Le judaïsme, le sionisme, les intellectuels

« Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’Empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. »
Heinrich von Treischke, homme politique allemand, 1898.

Voilà en quelques phrases la doctrine sioniste appliquée d’une façon magistrale aux Palestiniens. Pour comprendre comment des exterminations successives ont lieu, au vu et au su de tous les bien-pensants, il nous faut revenir à quelques "versets" de la Bible interprétés de façon littérale hors de leur contexte de l’époque et à l’idéologie du sionisme qui les a instrumentés pour comprendre les fondements des massacres sans état d’âme, d’Israël.

Méditons d’abord les deux psaumes tirés du Livre de Josué, pour montrer qu’en l’état, l’extermination fait partie de l’idéologie religieuse du Judaïsme. « ...Et tout le butin de ces villes, et leur bétail, les fils d’Israël se le partagèrent, mais ils firent passer au tranchant de l’épée tous les hommes jusqu’à leur entière extermination, n’épargnant personne. » « Et dans ce même temps, Josué vint et extermina les Anakim de la montagne, d’Hébron, de Débir, d’Anab et de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël, Josué les voua à l’interdit avec leurs villes. » Le Livre de Josué (14, 21)

Les horreurs de Ghaza et de tant d’autres villes martyres palestiniennes trouvent de ce fait, leur « légitimation » dans l’application dogmatique de la religion. Méditions aussi sur ces recommandations faites aux militaires quand ils rencontrent un Arabe : En 1973 une brochure officielle destinée aux militaires isaéliens pieux contenait les recommandations suivantes :"Quant au cours d’une guerre ou d’une poursuite armée ou d’un raid nos forces se trouvent en présence de civils dont on ne peut être sûr qu’ils ne nous nuiront pas , ces civils, selon la Halakhah , peuvent et même doivent être tués [...] En aucun cas l’on ne peut faire confiance à un arabe, même s’il a l’air civilisé[..] En guerre lorque nos troupes engagent un assaut final , il leur est permis et ordonné par la Halakhah de tuer même des civils bons, c’est à dire des civils qui se présentent comme tels" . On comprend alors, le peu de cas qui est fait de la vie des "autres". Le texte suivant est un concentré de bestialité qu’aucune religion -quelle qu’elle soit - ne peut et ne doit absoudre : "

Des soldats israéliens témoignent : « Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l’articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués... Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. » [1]

L’abbé Pierre, figure charismatique en France, en sait quelque chose. Il fut frappé par la lecture du Livre de Josué où il décèle cette volonté génocidaire qui explique un peu la stratégie mortifère d’Israël vis-à-vis des peuples sans défense. Ainsi à Bernard Kouchner, l’abbé Pierre dit : « Alors là, je trouverai le fond du problème de la sensibilité d’un Juif, en lui disant : toutes vos énergies se trouvent mobilisées par la réinstallation du grand temple de Salomon à Jérusalem, bref, de l’ancienne cité du roi David et du roi Salomon. Or, vous vous basez pour cela sur tout ce qui dans la Bible parle de Terre promise. Or, je ne peux pas ne pas me poser cette question : que reste-t-il d’une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu’ils y entrent ? Les jours...Quand on relit Le Livre de Josué, c’est épouvantable ! C’est une série de génocides, groupe par groupe, pour en prendre possession ! Alors foutez-nous la paix avec la parole de Terre promise ! » [2]

S’agissant du deuxième « moteur » d’Israêl, il faut revenir aux fondements du sionisme. Le sionisme est une idéologie politique prônant l’existence d’un État juif en Palestine. Le sionisme entend oeuvrer à redonner aux Juifs un statut : celui d’un peuple regroupé au sein d’un même État. Le mouvement sioniste est né à la fin du XIXe siècle, parmi les communautés ashkénazes d’Europe centrale et orientale à partir du lancement du Congrès sioniste par Theodore Herzl. Le sionisme s’est construit avec l’apport direct ou indirect des Juifs du monde entier quelle que soit leur nationalité. Beaucoup d’entre eux utiliseront leur argent pour arriver à la création de l’Etat d’Israël sur la Terre des Palestiniens. H. Friedmann, juif très riche, s’est démarqué de l’idéologie qu’il fut amené à combattre, il écrivait à propos des intrigues sionistes en Angleterre durant la Première Guerre mondiale : « Qu’est-il arrivé ? » La Première Guerre Mondiale a éclaté en été 1914. A cette époque, la guerre fut faite d’un côté par la Grande-Bretagne, la France, et la Russie, et de l’autre par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, et la Turquie. En deux ans, l’Allemagne avait gagné la guerre : pas seulement nominalement, mais gagné réellement. Les sous-marins allemands, une surprise pour le monde, avaient anéanti tous les convois de l’océan Atlantique. La Grande-Bretagne était sans munitions pour ses soldats, avec une semaine d’approvisionnements alimentaires - et après cela, les privations. À ce moment, l’armée française s’était mutinée. Elle avait perdu 600.000 de la fleur de la jeunesse française dans la défense de Verdun sur la Somme. L’armée russe désertait et l’armée italienne s’était effondrée. Pas un coup de feu n’avait été tiré sur le sol allemand. Ils offraient à l’Angleterre une paix négociée sur ce que les avocats appellent un statu quo sur base antérieure. Ce qui veut dire : « Mettre fin à la guerre, et tout laisser comme c’était avant ». (...) Alors que la guerre continuait, les sionistes en Allemagne, qui représentaient les sionistes d’Europe de l’Est, allèrent au ministère de la Guerre britannique, ils dirent : « Ecoutez donc. Vous pouvez encore gagner la guerre. Vous ne devez pas abandonner. Vous ne devez pas accepter la paix négociée qui vous est offerte maintenant par l’Allemagne. Vous pourrez gagner cette guerre si les USA y entrent comme vos alliés. » Les USA n’étaient pas en guerre à cette époque. Nous étions dispos ; nous étions jeunes ; nous étions riches ; nous étions puissants. Ils ont dit à l’Angleterre : « Nous garantirons l’entrée en guerre des USA à vos côtés, si vous nous donnez la Palestine quand vous aurez gagné la guerre. » À cette époque, l’Angleterre avait aussi peu le droit de promettre la Palestine à quelqu’un que les USA l’avaient de promettre le Japon à l’Irlande pour une quelconque raison. (...) Néanmoins, ils ont fait cette promesse en octobre 1916 [ce fut la déclaration de Balfour. NDT]. Et peu de temps après, les USA, pratiquement totalement pro-allemands, sont entrés en guerre, alliés à la Grande-Bretagne. [3]

Voilà pour l’une des multiples « stratégies machiavéliques » utilisées par les sionistes pour s’accaparer une terre qui ne leur appartient pas, arguant du fait que la Palestine est une terre pour un peuple sans terre, les Palestiniens ne comptent pas. Seule compte la promesse de Eretz Israël et de l’Alya ; le retour vers la Terre promise une seconde fois par Balfour et une troisième fois par Bush... Cependant beaucoup de Juifs intellectuels et humanistes ont dénoncé dès le départ de la création de l’Etat sioniste, ces méthodes. Dans un article précédent du journal, nous avons cité l’un des plus illustres d’entre eux : le grand physicien Albert Einstein, le père de la théorie de la relativité, pour qui Begin était un terroriste qui s’est tristement illustré à DeirYassin. Nous voulons aussi citer, sans être exhaustifs, tous les juifs israéliens qui font honneur à la dignité humaine et qui n’arrêtent pas de dénoncer les crimes de l’Etat sioniste.

Citons le Réseau international juif anti-sioniste dont les positions ne souffrent pas d’ambigüité. Lisons : « Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s’engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l’émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d’apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique. (...) Le nettoyage ethnique historique et toujours en cours perpétré par Israël à l’encontre du peuple palestinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue histoire de la participation juive à des mouvements collectifs de libération. En conséquence, le sionisme nous implique dans l’oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables. Nous nous engageons à : nous opposer au sionisme et à l’État d’Israël. Le sionisme est raciste. Le sionisme n’est pas seulement raciste, il est aussi antisémite. Il reprend à son compte l’imagerie européenne et antisémite du ’’Juif de la diaspora’’ efféminé, cupide et faible, et y lui oppose celle d’un ’’Nouveau Juif’’, violent, militariste et sexiste. Par-là, le sionisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l’encontre du peuple palestinien (...)Pour que sur cette planète on puisse vivre dans la sécurité, la justice et la paix, il faut mettre fin au projet colonial israélien ». [4]

Petit détour par le dernier massacre -trophée d’Israël- qui a fauché la vie de 1400 Palestiniens dont 400 enfants, plus de 5000 blessés et des dizaines de milliers traumatisés à vie. Deux médecins norvégiens, témoignent : « A l’hôpital Al-Chifa, nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d’armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l’acronyme Dime - pour Dense Inert Metal Explosive », « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles ». Outre les bombes au phosphore blanc, la population de Ghaza a le privilège d’expérimenter en grandeur réelle les nouvelles « bombinettes futées » (« smart small bombs ») GBU-39 mises au point par Boeing pour l’US Air Force. Le Sénat américain a approuvé, en septembre, la vente de 1000 bombes de ce type à 75.000$ pièce. Israël les a reçues juste début décembre et les a expérimentées avec des dégâts que l’on sait sur les enfants palestiniens. [5]

Peut-on alors au nom de la dignité humaine, critiquer Israël ? Assurément non ! surtout en Europe. Pascal Boniface écrit : « Je trouve inadmissible le terrorisme intellectuel consistant à accuser d’antisémitisme toute personne qui critique le gouvernement israélien, accusation d’ailleurs qui devrait s’appliquer aux pacifistes israéliens et aux juifs français qui partagent ce point de vue. »

Parmi les laudateurs attitrés d’Israël, on ne peut pas s’empêcher de citer Christian Barbier de L’Express. Concernant Ghaza, il fait fort. Plus de 1300 victimes palestiniennes, dont 400 enfants, le monde se révulse devant l’horreur. Pas lui. Il nous enjoint même de penser autrement. C’est par-delà l’horreur qu’il faut réfléchir. Dans son éditorial de cette semaine. « Une guerre juste, juste une guerre » - fallait oser, il l’a fait - il félicite Israël pour son courage. « Israël agit pour nous ». [6]

« Une riposte excessive ? », se demande faussement André Glucksmann, un philosophe qui a soutenu la guerre en Irak. L’ancien maoïste se lance dans la sémantique pour nous expliquer le sens de « disproportionné ». « Quelle serait la juste proportion, écrit-il qu’il lui faudrait respecter pour qu’Israël mérite la faveur des opinions ? L’armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c’est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ? Ou, mieux, conviendrait-il qu’Israël patiente sagement jusqu’à ce que le Hamas, par la grâce de l’Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ? » [7]

Ce n’est plus un philosophe mais un porte-parole de Tsahal. « Il n’est pas disproportionné de vouloir survivre », tranche-t-il. Le mot est lâché. Le combat est proportionné. « Libérer les Palestiniens du Hamas », telle est l’ambition de Bernard-Henry Lévy. Dans sa chronique hebdomadaire au Point, « le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la “brutalité” d’Israël, c’est, à la lettre, sa longue retenue ».

A côté des intellectuels communautaristes français, il se trouve et il faut s’en féliciter d’autres intellectuels, ceux-là, israéliens qui, plus soucieux de la dignité humaine n’hésitent pas à braver les foudres de leur Etat pour témoigner.

A défaut de les énumérer tous citons André Noushi, historien de renom ancien résistant, juif natif de Constantine, qui a écrit cette lettre à l’adresse de l’ambassadeur d’Israël à Paris. « Monsieur l’ambassadeur. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m’exaspère. (...) Il n’est plus possible de se taire devant la politique d’assassinats et d’expansion impérialiste d’Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s’est conduit en Europe avec l’Autriche, la Tchécoslovaquie.Vous méprisez les résolutions de l’ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants ; n’invoquez pas les attentats, l’Intifada. Tout cela résulte de la colonisation illégitime illégale et qui est un vol. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous : Honte à Israël ! (...) J’ai honte comme Juif, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu’à la fin des siècles ! J’espère que vous serez punis. » [8]

Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et dans les territoires occupés nous concerne tout simplement parce que notre conscience nous interdit de nous taire. « Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte Je suis juif et j’entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. ». [9]

« Il faut le dire et le répéter : ce n’est pas une guerre qui se déroule dans la bande de Gaza, mais un carnage réalisé par la troisième force aérienne du monde contre une population civile sans défense. (..) A l’horreur du crime, il faut ajouter l’abject des motivations immédiates : dans moins de deux mois se dérouleront en Israël des élections neurales, et les victimes palestiniennes sont aussi des arguments électoraux...... » [10]

Uri Avnéry, écrivain et journaliste israélien abonde dans le même sens : « La disparité entre les forces, entre l’armée israélienne - avec ses avions, ses vedettes, ses drones, ses bateaux de guerre, son artillerie, ses tanks -et les quelques milliers de combattants du Hamas dotés d’armes légères, est de l’ordre de 1 pour 1000, voire de 1 pour 1.000.000.(...) Presque tous les médias occidentaux ont d’abord répété la ligne officielle de la propagande israélienne. Ils ont presque entièrement ignoré le versant palestinien de l’histoire, sans parler des manifestations quotidiennes du camp de la paix israélien. Le point de vue de l’autre camp, que les qassams n’étaient que la réponse au siège qui affamait un million et demi d’habitants de la bande de Gaza, n’était mentionné nulle part ». [11]

En définitive, le seul résultat tangible, c’est qu’après ce massacre, le sionisme d’Israël n’aura pas fait plier les palestiniens qui meurent en revendiquant leur terre. Sa suprématie ne peut rien devant la détermination d’un peuple. A bien des égards et malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, le Hamas - notamment de s’imposer par la force, bien qu’il ait été élu d’une façon démocratique- a sauvé ce qui reste de la dignité des Arabes et plus généralement de la dignité des hommes. Il est heureux aussi d’apprendre que la Société israélienne est divisée et qu’une bonne partie des intellectuels israéliens ont très tôt compris l’inanité de ce combat et prônent une coexistence pacifique avec les Palestiniens qui acceptent de vivre en paix sur 22 % de leur terre

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger


Notes

[1] Haaretz 21 septembre 2007

[2] Michel A. Burnier, Cécile Romane : Le secret de l’ abbé Pierre. Mille et une nuits, 1996.

[3] Benjamin H. Freedman : Un transfuge juif avertit l’Occident, Alterinfo 7 Juillet 2008

[4] Charte du réseau international juif anti-sioniste. http://www.ijsn.net/atranslation/234/

[5] Gaza : « la bombinette futée » GBU-39 SDB Agoravox 20 janvier 2009.

[6] Ces intellectuels français va-t-en-guerre mardi 20 janvier 2009

[7] André Glucksmann : Gaza, une riposte excessive ? Le Monde du 6.01.2009

[8] André Noushi : Lettre à l’ambassadeur d’Israël en France janvier 2009

[9] Serge Grossvak

[10] Michel Warschawski à Jérusalem. Le carnage de Ghaza, criminel et abject. 1.01 .2009

[11] Uri Avnéry : Combien de divisions ?, Alterinfo.net 10.01.2009


 
P.S.

Illustration : Alafia

 
 
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2 commentaires
  • > Le judaïsme, le sionisme, les intellectuels 1er février 2009 20:40, par Odile

    Il est heureux aussi d’apprendre que la Société israélienne est divisée et qu’une bonne partie des intellectuels israéliens ont très tôt compris l’inanité de ce combat et prônent une coexistence pacifique avec les Palestiniens qui acceptent de vivre en paix sur 22 % de leur terre

    Cette position « généreuse » est immorale, sinon amorale.

    Les Palestiniens n’ont pas à accepter ce partage. Alors que la Charte de l’ONU ne lui permettait même pas de voter en Novembre 1947 une résolution 181 qui n’était qu’une recommandation non prescriptive d’un plan de partage et pas la décision à concrétiser au plus vite d’un partage que toute personne suffisamment ayant un sens éthique minimum ne pouvait que refuser, même sans être arabe.

    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1...

    http://leweb2zero.tv/video/raisonne...

    "Les Palestiniens de 1947 et tous leurs descendants de toute la diaspora peuvent-ils décemment vivre, environnementalement et économiquement parlant déjà, sur au pire, les moins intéressants, y compris sur le plan agraire, 18 % de dunums de la Palestine historique et au mieux (d’après Obama et Cie) sur les 28 % ? Le reste restant "occupé" par une population dont une fraction non négligeable n’est déjà même pas née sur place ; la fraction des "occupants" étant bien plus grande, si on considère le lieu de naissance des parents des "natifs" qui ne sont, de plus, probablement pas des descendants des sujettes du mythique David ou même Hérode"

  • > Le judaïsme, le sionisme, les intellectuels 1er février 2009 21:30, par Professeur Chems Eddine Chitour

    En fait le destin des Palestiniens est une suite de tragédies ; les premiers responsables sont les pays arabes qui n’ont jamais soutenu dans les faits la cause juste du peuple palestinien. je ne parle naturellement pas des peuples arabes qui ont le malheur d’avoir des dirigeants plus préoccupés de garder leur fauteuil voir le transmettre de façon dynastique ; république ou pas à leurs enfants ; De ce côté il n’y a donc rien à attendre. Du côté de l’Occident je pense que les derniers massacres d’enfants à Gaza ont été pour Israël les massacres de trop. On perçoit un frémissement de la conscience du monde occidental en terme de révoltes.
    Pourtant la Palestine n’est pas au bout de ses peines. Tout le monde occidental et même les potentats arabes s’accordent sur le fat que la Palestine doit avoir son état à côté d’Israël. C’est un traquenard pour trois raisons.
    1° Tout ce qui est bonne terre et terre stratégique pour Israël ne s’arrête pas d’être volé dans le cadre de l’installation des colonies. Il reste ax Palestiniens une peau de "léopard" qui n’a pas de continuité territoriale entre Gaza et la cis Jordanie.
    2° Israël est contre le droit au retour des 5 millions de Palestiniens apatrides, par contre elle accueille à tour de bras de juifs polonais français..qui ne connaissent rien de la Palestine n’y sont pas nés mais l’occupent indument
    3° Israël a pu faire admettre aux américains et aux européens –grâce notamment à la France- que c’est l’Etat des Juifs !! De ce fait, non seulement elle n’accueillera pas les palestiniens expatriés, mais elle va les "fourguer" au futur état palestinien. En prime elle va déchoir de leur nationalité les arabes israéliens maintenant qu’il y a une patrie palestinienne à côté. Cherchez l’erreur !!

 
 
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