(Démesures insensées d’une civilisation et de sa presse)

Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...

À écouter les nouvelles, les pseudo débats publics et la somme des vocables dont usent les médias classiques de notre occident, il m’est venu à l’idée d’inventorier - dans ce propos qui ne se veut point un article au sens propre mais juste un inventaire, une énumération commentée - quelques-uns des leitmotive, véritables propos liturgiques qui abasourdissent l’opinion publique. Je vous propose donc dans la suite de ce propos, ce qu’il convient d’appeler des sortes de « mantras » médiatiques pour l’idolâtrie du système capitaliste occidental tant à l’intérieur des pays que dans le langage international diplomatique et onusien. Langage agresseur et terroriste contre le reste du monde, discours qui participe de ce que Bourdieu appelle à juste titre la « violence symbolique ». Ici, je dois vous dire que le symbole - à l’exception du domaine strictement mystico-spirituel où il est un champ de représentation de l’univers divin atteignable seulement par la foi mais inexprimable en ce monde matériel - est toujours un artifice à l’adresse de la société, une élaboration de représentations de la réalité par les establishments afin de dérouter l’intelligence et la compréhension des peuples par le discours et la simulation. Le symbole social est donc essentiellement artifice, création purement artificielle que les tenants du pouvoir et leurs vassaux essentialisent comme naturel pour imbécilliser les majorités transformées en serfs intellectuels et désinformer les auditeurs rendus esclaves des mensonges officiels. Les créateurs de symboles, obnubilés par leur volition d’être dieux démiurges font tout pour conférer à leur symboles, la naturalité du signe qui, lui, est émanation de la nature de ce qu’il révèle. Ainsi présentée, la somme des faussetés d’un système abject de simulation, peut enfanter un véritable monde-reflet enchanteur pour masquer le monde barbare du bourgeoisisme mondial.

Voici, au-dessous de ce paragraphe, quelques-unes des plus ressassées de ces impropriétés, ces symboles à fonction maudite comme des sortes de « mantras diaboliques », abominablement imposés contre l’intelligence du patient de l’information qu’est le peuple-auditoire par les agents médiatiques de la désinformation officielle du pouvoir. Ici, mes références concernent surtout le Canada que j’ai l’heur d’observer depuis quelques temps. Naturellement, à quelques infimes différences structurelles près, c’est le lot de tout l’occident pris dans l’écheveau de ses incohérences socio-discursives, ses vices de société et son terrible déficit d’humanité. Et, si je m’y attarde, c’est parce que je crois qu’il est indispensable que les états dits du centre, qui constituent l’occident culturel et en bonne part, le nord économique, parce qu’ils sont socio-centristes, doivent eux-mêmes changer avant d’apporter ce qu’ils croient être le bien au reste de l’humanité. Bien qui, de toute façon, comme le mal, est du ressort de tous les peuples et de tous les hommes, et qui ne doit en aucun cas, être imposé comme le fait manichéennement l’occident actuel, mais proposé.

1) « Communauté internationale » parfois désignée par le raccourci « Le monde ». Il y a le monde, certes, mais ce n’est pas lui qu’évoquent nos journalistes de la presse courante du nord. Car lorsqu’on parle de danger que représente l’Iran pour « le monde » et auquel s’oppose la « communauté internationale », l’on comprend immédiatement qu’il s’agit de Washington et de ses alliés. Quant au Monde, le vrai Monde, il est truffé de tant de mondes ostracisés qui ne vivent l’histoire qu’en la subissant parce que leur destin leur est ravi. Piétinés qu’ils sont par la poignée des pays nantis qui monopolisent pratiquement toutes les ressources de la planète par expropriation des richesses du reste des états de la planète sans se soucier des conséquences catastrophiques de leur ordre mondial imposé. À moins d’être totalement obtus, nul ne peut croire à l’existence d’une communauté internationale où le monde est vraiment reconnu comme un espace commun pour les états et les nations. Le règne fétide et sordide du morbide Georges Bush, l’a prouvé, les décisions internationales se prennent par quelques états opulents et militairement puissants, alignés aux Etats-Unis et qui ne cessent d’opprimer le reste des états. Ainsi, lorsque Bush bombardait sous des prétextes fallacieux les civils de Bagdad, nul n’a pris des dispositions pour sanctionner même symboliquement le fou furieux, voyou manipulateur avéré dans son sinistre crime contre l’humanité perpétré à des fins personnelles et pour sa coterie immédiate de collaborateurs et de bourgeois voulant faire main basse comme des hyènes avides sur les richesses de l’Irak, pays martyrisé, qu’ils ont littéralement pulvérisé. Quand fracture économique, déchirure et disparité abyssale des niveaux de vie affectent deux mondes sur une même terre, il est indécent et impudent de parler de Communauté internationale au sens où le font les médias.

2) « Communauté noire ». Fourre-tout facile pour les dirigeants et médias occidentaux qui adorent ainsi indifférencier les quelques membres privilégiés et cooptés de mélanodermes, de métis... et la majorité des noirs tenus pauvres comme armée de réserve des manufactures, centres d’appels, agence de sécurité... Tout ce qui est précaire et sans avenir. Sans compter la criminalisation de la masse des jeunes noirs et métis délaissés, constamment marginalisés et exposés à l’emprisonnement. Au Canada, les populations pauvre et carcérale sont exagérément noires - dans ce pays à crise identitaire, ni monarchie ni république - quand on les compare au pourcentage d’africains et d’afro-caribéens dans la population générale. Ici, le gouvernement dépense de 60.000 à 100.000 dollars l’an pour ses prisonniers mais refuse de débourser moins de 20.000 dollars annuels pour les jeunes en danger de délinquance ou même 10.000 pour ses citoyens et immigrants ordinaires en difficulté pécuniaire ou d’intégration. Des enfants affamés ne sont secourus que par des groupes caritatifs, leur garantissant un déjeuner ! Bref, la clochardisation des pauvres et l’assimilation grotesquement inhumaine des immigrants, semble être une œuvre de gloire aux yeux d’un système barbare qui marque sa nette et effroyable préférence pour la précarisation, la répression !

3) « Défense des femmes ». Là encore rien n’est plus stupide, les femmes riches n’ont guère besoin d’être défendues. Les femmes riches et de riches vivent dans des palais ou des châteaux, sont femmes de ministres quand elles ne sont premier-ministre, gouverneure, chefs d’entreprise, reine ou princesses adorés de leurs jocrisses maniérés, leurs courtisans dévoués, tous nostalgiques d’aristocratie anachronique. Pour la plupart, sinécuristes malgré leur titre ou leur fonction, complexées et parfois carrément tarées intumescentes, elles passent leur temps à voyager, à papoter sur l’humanité et sur l’aide à apporter par pitié aux peuples du sud (dont elles oublient d’ailleurs que ceux-ci sont en forte partie paupérisés par les politiques et l’histoire orchestrées par le nord), tout en soupçonnant les pauvres d’ici, les chômeurs de fainéantise et de dépendance vis à vis de l’État ! C’est une tare de la nature de classe des bourgeois et petits-bourgeois que de se soulager la conscience en proclamant un humanisme universel tout en méprisant grivoisement l’homme réel qu’ils contribuent à ostraciser et à amenuiser. Alors qu’elles sont, elles, nos belles de la haute société, les vrais parasites, parasites cossus, arrogantes et flattées du système ; elles qui se prélassent, triant pendant une bonne part de leur mignarde vie, leurs fanfreluches et leurs dentelles ! Quant aux femmes qui triment dans les manufactures, les centres d’appel, comme bonnes, elles sont malmenées, ignorées. Et même, les professionnelles qui travaillent avec leur compétence, elles ne connaissent ni équité salariale par rapport à ce qu’on paie aux hommes de même profession, ni avantages liés à des titres obsolètes encore en vogue dans un pays comme le Canada du 21ème siècle. Celles qui vivent seules et sans emploi sont traitées avec condescendance, quand ce n’est du mépris parce qu’elles sont pauvres ou travailleuses précaires. Car la femme à défendre appartient à la catégorie des personnes à risque de tous les malheurs à cause de la pauvreté scandaleuse qui sévit par la faute d’un système qui se fout de la gueule des citoyens et des immigrants. Les femmes monoparentales, les droguées, les non éduquées, les violées, les battues ; toutes victimes de la décomposition sociale qu’entretient la politique de paupérisation des dirigeants plus portés à enrichir les banques, à endetter la nation et les individus, à criminaliser les pauvres et les précaires plutôt qu’à instituer et défendre la justice sociale.

4) « Protection de la jeunesse ». Une fois encore, il s’agit de classes sociales et non d’enfants ou de jeunes. Les fils et filles des banquiers, des Pdg de multinationales, des politiciens, leurs complices et leurs pareils n’ont pas besoin d’être protégés. Ils vivent dans des quartiers huppés et ont tout pour permettre leur émancipation plénière... C’est même une honte pour nos soi disant pays « civilisés démocratiques » qui font constamment la leçon des droits de l’homme au monde, que de mentir si grossièrement à travers la lubie grotesque d’une idéologie médiatique jouant les humanités alors que seule la plus bête barbarie a droit de cité dans les politiques appliquées. On voit les crimes des jeunes trafiquants des quartiers périphériques et mal famés qu’on accuse et traîne dans la boue. Néanmoins, on feint l’amnésie ou la cécité par rapport au fait que nombre de clients des dealers abhorrés, consommateurs compulsifs, tarés et anonymes des drogues les plus fortes et plus onéreuses, sont les petits et grands dévoyés et complexés, jeunes et moins jeunes riches, mal élevés et gavés, particulièrement flambés du sentiment du vide existentiel qui vivent à Westmount, à Beverly Hills, à Neuilly et à d’autres quartiers plus ou moins aisés. Ces derniers environnements douillets sont toutefois, par effet boomerang de la putréfaction sociale, broyés et blêmis sous l’exagération matérialiste du bourgeois ou du petit-bourgeois arrivistes en crise tragique de sens dans le déficit d’humanité et de civilisation des sociétés nanties.

5) « Justice Internationale » : Dans ce cas, il nous faut évoquer la fameuse Cour pénale internationale (Cpi). Force est de constater que seuls des non occidentaux et non sionistes ou des blancs brebis galleuses de la race, non vraiment occidentaux, tels Milosevic, Karadzic y sont jugés. Bush, le pire criminel crapuleux et compulsif contre l’humanité des huit dernières années, n’y fait pas et n’y fera point objet d’accusation. Ni Ehud Olmert, le sioniste corrompu, assassin d’enfants et de personnes malades hospitalisées, utilisateur d’armes à uranium appauvri et au phosphore blanc. Alors, au lieu d’un Tribunal pénal « international » qui est de fait une cour exclusive de répression occidentale, qui ne blâme jamais les bellicistes sionistes ou étasuniens, ni les affameurs du Fmi ou de la banque mondiale, c’est plutôt une bauge pénale des riches racistes blancs et sionistes qui assouvissent leur plus bas et immonde instinct par la terreur juridico-légale d’un droit international abjectement fait à leur mesure pour satisfaire leur égo intumescent et flatter leur vil orgueil de dominateur du monde. Car c’est toujours par la terreur que l’homme domine l’homme ! Ainsi, la Cpi et leurs magistrats larbins rendent leur justice de singe contre certains criminels choisis qu’ils haïssent, et ce, après des sortes de jugements partisans hautement médiatisés pour laisser croire aux masses que la justice existe sur cette terre de jungle où leurs gueules de hyène dévorent tous ceux qu’ils n’acceptent pas dans leur soi disant humanité.

6) « Démocratie et droits de l’homme ». Parmi tous les attrape-nigauds de la civilisation moderne, la prétention de l’Occident à la démocratie et aux droits de l’homme, constitue la plus terrible imposture de l’histoire humaine. Il s’agit du passage des dictatures personnelles à la matoise tyrannie des dictatures financières accaparant l’économie des peuples au profit de la classe proprement maîtresse des institutions bancaires avec leurs acolytes que sont les riches industriels et marchands. C’est littéralement de la Ploutocratie agressive qui se fait passer pour démocratie par le jeu des élections et d’un soi disant État de droit. Mais tous ceux qui se donnent le moindrement le temps de réfléchir, savent que l’État, le pays, la population sont asservis par une infime minorité d’oligarques se jouant des majorités réifiées dans le quotidien de la vie. Pour ces oligarques riches et profiteurs, les citoyens se lèvent tôt, prennent la route et vont besogner durement, faisant leur prospérité que la majorité qui besogne ne connaît guère que par l’endettement permanent et l’extrême éreintement. Aux patrons appartiennent la vie des majorités prises à leur lasso de riches. Puisque possédant pratiquement tout le temps des individus, cet espace existentiel de l’être humain, les hommes n’ont plus de vie pour eux, leur temps étant totalement conditionné pour les patrons. D’ailleurs le plus souvent, les gens travaillent par nécessité de survie et non pour exprimer et développer leur véritable talent et personnalité ou tendances ni pour avoir de véritables jours vraiment meilleurs. D’où la terrible souffrance au travail d’une bonne frange de la population. La richesse que produisent les travailleurs, n’étant rien sans l’argent dont disposent quasi exclusivement les banquiers, ils sont esclaves de ceux qui ne foutent rien que de l’argent qu’ils ont l’autorisation de créer par les lois de l’État. L’argent ainsi accaparé légalement selon le vœu des dirigeants l’État par les intérêts privés des cossus que sont les banquiers, c’est donc à eux que se réfère le rude travailleur, et ils le font chanter s’il a besoin de prêts urgents, eux qui lui prêtent quand ils lui en font faveur, à des taux usuraires. Pour les riches, les citoyens subissent des restrictions aux services publics de l’État qui les taxe si durement mais leur chante qu’il n’y a pas de moyens pour faire mieux, pendant que le même État ploutocratique, filou éhonté, alloue des sommes de milliers de milliards de dollars aux banquiers trop bêtes et trop prodigues ayant gaspillé et perdu au jeu des spéculations financières et boursières les plus excentriques et les plus loufoques, les sommes énormes qu’ils ont prises aux peuples par l’argent fictif du crédit. Droit de l’homme, agression lexicale et baragouin sémantique d’une société de despotisme financier contre l’individu interdit de citoyenneté et contre la société expropriée de l’économie réelle qu’elle produit.

7) « Intégration des minorités ». Rien n’est plus mignard ni plus doucereux que cette expression hypocrite des pays d’immigration. Le cas des minorités objet de condescendances, de paupérisation, de préjugés centenaires, y est patent... Comme j’aime à le dire, on peut installer un président afro-étasunien à la maison blanche, un pape pygmée au Vatican et une femme massaï au poste de secrétaire général de l’Onu, cela ne changera strictement rien au traitement de parias réservés aux noirs sur tous les continents, ce, même en Afrique où les politiques de déréglementation agricole tue les pauvres fermiers. C’est le rapport économique et structurel des pays ex métropoles qui doit changer avec les pays noirs, les amérindiens... De même que c’est le rapport de l’occident et d’Israël avec les pays arabes qui doit être révisé. Quant aux groupes ethniques comme les noirs et les amérindiens, pourfendus pendant des siècles par le colonialisme occidental, leur pays rendus chaotiques et/ou leurs populations devenues marginales et miséreuses par l’occident avec la complicité des oligarchies locales, ils sont encore considérés en derniers des hommes, vivant dans des réserves et harcelés de mépris et de racisme. Dans un pays comme le Canada qui, entre autres, aime jouer les saintes nitouches, le langage est officiellement discriminatoire par l’appellation de minorités visibles accolées aux non blancs. Minorités qui sont le marchepied des boursouflés hypocrites poursuivant l’écrasement des pays périphériques par des politiques imposées. Eux dont, pour plusieurs, les pères se sont enrichis des fruits maudits et criminels des colonies et de l’esclavage. Comme désormais, il est de bon ton d’évacuer l’histoire, et que pour cela, l’occident possède une armée de privilégiés desdites minorités ethniques pour leur donner raison, l’impropriété d’une justice sans réparation peut durer et s’ancrer dans l’ordre des choses. Car là où les juifs ayant quand même reçu des apaisements substantiels divers, réparations matérielles et juridiques de leur passé d’horreurs irréparables, peuvent combattre juridiquement le négationnisme crapuleux de ceux qui méconnaissent la Shoah, les génocides contre les noirs sont carrément méconnus ou sont en tout cas restés sans nulle réparation matérielle ni juridique, au point qu’une paire de répugnants bouffis comme Sarkozy et Guaino s’en repaissent par des discours bêtement dédaigneux mais surtout balourds et réducteurs de l’essence de l’histoire, comme celui de Dakar !

8) « Lutte à la pauvreté et économie verte ». Il suffit de voir l’actuelle crise pour comprendre que ceux qui paupérisent le monde et les masses de leurs propres pays dits nantis sont ceux qui vont pérorer avec des histrions d’économistes officiels ou de journalistes spécialisés en économie pour dire que trop de gens sont dans la pauvreté, que le développement durable est possible en même temps qu’ils soutiennent qu’il faille plus de croissance économique. L’on comprend que la croissance étant en fait de la paupérisation de la nation puisque c’est pour payer la dette aux banquiers et non pour le bien-être collectif qu’elle est exigée, elle ne peut que forcer la détérioration de la nature surexploitée par la finance énergivore et je dirais « écovore » (dévoreuse de l’environnement) phagocytant l’économie réelle pour le bien-être des banquiers et de leurs escrocs de complices autorisés dans les gouvernements dont les ministres ont des titres au conseil des banques avec des comptes abondamment bourrés.

9) « Sécurité publique ». C’est avant tout un concept étatique pour garantir l’ordre si prépondérant pour les bonnes affaires et pour l’économie malsaine que nous vivons. Sinon, pourquoi partout, la sécurité contre le terrorisme, palilalie compulsive dans le jargon de la presse, permet de surveiller par caméras, Gps, satellites, profilage génétique de plus en plus de citoyens innocents ? Le peuple est considéré comme un ennemi systémique potentiel à poursuivre et à suivre. Cela est soutenu par le psittacisme de la presse courante qui doit convaincre monsieur tout le monde que les mesures de cette surveillance et de ce surcontrôle au dédain de l’intimité, sont pour sa protection des ennemis (d’ailleurs fictifs) de l’ordre établi si bon et si juste. Et puis, dans un système où la précarité des économies de ménage est si criante, peut-on parler de sécurité d’une quelconque manière ?! Par ailleurs, le système policier et de justice qui est censé garantir la sécurité publique, « l’Ordre », n’est-elle pas entre les mains de l’État propriété des riches, où tout est pour l’infime oligarchie des plus cossus qui fraudent par le biais des banques, dénaturent l’économie des peuples, séquestrent, délocalisent tout l’agent et asservit l’humanité entière ! Pourtant, la canaille des cours et tribunaux, arrogante et ironique totalement domestique de ladite oligarchie, poursuit les fraudeurs non officiels en braillant la vertu aux prévenus déférés devant elle. Tant que la justice ne sera vraiment juste et équitable pour tous à l’intérieur des pays et entre les nations, la justice tronquée et simiesque des états n’enfantera que de graves malaises que les dirigeants devront contenir par le chantage idéologique et la menace. Ici, me revient le mot lucide du révolutionnaire Saint-Just qui prévaut par sa justesse : « prouvez votre vertu ou entrez en prison » ! Moi, je dis que les sécurités publiques nationales et internationale ne s’amélioreront de manière vraiment significative que lorsque nos sociétés cesseront d’être jungle garantie par l’État au profit des carnassiers de la finance et de l’économie paupérisatrices des masses du Nord et des pays du Sud qu’ils colonisent. Suds constamment harcelés par des institutions internes comme la police et les tribunaux punissant les masses pour les politiques criminelles imposées par les cannibales tels le Fmi, la banque mondiale et leurs dépendants régionaux qui agressent et dévorent en pleine légalité. Ce n’est même pas de l’impunité mais de l’innocence de facto par une justice taillée sur mesure pour des criminels législateurs nécessairement autorisés selon le droit international élaboré pour leur hégémonie. Néanmoins, pour la sécurité, dois-je rappeler que l’on ne peut foutre l’horreur de la misère partout sur la terre en imposant des politiques désastreuses, en précarisant le sort matériel et global des populations, en paupérisant les majorités et en même temps, prétendre vivre à l’infini comme des ingénus dans le velours et la soie qu’aucun trublion ne menace jamais ! Pour se faire, il faut miser beaucoup sur l’aliénation des victimes, mais cela, jamais totalement acquis ou garanti et même réussi, ne peut ne pas générer ces sous-produits, hôtes incontournables de la démographie inhérente à la société bassement capitaliste : les assimilés complexés que sont les petits-bourgeois, les violents officiels adulés parce que chiens de garde du système et les autres violents terrifiant criminalisés qui menacent la paix dans la jungle « humaine » consentie... Sans oublier que l’homme, n’étant jamais totalement bête ou chose même abêti et réifié, peut quand même sans qu’on s’y attende, chambarder l’Ordre des maîtres qui se croient confortables et sûr à l’abri de leurs armes.

Entre le monde féroce et mangeur d’homme que nous vivons chaque jour et l’attrait artificiellement mélioratif voire laudatif du système socio-économique mondial entretenu par les politiciens et grâce aux médias du mensonge officiel, l’abîme sans fond ô, combien criant et odieux, ne cesse de se creuser encore ! La thaumaturgie de la désinformation justificatrice de tous les crimes contre l’humanité d’une petite clique maffieuse accapareuse de toutes les richesses du globe, y pourvoit. Désinformation qui se charge de transformer les humains en rouages d’une machine qui n’a que faire de la transcendance immanente de la nature humaine. Désinformation qui opère au service des prédateurs d’une planète et d’une humanité pris au rétiaire des fourre-tout idéologiques mensongers de la presse des gouvernants et des riches. Et quant au monde, vu la ploutocratie qui y sévit, on ne peut même plus parler de consensus social à l’échelle des états ! La société « produite de consensus », est une fiction théorique de la sociologie en dehors de la démocratie. Seule une véritable démocratie où le peuple est en contrôle et non sous contrôle, engendre des sociétés consensuelles, sinon, il n’y a que l’Ordre des puissants et son règne arbitraire abusif sur les populations. Ordre qui joue à l’illusion du consensus par des élections, des institutions où tout est présélectionné par et pour l’oligarchie des maffieux autorisés et maîtres de l’État, infligeant intimidation et répression aux peuples désinformés et déroutés.

Plus que des polis superficiels, l’occident qui a altéré le sens de l’histoire par son hégémonie où il a imposé ses vues et à travers ses politiques imposées, doit changer de fond en comble. Car la crise planétaire est objectivement la révélation des graves failles de la weltanschauung occidentale hypermatérialiste et sans égard pour la personne humaine soumise à l’économisme des banquiers et financiers des multinationales malgré le verbiage, ô combien assourdissant et envahissant des droits de l’homme !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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