Qu’y a t-il derrière la menace de guerre contre l’Iran : L’arme nucléaire ou les intérêts composés ?

Ellen Brown
13 novembre 2007

traduction Laurence Kalafatides

Le 25 octobre 2007, les Etats-Unis annonçaient de nouvelles et sévères pénalités contre une unité d’élite de l’armée iranienne et contre le système bancaire de l’Etat. Les sanctions, la rhétorique belliqueuse et l’implicite menace d’une action militaire sont les aiguillons d’une autre guerre, qui fait craindre que cela ne déclenche un holocauste nucléaire, au lieu de l’empêcher. Pourquoi l’Iran est-il considéré comme une telle menace ? l’explication officielle est que le pays planifie le développement d’armes nucléaires. Pourtant, le Directeur de l’agence de l’ONU, l’AIEA, affirme qu’il n’a “aucune preuve concrète “d’un programme iranien d’armement. [1] Quand bien même il en existerait un, un certain nombre de pays ont déjà testé, ou possèdent, des armes nucléaires en dehors du Traité de non prolifération, incluant le Pakistan ; la Corée du Nord, l’Inde et probablement Israël. Pourtant nous ne considérons pas cela comme une étape vers une action militaire. L’Iran rejoindrait juste la longue liste des puissances nucléaires.

Une autre théorie explique que la tension vers la guerre a pour principale cause le pétrole ; mais l’Iran ne fournit que 15% des exportations totales de pétrole du Golfe Persique. [2]

Une troisième théorie dit que les tentatives d’intimidation portent sur la défense du dollar. L’Iran menace d’ouvrir sa propre bourse du pétrole, et a déjà vendu environ 85% de son pétrole dans des monnaies autres que le dollar. L’Iran à desserré l’étau du pétrodollar imposé en 1970 lorsque l’OPEP a accepté l’accord secret avec les USA afin de vendre le pétrole uniquement en dollars américains. Le Dr Krassimir Petrov a exposé ce motif dans un éditorial de 2006 de Gold-Eagle.com :

Aussi longtemps que le dollar sera le seul moyen de paiement accepté pour les transactions sur le pétrole, sa domination dans le monde sera assuré, et l’Empire américain pourra continuer à taxer le reste du monde. Si pour une raison quelconque le dollar perd le soutien du pétrole, l’Empire américain cessera d’exister. Aussi la survie de l’Empire impose que le pétrole ne soit vendu qu’en dollars... Si quelqu’un demandait à changer de mode de paiement, il devra être persuader, par des pressions politiques ou militaires, de changer de point de vue. [3]

C’est une théorie intéressante, mais insuffisante pour expliquer tous les faits. En mars 2006, un éditorial de Asia Times Online, de William Engdahl relevait que la guerre avec l’Iran faisait partie intégrante de la stratégie américaine du Grand Moyen Orient depuis les années 1990, bien avant que l’Iran ne menace d’ouvrir sa propre bourse du pétrole. [4] Et l’Iran n’est pas le seul pays a vouloir retirer le dollar du marché pétrolier. Pour restreindre les risques monétaires, la Russie à prévu d’ouvrir une Bourse de l’énergie à St Petersbourg l’année prochaine pour commercialiser le pétrole en roubles, ce qui aurait un impact bien plus grand que la bourse du pétrole iranienne. Les banques centrales du Venezuela, de l’Indonésie, des Emirats Arabes Unis ont tous indiqué qu’ils investiront moins de leurs réserves dans des actifs monnayés en dollars du fait de l’affaiblissement de cette monnaie. Lorsque ces 5 pays ont utilisé d’autres monnaies pour leurs transactions sur le pétrole, les États-Unis se sont-ils senti obligés de les envahir ?

Ces théories ont toutes leur mérite, mais aucune ne semble suffisante pour expliquer ces bruits de bottes. Qu’y a t-il de spécial en Iran ? Ici réside une autre possibilité : l’Iran n’est pas seulement une sérieuse menace à cause du pétrole ou du dollar, mais à cause d’une arme financière secrète qui maintient au pouvoir l’empire mondial des banques.

Intérêts composés [5] :

Arme financière de destruction massive

Vers 1980, lorsque les taux d’intérêt étaient très élevés, Johnny Carson ironisa lors de l’émission Tonight Show, sur ces “scientifiques qui ont développé une nouvelle arme capable de détruire les hommes tout en laissant intacts les immeubles - Cela s’appelle le taux d’intérêt à 17%”. Les intérêts composés sont l’arme secrète qui permet au cartel bancaire mondial de contrôler la plupart des ressources de la planète. Le piège de la dette s’est refermé sur beaucoup de pays en 1980, lorsque les taux d’intérêts internationaux ont grimpé à 20%. A 20% d’intérêt composé par an, 100 $ doublent en 4 ans ; et en 20 ans, ils atteignent la somme époustouflante de 3 834 $. [6] L’impact dévastateur sur les débiteurs du Tiers Monde fut mis en évidence par le président Obasanjo du Nigeria. En l’an 2000, le président Obasanjo s’exprima ainsi au sujet du fardeau que les créanciers internationaux faisaient supporter à son pays :

“Tout ce que nous avons emprunté jusqu’à 1985 tourne autour de 5 milliards de dollars, et nous avons remboursé environ 16 milliards de dollars ; pourtant on nous a dit que nous devions encore environ $28 milliards. Ces 28 milliards proviennent de l’injustice des taux d’intérêts des créditeurs étrangers. Si vous me demandez qu’elle est la pire chose au monde, je vous répondrais que ce sont les intérêts composés [7]”.

Ce que les banquiers nomment “miracle” des intérêts composés s’appelle “ l’usure” selon la loi islamique, et est considérée comme un crime. C’est également un crime selon la vieille loi anglaise du 16° siècle, lorsque Martin Luther redéfinit le délit d’usure dans le sens de percevoir des intérêts excessifs. Les penseurs islamiques modernes ne sont pas opposés a un retour sur investissement sous la forme d’un intéressement aux bénéfices, avec des investisseurs qui prennent des risques et partagent les pertes ; mais l’usurier n’a pas ce genre de risques. En fait il se porte bien lorsque l’emprunteur est défaillant. L’emprunteur qui n’est pas en mesure de rembourser s’enfonce de plus en plus profondément dans la dette du fait des intérêts composes annuellement dus au prêteur.

Le piège de la dette qui s’est refermé en 1980 fut conçut en 1974, lorsque l’OPEP fut persuadé de vendre son pétrole exclusivement en dollars américains. Le prix du pétrole a soudainement quadruplé, et des pays ayant insuffisamment de réserves en dollars pour payer leur pétrole durent emprunter aux bailleurs internationaux. Vers 2001, la somme transférée des débiteurs du Tiers Monde vers les principales banques mondiales, aurait permit de rembourser plus de 6 fois le capital initial, mais les intérêts ont absorbé la plupart de cet argent au point de faire quadrupler la dette [8]. En 1980, le revenu médian des 10% les plus riches était 77 fois plus important que celui des 10% les plus pauvres. En 1999 le fossé s’est creusé jusqu’à 122 fois. En décembre 2006, les Nations-Unies ont publié un rapport intitulé “ Distribution de la richesse des ménages dans le monde” qui conclut que 50% de la population mondiale détient seulement 1% de la richesse, tandis que 10% des adultes les plus riches détiennent en détiennent 85%. Avec les intérêts composés annuels, la dette des nations les plus pauvres ne pourra jamais s’éteindre, elle ne pourra que grossir.

La machination des banques privées

C’est cette machination de la dette, avec son arme létale des intérêts composés annuels, qui permet à une clique de financiers de dominer le monde des affaires. Dans “Tragédie et espoir”, le professeur Caroll Quigley qui a une connaissance personnelle de la clique financière décrit ce qu’il nome simplement : “l’internationale des banquiers”. Le Dr Quigley, qui fut le mentor de Bill Clinton à l’Université de Georgetown, explique que le but des banquiers internationaux n’est “ rien moins que la création d’un système financier international aux mains du secteur privé, en mesure de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble”, un système “contrôlé de manière féodale par les banques centrales agissant de concert, par le biais d’accords secrets [9].” La clé du succès des banquiers, pour contrôler et manipuler le système monétaire, était de faire semblant qu’ils étaient contrôlés par les gouvernements.

La plupart des pays sont maintenant insérés dans le système global de banques privées, dans lequel la majeure partie de la monnaie crée par les banques commerciales l’est sous forme de prêts portant intérêts. Aux Etats-Unis aujourd’hui, la seule monnaie crée par le gouvernement est sous forme de pièces, ce qui constitue un millième de la masse monétaire totale. Les billets de la Réserve Fédérale sont fabriqués par une société bancaire privée et sont prêtés au gouvernement. Cependant la plus grande partie de la masse monétaire est créée lorsque les banques commerciales accordent des prêts. Elles le font par le jeu des écritures comptables : la somme correspondant au billet à ordre de l’emprunteur est simplement créditée comme un dépôt sur son compte et compensée par l’inscription d’un montant correspondant dans le livre des comptes de la banque [10].

L’alternative à cette indépendance des “banques centrales “ est ce qu’il est convenu d’appeler “banques nationales”. Une banque centrale d’Etat émettant la monnaie comme agent du gouvernement, et le gouvernement dépensant cet argent ou l’injectant sous forme de prêt pour le développement de l’économie interne et les besoins de la population. Le “seigneuriage” de cette monnaie - la différence entre le coût de la création et sa valeur nominale - revenant au gouvernement qui s’est endetté sans intérêts. L’objectif de l’internationale des banquiers était de privatiser ce système et de le mettre sous leur contrôle. La banque centrale continuant à créer la monnaie nationale, mais prêtant l’argent au gouvernement, laissant celui-ci avec une dette massive sur laquelle il paie des intérêts. Pris dans le piège de la dette, le gouvernement est alors conduit à privatiser ses actifs, rendus dès lors disponibles pour l’achat et le contrôle par la finance internationale.

Lors de la réunion, en 1968, d’un groupe mondial nommé Bilderberg, un officiel américain, George Ball, parla de la création de la “world company” ( entreprise mondiale). Ball était alors sous secrétaire d’Etat aux affaires économiques et PDG de la banque Lehman Brothers and Kuhn Loeb. La “world company” devait être une nouvelle forme de colonialisme, dans lequel les biens mondiaux seraient obtenus par la contrainte économique plutôt que par la coercition militaire. La “company” devait s’étendre au delà des frontières nationales, s’engager dans des fusions acquisitions agressives jusqu’à ce que les actifs de la planète soient incorporés dans une société privée, et que les Etats nationaux soient asservis au système bancaire central international privé [11].

Avant la 2° guerre mondiale, la tête du système bancaire privé mondial était en Angleterre ; mais il se déplaça à Wall Street lors de l’ascension économique des USA. Par les accords de Bretton Woods, le dollar américain devint la monnaie de réserve, au même titre que l’or. En 1971, le président Nixon découpla de dollar de l’étalon or, et le dollar devint la monnaie de réserve mondiale. Les prêteurs américains pouvaient créer et prêter tant de dollars que le monde était incité à les emprunter. Pour assurer que les prêteurs récupèrent les intérêts, la Banque Mondiale et le FMI, vers la fin des années 70, commencèrent à imposer des” conditions “ d’emprunt aux débiteurs du Tiers Monde, les obligeants à ouvrir leurs marchés financiers, à réduire leurs dépenses dans les programmes sociaux et à privatiser leurs industries. Pendant ce temps les attaques spéculatives sur les monnaies locales que l’on avait laisser “flotter” sur les marchés des changes, sans les indexer à l’or, causèrent de radicales dévaluations des monnaies, permettant aux investisseurs étrangers de ramasser ces actifs privatisés a des prix avantageux.

Quand les dominos ne tombent pas

L’Iran a été parmi les rares pays à avoir échappé à ce système mondial de privatisation. L’Iran a son propre pétrole, et il a réussi à éviter le piège de la dévaluation spéculative sur la monnaie en imposant des restrictions de change et en contrôlant le cours de sa monnaie , ce qu’il put faire grâce à des réserves en devises étrangères, provenant de ses ventes de pétrole, suffisantes. [12] L’industrie pétrolière appartenant à l’Etat iranien a permis à l’ économie de produire de bons résultats, malgré les sanctions économiques et des rumeurs indiquant le contraire. [13] Le mouvement "réformiste" conduisant vers plus de privatisation a pris fin en 2005 avec l’élection du Président Mahmoud Ahmadinejad, un "populiste" qui fit promesse de redistribuer plus largement les richesses pétrolières iraniennes et engagea son gouvernement dans des projets financés sur fonds publics et dans des investissements d’intérêts publics [14].

Des intellectuels musulmans ont cherché à concevoir un système bancaire mondial qui servirait comme une alternative au système usurier contrôlé au niveau international, et l’Iran a ouvert la voie à l’élaboration de ce modèle. La caractéristique de l’’Iran est d’être une république islamique démocratique, qui applique les principes de l’Islam non seulement moralement, mais juridiquement et politiquement. Le Shah d’Iran, soutenu par les américains fut renversé en 1979, ce qui mit fin à 2500 ans de règles monarchiques. Toutes les banques domestiques iraniennes ont ensuite été nationalisés, et le gouvernement a demandé la création d’un système bancaire islamique qui remplacerait les paiements d’intérêts avec participations aux bénéfices. La banque centrale iranienne étatisée émet la monnaie nationale, et le seigneuriage revient au gouvernement au lieu de revenir a des banques privées [15]. Le gouvernement iranien est parmi les rares gouvernements au monde à avoir très peu de dette extérieure. Il utilise ses banques d’Etat pour accorder des prêts et des crédits aux industriels et pour développer des projets agricoles. Mais ce qui rend unique le système bancaire iranien, est qu’il suit la prescription islamique contre l’usure. Cela signifie que les prêts sont consentis sans intérêt [16].

Du moins en principe. Pour faire fonctionner leur système avec celui actuellement en place, les économistes islamiques ont dû mettre au point certaines définitions de l ’ « intérêt ». Toutefois, en imaginant que l’Iran puisse développer un modèle alternatif viable, il menacerait la pratique de l’usure à la base du système bancaire qui domine à présent la finance internationale et le commerce. Si les gouvernements avaient commencé à faire ce que les banques font actuellement - du "crédit" créé à partir de rien, par le jeu d’écritures comptables - ils auraient pu éviter les intérêts très élevés qui sont la principale charge de la plupart des programmes gouvernementaux d’aujourd’hui. Il a été estimé que la suppression des charges d’intérêt pourrait réduire de moitié le coût moyen de l’infrastructure, du développement énergétique durable, et d’autres programmes [17]. Les économies du tiers monde pourraient enfin échapper à l’emprise des banquiers internationaux, mettant fin à 300 ans d’empire bancaire mondial.

L’ampleur des enjeux a été suggéré par Tarek El Diwany, un expert britannique de la finance islamique et auteur du livre ” Le problème des intérêts” (2003). Lors d’une présentation à l’Université de Cambridge en 2002, il cita un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement de 1997, qui disait :

Soulagés de leur remboursement annuel de la dette, les pays lourdement endettés pourraient utiliser les fonds pour des investissements qui, dans la seule Afrique, permettraient de sauver la vie d’environ 21 millions d’enfants d’ici 2000 et permettrait à 90 millions de filles et de femmes d’avoir accès à une éducation élémentaire.
El Diwany commente ainsi le rapport : "Le PNUD ne dit pas que les banquiers tuent les enfants, mais dit que c’est la dette qui tue. Mais qui est en train de créer la dette ? Les banquiers bien sûr. Et ils sont en train de créer la dette en prêtant de l’argent qu’ils ont fabriqué à partir de rien. En retour, les pays en développement remboursent au pays développés 700 millions de dollars par jour. " Il conclu ainsi sa présentation :

“Mais il ya un espoir. Les pays en développement ne doivent pas croire qu’ils sont impuissants face à leurs oppresseurs. Leur meilleure arme, maintenant, est l’ampleur de la crise de la dette elle-même. Une cessation de paiement sur les obligations de la dette, à grande échelle, simultanée et coordonnée pourrait très facilement endommager le système monétaire occidental, et l’Occident le sait. Il pourrait y avoir une guerre, bien sur, ou la menace de celle-ci, accompagnée peut-être par les sermons Washington sur la moralité financière, mais combien cela pèse t-il lorsqu’il y a si peu a perdre ? Tous les peuples opprimés finissent par savoir qu’il est préférable de mourir dans la dignité plutôt que vivre dans l’esclavage. Les bailleurs de fonds, partout dans le monde, doivent se souvenir cette leçon” [18].

Cela pourrait expliquer les bruits de bottes au sujet de l’Iran, et le renforcement des sanctions économiques contre ce pays. Les dominos qui ne tombent pas dans le piège de la dette doivent être poussés. Comme dans les attaques brutales sur le Liban en Juillet 2006, les cibles militaires en Iran sont susceptibles d’être économique - ports, ponts, routes, aéroports, infrastructures de raffinage [19]. La menace posée par le modèle économique de substitution iranien sera effacée en ramenant le pays à l’Age de pierre.


Notes

[1] "U.S. : Iran Seeks Nuclear Weapons, » (Octobre 31, 2007).

[2] Rob Kirby, « The Looming Fiat Monnaie Train Wreck", (Janvier 16, 2006)

[3] Krassimir Petrov, "The Propose Iranian Oil Bourse", (Janvier 15, 2006).

[4] William Engdahl, "Pourquoi l’Iran Oil Bourse ne se brisent the Buck," Asia Times Online (Mars 10, 2006).

[5] Un capital produit des intérêts simples si les intérêts sont uniquement calculés sur ce capital. Un capital produit des intérêts composés si à la fin de chaque période, les intérêts générés sont ajoutés au capital pour produire de nouveaux intérêts. On dit aussi que les intérêts sont capitalisés.

[6] "Compound Interest Week," ; composés Fido Compound Investment Tool Kit,.

[7] Rodney Shakespeare, The Modern universelle Paradigm (2007), pages 63-64.

[8] Achin Vanaik, « Annuler la dette du tiers monde,"The Hindu (août 18, 2001),.

[9] Carroll Quigley, Tragedy and Hope : A History of the World in Our Time (New York : Macmillan Company, 1966), page 324.

[10] Voir Ellen Brown, "Dollar Deception : How Banks Secretly Create Money", / articles, Juillet 3, 2007. Voir aussi Affidavit of Walker F. Todd, attorney for the Federal Reserve Banks of New York and Cleveland, (2004).. Dans la plupart des pays, la création de la monnaie est maintenant une affaire privée. Même lorsque la Banque Centrale est techniquement contrôlée par l’Etat, ainsi que c’est le cas en Grande-Bretagne et au Canada, les banques centrales ne créent que la monnaie fiduciaire du pays, laissant la plus grande part de la création monétaire aux mains des banques privées qui le font sous forme de taux d’intérêt d’emprunt [[E. Brown, le Web de la dette, op. cit.

[11] Daniel Estubin, "Bilderberg 2007 - Towards a One World Government ?", Nexus Magazine (Août-Septembre 2007)

[12] Taylor & Francis Group, Le Moyen-Orient et Afrique du Nord (2003), pages 405-07 ; "Iran’s Exchange Rate Freeze," (Juillet 2003).

[13] Kelly Campbell, "Is Iran Facing an Economic Crisis ?", (Mai 2007).

[14] "L’Iran," (Juillet 2007).

[15] Kamran Dadkhah, « La réforme du marché de change en Iran," (2003), page 4 ( "seigneuriage") ; Clifford Thies, "Money radioactifs," (Mars 2007).

[16] "Economie de l’Iran", "Iran Banking," (2004).

[17] Margrit Kennedy, l’intérêt et l’inflation Free Money (1995), Deidre discuté dans le Kent, "Margrit Kennedy inspire la Nouvelle-Zélande afin de créer des systèmes régionaux d’argent », McKeever Institute of Economic Policy Analysis, (2002).

[18] Voir E. Brown, le Web de la dette, op. cit

[19] Tarek El Diwany, "la dette du tiers monde », présentation à l’Université de Cambridge du "One World Week" en Février 2002, citant le PNUD Rapport sur le développement humain (1997), page 93 ; "un débat sur l’argent," ( Juillet 2001).


 
 
 
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