Clinton-Préval, vilenie et nudisme politique en Haïti.

L’actualité haïtienne depuis bientôt deux semaines tournent autour d’un salaire minimum de 200 gourdes par jour soit moins de 5 dollars étasuniens accordés par le parlement haïtien aux travailleurs du secteur commercial et de services et 100 gourdes soit moins de 2,50 dollars aux travailleurs du secteur de la sous-traitance. Pour devenir effectif en tant que loi, le vote parlementaire doit être promulgué au journal officiel de l’État Haïtien, le Moniteur, sous ordre de l’exécutif dirigé par le président Préval.

Mais voilà, c’est là que se corse tout le problème. Depuis le vote du projet de loi par le parlement, le président de la république René Préval et sa collaboratrice la plus immédiate, madame le premier ministre Michèle Pierre-Louis, se sont arrangés pour boycotter par toutes sortes de manipulations de l’opinion et de subterfuges grivois, usant d’économistes affairistes, véritables chiens de la curée des organismes régionaux de la banque mondiale et des Ong étasuniens sur place en Haïti. Dans l’ambiance malsaine de cette trahison du peuple par ce gauchiste populiste de Préval, singe du marxisme-léninisme auquel il s’est lui-même dit appartenir, l’Onu avec ses casques bleus constituant la Minustah (mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti) prend les étudiants haïtiens en otage dans leur salle de classe en postant des gardes lourdement armés aux portes des facultés d’État dont les étudiants avaient déjà manifesté dans les rues pour appuyer les travailleurs sacrifiés de cette terre des misères qu’est Haïti, ainsi voulue par les impérialistes et leurs larbins politicards au pouvoir. L’Onu et l’exécutif haïtien, pour plaire aux patrons, se sentent vraisemblablement offusqués que le parlement haïtien ait ainsi accordé à des travailleurs une somme qui, semble-t-il, contribuera à diminuer la fierté d’une classe opulente et dirigeante haïtienne, pour qui la moindre décence du niveau de vie des masses, est un accroc à leur conception d’une société néoesclavagiste aux clivages sociaux paroxystiques. Un allègement des pesantes et intolérables conditions matérielles du peuple semble également déranger Préval, le gauchiste populacier, haineux des masses et du peuple, dans sa lumpen présidence qui ne sait que lumpéniser la société au plaisir de ses acolytes de patrons ! Et dans cette nique macabre où les niais de toutes sortes se mêlent de baragouiner, Ériq Pierre, ami de Préval, salarié de la banque interaméricaine de développement, organisme néocolonial et affameur de la banque mondiale, ose dire que la mobilisation des étudiants haïtiens, constitue une « distraction » !

L’on comprend que nous vivons le temps des énergumènes, des bêtes âpres à la fouaille et qui, pour être nourris des saletés du Fmi, de la banque mondiale et de leurs supplétifs régionaux, sont constamment entrain de ruminer et de dégueuler leur pourriture contre le peuple. Ceux qui gagnent des centaines de milliers de dollars étasuniens pour désinformer et mystifier les peuples avec une soi disant « science » au service des chiffres, des financiers, des impérialistes, des bourgeois plutôt qu’à l’aide aux solutions des multiples et terribles problèmes de misère humaine dans le pays, n’ont rien d’autre à proposer que la vomissure d’une macroéconomie éthérée, suprahumaine que les nations qui la subissent ne sauraient comprendre parce que réservée en arcanes dans ses adytons aux pythiques rapporteurs d’oracles de banquiers, responsables par ailleurs, de la crise alimentaire de certains pays du sud et de la crise économique actuelle qui frappe le monde. La laideur des prédateurs d’aujourd’hui est qu’ils sont officiels et au-dessus de tout soupçon, armés par la grande et maffieuse oligarchie constituant l’establishment économique mondial pour piller, réifier et esclavagiser les non possédants. L’on comprend aussi que Bill Clinton représentant civil en chef de l’Onu en Haïti épouse l’inhumaine position d’appuyer Préval qu’il dit « plein de leadership » dans son refus de promulguer la loi d’augmentation du salaire minimum accordant moins de 5 dollars aux journaliers du commerce et de 2,50 dollars par jour aux ouvriers de sous-traitance affamés et réduits en chose par les manufacturiers haïtiens. Cela se comprend aisément par l’attitude colonialiste du vieil étasunien un peu débile, jouant le rôle tragicomique de gouverneur général d’Haïti pour l’Onu qui l’a nommé roi du pays caribéen afin de le garder occupé dans sa retraite d’ex président où il pourrait se sentir ennuyé parce que sans dossier à agiter.

Bill Clinton de l’Onu et Préval, sont en somme un véritable couple de la honte puant leur vampirisme bourgeois de déshumanisation du peuple haïtien.

Dans cette mascarade où ne prime que l’indécence, c’est un véritable porno politique, une partie de fesses à l’air que Clinton et Préval son double, par leurs croupes roses et noires rappelant le drapeau rouge et noir du pays au temps de papa doc et des macoutes, arborent en emblème de leur nudisme sur la scène macabre des misères d’Haïti au mépris de toute pudeur et de la moindre dignité humaine des haïtiens.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes