La France, Mémère Pauline et ch’Nord à Sarkozy : « Cha n’va nin ! En’ t’aim nin et en’ nveu nin d’ti »

La France ne va pas bien, y compris ch’Nord. Les attentes des Français étaient nombreuses et intenses. Le candidat Sarkozy avait su donner l’impression que c’était superman. On l’entend encore : « Avec moi, vous allez voir ce que vous allez voir. Mes réformes vont transformer la France, du pouvoir d’achat je vais vous en donner à la pelle, etc, etc ». Si bien qu’une bonne partie de l’électorat était persuadé que la France tenait enfin son champion. On sait ce qu’il en est, moins d’un an plus tard. C’est pourquoi la France et le Nord disent à Sarkozy « Ça ne va pas ! On ne t’aime pas et on ne veut plus de toi » (« Cha n’va nin ! In’ t’aim nin et en’ nveu nin d’ti »)

L’élu à la fonction suprême Sarkozy n’a su jusqu’ici que décevoir. D’augmentation du pouvoir d’achat, point ! Au contraire, tout va de mal en pis, et les Français consternés se souviennent encore du superman faisant une tronche d’impuissant innocent et déclarant « Que voulez-vous, que je vide des caisses qui sont vides ? ». Il aurait pu se renseigner avant, le candidat trépignant gonflé aux hormones et si sûr de lui. La déception est encore plus forte que les attentes étaient si élevées, portées par les promesses et la conviction apparemment étayée de Sarkozy.

Or, pour réussir à présider un pays, et plus particulièrement la France, il faut un chef, un vrai, et une équipe. On n’a ni l’un, ni l’autre. Il faut un Président qui prépare avec ses équipes, et fait mettre en œuvre en s’appuyant sur un consensus suffisamment solide. Sarkozy l’amateur lance des idées à la sauvette qu’il présente comme des décisions mûries, puis au vu des réactions les modifie, les amende, pour souvent les abandonner, non sans au passage s’être mis sur le dos tous les experts du domaine concerné, perdant un peu plus d’une crédibilité déjà entamée. Un chef est un catalyste et un rassembleur, pas un gamin prétentieux et capricieux qui agit impulsivement et trépigne de rage quand on ne lui donne pas raison. Se déjugeant trop souvent, Sarkozy désoriente. Il désoriente en premier lieu dans son propre camp, y compris ses ministres et conseillers. Alors qu’il devrait être l’homme de l’essentiel, il se veut l’homme de l’accessoire, fourrant son nez partout et voulant régler le moindre détail.

Comme le disait si bien Mémère Pauline, ma grand-mère chtimi, « On ne peut pas être en même temps aux champs et à la ville ». Je vous fournis la version originale, vu l’engouement pour Ch’Nord avec le film de Dany Boone (« in’ peu nin et’ aux champs et à l’ville in mem tin min tchio ». Il est regrettable pour lui que mémère Pauline n’ait point pris part à l’éducation du locataire de l’Élysée, car elle lui eut inculqué quelques principes élémentaires et essentiels qui lui font aujourd’hui cruellement défaut.

Sarkozy désoriente encore plus et déstabilise par son comportement. Sa manie de s’afficher avec des milliardaires et de fréquenter la jet set le déssert, autant que son style désinvolte et les insultes aux aînés qui jaillisent de ce grossier personnage. Avec ses actions à l’emporte-pièces et ses idées saugrenues, Sarkozy apparaît comme un personnage déroutant, inquiétant, bizarre, dans lequel très peu de Français se reconnaissent. Il devient une énigme et les énigmes ne sont pas faites pour gouverner un État. Approximatif et brouillon, impulsif et narcissique à l’extrême, Sarkozy dérange.

Je vais laisser le mot de la fin à feu Mémère Pauline qui a quitté ce monde et repose au cimetière de Lannoy (Nord). Mon admirable grand-mère avait les qualités que Sarko n’a pas, à savoir les pieds sur terre, le bon sens et l’honnêteté intellectuelle, servis par une humilité et une sincérité qu’on beaucoup de Français (et de Chtis, faut-il le rappeler) : « Quo tché ! Ervet’ ichi mon’ hom ! Te fro bin d’m’écouter et chi t’as nin en’ bonn mémoir’ t’as qu’a prind’ un stylo et l’ marquer sul papier com’ cha te t’in souvindras m’ nandoul’, j’ vo bin qu’t’as nin l’air d’êt’ fufutte ti ! : Sarkozy min garchon, te vas arrêter tes carabistoules et te vas c’mincher à travailler pour les andoules qu’on voté pour ti et auchi pou l’ zaut’, par l’mêm occasion ».

Le site Oulala, René Balme, et l’auteur délivreront un brevet de traducteur Français-Chtimi à tous ceux qui sauront traduire cette phrase. Pour les autres, allez revoir plusieurs fois le film de Dany Boone et le chti n’aura plus de secrets pour vous.

En attendant, votez aux municipales et poussez un peu plus vers la sortie les inconséquents qui font semblant de nous diriger et nous snobent à longeur de journée, en nous prenant pour des andouilles. À commencer par leur chef suprême, l’empereur Sarko 1er, qui est arrivé en quelques mois à se déchoir lui-même, tant aux yeux de tous les Français que des habitants de ch’Nord, cette si jolie région de France.

Ashoka

Natif de ch’ Nord et fier de l’être.


 
 
 
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