Tous ces mots terribles

le 21 avril 2008 est sorti cet hommage rendu à François Béranger.
Contacts : Meso productions : 15 avenue André Diligent Paraboles IV Entrée A 59100 ROUBAIX 03 20 24 80 69
infos@mesoproductions.com, www.studioleslocos.com
www.marceletsonorchestre.com

1968-2008 Le vrai changement c’est quand ?

Tranche de vie, la première chanson de Béranger sort en 1969, un an après les événements qui auront été un élément déclencheur pour l’avenir de ce "gratouilleur" qui embrassera après cela la carrière de chanteur.
François Béranger ne chantait pas pour plaire, mais pour ne pas se taire.
Rarement joué par les radios, il n’a pratiquement pas fait de télé ; jugé trop insurgé, simplement parce qu’en commentant l’actualité, il savait pointer le manque d’humanité, le besoin de résister.
On ne citera certainement pas son nom lors de ce quarantième anniversaire qui s’annonce déjà comme un enterrement de première classe.
C’est pourquoi il fallait qu’on le fasse.
Si les leaders de mai 68 ont pris du bide, les chansons de Béranger n’ont pas pris une ride. "Les purs et durs du premier rang" sont gentiment rentrés dans le rang, jetant le bébé libertaire avec l’eau du bain libéral.
La chanson "Mamadou m’a dit" dénonce t-elle une époque révolue ?
Pourquoi les élections nous font souvent penser à "Magouille Blues" ?
Quand Béranger chantait "En avant pour le grand bon en arrière", on prenait ce texte comme un avertissement, nous ne nous attendions pas à ce qu’il dépeigne aussi justement notre situation actuelle. Son oeuvre ne comporte pourtant pas que des chansons révoltées, La tendresse et l’amour occupent une part importante de son répertoire. En cette époque de vraie panne existentielle, où toute une partie de la chanson doit tourner autour du nombril, nous remercions Béranger pour nous avoir aidé à voir ce "vieux" qui passe dans la rue, d’avoir su poser un regard neuf sur la chanson d’amour.
En organisant cet hommage avec Emmanuelle sa fille, nous avons eu le plaisir de découvrir qu’il était un exemple et une référence pour une grande partie de la profession toutes générations confondues.
Merci aux artistes d’avoir répondu présent avec autant d’enthousiasme.

Cadeau

Ils ont dit

familière, c’est celle de François Béranger. Ma mère l’écoutait beaucoup, et je l’ai vraiment découvert in utero ! Elle se souvient d’ailleurs qu’à l’âge de trois ans je fredonnais "L’Alternative" en changeant légèrement les paroles de la chanson : "Et nous làdedans qu’est-ce qu’on y fait ? Est-ce qu’on peut vraiment y changer quelque chose ou monsieur l’curé ?...”
Jeanne Cherhal

J’avais déjà fait référence à la chanson "le Monument aux oiseaux" dans un texte. Parce que si je repasse la bande son de mes souvenirs, François Béranger est incontournable et sa "grosse voix" fraternelle a accompagné mes errances de jeunesse jusqu’à très tard. C’est donc un frangin qui nous fait tous chanter ! Si c’est pas une belle manière de nous faire profiter du temps, ça ! "Tiens voilà l’soleil !...."
Yves Jamait

Pourquoi j’ai participé à ce projet : simplement parce que je connais François depuis bientôt trente ans, que nous avons parfois travaillé ensemble, que j’aimais ses chansons, et que c’était un copain.
Michel Bühler

Pour le tout premier concert de Tryo, nous avons joué à Fresnes en première partie d’un groupe local : "Morokon" ! Le chanteur Totor nous offrait une version délirante de cette chanson, ouvrant ainsi aux jeunes banlieusards que nous étions la précieuse porte de l’univers déjanté, engagé et poétique de François Béranger... Le choix du morceau était une évidence, l’admiration pour l’oeuvre de Béranger, toujours aussi vive ....
Tryo

Quand on est Blaireaux, on est sensible à un certain nombre de choses : l’humour, le décalage qui est à son origine, l’ironie, la dérision... Bref, tout ce qui dégonfle le melon, et qui peut remettre en place. Dans le "Mamadou" de François, dans sa "Rachel" ou dans son "Antonio", il y a cette fameuse distance qui rend si fort le propos, si originale la chanson. Si nous avons repris "Antonio", c’est parce qu’il y avait à la fois cet humour et une dimension épique, cocktail digne de l’opérette - qui fait de cet "Antonio" un bon Blaireau, héros dérisoire mais fier. _ Et repris avec fierté !
Les Blaireaux

Mon très cher Monsieur François Béranger, je t’écris pour te remercier de faire partie des quelques à m’avoir ouvert à la chanson que maintenant j’ai un boulot. Merci pour la rage, la tendresse et la classe ouvrière ! Je t’aime.
Loïc Lantoine

INFLUENCES

J’avais 20 ans, j’étais étudiant et j’occupais mes heures de cours à faire le tour des maisons de disques avec mes malheureuses maquettes... Je me souviens d’une question posée par un D.A de chez Vogue : "Quels sont les chanteurs qui ont le plus d’influence sur vous ?" J’ai naturellement répondu Léo Ferré et Bob Dylan, et surpris moi-même, j’ai ajouté François Béranger !
C’était culotté de ma part vu que je venais tout juste de l’entendre pour la première fois la veille au soir dans l’émission de Michel Lancelot ! Pourtant, je ne m’étais pas trompé... _ Le jour même, j’allais acheter son disque, sans savoir que par la suite j’achèterais tous les autres ! Sans savoir que quelques années plus tard, je ferais plusieurs fois ses premières parties !
Béranger, c’est vraiment une tranche de vie pour moi...
H.F. Thiefaine

Nous avons enregistré "En Avant" de François Béranger parce qu’il y raconte notre Front Populaire, prélude à la Guerre d’Espagne que nous chantons dans notre premier album. Que nombre de personnages que nous y décrivons en sont issus.
Nous n’allions pas rater cette occasion de lui rendre hommage qu’Emmanuelle Béranger, sa fille, et Didier Andreau notre ami nous ont offert. C’est une belle histoire de filiation. Même si les armes ont changé, le front de l’Ebre n’est jamais loin. Unis nous vaincrons !
Les Szgaboonistes

Le "mal-aimé" des décideurs
Ce fut bien François Béranger.
Claude François est un fieffé menteur
Et faussaire en blonderie de bien-aimé.
Gérard Blanchard

"Brésils" n’est pas une chanson très connue de Béranger. Elle fait pourtant partie de celles que je préfère, c’est pourquoi la voici en version "home studio" avec le même mec qui fait tous les instruments et qui chante, c’est à dire ma pomme. Si dieu existait, il distribuerait des casques à ses morts pour qu’ils écoutent de la musique, et François entendrait cette version ...
Malheureusement le barbu n’existe pas.
Merci à Christian Herrgott (CH+), Phillippe Avril, Emmanuelle Béranger, Brad pour leur boulot.
Sanseverino

Les rouflaquettes et le Jaguar noire électrique
Les gilets de costard et les propos cyniques
Le banjo et les pieds de nez
Voilà pourquoi j’aime Béranger
Tony Truant

Le 29.6.07
Salut François
Tous les potos de Mamadou te demandent de lui passer un grand bonjour, sinon, à part ça, t’inquiète pas, on résiste toujours !!!
Raoul Petite

J’ai connu et reconnu la voix de François Béranger bien avant de connaître son nom, bien avant même de savoir le prononcer je crois. Un morceau, "Natacha" en l’occurrence, porte l’odeur sucrée de l’enfance tranquille et a détrôné facilement les chansons niaises pour bambins difficiles. C’est mon père qui la chantait, presque aussi bien que l’original. Des années après, je saute du nid, et manquant de m’écraser, en oublie François Béranger. Plus tard, sur la route, je croise Sansévérino, à mon avis, le meilleur "Ambassadeur-Béranger". Il me parle de cette compilation-hommage. Un tilt ! Il fallait que j’y figure, pour faire un hommage couplé au chanteur trop peu mis en lumière... et à ma star de père.
MeLL

Pardonnez si on vous a Béranger
On parle bien le vieux François
Mais on aime la langue Françoise et le Béranger !
La fille qu’il aime,
Elle nous a fait chanter et, comme lui on n’a pas résisté...
La Rue Ketanou

A ma communion, un copain de mon père avait cru me faire plaisir en m’offrant deux disques de Michel Sardou. A cette époque, comme mes connaissances musicales se limitaient à "Allez les verts", j’ai fait avec. Aujourd’hui, je pense que l’allergie à Michel Sardou que j’ai développé m’a permis de comprendre ce qu’il fallait combattre, aimer et rejeter. _ J’avais 14 ans quand j’ai écouté Béranger pour la première fois. J’ai eu le sentiment d’entendre les mots que j’attendais. Qu’ils parlent d’amour ou de révolte, les textes de Béranger transcendaient le quotidien. Même les Clash n’avaient pas suscité chez moi une telle adhésion.
"La musique est l’arme du futur" disait Fela. Si les détenteurs du bon ordre des choses adhèrent à cela, je comprends mieux qu’ils aient manipulé les chansons de Béranger avec autant de précaution. L’absence de médiatisation et les rangements hâtifs dans une époque dite révolue n’ont rien changé. Béranger est vivant, plus contemporain que jamais. Cité en exemple, il est un modèle, une référence pour "les gens qui doutent, qui écoutent leur coeur se balancer".
Marcel et son orchestre

François Béranger, une rencontre via Madagascar en passant par le Lavoir et le Limonaire qui en vaut cent. "Il disait les choses en chanson,... Ces mêmes choses qu’on a sur le coeur qu’on peut chanter en choeur..." Rendre un hommage à ma manière à ce témoin de son temps et du nôtre.
Que du bonheur ! Misaotra François.
Edgard Ravahatra

Depuis la disparition de mon père il me tenait à coeur de lui rendre un hommage personnel. Je ne suis pas chanteuse. "Dure-mère", me semblait d’une actualité criante, c’est pourquoi j’ai fait ce choix. Avec le soutien de Pierrot et Fabrice, cette chanson a vu le jour, pleine de nos émotions multiples.
Merci à eux ainsi qu’à Didier pour sa grosse voix dans les choeurs.
Emmanuelle Béranger


 
P.S.

AVEC : MARCEL ET SON ORCHESTRE, RAOUL PETITE, TRYO, H.F. THIEFAINE, LA RUE KETANOU, EMMANUELLE BERANGER, JEANNE CHERHAL, LOÏC LANTOINE, EDGARD RAVAHATRA, GERARD BLANCHARD, TONY TRUANT, MICHEL BÜHLER, LES BLAIREAUX LES SZGABOONISTES JAMAIT, SANSEVERINO, MELL

 
 
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2 commentaires
  • > Tous ces mots terribles 26 mai 2008 22:47, par André Chenet

    François Béranger !!! j’avais 16/17 ans et faisais en balbutiant titubant mes premiers pas en poésie... L’amour fou, la révolte, l’arrivée à Paris et les départs
    sans compromissions vers un Ailleurs qui valait bien l’ici saugrenu que l’on nous imposait.
    François Béranger fut notre Dylan à nous, les ados en déroute de l’entre-monde d’après mai 68. Comme nul autre, il savait nous dire l’essentiel, et de sa voix humble et modulée par une sensibilité à vif. Il reste ce compagnon nécessaire qui n’a jamais trahi et ne s’est jamais vendu. Un vrai
    poète qui continue de nous combler. Merci à vous pour cette chanson salutaire et pour cet hommage tant attendu. André

  • > Tous ces mots terribles 27 mai 2008 21:36, par claude

    Ce disque !!!! ces interprétations !!! pour un "intégriste" Bérangien comme moi, c’est vraiment un grand bonheur . Merci les Artistes et Bravo. En plus, je vous découvre pour la plupart et d’autres me surprennent.

    que le souvenir et la fête se prolongent longtemps, longtemps même et surtout quand tous les faux poétes auront disparus

 
 
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