La planète ? Un théâtre d’ombres !

Chine, Russie, Georgie, Colombie, Pakistan, Iran... L’actualité ? Un théâtre d’ombres ! Qui broie les peuples...

Tableaux d’un monde en perdition. L’Actualité ? Un théâtre d’ombres. Et des peuples broyés...

Nous sommes sur une poudrière. Il y a ce que l’on nous dit, les ombres que nous voyons défiler, et, à l’arrière plan, toutes sortes d’acteurs qui tirent les ficelles, en coulisses. Quel poids, aujourd’hui, pèsent les peuples, face au rouleau compresseur impitoyable, mortifère, de la mondialisation financière ? Nous sommes devenus des numéros, des consommateurs, ou bien les marche-pieds des grandes fortunes, la chair à canon des multinationales de l’armement. Le CAC40 est roi aujourd’hui. Et nous, nous sommes sacrifiés à ce Dieu - diable ? - vivant .

Oui, nous sommes tous confrontés au même mal : La voracité des maîtres du monde. Leur appétit est insatiable, leurs portefeuilles ne sont jamais assez remplis, leur avidité ne connaît pas de limites. Partout, des cris, des larmes, de la fureur, des vies meurtries, déchiquetées, broyées, anéanties. Et l’inertie généralisée répond aux drames humains qui se multiplient aux quatre coins de la planète ; N’y a-t-il donc plus aucune voix pour protester, pour défendre les damnés de la terre, pour réclamer le respect de la vie humaine ?

Les politiciens courageux sont en voie de disparition.

Les intellectuels ne songent plus qu’à défendre leur communauté d’origine, au mépris de l’universel, de l’indépendance.

Les médias ont choisi leur camp. Celui de la honte ! Celui de la collaboration avec les industriels de mort.

Les citoyens sont amusés, distraits, incités à chevaucher des racines et des ailes - et laminés. Dans le travail, ou l’absence de travail, dans l’abêtissement, dans l’indifférence de l’autre. Citoyens pions que l’on place et déplace à volonté, au gré des caprices de ceux qui ont le pouvoir de faire la pluie, le beau temps, et surtout les tempêtes. Financières, militaires...

Ingrid nous a émerveillés, ainsi en ont décidé les médias. Le temps de nous faire oublier qu’à l’arrière plan, toutes les protections auxquelles tiennent les Français étaient détricotées les unes après les autres, avec la complicité des élus. Et mondialisation oblige. Hubert Védrine, ce grand sage, disait l’autre jour que les peuples ne veulent pas du libéralisme. Et pourtant il est là, imposé par ceux qui ont le pouvoir. Au mépris de ceux qui le leur confient.

Et pendant ce temps, le narco-trafiquant Uribe a revêtu les habits du Rambo bienfaisant, celui qui délivre les princesses captives. La Colombie est la tête de pont du combat de l’Amérique pour la reconquête de l’Amérique Latine - au seul bénéfice de ses multinationales. Et pour le malheur des peuples en voie de libération.

Et puis le Tibet est apparu, à point nommé : Au moment où la Chine, qui s’éveille à grande vitesse, allait ravir la vedette à l’Occident, jeux obligent. Les moines armés par la CIA ont crié à la face du monde leur malheur de ne pas être libres - de ne pas être asservis à l’Amérique du rêve, et du rêve seulement, démocratique. Les médias serviles ont juste oublié de dire qu’ils voulaient passer d’une féodalité, la leur, ancrée dans une tradition cruelle, à une autre, plus insidieuse, occidentale. Une seule chose importait : Se saisir des J.O. pour dénigrer le puissant futur rival chinois. En vain. Car la Chine est en marche vers son destin, et rien ne pourra l’arrêter, et c’est tant mieux.

La Russie s’éveille aussi. Elle en a assez d’être piétinée. L’ogre américain lui a ravi une partie de son territoire, elle a décidé de ne plus se laisser faire. Génial Poutine ! Certes entaché du sang de la Tchetchenie, mais déterminé, efficace, attaché à son pays, et toujours aux commandes. C’est rare, aujourd’hui, pour un dirigeant ! Poutine ne cherche ni la gloire, ni les honneurs, ni l’argent. Il veut voir son pays debout, fort de ses ressources, de son potentiel retrouvé. Et puisqu’on lui a confisqué tant de terres, il est décidé à défendre celles qui lui restent, légitimement. Surtout si un autocrate au service de Wasghinton, je veux parler du Président de Georgie, décide de tuer ses soldats de la paix en mission. Ainsi que les Ossètes profondément, intimement, russes. Désormais, il faudra compter avec la Russie. Elle a retrouvé sa place, la première, et c’est tant mieux pour l’équilibre du monde soudain, grâce à elle et à l’émergence de la Chine, redevenu multipolaire.

L’Iran, cette civilisation millénaire, voudrait trouver sa place dans le concert des nations. Y apporter une voix arabe - l’une des dernières qui n’ait pas encore été éteinte par les armes occidentales, la corruption, ou l’indifférence. Et il veut légitimement assurer sa Défense, au cas où il serait attaqué. Autour de lui, les adversaires ne manquent pas. Prêts à le déchiqueter, à le mettre en pièces, et à dévorer ses ressources. Objet de toutes les convoitises, et bientôt broyé, lui aussi, comme tant d’autres avant, éclaté, à l’instar de la Yougoslavie ou, bientôt, de la Bolivie dépecée, oui, malmené, meurtri, laminé - et peut-être même rayé de la carte. Selon le bon vouloir des maîtres du monde anglais, américains, israéliens, et maintenant européens, vassaux de l’ Empire.

Le Pakistan n’a pas été oublié par les stratèges du monde. Au moment où la carte du monde se redessine, ou est redessinée, il est victime d’un coup d’Etat, perpétré dans l’ombre - et l’indifférence générale. Les médias ont présenté cela comme une victoire de la démocratie. En réalité, c’est une nouvelle défaite des citoyens, un peu plus asservis à la puissance corrompue et criminelle de l’Amérique prédatrice et va-t-en guerre - quel qu’en soit le prix pour les peuples.

Et dans leur coin, dans l’oubli général, les Palestiniens comptent leurs morts du jour, et perdent leurs dernières oliveraies, leurs derniers villages, leurs dernières espérances. A l’abri du mur de notre silence criminel. Un peuple est à l’agonie, et nous nous taisons. Ne sait-on pas que l’’indifférence tue autant que la misère ?

L’Occident semble triompher.

Mais il est des victoires qui sonnent le glas de l’humanité. Parce que le théâtre d’ombres ne représente pas la vie, celle des peuples, mais la mort des déserts arides, des régions dépeuplées par la misère, la famine, les affrontements incessants...

Pour échapper à la crise financière, pour ne pas voir la réalité en face et la résoudre, l’Amérique va projeter l’univers dans un chaos indescriptible.

Le compte à rebours a commencé. A quelle vitesse ? C’est toute la question..

TAGS : Chine, Russie, Ossétie, Poutine, Hubert Védrine, Iran, Irak, Georgie, Pakistan, Tibet, Colombie, Bolivie, Uribe, Tchetchenie, Yougoslavie, CIA, CAC40

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3 commentaires
  • J’aime bien ce que vous écrivez, mais il est regrettable d’y trouver une erreur aussi impardonnable que d’assimiler les iraniens à des arabes. L’Iran est une mosaïque de 80 « ethnies » dont les principales sont les Perses (51%) et les Azéris (24%). Entre autres « minoritées » on trouve des Gilakis/Mazandaranis (8%), des Kurdes (7%), des Baloutches (2%), des Lors (2%) des Turkmènes (2%) des Qashqais, des Arméniens, des Assyriens, des Géorgiens, des Circassiens, des Tats mais aussi des Juifs (si si ils ont même une représentation au parlement) et quelques Arabes (ils représentent (3%). Source : fr.wikipedia.org/wiki/Iran#Groupes_ethniques.

  • > La planète ? Un théâtre d’ombres ! 23 août 2008 13:25, par Rachid ZANI

    Tout a fait d’accord avec le post précédent, il y a des juifs en IRAN ,des juifs falachas plus précisément.
    Des juifs originaires d’Ethiopie ,descendants de SALOMON et de la reine de SABA.
    Par ailleurs, ces derniers rencontrent quelques problèmes dans la plus grande"démocratie" si nouvellement acquise , qu’est ISRAEL.
    Ils ont bcp de mal à s’intégrer.
    Faut dire qu’ils sont...........différents même s’ils sont : SEMITES.

  • "L’Iran, cette civilisation millénaire, voudrait trouver sa place dans le concert des nations. Y apporter une voix arabe"

    L’Iran est largement plus que millénaire, et les Perses ne sont pas des Arabes. Défendre une bonne cause avec de mauvais arguments, c’est se mettre au niveau de Sarkozy parlant du pouvoir d’achat.

    De plus, poser implicitement l’équation musulman=arabe (ce qui est le cas de la phrase relevée), c’est me traiter implicitement de chrétien, ce qui est une insulte gravissime.

    Comme dit le proverbe : "ducon, protège-moi de mes amis..."

 
 
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