Au bas mot... Obama

Suite à la victoire de Barack Obama, face à tous les changements attendus... (ou bien, face à tous les mal-entendus ?)
A quand...
L’énumération de tout ce qui...
dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis,
ne changera pas sous la présidence Obama...

Voici quelques pistes...

L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant la crise économique, la peine de mort, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, In God we trust, la gestion de la relation avec une Chine "Hyper-puissance financière et économique", l’Otan et la Russie...

Et dans l’attente...

Qu’il soit dit, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques des Républicains de ces trente dernières années, de Reagan aux Bush, en passant par des Clinton affairistes car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des républicains, dans la présidence de Bush en lambeaux, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... ils ont très vite compris que seul Obama, l’homme sans passé, l’homme neuf comme un sou, était capable de les sauver eux tous.

Au crédit de Obama, toutefois : l’excellence de sa candidature* ; dans le cas contraire, crise ou pas crise, panique ou pas, élites financières, économiques et politiques discréditées, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), et par voie de conséquence, ils lui auraient très vite opposé une fin de non recevoir -et son propre parti n’aurait pas été le dernier à le faire.

Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il n’y avait qu’à se baisser pour gagner cette élection ; eux qui n’étaient pas disposés à laisser un noir venu de nulle part la leur rafler.

Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.


 
P.S.

*Certes ! Candidature sans programme mais néanmoins, excellente(comme quoi...) ; et puis très lisse, très policée la candidature de Obama, sortie tout droit d’une pub de Microsoft de la Silicon Valley : world company, world people, world President pour un monde... "world" ?

 
 
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1 commentaire
  • Pourquoi pas un métis ? 9 novembre 2008 20:54, par Georges

    « Pour que rien ne change et que nous continuions à encaisser, malgré , voire grâce à la crise, de substantiels dividendes et de ne pas cesser de vivre en puissants dans le luxe et le stupre, il faut accepter que tout change ; même la couleur de peau de notre prometteuse et charismatique marionnette de la Maison blanche. Heureusement la majorité de la populace semble ne pas encore avoir compris qu’un homme politique n’est jamais obligé de respecter ses promesses. Ni donc que, plus les pauvres seront aidés par notre homme à la Maison Blanche à consommer, plus, nous, les grosses fortunes, nous encaisserons des dividendes. Vraiment tout s’annonce pour le mieux dans le meilleur des mondes .... capitalistes.