Mais que font RSF et Robert Ménard ?

Un journaliste palestinien torturé par les services secrets israéliens, après avoir remporté un prix de journalisme à Londres

Muhammad Omar, qui revenait à Gaza après avoir reçu le prix 2008 Martha Gellhorn du Journalisme à Londres, a été sauvagement agressé et humilié par les services secrets israéliens.

Muhammad Omar est un jeune journaliste du camp de réfugiés de Rafah et il est le correspondant du « Washington Report ». Il a reçu ce prix ex æquo avec Dahr Jamail, journaliste américain qui a été en poste en Irak plusieurs années.

Avant de partir pour l’Angleterre, y recevoir son prix, Omar s’est exprimé en Suède, Hollande et Grèce sur la situation à Gaza.

Le député hollandais Hans Van Baalen, président du comité parlementaire pour les relations étrangères, et John Pilger, Prix Pullitzer de journalisme, avaient passé des semaines à parlementer pour qu’Israël délivre un permis de sortie, autorisant le jeune reporter à voyager en Europe et à Londres en particulier.

Mais la punition eu lieu au retour. Dès qu’Omer est arrivé à Amman, les diplomates hollandais qui avaient facilité son voyager l’ont informé que les Israéliens ne voulaient pas l’autoriser à rentrer. Après d’autres interventions de ses amis hollandais, Omer a finalement obtenu le feu vert et au matin du 26 juin il a traversé la Jordanie en direction des territoires occupés via le pont Allenby.

Arrivé côté israélien, il a alors eu affaire aux services secrets israéliens (Shinbet) qui lui ont fait surbir un interrogatoire, avec fouille au corps et menottes pendant des heures.

Les Israéliens, tout en le narguant « Oh, alors c’est vous qui avez obtenu un prix de journalisme », l’on forcé à se mettre tout nu et s’étendre face contre sol, puis ils lui ont marché sur le cou. Il a perdu conscience, et a été transporté à l’hôpital de Jéricho et de là par ambulance à Gaza.

Tous ses bagages lui ont été confisqués, à l’exception de son passeport et de son téléphone mobile.

Le parlementaire Hans van Baeelen, qui a négocié son aller et retour, a déclaré qu’on avait aspergé le visage de Muhammad avec du poivre avant qu’il ne soit transporté à l’hôpital de Jericho. Il a indiqué qu’il ne laisserait pas les choses en l’état et que les autorités israéliennes devaient rendre des comptes sur cette agression.

Muhammad, 22 ans, est né et a grandi dans le camp de réfugiés de Rafah, au Sud de la Bande de Gaza, près de la frontière égyptienne. Ainé d’une famille de 8 ans, il a commencé à travailler l’âge de 6 ans pour aider sa famille, son père étant dans une prison israélienne. Ce qui ne l’empêcha pas de devenir traducteur à l’âge de 17 ans, puis journaliste pour plusieurs journaux et magazines internationaux à 18 ans.

Source 1.

Source 2.

(Traduit par Carole SANDREL)
CAPJPO-EuroPalestine


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes