Ils ont « sauvé » Israël de la paix : Netanyahou, Barak, Sharon, Péres/ Olmert...

« Il est fondamental de détruire non seulement les hommes mais également leurs villages leurs plantations. Il faut arracher ce qui est planté et empêcher toutes nouvelles plantations ou récolte. Ce que le plomb ne pourra obtenir, la famine et l’hiver y parviendront. » (Georges Washington premier président des États Unis, 1779) (sources wikipédia)

Israël ne veut pas la paix : il veut toute la Palestine et le monde fait semblant de ne pas l’avoir compris.

Peut-on aujourd’hui encore occulter que la paix est morte avec l’assassinat d’Yitzhak Rabin ? En un demi-siècle, un seul dirigeant Israélien a vraiment essayé de faire la paix et il l’a payé de sa vie, victime d’une campagne orchestré par la droite et l’extrême droite israélienne. La paix vaincue rendue au chef de guerre Sharon se transformera en leurre en véritable faire valoir politique pour les dirigeants qui suivront.

La victoire électorale du Hamas (les électeurs ont fait le choix de ramener la politique à la problématique de l’occupation) après des élections remarquées pour leur déroulement démocratique par beaucoup d’observateurs venus du monde entier. Il n’en fallait pas plus pour que ; Tel Aviv et Washington dans un pas de deux annoncent : « il n’y a plus de partenaires pour la paix. » C’est comme si le monde émergeait d’un long sommeil commencé en 1993 avec le processus de paix, ignorant tout de l’assassinat de Rabbin et la reprise en main par les faucons. Les trois fossoyeurs de paix qui se sont succédés - Netanyahou, Barak, Sharon - que rien ne semble unir sinon qu’ils ont « sauvé » Israël de la paix...

La Paix a été la grande absente des dernières élections israéliennes : La paix un mensonge pour ne pas mourir de la vérité

Les élections israéliennes avec un petit ravalement de façade ont opté pour la continuité ce n’est plus le Likoud, mais son clone le parti “centriste” Kadima créé par feu Sharon pour gouverner à l’ultra droite avec une image vierge. Le soutien implicite de l’Europe à Israël a enfermé les Palestiniens dans une boîte de Pandore où de toute évidence quel qu’en soient les circonstances, le mot palestinien sera mis en symétrie avec celui de terroriste, le mot conflit avec celui de religion. Tous les attentats dirigés contre les civils qu’ils soient juifs ou musulmans peuvent, à très juste raison, révolter. Mais ne trouvez vous pas choquant aussi, la passivité du monde face aux causes qui génèrent de telle violence. ? La contradiction qui oppose les deux parties depuis plus d’un demi-siècle c’est l’occupation criminelle au quotidien, la colonisation de la Palestine, l’absence totale de souveraineté pour les palestiniens.
Il suffit d’un simple coup d’œil sur les cartes pour comprendre à quoi s’est employé Israël tout au long des 15 années du processus de paix : exproprier, étendre les colonies, occuper le terrain, construire un réseau routier reliant les colonies interdisant de fait les déplacements des palestiniens sur leur propre sol. Dénonciations, enquêtes, résolutions, témoignages n’y ont rien fait. Le monde a laissé faire. Un demi-siècle de dénis de justice, juste quelques sermons (Résolutions de l’ONU) pour la pure forme.
Aujourd’hui l’occupation israélienne bénéficie de l’impunité internationale qui lui donne les moyens de sa politique d’agression terroriste sur tout un peuple assiégé et affamé.

La ghettoïsation des palestiniens.

Désormais il existe une symétrie entre ghetto et palestiniens, qui pourra encore le nier.

De quel coté du mur se cache le droit international, selon que vous serez d’un côté du mur c’est le mur qui cachera l’information, de l’autre c’est l’information qui cachera le mur une aberration criminelle à la fois dénoncé /toléré par l’Europe.
Ce mur est un cancer qui ronge la Palestine une prison toujours plus étroite qui n’en finit pas d’exister tant le rapport de force est à l’avantage des architectes de cette aberration. Tout a été programmé avec la minutie d’un expert obsessionnel qui mesure le temps en poids de souffrance pour contraindre les palestiniens à l’exil forcé, mais volontaire, une forme de transfert si cher au feu premier ministre d’un peuple frappé d’amnésie. Le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice juge le mur illégal, « Sa construction doit cesser, les parties construites doivent être démolies, les actes législatifs et réglementaires pris par Israël le concernant doivent être abrogés, les destructions occasionnées par son érection doivent être remises en état et Israël doit indemniser les victimes de cette construction » Bien entendu il n’en sera rien. La dernière grande représentation de l’illusionniste Sharon c’est le désengagement d’Israël de la bande de Gaza. Cet effet d’annonce a empoisonné le souffle de tous les commentateurs politiques complaisants et trompé beaucoup d’autres. Dans une manip copié/collé les médias se sont empressés de faire état de la générosité de Sharon et de nous faire avaler la métamorphose du général « pacifiste »

Gaza « libérée » est réduite à une vaste réserve d’indigènes enfermés par des murs et des barbelés que l’armée israélienne attaque maintenant de l’extérieur ou par les airs. Ces attaques visent des bâtiments civils, les blessés sont nombreux et les morts journaliers ne font la une d’aucun quotidien... La guerre coloniale si difficile à nommer par les observateurs et les médias est pourtant la maladie originelle et centrale de ce conflit. Cela explique aussi pourquoi, quelques nostalgiques se sont acharnés à ressortir la colonisation des poubelles de l’histoire pour réhabiliter cet esprit insidieux qui enseigne que l’ordre des choses passe par la domination, par la force brute. Et non par la liberté ni la fraternité et encore moins l’égalité. La ghettoïsation du peuple palestinien continue d’avancer contre toutes les leçons de l’histoire et autres devoirs de mémoire que rien ne vient troubler. Pour sortir de ce marasme en Israël des voix discordantes se font l’écho des organisations anti-guerre (Mouvement de la Paix, Pacifistes, Insoumis...). Le courage de leurs engagements ne nous laisse pas insensibles et force notre admiration : Yitzhah Rabin (nous ne le citerons jamais assez) l’a payé de sa vie. Cela nous montre le danger que représente la Paix pour ce pays où le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique se confondent avec le caractère officiellement confessionnel de l’État (Hébreu). Un pays qui entérine une justice expéditive, extrajudiciaire et illégale. Un pays qui justifie les assassinats politiques comme des mesures préventives et légitimise la torture ? Mais où se cache le droit international ?

L’Europe qui se commet, le cul entre deux discours n’est pas sans nous rappeler l’abandon en 1939 de la jeune République Espagnole. Aucune pression de la France et de l’Angleterre ne s’exerça alors contre l’agresseur.

Flash-Back...1939

« La parole du généralissime est une garantie suffisante. Notre présence sur le terrain serait interprétée comme une insulte à la souveraineté de l’Espagne, elle risquerait de froisser son nouveau maître et compromettrait nos futures bonnes relations avec lui. Les principes humanitaires sont une chose et la politique internationale en est une autre ». Par cette déclaration l’émissaire Bonnet affirme pour la France l’abandon à Franco des douze milles républicains sur le port d’Alicante qui espéraient fuir par la mer avec les bateaux qui les attendaient. Dès le début de l’agression Fasciste /Nazie la « non intervention » décidé unilatéralement par la France et l’Angleterre condamne la jeune république espagnole à une mort programmée. Les « démocraties « d’alors semblaient avoir moins peur du nazisme que d’une révolution sociale en cas de victoire populaire sur le front des conquêtes sociales contre le Capitalisme et le Fascisme.

Flash-Back ...18 ème siècle
L’histoire du monde est couverte de cicatrices de la colonisation, celle des Palestiniens n’est pas sans nous rappeler les Indiens d’Amérique du nord « la conquête de l’ouest » et des deux siècles et demi pour contraindre les rescapés indiens à accepter la déportation dans des réserves. «  Il est fondamental de détruire non seulement les hommes mais également leurs villages leurs plantations. Il faut arracher ce qui est planté et empêcher toute nouvelle plantation ou récolte. »
« Ce que le plomb ne pourra obtenir la famine et l’hiver y parviendront » Ainsi s’exprimait Georges Washington premier président des États Unis Héros de la Révolution Américaine. Sa doctrine : « l’Amérique aux Américains »(Sic)... certains historiens présentent cette période comme étant la genèse des « Droits de l’Homme »(Sic)... Même dans les démocraties l’histoire est dictée par les vainqueurs. En 1779 Georges Washington général, ordonne, en violation du traité, d’envahir le territoire de la confédération Iroquoise. Et il insiste pour que soient tués autant d’indiens que possible, sans considération d’âge ni de sexe. Les survivants seront livrés comme esclaves agricoles aux colons méritants. En quelques mois, 40 villages indiens sont massacrés, et leurs plantations réduites à néant. On croit rêver, l’histoire d’Israël de 1948 à Gaza 2008/9 l’opération «  Plomb Durci » semble avoir pour motivations un certain mimétisme colonial. Le Plomb Durci ressemble au « plomb » de la métaphorique citation de G. Washington. Pourquoi « durci » ? le plomb « est mou »alors il est remplacé par un substitut plus efficace, la démonstration des massacres d’ aujourd’hui plaide pour l’adjectif « durci » Remarquer jusqu’où la subtilité de l’état d’Israël est précautionneuse quand pour parler de la torture pratiqués en Israël, il parle « de pressions physiques appuyées » ou « modérées » selon la prescription du fonctionnaire de police, ou militaire .
Oui ! les États Unis sont avec l’État d’Israël des orfèvres en la matière quand il s’agit d’allégories guerrières.
«  Il est fondamental de détruire non seulement les hommes, mais également leurs villages et leurs plantations... Ce que le plomb ne pourra obtenir, la famine et l’hiver y parviendront . Comment nous devons traduire cela : le plomb « promis » aux indiens en 1779, eu pour résultat de modifier le cours de leur l’histoire, sans parler des bouleversements de la démographie de ses authentiques habitants, au sud comme au nord. Les populations originaires de cet immense continent subiront en trois siècles une quasi disparition ; le premier génocide connu de l’histoire... Le plomb durci « promit » aujourd’hui aux palestiniens ressemble étrangement au «  plomb » qui permis aux valeureux colonisateurs d’usurper ce patrimoine enfin vide de ses autochtones et du même coup arborer avec la Révolution, l’éthique d’une nation libre.

L’État d’Israël avec son authenticité américaine sera t-il le prochain État associé, Étasuniens ?

La théorie du plomb durci me laisse songeur sur l’absence d’humanité de ceux qui ont eus l’idée de transposer cette allégorie simpliste mais qui résonne comme une solution finale.
Paradoxalement le peuple Palestinien vit à l’identique le drame des indiens d’Amérique du Nord. A Gaza la nourriture vient terriblement à manquer, l’hiver est là, l’entreprise de démolition avance inexorablement écrase tout sur son passage sans distinction, maisons, habitants.

Le peuple palestinien se trouve confronté aujourd’hui à un dilemme mourir des bombes ou du blocus Israélien qui depuis presque un an organise la privation de tout ce qui est nécessaire à un peuple pour survivre et se soigner (les milliers de blessés) Une décision pourtant pourrait changer la donne, mais pour cela les 27 pays membres de l’UE doivent sortir de la logique du chaos qui consiste à jouer les supplétifs d’un deuxième front celui du silence et de la soumission aux États-Unis et à l’État d’ Israël : En refusant l’ isolement politique et l’ étranglement économique des habitants de Gaza. En refusant d’être complice des crimes de guerre et d’un nouveau crime contre l’humanité. Voilà jusqu’où peut déraper une punition collective au goût génocidaire.
Aux prochaines élections israélienne la paix sera encore la grande absente de la campagne parce que la paix n’as jamais fait gagner un candidat en Israël.

Il faut, comme dit Nelson Mandela, «  avoir conscience du fait que la Palestine est l’une des grandes causes morales de notre temps et qui exige d’être défendue comme telle. Il ne s’agit pas de marchander, de trouver d’habiles compromis ».

luis lera janvier 2009


 
 
 
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