Obama, lutin plus grand que nature !

Messianisme politique et déroute de la raison.

Obama, personnage plus grand que nature par le libre décret de la presse, est devenu notre superman de carton, notre lutin triomphant à l’écran, qui ne laisse aucune autre place aux lutins coutumiers de la presse et des masses. Obama est désormais le nouveau Michael Jackson qui se déhanche et se dévêt dans les clameurs et le chaos arrangé par le tam-tam bon enfant des mass media jamais aussi bien désigné par ce nom.

Tiens, Michael, lui aussi, était noir et faisait danser toute la planète à ses heures de gloire ! L’histoire se répète donc en changeant de registre, c’est-à-dire passant du show-biz avéré au show politique, mais pas de sens. Car il s’agit de massification de l’imbécillité par une sorte de mot d’ordre collectif sournois de la grande presse qui prouve que l’écrasante majorité de nos soi disant citoyens ne sont que des organismes stimulés, réagissant automatiquement aux commandes des boutons médiatiques entre les mains des riches banquiers et multinationales ou des gouvernements. Car en fait, que connaissent les masses en liesse, ivres de l’arrivée d’un simple président élu aux Usa ? Une image, un timbre vocal et c’est à peu près tout. Et avec cette image, l’instinct primitif, animal de la canaille planétaire orchestrée par le behaviorisme populiste de la presse prend le dessus et prouve encore une fois que la plupart des hommes n’ont guère dépassé l’animalité, le débordement brutal et réflexe du comportement aveugle de horde.

Avec toute une presse aux moyens faramineux de communication, nous sommes à l’air de la politique-people, la politique-spectacle à son paroxysme grimaçant et agressant... C’est comme un concert de Rock dans lequel, la fille « de bien » s’envoie en l’air avec le voyou premier venu qui lui offre un joint et lui fait oublier jusqu’à son sous-vêtement sur les lieux de l’acte ! C’est comme le chien de Pavlov qui ne peut s’empêcher de saliver au moindre coup de cloche.

Le monde hélas, est devenu un grand laboratoire pour les maîtres des réflexes conditionnés qu’est l’establishment médiatique étasunien - où chaque jour un peu plus - la mainmise sur l’émotion des masses (ici ce mot englobe autant les prolétaires, les classes moyennes et petits-bourgeois) dont l’âge mental n’est guère supérieur à celui de l’animal de compagnie que l’on dresse au goût de son propriétaire ! Lorsque les sociétés occidentales fondées sur une rationalité monstrueuse et froide, se mêlent de bricoler des messies politiques, c’est un choix froidement rationnel des oligarques pour masquer la déchéance humaine et structurelle, et dissimuler les failles et déviances de la finalité systémique en crise. La rationalité critique du peuple qui devrait prévaloir et contrebalancer celle impassible des tenants du système, malheureusement ici, se pâme au profit du déferlement brut d’énergie de foule. Les fêtes excentriques et hystériques de ce jour d’investiture d’Obama ne sont rien qu’annihilation de toute humanité planifiée selon l’actionnement des robots organiques dans l’automation socio-médiatique. Toutefois, je crains fort que le mensonge social de la simulation démocratique tôt ou tard ne disperse, ou à tout le moins, ne frustre la cohue des exaltés lorsque la frénésie aura fait place à l’affaissement.

En attendant, l’échiquier du monde en ce 20 janvier 2009, prouve que les prétentions à l’humanité des majorités, ne sont qu’un théâtre tragi-comique de marionnettes gesticulant au gré de quelques décideurs de leur temps de mouvement et de vie ! Ah ! Ce monde est vraiment une vallée de larmes où pire que la létalité cadavérique, l’humanité, mécaniquement se fait prendre dans la ronde autant macabre que désopilante du virtuel des personnages taillés sur mesure pour une période de crise afin de détendre aussi longtemps que possible, l’atmosphère de débâcle d’un système en putréfaction ! Le mensonge, néanmoins, demeure une médaille qui, naturellement par sa nature, recèle une double face dont l’avers qui rassemble ne fait point disparaître le revers, c’est-à-dire la tombée des masques, qui fait se heurter par des chocs violents ceux que la drogue de la fête a unis par des malentendus dans la mésalliance d’intérêts contradictoires masqués selon de fausses supputations pour l’excitation des fêtards.

Pour le monde, en ce jour de songe qui n’a rien d’un rêve, Barack va sauver la planète des horreurs que le grand méchant Georges lui a infligées... Le système étasunien n’aurait donc rien de mal, c’est Georges Bush qui fut ignare, mauvais et vicieux, et qui a causé cette sorte de discrédit des structures sacro-saintes de l’empire, devenu impopulaire, déficitaire, belliciste... Jamais la vérité n’est autant bafouée que par le populisme confondant la tête d’un pion remplacé périodiquement avec le système mis en place par l’establishment qu’il sert ! Toutefois l’establishment, lui, ne fait aucune promesse, il procède par suggestion pour abêtir - comme le démon subornant, sans vraiment parler, l’âme victime du pécheur qu’il tente, attire et hante - la masse en liesse qui lui prête de bonnes intentions voire des vertus. Qu’importe les individus que le système lance au devant de la scène, pour lui (le système) et ses maîtres, une seule chose chaut : sa survie le plus longtemps que possible, quitte à se doter de tous personnages de cartons qui seront ensuite ses tampons épongeant ses fuites salissantes, ses émonctions malodorantes, ses fistules... D’ailleurs, ces personnages, sont faits pour ça : éponger les salissures trop visibles du système pour que le monde en oublie l’insanité !

Avant le réveil probable des bambocheurs, pour ne pas être trublion, pour ne pas jouer les trouble-fêtes, je crie avec le populo, vive Obama, vive superman ! Aujourd’hui le petit chasseur texan à la gâchette facile qui a tiré sur tout ce qui bouge pendant les récentes huit années, cède la place au héros réparateur de tout !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
Forum lié à cet article

5 commentaires
  • > Messianisme politique et déroute de la raison. 24 janvier 2009 18:06, par ciborg

    bonjour.entierement d’accord avec toi mais quelque chose me dit que là il y a erreur quand dis """en attendant, l’échiquier du monde en ce 20 janvier 2009, prouve que les prétentions à l’humanité des majorités, ne sont qu’un théâtre tragi-comique de marionnettes gesticulant au gré de quelques décideurs de leur temps de mouvement et de vie"""Et pourtant je suis sur que vous connaissait les analyses de Karl Marx et de Sigmund Freud sur la question du pouvoir de l’etat sur la conscience et l’esprit des individus dans la société.Alors je me permet de dire que dans le cas de l’election d’obama,l’euphorie est a son bon endroit du fait historique que presente ce pays.Ton propos,malheureusement, irai tres bien aux americains et a beaucoup de peuple,puisqu’il traduit la realité, mais n’a rien a voir avec la conjoncture obama. avec mes excuses

  • > Messianisme politique et déroute de la raison. 29 janvier 2009 14:52, par Jean-Marie

    Amusant de voir cités, dans ce contexte, deux Juifs ou supposés tels dont les idées sont totalement obsolètes

    Qui a dit qu’il faut de méfier de tous les ismes, de toutes les idéologies ?

    Hélas, l’exécrable sionisme a fait encore moins de dégats que le triste marxisme et le pitoyable freudisme.

    Le marxisme est aussi un opium du peuple avec ses grands prêtres et ses sbires. Combien de gens juifs ou se croyant juifs parmi les meneurs de la révolution soviétique ?

    Deux poids, deux mesures ?

  • > Messianisme politique et déroute de la raison. 29 janvier 2009 17:46, par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

    D’accord, car moi je me refuse aussi à tout dogmatisme. D’ailleurs, je ne me suis jamais dit marxiste ou freudien. Toutefois, chez Marx et Freud, il est des vérités incontournables quand on passe à l’interrogation de notre monde. Tout comme il y a plein d’erreurs et de propositions dépassées...

    Pour ma part, je dis, qu’il faille

    1) changer la direction de l’économie mondiale qui doit être retirée des main de la mafia bancaire, afin d’assainir l’économie réelle des nations.

    2) Instituer la Décroissance

    3) Bannir la pauvreté par les politiques appliquées, tout en la déclarant illégale dans les chartes.

    Pour votre gouverne, l’Union Soviétique fut néanmoins très peu marxiste dans les faits, il y eût des inepties de pouvoirs personnels qui ont miné le pays et sa crédibilité révolutionnaire.

    Mais pour vous répondre au sujet des sionistes que vous semblez défendre envers et contre tout, je vous dirai que rien, jamais rien, ne justifie ni ne justifiera les crapuleries criminelles sionistes et les crimes abominables d’Israël contre Gaza. Israël, terre de spiritualité et de lumière, est pris en Otage par de vils dirigeants sionistes qui ternissent l’éclat de son histoire atypique et si mystiquement fondamentale pour l’humanité. Les juifs de valeur le savent tous et désavouent ceux qui lancent des bombes à phosphore blanc ou à uranium appauvri.

  • Messianisme politique et déroute de la raison. 23 avril 2009 01:42, par JFG

    Je ne suis pas danseur, mais je ne vois pas pourquoi un type ne peut pas danser de temps en temps, même s’il est président. L’auteur de cet article est sùrement un de ces paranos qui, partout, voient un complot.

    je me demande qui est le fou : celui qui se défoule gentiment en exécutant quelques pas de danse, ou celui "qui se refoule" et qui phantasme. Le plus souvent, à l’insu de tout le monde, ils commettent les pires bêtises.

    Bon ! espérons que notre auteur n’est pas du lot. mais seul lui peut le dire.

    Au revoir.

    • Messianisme politique et déroute de la raison. 23 avril 2009 23:03, par Paul Dupont

      Tu parles de danse, on voit bien que tu ne connais que le déhanchement et le bas ventre. Parano, l’auteur ! quel grand mot facile pour l’analphabète bête à manger du foin qui lit cet article par la lorgnette de son misérabilisme ! En tout cas, je dis que l’esprit procédurier de cet intervenant sur le texte de C. Loty Malebranche, exprime sa cécité, sa bêtise de liseur ridicule qui prend au premier degré ce que dit l’auteur, pour se croire intelligent.

      Moi, je te réponds, cher triste jf machin, fier à bras avéré, c’est toi qui fantasmes et voudrais être un lecteur alors que tu n’es qu’un baragouineur. L’auteur, lui, n’a rien à prouver, il a juste analysé et porté réflexion là où toi tu n’es que réflexe et tristes instincts. Va apprendre à lire au lieu de rester au premier degré comme les premiers aboiements d’un chiot qui veut s’affirmer et se reconnaître canile !