COMMUNIQUE OFFICIEL DE LA CGT AIR FRANCE DU VENDREDI 13 FEVRIER 2009

Notre Organisation Syndicale a pris connaissance des nombreuses publications de presse ce vendredi 13 février annonçant la suppression de 1000 à 1200 emplois à Air France au titre de l’année 2009.

Cette annonce, relayée massivement par tous les organes de presse, aussitôt démentie par la direction de la Compagnie, nous conduit à nous interroger sur l’intérêt de diffuser ce type d’information erronée de nature à propager l’inquiétude parmi les salariés. A qui profite ce genre d’annonce ?

Il n’est pas prévu de plan de licenciements à Air France. Si tel était le cas, la CGT ne l’accepterait pas !

Eu égard à la zone de turbulences que traverse le monde du transport aérien, touché par les effets de la folie spéculative sur l’économie réelle, la direction impose une série de mesures visant à ne pas remplacer les départs naturels ainsi qu’à favoriser les départs volontaires de l’entreprise.

Ces mesures doivent faire l’objet d’une clarification de la part d’Air France vis‐à‐vis des organisations syndicales représentatives, d’autant que les résultats publiés par la compagnie, même s’ils se ressentent sensiblement des effets de la crise, n’ont rien de catastrophiques. En revanche, ces mesures ne doivent pas nous priver d’effectifs suffisants nous permettant de faire face à la charge de travail, cette année comme pour les années à venir.

A ce stade, la CGT propose des pistes de réflexion alternatives ne faisant pas de l’emploi la principale variable d’ajustement mais nous permettant de faire face avec réactivité lorsque la reprise interviendra :
- Réintégration des activités sous‐traitées (traitement par les personnels AF des passagers, du Fret, de l’Industriel, des filiales régionales et des compagnies membres de Sky Team en France)
- Ré ouverture de lignes internationales au départ d’Orly et des principales villes de province
- Réorientation de l’offre de manière à ne pas tout miser sur la haute contribution
- Retraites anticipées, sur la base du volontariat, et embauches de jeunes
- Ouverture de négociations sur la reconnaissance de la pénibilité par des départs en retraite anticipés
- Mise en place de modules de formation aux salariés leur permettant de monter en qualification
- Reconduction lors des prochaines NAO de la mesure plancher destinée aux plus bas salaires, durement affectés par la baisse généralisée du pouvoir d’achat Pour la CGT, l’emploi ne doit être ni un amortisseur à la crise, ni un alibi pour améliorer les profits des actionnaires.

Roissy, le 13 février 2009, 19h30


 
 
 
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