Gorbatchev, Coquerelle politique reviviscente de l’occident.

En parcourant les dépêches des agences de presse du 6 mars 2009, un titre épatant vole la vedette aux autres : « Gorbatchev vilipende Poutine » ! Quoi ? Serait-ce un persiflage de notre intelligence, une fumisterie de journaux sans ragots pour remplir leur page ou site internet ? Mais non ! Pour de vrai, Gorby, gueule de bois sec d’un occident en crise et en quête de diversion, défraie burlesquement la chronique sur l’ère Poutine accusé de reprendre les pires horreurs du soviétisme, au grand secours et plaisir des fringales de médias sans substance pour nourrir la désinformation interne en Occident. Alors, le vieux Gorbatchev, véritable insecte moribond jusqu’à date, comme un zombi, comme un revenant, et, par la faculté de certaines coquerelles saprophytes à la reviviscence, renaît en force parmi les miettes idéologiques antirusses de l’occident qu’il a tant aidé à détruire son propre pays sous prétexte de réforme. Car la réforme était indéniablement indispensable en Union Soviétique oscillant alors entre une gérontocratie bureaucratique et un stalinisme anachronique. Toutefois, réformer un État se fait dans la réflexion interne, la concertation avec les acteurs de l’intérieur et en usant des moyens réels dans les structures et cela en prenant tout le temps qu’il faut. Réformer un État se fait par des décisions top secrètes tant qu’elles ne sont pas encore mises à exécution et n’est jamais une farce scénique où l’on chausse le brodequin pour se donner en spectacle stupide et félon tout en s’ouvrant aux ennemis à qui l’on demande ce qu’il pensent de la nature de ladite réforme à apporter chez soi, en prenant précautionneusement garde de leur déplaire dans les moindres détails de la transformation interne et structurelle. Mais pour Gorbatchev, l’histrion médiatique, le politicard vedette et petit-bourgeois de la presse occidentale, il fallait mettre l’Union Soviétique à la proue de son cirque médiatique soi disant réformateur mais de fait autodestructeur pour le pays, où il croyait singulièrement faire du capital politique à vie grâce à l’appui et aux bobards de l’occident, dans un nouvel état russe capitaliste « démocratique » à l’occidental. Et maintenant, après sa disgrâce aux yeux du peuple, vieillissant et sachant qu’il ne sera probablement jamais plus président de sa vie, le verbiage pseudocritique étant pour les blattes politiques comme lui, une sorte de canal d’évacuation, le revoilà qui refait surface par cette déclaration antipoutine laquelle, venant de Gorbatchev, est tout à fait loufoque et impudente !

Dans les abats nauséeux et la carne de sa table, l’occident nous présente les oracles de ce manipulé de Reagan-Thatcher, cette mauviette politicienne qui - par crise de valeur personnelle et de valeur politique, cette personnalité maniérée, manipulée par son procapitalisme - a berné son peuple et jeté l’Union Soviétique, la Russie en premier, en curée aux chiens de chasse de l’Ouest, là où il fallait remanier sans dissoudre. Excité et téléguidé par les ovations de l’ennemi, Gorbatchev a cru jouer la carte de la transparence avec ceux-là mêmes qui n’attendaient que cela pour émietter son pays. Aujourd’hui, des informations sur les arcanes ténébreuses des finances occidentales à l’intérieur des États délibérément maffieux, à commencer par les Usa, nous montrent que la transparence n’est même pas une option interne des états dans les démocraties despotiques de l’occident ! Pour Gorbatchev, jouet des médias occidentaux et des Reagan-Thatcher, croyant bêtement à la transparence autoflagellatoire, comme singe funambule, il fallait se montrer nu en pleine danse d’acrobate pour égayer et contenter ses spectateurs et « amis » de la droite mondiale plus importants à ses yeux de politicien d’esbroufe que de dirigeant responsable et digne d’un grand État. En Effet, la Russie de Gorbatchev fut une épave perdue alors que celle de Poutine est un cuirassé qui déchire les eaux et fait face aux armadas ennemies. Que le vieil oripeau de la pérestroïka et de la glasnost, se le tienne pour dit, sa sortie éhontée en ces temps de crise capitaliste, peut devenir le musagète de la presse alignée mais le peuple russe n’est certainement pas dupe pour revenir à un agent de l’ouest plus conséquent avec les breloques idéologiques de l’impérialisme étasunien qu’avec la réhabilitation de son propre pays. Malgré tous ses défauts, Poutine a remis la Russie en selle après l’ère scabreuse d’avanie des Gorbatchev et Eltsine. Là, nous comprenons que les rodomontades occidentales contre Poutine comme jadis contre Staline, n’aient rien à voir avec la démocratie dans un Occident où le chef de file, les Etats-Unis, se permet toutes sortes d’abominations criminelles contre des peuples entiers. Eux qui recyclaient des chefs nazis en Amérique latine où ils les envoyaient former des militaires somme au Chili, imposaient le maccarthysme sur leur propre territoire, appuyaient des ordures comme papa doc en Haïti, intervenaient militairement partout comme en république dominicaine pour renverser Juan Bosh, planifiaient les assassinats politiques odieux comme ceux de Arbenz et d’Allende à travers l’abominable coup d’État connu, jetaient plus de bombes sur le Viêt-Nam que pendant toute la seconde guerre mondiale… Etats-Unis démocratiques qui, encore en nos temps d’aujourd’hui, jettent des bombes à uranium appauvri sur les civils, plongent le monde dans la crise actuelle par leurs méthodes financières, leur mode de consommation et donc, font de bien pires maux à la planète que n’importe quel autre pays !

On a beau me dire le contraire, ami de l’Occident où j’ai choisi de vivre, malgré ma désapprobation de l’arbitraire dans le socialisme du vingtième siècle, je ne serai jamais du côté de l’occidentalisme cette doctrine de néocolonialisme par des politiques économiques mortelles des pays périphériques, sans oublier la précarisation des peuples du nord eux-mêmes toujours voracement exploités par l’économisme financier et la dette fictive qu’imposent les gouvernements associés à la pègre bancaire. Staline est la bête noire des occidentaux pour avoir tiré conséquence de sa victoire militaire sur le nazisme dont il fut le principal vainqueur, en faisant en même temps que l’infâme goulag, le pire des désordres concevables dans un monde avant lui unipolaire qui ne connaissait que des querelles et horreurs intercapitalistes comme les deux grandes conflagrations mondiales, à savoir fonder une superpuissance antioccidentale… Staline est un cauchemar lui qui a, en effet, à Yalta et après, divisé le monde en deux blocs, et donc entamé l’influence du capitalisme étasunien et européen par la création d’une nouvelle géopolitique (le bloc de l’est) une géostratégie toute neuve (le pacte de Varsovie) quoique signé après lui par Krouchtchev. Quant à Poutine, si loin quand même de la répression soviétique stalinienne, son crime, est d’avoir remis la grande et méchante Russie rivale sur pied. C’est normal, qui réhabilite la rivale, l’ennemie d’influence, ne serait-ce que comme pôle politico-militaire et géostratégique que représente la Russie, est un sale type à brûler en effigie. L’essentiel, ici, c’est qu’il faille juste que les peuples occidentaux que vise cette désinformation, sachent que c’est de la frime médiatique. Par ailleurs, pourquoi nul ne traîne la mémoire de Reagan et la politique de ses successeurs aux gémonies, eux, les fascistes économiques de la déréglementation imposée au monde. Ces criminels d’un autre genre de l’histoire récente, exécuteurs politiques de Milton Friedman, la crapule nobélisée pour avoir proposé non seulement le néolibéralisme - mais aussi le traitement de choc [1] (tel le prétexte du terrorisme et de la guerre) à administrer aux citoyens - pour qu’il puisse être appliqué !

Pour revenir à notre grand « patriote » russe qui a parlé, je dis qu’il (Gorbatchev), n’est que l’oripeau éhonté et sans conséquence des mensonges occidentaux ! Il continue en bon agent de l’occident, à vouloir que la Russie soit faible et sous la férule occidentale. Dans un occident où la politique ressemble à une déchetterie nourricière de coquerelles réveillées, disons « vive Gorby », la grande Blatte reviviscente si utile pour faire diversion au cœur d’un capitalisme devenu lieu d’aisance où la mafia bancaire et gouvernementale chie sur la tête des peuples de l’écoumène dont elle prend les fruits de leur travail et les richesses réelles pour soutenir les coupables de l’économie virtuelle responsables de la crise actuelle d’ailleurs permanente dans le contexte de guerre de basse intensité menée par les oligarchies du nord contre le sud !

Alors que les temps des superpuissances doivent être révolus, nous souhaitons que les vieilles peaux du démantèlement d’un bloc au profit d’un autre, soient expédiées aux oubliettes de l’histoire ! 1)http://www.oulala.net/Portail/spip.php ?article3961

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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