Clivage droite-gauche ou alliance PS-Modem ?

"On dit que les clivages droite-gauche s’affaiblissent. Ce n’est pas seulement l’affaissement des idéologies. C’est aussi parce que 80 % des communautés d’agglomération sont cogérées par la droite et la gauche. Et comme cela fonctionne, cela a un impact sur les gens." Cette déclaration de François Rebsamen, président du Grand Dijon et maire (PS) de la ville est citée dans un article de Luc Bronner paru dans le Monde du 21 février.

Nous serions donc passés d’une " démocratie assez brutale" qui était celle des conseils municipaux à " une structure intercommunale, amenée à fonctionner, à l’européenne, par négociation, par consensus".

Le fonctionnement du conseil municipal serait assez brutal, peut être, mais l’affrontement entre deux conceptions politiques n’est pas une aimable conversation autour d’une tasse de thé. La véritable question posée par le fonctionnement au sein des communautés d’agglomération, et de toute les autres structures intercommunales, n’est elle pas de gérer ses structures en fonction des options politiques sur lesquelles nous avons été élus et non pas en représentant d’une collectivité défendant farouchement son territoire. Le parallèle fait dans cet article entre les communautés d’agglomération et le fonctionnement européen est à cet égard significatif. Si nous voulons faire vivre nos idées et donner du sens au clivage droite-gauche, nous devons nous donner les moyens de réfléchir et d’agir à tous les niveaux de décision politique, les niveaux traditionnels, communes, départements, états, qui structurent aussi nos organisations mais aussi les niveaux plus récents, agglomérations et structures intercommunales, régions, Europe.

Mais si nous voulons faire vivre nos idées de gauche il faut aussi s’interroger sur les partenariats que l’on noue. Peut être la difficulté pour François Rebsamen de voir un clivage fort entre la droite et la gauche est-elle liée à la présence du Modem dans sa majorité municipale ?

Le 17 avril 2008

Jean-Michel Arberet
Conseiller municipal d’Arcueil
Partenaire du groupe communiste


 
 
 
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1 commentaire
  • Petite précision utile à votre réflexion, le maire de Dijon que vous citez a finalement choisi de ne nommer aucun conseiller municipal d’opposition parmi les conseillers communautaires au Grand Dijon. Un retour en arrière par rapport à sa propre pratique sur le précédent mandat. Officiellement parce que Dijon n’est plus majoritaire en voix au sein du GD (37/83). Sa pratique est donc en décalage avec les propos de l’article du Monde. (Source Le Bien public)

 
 
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