Limogeage médiatique d’un sous-préfet : un exemple expiatoire ?

Bruno Guigue, limogé, pour avoir analysé, une tribune du Monde, dans laquelle les défenseurs de la politique de colonisation de la Palestine, pourfendaient l’ONU, à coups de fausses citations.
Le devoir de réserve invoqué est un fétu de paille. Les véritables raisons sont illégitimes. Elles obéissent à des injonctions communautaristes. Elles soulignent la volonté du gouvernement, de faire de l’Etat républicain, de ces fonctionnaires, des soutiens, au pire, silencieux, d’un Etat étranger engagé dans une colonisation militaire de la Palestine, et un ethnocide des Palestiniens en tant que Peuple.
Ce n’est ni la mission ni le rôle des fonctionnaires français. C’est pourquoi, cette orientation illégale du gouvernement doit être combattue.

Tout mon soutien au sous-préfet Bruno Guigue, limogé pour avoir répondu à une Tribune de pure propagande sioniste, du journal Le Monde.

M. Guigue défendez-vous, auprès du Tribunal administratif, voire la cour européenne de justice, si nécessaire. Je suis fonctionnaire. C’est la liberté de critique d’un Etat criminel et ouvertement raciste, qui est remise en cause, par des moyens coercitifs. L’Etat sioniste impose la mention de la religion sur la carte d’identité pour appliquer une ségrégation à l’encontre des non-juifs, les mariages entre Israéliens et Palestiniens sont interdit.

Le gouvernement a voulu faire de vous, un exemple expiatoire. En d’autres temps, le général le plus gradé de France, Paris de la Bollardière, a du affronter tous les défenseurs haineux de l’Algérie française.

Défendez-vous ! Défendez-nous ! Nous sommes avec vous.

TF1 et F2 ont répété les seuls accusations de la ministre. Le point de vue de M. Guigue est absent. L’ORTF EST BIEN VIVANTE. Pour TF1, "Une tribune violemment anti-isarélienne". TF1 a tout simplement recopié l’article de l’AFP, F2 une bonne partie.

L’AFP est à la source de bien de campagnes crapuleuses, dans le but de calomnier et discréditer une personne ou une association. L’info, une accusation digne d’un procureur dénuée de toute objectivité, est reprise et répétée par l’ensemble des médias commerciaux, ce qui lui donne son caractère consensuel, véridique. Si tous les médias le disent, c’est donc vrai.
France 2 cite deux phrases de l’AFP sorties de leur contexte, sans jamais donner la source, Oumma.com. Ces deux phrases énoncent des faits aisément vérifiables dont est victime le peuple Palestinien, et que dénoncent des Israéliens choqués par tant de barbarie sioniste.

Jamais, les journalistes ne disent que Bruno Guigue répondait à un article du Monde, où des personnalités pro-Israéliennes tentaient de discréditer, par des mensonges éhontés, les membres du conseil des droits de l’homme à l’ONU.

Jamais, ils ne disent que les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, l’Iran sont aussi critiqués dans cet article.

Le devoir de réserve impose à de hauts-fonctionnaires de se taire sur des affaires en cours qui relèvent de sa fonction. Depuis, la politique coloniale et d’assassinat collectif de l’Etat d’Israël fait-elle partie des fonctions d’un haut-fonctionnaire ?
Le devoir de réserve n’impose pas de se taire sur des massacres en cours contre des populations civiles sous occupations militaires étrangères ! Nombreux sont les hauts-fonctionnaires à s’exprimer sur des sujets internationaux, à l’écrit ou à l’oral !

Bruno Guigue n’a fait que démontrer la malhônneté intellectuelle de personnes privées qui aspirent à la disparition de l’ONU, en tant qu’obstacle à la politique d’expansion coloniale de l’Etat d’Israël. Comme tout citoyen, la constitution française lui garanti la liberté d’expression sur des sujets ne touchant pas à des affaires en cours dont il à la charge.

Sur France 2, on apprend : "alerté, la communauté juive est furieuse. Le ministre de l’intérieur met immédiatement fin au fonction de Bruno Guigue". Parler de "communauté juive" constitue une prise de position et une justification communautariste, qui n’a rien à voir avec le droit de réserve.

En tenant secret l’organisation religieuse à l’origine de cette décision, le gouvernement révèle son malaise, il n’ose dire, qu’il se soumet à des injonctions communautaristes. Un malaise d’autant plus grand, qu’on aura noté l’absence d’Alliot-Marie pour défendre cette décision. C’est le porte-parole du gouvernement qui défend cette décision.

Au delà, du sous-préfet, je crains qu’on ne veuille, par ce moyen, intimider tous ceux, ouvriers, journalistes, fonctionnaires, intellectuels, qui ont à cœur de dénoncer les actes racistes et criminels de l’Etat sioniste. L’affaire est grave. Cette fois-ci, le gouvernement remet en cause le droit de critiquer la politique de l’Etat sioniste.

Le CRIF est-il à l’origine de cette décision ? Sur son site, nombreuses sont les injonctions martiales adressées aux rédactions médiatiques, pour recadrer tel ou tel journaliste, au nom de la défense de la politique du gouvernement israélien ! En voici un exemple : " le journaliste Philippe Rochot a failli à l’éthique de son métier. Ses propos, qui vont à l’encontre des prises de position de l’ensemble de la classe politique française, engagent la chaîne nationale France 2. Le CRIF attend des dirigeants de France 2 une réaction sans équivoque à ces déclarations d’une extrême gravité."

Véritable police sioniste de la pensée , le Crif, voudraient enfermer les juifs dans un ghetto communautariste israélien, faire de chaque juif, un défenseur inconditionnel, un soldat de la politique de colonisation de l’Etat sioniste. Il n’y a pas plus de communauté juive, chrétienne ou musulmane. Il y a des citoyens libres de leurs opinions et de leurs croyances. En s’arrogeant, le titre usurpatoire de "représentant de la communauté juive", le Crif dicte et somme les rédactions de presse et le gouvernement de condamner ceux qui critiquent l’Etat d’Israël.

Le seul qui devrait être limogé, c’est le gouvernement lui-même ! Ce gouvernement s’oppose à la liberté d’expression des citoyens, pour satisfaire des revendications communautaristes dont l’objectif est de transformer les médias et l’Etat en un appareil de propagande de la politique coloniale israélienne.

Le gouvernement est sorti de son devoir d’impartialité. Par son zèle affiché à répondre aux diktats communautaristes, il devient illégitime. Il ne se place plus sous le contrôle des lois républicaines. Il soumet les lois républicaines et ceux qui en sont les garants, à la volonté d’un Etat étranger dont les objectifs sont d’éradiquer le peuple palestinien de ses terres, par des moyens militaires.

Dès lors, il est clair que le gouvernement utilise l’Etat pour soutenir l’ethnocide du peuple palestinien. Par conséquent, le devoir de chaque citoyen, de chaque fonctionnaire est de s’y opposer, de combattre et d’enfreindre toutes les décisions qui nous engagent à soutenir et servir la politique coloniale de l’Etat sioniste.

En tant que fonctionnaire, comme d’autres, je continuerai à dénoncer et critiquer l’Etat sioniste pour ses spoliations et ses pillage des ressources palestiniennes. Ses lois et ses pratiques sionistes légitiment un racisme haineux dont les punitions collectives sont un moyen pour éradiquer le peuple palestinien de ses terres.


 
 
 
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