Bonne fête et bonne année à tous les résistants et objecteurs de conscience

L’année 2008 fut un dessin animé où le tragique s’est mêlé au comique et au ridicule, chaque jour fut un épisode nouveau. Il faut dire que nous ne nous sommes pas ennuyés cette année et pas besoin de lire Titeuf ou d’aller au ciné. Et puis voilà maintenant c’est la fin du film, une fin super méga géniale, inattendue, sensationnelle, grandiose, une fin où l’on voit tous les méchants s’écrouler les uns après les autres : les spéculateurs immoraux, les banquiers véreux, les criminels aliénés et la cerise sur le gâteau le simple d’esprit humilié, ridiculisé par un lancer d’une paire de godasses : du jamais vu ! Quel beau spectacle, quel bonheur !

Cette fin ne semble pas plaire aux kidnappeurs d’esprits qui veulent remplir le cerveau humain disponible de peur pour mieux l’asservir. Alors on nous apprend que notre vie est menacée par un groupe de terroristes issu de l’ultra gauche ou par un mystérieux groupe révolutionnaire afgan...Tout cela pour nous faire oublier les banquiers qui ont ruiné nos vies et l’avenir de nos enfants et les marchands d’armes qui ont mis le monde à feu et à sang et ont transformé nos vies en cauchemars.

Heureusement les spectateurs, que nous sommes, avons réussi comme Nada, le héros du film de John Carpenter à retrouver notre liberté de penser et d’agir et que désormais nous refusons toute obéissance aveugle et toute docilité.

L’année 2008 était la leur, l’année 2009 sera celle des résistants et des objecteurs de conscience inchallah !


Invasion à Los Angeles de John Carpenter :

« la propagande est aux démocraties ce que la matraque est aux dictatures » Noam Chomsky

John Carpenter est un cinéaste américain indépendant et rebelle ; il est aussi un des grands analystes contemporains de la société américaine. Son style est unique et ses idées sont anticonformistes. En 1988, il réalisa le brûlot politique Invasion Los Angeles.

« Mon film est une révolte contre la gauche, la droite, la censure et le politiquement correct, mais dissimulé sous l’apparence d’un divertissement fantastique »

Le héros du film s’appelle John Nada, un marginal, un rien comme son nom l’indique ; un anonyme parmi tant d’autres. Après une grande errance, il atterrit à Los Angeles où il trouve un emploi précaire dans un chantier et un coin pour dormir dans un bidonville. Malgré sa situation difficile, Nada est un homme optimiste, obéissant et docile. Il croit en son pays, ses valeurs et sa morale.

Un jour, par hasard John Nada découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, ces lunettes permettent de détecter d’épouvantables extraterrestres cachés sous une apparence humaine. Progressivement Nada découvre que ces envahisseurs veulent prendre le contrôle de la planète ; ils ont gravi les marches de la société et ont réussi à occuper les plus hautes places dans les institutions et les entreprises. Grâce à ces lunettes, John Nada voit le vrai monde et réussi à retrouver sa liberté de penser et d’agir.

Ce que John Carpenter nous raconte dans ce film est l’histoire d’une société soumise à des ordres subliminaux et régie secrètement par des groupes cupides qui manipulent les masses et utilisent le pouvoir des médias pour asservir la population.


 
 
 
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