Du zoomorphisme(1) dans la civilisation contemporaine…

La bestialité des dirigeants appelés élites de notre monde, est si bêtement ancrée, qu’ils se croient grandis dans leur humanité lorsqu’ils transforment les masses, par excès de bêtise et d’avarice, en bêtes de somme de l’économisme triomphant .

Les rapports culturels de l’homme et des sociétés aux animaux remontent à la préhistoire. Des premiers carnassiers mangeurs d’homme que l’humanité a dû maîtriser par la chasse (parfaitement justifiée à ce stade de notre histoire phylétique) et le domptage pour survivre et établir son règne sur la planète, aux bêtes mythiques telles le Phénix, le Dragon, en passant par les créatures soit mixtes soit multiplement animales comme la chimère ou mi-homme mi-bête ainsi que le minotaure malfaisant et le sphinx bienfaisant, jusqu’aux littérature et cinéma animaliers, notre passé et notre présent d’espèce ne manquent pas de cette omniprésence naturelle et culturelle de nos colocataires planétaires de toutes sortes. Effet divers parfois aux antipodes selon le cas, l’animal fascine, effraie, domine ou répugne, stimule l’appétit ou l’instinct de chasseur des humains, ou au contraire, porte l’homme à l’extase voire à la transe, à l’idolâtrie, participe de sa magie et de sa sorcellerie. Nous en avons pour preuve, les totems et les dieux tutélaires à tête d’animaux tels Anubis, Hanuman qui jalonnent l’histoire sacrée des anciennes et actuelles civilisations. Dans un culte comme celui du vaudou, l’on sait par exemple que le vaudouïsan se considère le « chwal » (c’est-à-dire le cheval) du loa dans la crise de possession, mais seulement dans cette crise au moment où la transe provoque un état modifié de conscience chez l’adepte. Mais aujourd’hui, le nouveau zoomorphisme se manifeste de telle sorte que dans son état dit « normal », l’homme « supérieur » de nos grandes mégapoles et de nos grands États donneurs de « leçons d’humanité » au reste du monde, se retrouve si bien dans l’animalité qu’il délègue à l’animal stricto sensu, le soin de le désigner, de lui donner un visage. Dans la métaphore, pour signifier leur statut et leur valeur, les grands se sont souvent attribué des titres d’animaux. Naturellement cela demeure sain pour autant qu’il reste métaphorique. Toutefois, s’il devient un transfert de la nature animale à l’homme qui se sent plus proche de l’animal que de son semblable qu’il écrase, c’est alors de la déviance pathologique dans la culture.

L’on sait que désigner, nommer, c’est prendre possession et dominer, tels les maîtres esclavagistes réifiant leurs asservis en les renommant au moment de leur faire porter la livrée. De nos jours, pour ainsi dire c’est comme si l’animal renommait l’homme à sa propre échelle. Nous sommes ici loin de l’emblématique où des symboles animaliers sont arborés par des confréries, des états et des organismes à leur drapeau, leur oriflamme, leur effigie, leur monnaie, leurs armoiries… Nous constatons une sorte d’assomption idéologique de l’animalité en substitution des idéaux humains et humanistes, spirituels et moraux délibérément abandonnés par une humanité en déchéance qui, pour encaisser éhontée, sa chute avec arrogance, se met à proclamer sa bestialité comme valeur et grandeur sous prétexte d’antispécisme, c’est-à-dire d’acceptation et de respect de l’animal. Mais depuis quand l’acceptation de l’autre quel qu’il soit, me réduisait à me transmuer en sa différence, à le singer voire à devenir ce qu’il est dans sa nature et donc précisément son altérité-identité en dégénérant et en disparaissant moi-même ? L’identité n’est-elle pas ma différence spécifique parmi toutes les autres différences possibles ? Hélas ! C’est comme une transsubstantiation dégradante de l’être humain rendu bestial dans la vie quotidienne de ses rapports à l’animal primant son rapport plural à l’être, à son essence et au monde !

Animalisation de la culture

La culture, c’est l’espace de l’esprit qui domine la nature par ses représentations et sa construction tant imaginaire que réelle de la civilisation caractérisant la présence et l’unicité de l’humanité interagissant avec la nature à travers les sociétés humaines appelées monde. De sorte que le monde est l’espace éminemment humain de compréhension mais aussi de représentation de la nature par la culture.

Nous sommes aujourd’hui en occident - je prends ici le cas canadien qui, outre ses spécificités renvoie à tous les pays du centre - à l’heure d’un zoomorphisme supplantant les anthropomorphismes classiques du sacré et du séculier dans le profane des comportements de la vie quotidienne. Comme si après s’être éloigné de la nature, les sociétés occidentales se mettaient de manière artificielle et artificieuse à se la restituer grotesquement ! Cela est plus qu’obvie dans la presse télévisée. Je dis que la presse en général et surtout la presse télévisée, est thermomètre des états d’âme et mentalités du populo manipulé par les grands « orienteurs/stimulateurs » de pulsions dans nos sociétés de communication de masse et de consommation où sévissent pourtant l’incommunication et la désinformation les plus sordides fomentées par l’establishment. Et dans cette manifestation du stade mental de la société déshumanisée, nous avons désormais le règne ironique de l’animal trônant le statut de modèle humain zoomorphe, sorte de référent sémiologique d’un monde en décomposition axiologique. La publicité télévisuelle, coprophile sur les bords, nous montre, outre des déchets tels les fèces et leurs germes dans des bols de w.-c susceptibles de provoquer la nausée de qui mangerait en regardant la télé, des chiots se servant de papier hygiénique jouant le rôle de l’homme prenant soin de l’orifice de sa croupe. Toutes sortes d’animaux tels des castors et des crapauds apportant la bonne nouvelle de la technologie téléphonique ou informatique au nom des compagnies fournisseuses de ces services. Mais mieux encore, des gadgets comme l’homme est loin d’en avoir, se proposent sur le marché pour tailler électroniquement les ongles des canidés et des félidés de compagnie sans oublier les aliments de luxe pour animaux à la télévision au moment même où certains citoyens mangent dans les poubelles d’où ils récupèrent les rebuts de légumes, abats de viande et autres rognures alimentaires jetées par des chaînes de restaurants ou d’épiceries. Bref, la surenchère du souci combien exagéré de la santé animale dans un pays où le régime de vie frappe près de la moitié des gens de cancer à un moment ou à un autre de leur existence, l’accès aux soins sanitaires des bêtes de compagnie, outrepasse le simple amour de l’animal de compagnie ou la simple lutte à la maltraitance animale, pour devenir insulte à la condition infrahumaine des non possédants et dédain de l’intelligence saine qui en constate la nique vulgaire, le spectacle patibulaire. Et si nous voulons rester équilibrés, nous ne devons pas oublier la maltraitance systémique des humains, la précarisation économique quand ce n’est l’extrême pauvreté des non possédants dans cette société où l’égoïsme des prédateurs de la finance, la marginalisation des différences, la condescendance des imbéciles au pouvoir, le racisme souriant, la détestation xénophobique à l’égard de l’importun des « minorités ethniques » tel qu’on appelle les non blancs dans le racisme mou de la démocratie canadienne. Importun non blanc toujours plus ou moins inférieur, qui n’est intéressant que s’il se transforme en travailleur sans exigence ou en idiot imbu de la fausse image d’Épinal que lui vendent les autorités. Autorités qui ne lui demandent en fait que d’être courtisan du pays d’accueil et consentant silencieux de tous les ostracismes et galéjades du système, où c’est naturellement une chance et une faveur voire une aumône que lui font les rois de l’État si saint et si juste, qui n’a jamais imposé de politiques désastreuses aux pays du sud ni détourné les richesses du pays qu’il dirige au profit de quelques particuliers du secteur financier ! Fichtre alors, vive la belle société ! Je trouve, toutefois difficile, moi le retors, de croire aux propagandes officielles de société ouverte et démocratique dont se targue notre compatissant État ! Car franchement, l’humanité de notre société est vraiment impressionnante, quand le criminel violent et assassin qui choisit de devenir indic de la police par révolte contre ses pairs acolytes au Québec, est mieux traité et largement payé alors que trime le citoyen ou l’immigrant de valeur. Immigrant qui se retrouve condamné à la précarisation, au chômage et à la pauvreté, à des tentatives systémiques de mystification, au mépris de ses compétences par de purs idiots, avec constamment quelques imbéciles dits spécialistes de société ou d’économie qui le culpabilisent dans un discours bêtement inhumain en plus du camouflet de sa condition ! Pourtant les compagnies qui délocalisent ou ferment pour un oui ou pour un non et les banques se partagent la part du lion que leur déverse État au fil des gouvernements, sont adulés malgré leur infamie. Mais nous sommes dans un monde burlesque et partisan où tel parti au pouvoir préfère attaquer avec mignardise et puérilité des personnalités montantes rivales d’autres partis, plutôt que de se pencher sur le sort honteux pour le pays, de milliers sinon de millions d’hommes et de femmes réduits artificiellement à la dèche alors que des épiceries et restaurants mettent en poubelle du surcroît de nourriture et que des magasins de riches jettent ou brûlent des vêtements neufs que le « corps inférieur » des non nantis n’a pas le droit de porter ! D’ailleurs n’étaient les braves citoyens de nombreux organismes caritatifs sauvant des enfants affamés de malnutrition grave ou de mort d’inanition, l’État se fout pas mal des ravages du mal-être économique « endémique », se joue supérieurement du fait que des milliers de citoyens et d’immigrants soient mal nourris et croupissent dans la plus crasse pauvreté alors que l’on jette et brûle nourriture et vêtements. Ils se contentent de présenter leur fameux guide alimentaire comme pour ironiser sur la misère matérielle de ceux qui ne peuvent se nourrir convenablement. Pays où les prostituées, les voyous, les niais, les histrions, les flatteurs, les criminels violents, les anciens macoutes ou fascistes de dictatures du sud versant l’argent pillé naguère aux pays victimes de leurs forfaits à des banques d’ici, sont plus appréciés que les intellectuels et les gens de bien qui veulent vivre dignement selon leur niveau. Ce pays est surtout la terre de l’exclusion masquée par des cooptations et des quotas ethniques inavouables, où l’immigrant le mieux accepté est l’assimilé qui souscrit à sa transformation en singe acrobate ou guignol exotique pour servir d’objet de plaisir ou de défoulement de toutes sortes pour faire rire ou s’assouvir une société en mal d’amusement perpétuel pour oublier ses propres horreurs masquées, son propre vide d’humanité. Et pour revenir à la pauvreté, disons que l’abondance est abominablement malsaine, quand un pays cossu, jouant grossièrement le rôle de gardien des droits de l’homme pour faire croire à son humanité, préfère idéologiquement accuser les pauvres, se moquer et menacer des démunis, précariser la majorité des travailleurs vivant en chômage déguisé, plutôt que de permettre à tous de vivre dignement. C’est donc une idéologie de gaspillage par un quarteron de prédateurs financiers possédant tout au cœur d’une société dont les richesses ne servent qu’à endetter et asservir le peuple.

Une idéologie tueuse d’humanité

L’on sait que la platitude matérialiste d’un scientisme joue les antimétaphysiques de fortune en proclamant que l’homme est un animal parmi les autres ! L’on sait aussi que le nouvel antispécisme qui tient d’une certaine « bioéthique » et du remariage « écolo » de l’homme avec la nature après le désenchantement du monde par la sécularisation paroxystique, considère comme un « racisme antianimal » toute vision qui refuse l’amalgame de la perception de l’homme comme une espèce animale parmi d’autres ! D’ailleurs, dans les extrêmes idéologiques grivois de cette égalité des espèces, l’animal humain se prostitue platement devant l’animal. Un prétendu amour de l’animal au moment où l’homme est réifié, exploité dans la société, n’est que prétexte d’humanité pour cacher l’horreur inhumaine, l’infamie des maîtres du système économique abominable, la paume comportementale des privilégiés de l’argent nécessairement sale vu son mode malsain de création par la dette dans le contexte étatico-social qui nous écrase. Le bon traitement de l’animal - chose absolument nécessaire et noble, les animaux n’ayant guère besoin de nous, ne nous ont point demandé à être domestiqués car nous ne les domestiquons en fait le plus souvent que pour assouvir nos propres instincts, en tout cas pour nos propres services - n’a de sens que si notre traitement de l’autre semblable qu’est l’homme est plein de respect et d’estime, sinon ce n’est qu’un détournement de notre devoir envers l’homme que nous focalisons sur les animaux pour nous convaincre d’être bons et raffinés au moment où notre grossièreté pue dans notre comportement social.

Quand nos États nantis se réjouissent grossièrement de leurs anéantis, travailleurs esclaves, pauvres, effondrés de toutes sortes qu’ils brandissent comme des bons à rien alors qu’ils enrichissent de fieffés voleurs prodigues et sybarites sinécuristes des banques et des gouvernements, oui, l’humanité des dirigeants et de toute la société est bel et bien animalisée, ravalée aux vacheries de l’idéologie justificatrices et glorificatrices de tout, même de l’infâme pauvreté dont ils sont fomenteurs dans un système aux indécents excès de surabondance et de prodigalité ! Animalité d’autant plus bête que des individus si peu méritants, accaparant les structures du pouvoir, se permettent de déterminer qui mérite ou non de vivre ou de mourir, de manger ou de crever dans leur société démocratique !

Dans une société où l’indécence malsaine d’une économie fondée sur l’enrichissement criminel par le crédit gigantesque et l’endettement exponentiel de la nation et de l’État au profit de particuliers comme les banquiers et leurs acolytes politiciens du pouvoir qui légitiment le crime et en font un acquis de droit tout en accusant les marginalisés en les présentant suggestivement sans mots au peuple comme des paresseux, des emmerdeurs immigrés venus d’ailleurs, c’est la bête qui animalise la gouvernance. L’on comprend alors que rien n’a de valeur que marchande. L’art, le talent, la grandeur intellectuelle se retrouvent bannis dès que les prostitués de la finance n’y trouvent une source d’intérêt platement pécuniaire.

Quand le criminel et ses larbins sont juges, la loi de la jungle submerge l’animal humain dont tous les caractères supposés du prédicat « humain » disparaissent pour faire de l’homme, cet être du règne animal, unique par sa transcendance de l’animalité qu’il humanise par l’enculturation, une dépouille de l’infrabestialité. De toute façon, à force de vivre d’une cupidité animale, d’une voracité matérielle où ils hiérarchisent par l’avoir platement matériel, les humains tout en provoquant et entretenant la pauvreté et la misère, le regard de l’establishment occidental sur lui-même et sur autrui est devenu un bien triste zoomorphisme bien plus haïssable que tout prétendu spécisme ! Bien plus méprisable que le prisme distordant de l’anthropomorphisme parce que platement abêtissant et bêtement déshumanisant, avachissant la nature humaine elle-même qui ne peut plus s’y reconnaître tant l’ignoble bannit et dévie tout le noble de l’essence humaine ! Un antispécisme asymétrique qui finit par banaliser l’espèce humaine sous prétexte de valoriser l’animal, ne peut être qu’une sinistre diversion, une attaque idéologique matoise pour mieux piétiner la primauté à laquelle l’homme a droit dans les choix politiques et décisions économiques, puisqu’il finit par faire croire que l’homme est juste un être naturel parmi d’autres en faisant oublier la construction de l’esprit et de la transcendance qu’est la personne humaine au-delà de l’animal, au-dessus de l’individu. Qu’ici on ne me parle de devoir comme le font mécaniquement les bourgeois et leurs larbins, car l’État déserte les siens envers les citoyens qu’il bloque en les ravalant très en deçà de leur valeur et potentialité tout en les harcelant par une phraséologie de dédain de leur condition alors qu’il enrichit les plus riches filous anonymes, vrais maîtres dissimulés du système.

Que les esprits sains et équilibrés prennent garde, car fors la station verticale qui reste encore à l’homme avant que la mode imposée des establishments ne nous exige de marcher à quatre pattes, les maîtres du système financier et de consommation, manipulateurs des mœurs dans la société, fignolent sans broncher, en vautours agressifs, l’ère de la bête hideuse, le règne de l’homme dénaturé et mentalement zoomorphe !

Dans des pays surabondants où les banquiers agresseurs économiques et les gouvernements démarcheurs politiques à leur service, érigés en surhommes, constituent une ploutocratie antidémocratique à qui tout est permis, eux qui accaparent toute l’économie du monde et se pavanent en créant une pauvreté artificielle afin de trouver qui humilier et esclavagiser, il y a péril pour la nature humaine totalement bestialisée voire réifiée.

Dans un monde immonde au mode social aussi sale, aussi agressant que délétère, justifié par le droit défini sur mesure pour les banquiers, les pillards, les exploiteurs, les colons, les impérialistes et les bêtes de vénalité selon la justice officielle des organisations nationales et internationales, le règne injuste et hideux de la bête la plus abjecte, la plus infecte, la plus effroyable ruine l’homme et les plus légitimes idéaux construits au cours de notre belle histoire d’espèce aspirant à l’élévation supra-animale !

Le zoomorphisme contemporain n’est en fait que le signe non ambigu de l’abominable dégradation des hommes ayant renoncé à toute humanité. Signe d’abord de la bestialité de ceux des soi disant élites qui deviennent des bêtes féroces voire des choses ignominieuses par la mort des valeurs humaines au cœur d’une idéologie matérialiste, vulgairement avaricieuse, voracement vénale, cupide jusqu’aux crimes les plus subtiles contre l’humanité. Car c’est un des pires crimes contre l’humanité - vu toutes les conséquences de criminalité, de maladie, de mort parmi les victimes - que d’aliéner et de plonger son propre peuple dans la précarisation voire la pauvreté maquillée de crédit afin de cliver le plus possible, par discrimination, la société, tout en asservissant le monde, je cite le sud et la périphérie, par la misère artificielle la plus crasse au moyen d’institutions financières néocoloniales tels la banque mondiale, le F.M.I. et leur politique imposée !

Ma prière à Dieu au nom de notre nature humaine :

Seigneur qui as fait l’homme, esprit à ton image et pas seulement animal, permets qu’un relent d’humanité, un instant d’introspection spirituelle, vienne rappeler à ces abêtis qui nous dirigent, que l’être humain, membre du règne animal, malgré ses déchéances et bestialisations programmées dans nos sociétés d’horreur, n’est pas, ne saurait être en son essence pluridimensionnelle et ses hypostases, une bête ou un vil animal parmi d’autres !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

1 Zoomorphisme = a) Représentation mentale portant l’homme à s’identifier à l’animal. b) Tendance pathologique de l’homme à se prendre pour un animal auquel il veut ressembler jusqu’à l’instinct le plus bestial. c) Production imaginaire et artistique de l’être humain sous forme animale.


 
 
 
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