Barack Obama

Lecteur, jusqu’en novembre on va t’en servir du Barack. Pour éviter l’indigestion je t’ai préparé un contre-poison...

Barack Obama

Il entend quoi le Français dans baracobama ? baraque, taudis, caserne ? ou baraqué, costaud ? ou encore baraka ? Il sonne pacoraban cet obama, ray ban au rabais, sarkosi de chicago... tandis qu’entre Méditerranée et Jourdain, sévit Ehoud, son frère de lait, ce gros para du mapai qui se déguisa en femme pour aller à Beyrouth assassiner des Palestiniens, d’où son aura. Que va faire l’amerlo ? se déguiser en homme pour bouffer du méchant-taliban ? ôter le voile très macho sous lequel pousse le pavot afghan ? défendre les Noirs parce que sorti d’un ventre afro ou parce qu’ affublé d’un nom pas yankee pour un sou, plutôt bamboula plein de a, banania, bamako, picabia, ananas, adis abeba, qui plait aux médias et aux papas du CNRS.A, le CNRS africain. Un de ces doctes récemment, sur une radio d’Etat, faisait mine de voir dans ce candidat une percée tardive de la Civilisation, le symbole soft d’une revanche des esclaves, un spartacus en costard. Obama fera-t-il du Liberia le 52e Etat de l’Union ? Rétablira-t-il, lui le démocrate, les white collars paupérisés par la clique buschisto-newborn-sionisto-protestante ? Va-t-il raser le Bronx gratis ? ressusciter Lincoln ? aider au métissage afro-latino-wasp, faire des Usa un pays chocolat ? nous gâter soudain d’un unilatéral et abyssal désarmement ? revoir le dossier du 9/11, nous expliquer l’anthrax ? mettre le holà aux fanas de Round-up du Corn Belt, refroidir le climat ? C’est ce que croient les gros allemands qui aiment far west et saucisses. Le 24 juillet ils étaient des milliers à Berlin pour écouter le discours du fier à bras. Nous Français, sommes tous américains depuis qu’un Corse l’a dit, mais les présidents américains c’est plutôt du genre "Ich bin ein Berliner". Les Allemands, quand ils ne rêvent pas d’über alles et de drang nach Osten, ils font des machines-outils et couchent avec le grand frère anglo-saxon. C’est une manie des Germains cette aimantation vers l’ouest quand on leur barre l’est. En 1998, Schröder voulait fondre sa bourse de Francfort avec celle de Blair à Londres, il y a soixante huit ans, Hitler rêvait d’un condominium anglo-allemand. L’Allemand, c’est simple, quand c’est pas le far east c’est le far west. La France, c’est plus son plat. Nietzsche était seul à aimer le sud, ça l’a rendu fou. Wagner c’était le nord. Comme disait Husserl, l’âme allemande est crucifiée sur le corps du monde.

Obama la sienne, où ? sur celui de John Brown, de Thoreau, d’Emerson ou de Disney ? Cet homme à l’œil limpide et fin qu’on nous présente comme la Jeanne d’Arc de l’Iowa, va-t-il, une fois à la Blanche Maison, mettre un terme à la politique spectacle que les Usa nous servent depuis Reagan ? Va-t-il vaincre la grande dépression qui pointe à l’horizon ? Ce French basher, aurait-il le chic de nous racheter Sarko ? Va-t-il redonner à la politique de son pays cette aura de liberté, de générosité, de sens de l’entraide que chaque américain, cet enrichi du coin de la rue, possède depuis toujours ? Evitons d’être de benêts Berlinois. Le Spectacle va continuer, le grand rêve américain est mort, le spectre de la Grande Crise est là. Le 9/11 et la guerre d’Irak qui devaient la conjurer, n’ont fait que l’accroître. Le Dasein, le Là-Etre que les Américains cherchaient depuis des lustres avec Carl Schmidt n’existe toujours pas. L’Heidegger en jupon est oublié. "Après l’Empire" commence. Que ce soit un Noir presque blanc qui préside à sa déchéance est certes un symbole fort mais pas celui mentionné dans l’apocalypse. Un Cain, Mac de son prénom -vieillard haineux que les Vietnamiens hélas, malgré l’efficacité prouvée des méthodes communistes, n’ont pas réussi à rééduquer (demandez à Glucksman et à Bernard Henri pour les détails)-, serait meilleur pour la mise au tombeau. C’est comme chez nous la Royal, j’espère qu’elle se félicite, avec tous ces cactus du pouvoir d’achat, de pas être à la place de Sarkosy qui naquit bonzai. Obama c’est pas un rose Welt, pas un lutteur King Kong non plus. Plutôt un pantin aux dents blanches que les tireurs de ficelles de l’establishment militaro-industriel auront beau jeu de manipuler dès qu’il posera son derrière dans le bureau ovale. Français, pas de banco sur Barack ! Obama n’est pas le Big bang qu’on dit. L’ambassade israélienne lui trouvera bien une Monica en caraco pour un stage sans tâche et, si nécessaire, la CIA un assassin compatissant pour l’immortaliser. In God we trust.

Cosette


 
 
 
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3 commentaires
  • > Barack Obama 27 juillet 2008 18:37, par Frank

    Analyse passablement pertinente, drôle aussi. Mais ce ne sont pas les "Allemands" qui visent le far-ouest lorsque le far-est leur est fermé. Il s’agit seulement de l’élite allemande, la bourgeoisie, comme disaient les communistes et anarchistes. Le peuple est toujours amené par le bout du nez, jusqu’à ce qu’il se révolte.
    (D’ailleurs, d’après nos infos- puisées auprès des berlinois- il n’y a jamais eu deux cent mille personnes, comme les médias officiels l’ont raconté.)
    Puis l’Amérique, pays de la liberté et de l’espoir ? Qu’ès aco ?

  • > Barack Obama 1er août 2008 03:01, par Jean-Marie

    .... les présidents américains c’est plutôt du genre "Ich bin ein Berliner".

    Surtout qu’à cause d’une erreur de prononciation , à la première écoute les Berlinois ont compris

    "Je suis une patisserie typiquement berlinoise"

    Je ne sais plus la description exacte de ce biscuit, mais vérifiez auprès d’un vrai Berlinois

  • > Barack Obama 1er août 2008 03:07, par Amipal

    Mieux vaut peut-être lui que l’autre.

    Mais à supposer qu’il détiendra réellement le pouvoir, que va-t-il faire de bon pour les Palestiniens non collabos et non profiteurs déshumanisés chaque jour et chaque nuit un peu plus avec l’impact mondial du drame ?

 
 
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