont recherchés par leur pays ou par Interpol pour des meurtres ou d’autres crimes aggravés, y compris des activités de terrorisme financier, débarquent aussi en Grande-Bretagne.

Mais les tribunaux britanniques portent un double regard sur ces terroristes, pour eux les uns sont « bons » les autres sont "mauvais" Cette double approche empêche la Grande-Bretagne de prendre les mesures appropriées contre le terrorisme et de donner corps aux espérances de la communauté internationale.

Ce qui est important aussi est que les services spéciaux britanniques, comme leurs équivalents américains, ne partagent jamais l’information sur les activités d’Al Qaida et d’autres groupes terroristes avec les agences d’anti-terrorisme en Russie, en Chine, en Inde, au Pakistan et dans d’autres pays qui participent à la lutte contre le terrorisme. Beaucoup de seigneurs de la guerre du terrorisme, y compris le terroriste numéro 1 Oussama Ben Laden , sont connus pour avoir suivi la formation dans les camps près de Peshawar sous la conduite de CIA et les services britanniques dans les années 80 et 90. L’entraînement de masse pour des opérations subversives en Afghanistan a transformé le pays en pépinière d’un terrorisme qui s’étend très loin dans la région et au delà.

Apparemment, c’est pour cette raison que les services américains et britanniques sont si peu disposés à partager l’information sur leurs élèves et sur les méthodes qu’ils leur enseignaient pour commettre des crimes et échapper à la justice.

Ces méthodes sont encore appréciées par les terroristes internationaux pour la formation de leurs jeunes.

Yevgeny Nikolaev
22.01.2008


 
 
 
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