La Russie, Obsession bello-militariste des É.-U.

J’aurais pu appeler Obama, le guerrier à la gueule douce. Le combattant lâche qui crie avoir jeté le hoyau de guerre mais garde une pique cachée sous sa chemise pour mieux tenailler l’ennemi imprudent qui se laisserait avoir par les manigances pacifistes en plein champ de bataille. Car tout en évitant les proférations de son prédécesseurs qui, grossièrement, grotesquement avec la gouaille du cow boy crachait sa haine, le nouveau président de l’empire étasunien en décomposition, joue au discoureur pseudo diplomatique maquillant le plus virulent de ses discours belliqueux, par une pseudo diplomatie emballante. Un président qui assume sa mission présidentielle comme une sorte de pastorale politique, donnant dans le chantage médiatique pour la manipulation de l’opinion alors qu’il préconise le plus féroce bello-militarisme (vu le caractère offensif du militarisme otanien) envers la Russie, évoquant l’Iran et le dossier nucléaire de ce pays indépendant que la Russie devrait rien de moins que forcer les iraniens à abandonner, si celle-ci veut « échapper » au programme d’installation des missiles en Pologne par l’Otan.

Gardant éhonté la vision belliciste de Bush à l’égard de la Russie, Obama est en train de transformer l’Europe de l’est en poudrière pour satisfaire à la mégalomanie bello-militariste de l’establishment étasunien. Dans la foulée de cette géostratégie agressive et contrenature vu le caractère expansionniste et menaçante de ce programme des missiles, l’Europe de l’est n’ayant rien à voir géographiquement avec les frontières des Etats-Unis prétendument menacées de si loin, alors que le territoire russe y est directement visé, il est élémentaire de constater que la comparaison avec une prétendue menace nucléaire iranienne pays limitrophe de la Russie, pour les É.U., est un argument pitoyable pour ne pas dire pure argutie désopilante pour orchestrer la minable et récurrente violence antirusse des États-Unis depuis la chute de l’ère soviétique. La géostratégie étasunienne, à la différence de celle de la Russie n’est ni défensive ni protectrice mais agressive et impériale. Les accusations captieuses contre l’Iran de loin moins dangereux et moins belliciste qu’Israël toujours prêt à un nouveau massacre de palestiniens, sont prétexte bello-militariste d’un empire violent qui ne croit qu’à la force et la menace pour étendre son influence au mépris même de la paix mondiale.

Avec sa tournée en Europe et Asie du début d’avril, Obama a révélé ce que du reste tout esprit sensé attendait de lui : la continuité de l’ère Bush sous d’autres vernis. Car en fait, hormis une ouverture à peine grande qu’un trou de serrure à l’égard de Cuba, d’ailleurs annoncée depuis l’administration Clinton, et dont les progressistes auraient tort de croire à la fin du vouloir phagocyter l’île socialiste chez les étasuniens, Obama ne projette que bellicisme et militarisme outrancier dans la politique extérieure des É.-U. dont le renforcement de l’Otan en est le signe le plus patent d’une administration ultra conservatrice mais nouvellement souriante et discoureuse dans l’obsession étasunienne à vouloir ceinturer les frontières de la Russie. L’administration d’Obama n’a d’ailleurs, à l’intérieur, d’autres priorités que le renflouage des caisses des bandits banquiers et des entreprises mal gérées sur le dos des contribuables malmenés et égrugés pour quelques filous puissants…

Aujourd’hui, Barak Obama fout la baraque dans le panier à crabes, le fouillis de la politique systémique occidentale vis-à-vis de la Russie et du reste du monde non soumis à l’empire quoique déclinant, par les artifices où le gros bâton, la menace de guerre supporte mal les rabougries carottes d’un empire en putréfaction et déchéance.

Principal artifice : l’Otan.

L’un des points majeurs de politique externe des É.-U., est l’intensification de la guerre en Afghanistan par l’actuelle administration. Ce qui est une autre preuve criante du bellicisme affiché d’Obama. Bien que nous ne l’abordions pas en cet article, je crois qu’il faille se demander si l’Afghanistan n’est pas, par sa situation géographique à proximité de la Russie, une autre plaque tournante de la campagne russophobe étasunienne au mépris de la vie des civils sans cesse broyés par de prétendues bavures militaires de l’Otan. Ma question est celle-ci, pourquoi un organisme militaire de la guerre froide anachronique, un instrument de belligérance avérée, je cite l’Otan, doit-il prendre tant de place dans la politique étrangère d’un pays en terrible crise interne par l’incurie et l’ineptie de ses politiques économiques et dont commence sérieusement à souffrir déjà le peuple étasunien ? Nous disons que c’est parce que l’establishment use de l’ostentation de force et de l’exhibition de ses possibilités de violence, de sa force de frappe pour, d’une part, faire diversion en excitant le patriotisme des masses par un nationalisme primaire tout en camouflant ses torts en donnant dans la politique spectacle pour le peuple étasunien en mal de signes de puissance par ces temps d’incertitude ; et d’autre part, s’assurer de sa mainmise sur les « alliés » (nous préférerions ici, l’appellation d’états satellites), et surtout rendre visible cette domination encore réelle des alliés pour le peuple étasunien, afin d’éviter toute velléité dubitative vis-à-vis de la « santé impériale » du pays. Par ailleurs, à moins d’être totalement balourd et naïf - un peu comme Préval, le colonisé président d’Haïti, qui croit à « l’espoir » qu’Hilary Clinton est allée prêcher en marge du sommet des Amériques à Haïti alors que les É.-U., même dans leur meilleure forme, ont toujours fait partie du désespoir haïtien - il est plus qu’évident qu’Obama, par ce mois printanier, donne comme foin de la bêtise à manger aux médias et à leurs manipulés, non un poisson mais un poison d’avril qu’il sert moqueusement en père Noël antidaté de printemps aux écervelés infantilisés de la planète.

En attendant, pour l’équilibre des forces mondiales, nous - partisans d’une vraie paix, contre les fausses promesses de la curée d’une politique agressive comme le suivisme de Sarkozy, félon patibulaire du gaullisme, qui vient lâchement d’entraîner l’État français dans cette impropriété d’une alliance militaire belliciste à l’avenir douteux - dénonçons les tentatives bello-militaristes étasuniennes de corseter la Russie par l’Otan tout en brandissant l’ignoble alibi de la sécurité du Proche-Orient voire du « monde ». Ceux qui ont donné des armes à destruction massive aux sionistes et qui depuis 1948, refusent tout en arguant du contraire, l’existence palestinienne, sont les seuls fomenteurs des ferments de conflagration au Proche-Orient. Qu’ils cessent d’en tirer cyniquement et indécemment conséquence pour qu’on les laisse faire leur politique agressive contre la Russie au risque de multiplier les risques de conflits franchement inutiles et absolument évitables en ce 21ème siècle.

L’Otan aux portes de la Russie, est un artifice non ambigu de la violence d’Obama qui, dans ses faux-semblants de politicien de scène, se fout royalement des simplistes qui voudraient croire à une nouvelle gérance de pacification et d’humanisation de la politique des Etats-Unis dans le monde.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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