L’homosexualisme, cette idéologisation de l’intimité…

J’appelle sexualisme toute tendance à transformer la sexualité en idéologie par des discours produisant l’option sexuelle d’un groupe en doctrine tout en ayant un comportement public transposant l’intimité dans l’espace public avec prosélytisme sous prétexte de revendication.

Aujourd’hui, le sexualisme omniprésent que l’on rencontre dans nos sociétés et qui excède quasiment tous : c’est l’homosexualisme dit « cause homosexuelle ». Nous sommes au temps de l’agressivité d’un homosexualisme occidental qui, non seulement devient étouffant dans l’espace public en occident, mais pire encore, tend à exporter et à imposer à coups de financement et d’exploitation de la pauvreté en pays périphériques, contre l’habitus moral collectif de ces pays, à l’encontre de la volonté des sociétés et des cultures concernées, la surexposition revendicatrice et spectaculaire de l’orientation homosexuelle par le fallacieux argument démocratique, le chantage assommant des droits de l’homme. Pourtant, l’on oublie manifestement, par une curieuse amnésie sélective, que les droits de l’homme en dehors de la liberté de conscience, des droits inaliénables et de l’intimité de la personne humaine dans la société, sont aussi le respect de l’identité sociale et culturelle, des principes moraux de chaque société. Les droits de l’homme sont le respect des altérités ou plutôt disons des alterhumanités (c’est-à-dire des humanités différentes) que constitue la mosaïque des sociétés du monde. La démocratie à ce compte ne saurait s’autoriser d’être niveleuse des différences au nom de revendications saugrenues. Mais disons-le immédiatement sans euphémisme médiat ni amadouant, l’exposition publique et folklorique de la chose sexuelle, quel que puisse être l’orientation des exhibitionnistes, est en fait vulgaire et constitue une sorte d’infantilisme provocateur qui ne fait honneur ni aux gays ni au reste de la société métamorphosée en scène de porno public qui n’ose dire son nom. Alors qu’un individu qui oserait se tenir au balcon de sa maison avec un slip au vu et su de tous, serait interpellé pour atteinte à la pudeur, il est indélicat que le bas instinct exhibitionniste soit autorisé dans les villes au nom de la libération sexuelle de quiconque. Car à insister sur leur orientation, leur libido, certains secteurs et manifestants gays en finissent par se couvrir de dédain.

D’aucuns parlent même de « fierté homosexuelle » ! Se rendent-ils comptent de l’illogisme de leur formulation quand on sait que seul ce qui relève d’un mérite et donc d’un dépassement de l’ordinaire par le talent ou le génie, peut conférer de la fierté à un être humain. Nul ne peut, à moins d’être totalement taré, se dire fier de son corps, de sa beauté, de ce qu’il porte devant lui sous son pubis, dans l’entrejambe ou derrière au bas du dos, et de ce qu’il en fait aux heures de frénésie corporelles… Je suis heureux de mon corps beau et fort mais fier de ce que je fais de mon entendement, fier de ma spiritualité, de mon intellectualité comme le sportif l’est de ses exploits … Enfin, il est de ces incohérences courantes à corriger… Mais pour revenir au sujet, disons que la sexualité, cette chose éminemment privée et intime, si elle ne doit pas occasionner la persécution ou la discrimination des humains, n’a pas non plus à être exhibée comme une sorte de coupe remportée au championnat de la différence par les homosexuels. Et, précisément à l’heure où les mouvements gays veulent assurer et convaincre les sceptiques de leur normalité sexuelle et humaine, de leur équilibre général, leur humanité sans différence du reste de l’espèce. Insister sans cesse sur un statut, une différence quelque minoritaire soit-elle, donne l’impression d’une non conviction de cette normalité sexuelle s’inscrivant dans la diversité, que les revendicateurs cherchent artificiellement à imposer par l’ostentation. Une fois que les lois établies interdisent la discrimination des minorités sexuelles, il devient grossier que des membres de communauté sexuelle particulière soient constamment en mode exhibitionniste sous prétexte de marquer leur altérité. La sexualité hétéro comme homo doit rester dans les alcôves et boîtes publiques spécifiques qui lui sont dédiées au risque de devenir agression de la société par des pervers voulant choquer pour choquer en usurpant l’espace public impropre à l’exposition de l’intimité. La lutte pour les droits des minorités ne confère en aucun cas, à la chose sexuelle un statut de doctrine. La sexualité n’est ni un discours laïc ou religieux à proposer, ni un outil particulier de rection des mœurs pour corriger les mentalités en dérangeant autrui. La sexualité ne doit par servir d’alibi bêtement voyeur ou de médailles tristement physiologiques à bricoler et montrer en public.

D’ailleurs, n’est-ce pas la revendication d’être regardé comme sexué naturel parmi les humains que revendiquent les gays ? Eh ! Bien ! Si la chose est naturelle, que l’on cesse de l’affubler d’artifices ostentatoires comme pour circonvenir les plus jeunes qui ne sentiraient pas cette attirance naturelle à l’homosexualité alléguée par les tenants des droits gays. La décence gaie, en vérité, aidera mieux la sexualité non majoritaire, à l’acceptation générale, à une perception non offusquée par le prosélytisme sexuel. Le bas ventre, la grappe intercrurale, les talents fessiers, la fente croupière et sa fêlure excrétrice, pas plus que la beauté vulvaire et les beaux seins de la femme, n’ont pas à être découverts dans les rues et sur des chars attifés en ostensoirs où des demeurés, des saltimbanques, au nom de leur homosexualité, défilent en cache-sexe ou bikini pour montrer leur érection, leur priapisme, leur fixation dans l’espoir d’être érotiquement attrayants et admirés... Au contraire cela est franchement nauséeux et répugnant pour les esprits équilibrés, car il s’agit d’autoréification du corps encore pire que la réification par autrui, qui de toute façon, est chose toujours vile, haïssable et déshumanisante. Notre sexe avec toute la fascination physiologique, sa splendeur anatomique, ses vertus érectiles, sécrétoires, ses protubérances, ses orifices, son hypersensibilité, son érogénéité époustouflante, et ses promesses orgastiques inexprimables et donc indicibles, la gratification indescriptiblement jouissive qu’il exerce par l’éros, la libido dont il est l’expression suprême, n’est pas un trophée. Et, en dehors de leur monstration précautionneuse au médecin ou charmeuse à nos partenaires sexuels, il doit rester à l’intérieur de nos vêtements dans une posture adulte de décence publique et sociale.

L’intimité, cette chose éminemment humaine, est justement la capacité que nous, humains, avons de transcender l’animalité dans la satisfaction de nos besoins ou désirs physiologiques d’excrétion et de copulation. C’est par la culture, la fondation de l’esprit collectif, dans le cours de son évolution sociale que l’homme a jugé bon de ne pas se donner en spectacle comme un animal de quand il assouvit ses besoins naturels normaux et ses désirs ou pulsions. L’intimité est donc l’enculturation de la pulsion dans le mode de satisfaction du désir, là où nous mettons en scène entre autres, dans la sexualité, notre rapport au corps et à son Créateur qui peut, tout aussi être Dieu pour les croyants ou la nature pour les non croyants. L’intimité est à la fois un espace éthique par la loi sociale qui la régit et moral, par la loi cosmique et naturelle, la transcendantalité ludique et métaphysique qu’elle met en jeu selon nos convictions ontologiques du sain et du malsain, nos relations avec le permis et le défendu, le décent et l’indécent, le gratifiant et le dégradant…

Alors, humains de tous les sexes, l’heure est à l’assumation sexuelle adulte et responsable entre partenaires consentants et en âge légal, sans un besoin stupide d’insulter la pudeur des familles que certains secteurs homosexuels veulent méprisamment blesser et vouer au persiflage comme un règlement de compte avec le passé d’exclusion sociale que les homos ont connu. Mais justement, la maturité doit faire comprendre à ces secteurs, que l’on ne corrige pas un excès par un excès. L’indécence du rejet discriminatoire ne justifie nullement l’infamie de la surenchère expositoire de l’homosexualité dans nos cités dont elle veut attirer l’attention au prix de la cette chosification susdite de ses représentants.

Pour l’humanisation finale de l’homosexualité, sa respectabilité qui doit commencer par le respect de la tolérance qu’elle réclame, puisque la tolérance est aussi l’évitement de l’invasion publique qui froisse la pudeur et la chasteté de nombreuses familles et d’innombrables secteurs de la société, que la normalité homosexuelle, convaincue d’elle-même, se vive dans sobriété intime sans la vulgarité du donner en spectacle qui l’amenuise au plus bas et rend insipides voire rebutantes ses revendications. Que l’homosexualisme cesse donc d’objecter la conscience collective comme quoi, il leur faut de l’empathie, de l’attention voire la sympathie du monde entier, alors qu’il n’y pas de violation de leur vie homosexuelle intime …

Que l’imposture d’autoréification pour choquer bêtement autrui, cesse une bonne fois pour toutes, et que tous les justes droits à l’intimité soient complètement reconnus pour que nul ne puisse en tirer conséquence pour nous incommoder par une comportement agressif sans raison, sans en avoir l’air ! Car à chacun d’assumer son être global et d’en répondre sans chercher à agresser le reste de l’humanité en confondant, par l’imposture d’un soit disant et prétendu droit, intimité et liberté…

La sanie mortelle de l’exhibitionnisme sexuel de l’homosexualisme qui se métastase telle une néoplasie dans la civilisation, doit être extirpé et rejeté loin de l’espace public où seul le comportement sans excès d’intimité sans artifices intimes inavoués pour choquer ou harceler, est censé être admis.

Ni économiquement marginalisée ni socialement réprimée ni juridiquement bafouée, l’homosexualité surexposée en public devient tout simplement une attitude irrespectueuse de notre droit à ne pas être gays, attitude envahissante, pesante et antipathique.

On ne grandit ni ne s’affranchit par l’abandon aux bas instincts. L’acceptation sociale d’une minorité, d’ailleurs pas mal représentée dans les différents secteurs de la société et du pouvoir, n’advient que par l’humanisation de la nature tout en évitant les pulsions malsaines et les monstres dénaturants d’une culture agressive de mode…

Quand une catégorie transforme son intimité, la sexualité, comme identité imposante qui doit constamment avoir l’assentiment non plus juridique et logique mais intérieur et axiologique des hétéros, au point de blesser la pudeur des majorités, il est difficile de dire qu’elle en sort plus respectable et mieux acceptée.

La liberté, l’émancipation sexuelle est et doit demeurer le droit de vivre pleinement son option sexuelle dans l’intimité sans en faire une forme publique invasive voire incisive, un prosélytisme sexualiste contre la pudeur d’autrui.

Idéologiser l’intime, le subvertit. Et, dans cette dénaturation, haïssable, agressante, l’idéologie rend public l’instinctuel, le pulsionnel et fait de l’intimité, une essence hypertrophiée empiétant indécemment sur l’espace public et devient violatrice du respect de toutes les tendances sexuelles hétéros ou chastes qui, elles aussi, ont le droit d’exister sans se faire moralement agresser.

Dans l’histoire récente de la sexualité, la libération des pulsions fortement amorcées par les connaissances tant biologiques que psychanalytiques, a malheureusement versé dans l’excès et le chevauchement du privé et du public, de l’intime et du social, où des groupes, des communautés se croient permis d’exposer leur sexualité avec vulgarité et grossièreté dans les rues et la presse. Il ne s’agit pas ici de retour en arrière ni de rendre tabou le domaine de la sexualité mais de doser son expression publique dans les espaces et en temps et lieux raisonnables pour qu’elle reste informative sans devenir une sorte d’incitation à la dépendance sexuelle des plus vulnérables ni une blessure de la chasteté. Hélas, parmi les plus actifs, les plus agressifs, comme si le monde s’effondrerait s’il ne se montrait aussi entreprenant, l’homosexualisme est devenu une sorte de bannière des « droits et libertés » dans notre société, et, par l’excès même qu’il constitue en tant que sexualisme, fomente la déraison d’une liberté galvaudée, égrugée au moment même où elle est évoquée.

L’homosexualisme est l’antipode tyrannique que des secteurs gays entendent opposer à l’homophobie par la manifestation exhaustive et non moins tyrannique de leur homosexualité. Il constitue en sexualité, ce que sont à la société, les chaos d’origine groupusculaire et activiste tels des gangs, prétendant combattre la dictature étatique par le harcèlement et l’agression de paisibles citoyens. Il est donc évident - si nous restons dans cette allégorie - que le chaos comme l’État dictatorial sont tous deux despotiques, ennemis de la démocratie véritable. L’homosexualisme comme tout sexualisme, est donc un monstre dénaturant de la démocratie. Ce n’est en fait que la face la plus fâcheuse quoique inavouée de l’orgueil d’un certain secteur qui ne sait qu’insulter l’altérité et de la communauté des convenances et des mœurs qu’est la société.

Idéologiser l’intimité, produire la sexualité en discours et activisme sociopolitique, constitue à la fois une dénaturation de l’intime et une ironie dédaigneuse de la société que l’homosexualisme agresse moralement par ses manières antidémocratiques et liberticides vu que la liberté de tous, est de vivre en étant épargnés du harcèlement par l’intimité d’autrui.

Que l’équilibre ait enfin raison des excentricités agressives de ceux qui confondent démocratie et ce qu’il faut nommer « oligocratie » c’est-à-dire la suprématie de certains groupes voire de groupuscules sur et au détriment de la société globale.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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16 commentaires
  • Oh les jolis néologismes.

    En fait, tout le texte tombe de lui-même quand vous dites en introduction « J’appelle sexualisme toute tendance à transformer la sexualité en idéologie par des discours produisant l’option sexuelle d’un groupe en doctrine tout en ayant un comportement public transposant l’intimité dans l’espace public avec prosélytisme sous prétexte de revendication ». C’est la définition même de l’hétérosexualité que vous faites. C’est ballot quoi, de pondre un pavé ampoulé et pédant comme ça pour se critiquer soit même…

    Suffit de se promener dans la rue pour en voir à la pelle des couples hétéros qui justement, se roulent des pelles sans aucune gêne, dans le métro ou dans les parcs publics. Suffit de regarder la télé pour voir des couples s’enlacer dans n’importe quelle série, n’importe quel JT. Suffit d’ouvrir n’importe quel journal pour trouver des articles sur les bienfaits de la vie en famille « normale ». Suffit de regarder les pubs pour tomber sur des promotions spéciales famille nombreuse. Tout - je dis bien tout - ce qui nous entoure se rapporte à la sexualité hétérosexuelle. En fait, croyez le ou non, mais comme un hétéro dit « je suis allé au cinéma avec ma copine », les homos demandent de pouvoir dire « je suis allé au cinéma avec mon copain ». On ne demande ni plus ni moins. Rien ne s’oppose à ce que les homos aient la même visibilité que les hétéros. Rien du tout. Si ce n’est l’homophobie, bien entendu. Ce que votre texte reproche aux homos s’appliquent en vérité aux 90% d’humains qui sont hétéros et qui n’ont jamais hésité depuis la nuit des temps à s’exhiber. Et à ma connaissance, les dominateurs sont bien les hétéros, aujourd’hui. J’en veux pour preuve : l’OMS admet pour règle qu’il existe 10% d’homosexuels dans le monde. Je vous mets au défi d’en désigner à coup sûr 10 sur 100 personnes choisies au hasard dans la rue. Si vous en trouver 1 ou 2 sans vous tromper, bravo ! De là à dire qu’il y a exhibition… En revanche, un homme qui porte ostensiblement son alliance, ou une mère qui tient son gamin par la main, vous risquez d’en trouver bien plus. Exhibition homosexuelle vous avez dit ? Ou bien vous parlez d’exhibition au sens strict peut être ? Des gens qui montrent leur fesse dans la rue ? Je dis ça, je dis rien, mais a priori, en plein Paris, on croise rarement ce genre de gens. Sauf dans les lieux un peu particulier (sauna par exemple) réservé à des publics adultes et avertis…

    Une autre chose qui prouve la méconnaissance du sujet que vous traitez. Qui a dit que les homosexuels étaient fiers d’être homosexuel ??? Mise à part quelques farfelus, les gay pride rassemblent des gens qui sont juste fier d’assumer leur homosexualité, qui sont fiers d’avoir choisis (c’est le seul choix qui existe en ce domaine : je choisis d’assumer ou je choisis de le cacher ou de le nier) d’assumer leur homosexualité, et rien d’autre. Oui, parce que voyez vous, avec des gens comme vous qui nous disent qu’il faut se cacher, que c’est sale, qu’on est déviant, qu’il faut avoir honte, bah c’est pas forcément évident tous les jours d’assumer. Alors oui, une fois par an, on fait une grand fête pour vous rappeler qu’on existent et que malgré tout ça, bah y a de plus en plus d’irréductibles qui refusent votre dictat. Définitivement, croire que la gay pride, c’est juste être fier d’être homo, c’est ma preuve qu’on n’a pas potasser son sujet avant d’en parler. Vous avez dû vous contentez de regarder la télé ou de lire un article ou deux sur le sujet et prendre pour argent comptant la traduction littérale de « gay pride » pour vous faire votre opinion… A moins que ce ne soit de la mauvaise foi…

    Reste une chose sur laquelle on pourrait être d’accord, à la limite. Ce qui peut être choquant pour les coincés, c’est éventuellement la provocation de certains homos. La folle, la drag queen, oui, ça peut être un peu dérangeant, on peut le concevoir. Mais c’est justement pour ça que c’est fait : pour provoquer, pour faire réfléchir, ou en tout cas, pour remuer un peu les tripes. Dans l’intérêt de tous les homos qui doivent encore subir vos discours – cachez vous ! – ces gens là ne font que donner une visibilité à ce que vous ne voulez pas voir.

    • L’homosexualisme, cette idéologisation de l’intimité… 24 juillet 2009 03:21, par Camille Loty MALEBRANCHE

      Cher ami, vous lisez mal ou pas. Je suis trop nuancé pour dire les homosexuels, j’ai dit certains secteurs homosexuels. D’ailleurs, au Québec, ils appelaient leur défilé, défilé de la fierté gaie

      • Je ne lis pas en diagonale, n’empêche que je suis pleinement d’accord avec les deux précédents intervenants ( Paul Castella et Silers). Ce n’est ni d’aujourd’hui, ni d’hier, qu’on reproche aux uns, ce qui s’applique aux autres ( soit l’homosexualité vs hétérosexualité).

        Parabole de la paille et de la poutre. Évangile de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Traduction Louis Segond).

        SK, vous faites d’excellentes traduction sur Mondialisation.net, hélas, je constate que votre égo morale ne l’égale pas.

        Quant à Mme Male-Branche, elle porte bien son nom.

        Voir en ligne : voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien

  • Non, Monsieur... 26 juillet 2009 21:04, par Paul Castella

    Les petits escarpins ont parfois du mal à cacher les gros sabots. Décidément, saint Camille Loty Malebranche, sous des dehors de philosophe anarcho-poétique créole, a du mal à dissimuler son penchant pour le moralisme le plus désuet. Comme souvent, c’est le pédé qui fait sortir l’inquisiteur du bois. On l’a vu sous toutes les dictatures, ce qu’il est convenu d’appeler l’homosexualité sert d’épouvantail à tous ceux que Lacan appelait « les névrosés monothéistes ». On les a brûlés, torturés, lapidés, on les pend encore dans de nombreux pays. Les sobriquets dont on les affuble (pour mémoire française : pédales, tapettes, gouines, et autres gentils noms) servent d’insulte au tout-venant. Certes, il n’est plus de bon ton, en occident, de réclamer leur ostracisme ou leur élimination, comme en son temps l’Eglise ou les partis politiques ne se privaient pas de la faire : désormais, on les « tolère », comme les autres minorités (voir la position de la Chine à ce sujet), à condition qu’ils restent discrets, que rien dans leur conduite ne vienne troubler l’ordre moral du patriarcat dominant.

    Car là est le noeud du problème. A mon avis, on peut lire l’histoire de l’humanité depuis plusieurs millénaires comme celle de la lutte de la liberté contre l’institution du patriarcat. Le Père tout-puissant, fouettard, autoritaire, administrateur de coups, donneur de leçons, maître des femmes et des enfants, en est l’archétype le plus courant. Avec l’avènement bourgeois de M. Prudhomme, il a pris l’habit gris, le col serré et a enfermé le sexe dans l’alcôve où il reproduit l’espèce pour le plus grand bien de l’Etat. Comme le dit si élégamment saint Camille : « Notre sexe ... doit rester à l’intérieur de nos vêtements dans une posture adulte de décence publique et sociale ». Les Jésuites en sont d’accord.

    M.Loty Malebranche parle de « notre rapport au corps et à son Créateur qui peut, tout aussi être Dieu pour les croyants ou la nature pour les non croyants ». Mais non, Monsieur ! Que nous baillez-vous ? Le non-croyant que je revendique d’être n’a pas de Créateur. Il n’y a de « nature » déterminante que chez les naturalistes, vieille idéologie qui sent le renfermé. L’aventure de l’évolution, historique s’il en est, tire précisément ses richesses de ce qu’il n’y a pas de créateur. Non plus, d’ailleurs, que je ne saurais reconnaître de Sauveur Suprême, ni Dieu, ni César, ni Tribun ... ni Nature. Tous ces avatars sont des poupées de cire du patriarcat.

    Enfin, de grâce, laissez votre vomi dans votre intimité. Que les pédés vous dégoûtent, c’est votre affaire. Que vous trouviez répugnants les messieurs en slip qui se donnent en spectacle est votre problème. Mais vos délires rédemptoristes ne sont plus de mise. Vos qualificatifs sentent le naphtaline de mauvaise presse (je vous cite : « le bas instinct exhibitionniste », « la chose sexuelle », « cela est franchement nauséeux et répugnant », « la vulgarité du donner en spectacle », etc.). Mais quand vous osez dire : « La sanie mortelle de l’exhibitionnisme sexuel de l’homosexualisme qui se métastase telle une néoplasie dans la civilisation, doit être extirpé et rejeté loin de l’espace public », franchement, vous n’avez pas l’impression de reprendre la prose dégueulante d’un Céline ou d’un Brasillach ?

    Ceci dit, je n’aime pas le spectacle. Mais à tout prendre, je préfère les outrances de Madona aux horreurs des flagellations publiques et autres bondieuseries qu’on nous sert à longueur de télévision comme expressions d’une différence culturelle à respecter. Sous couvert de respect de l’altérité culturelle, il faudrait absoudre le crime ? Non Monsieur, je ne mange pas de ce pain là.

    • Mais si... 27 juillet 2009 10:58, par RK

      Vous vous trompez, monsieur : l’histoire de l’humanité n’est pas celle de la lutte de la liberté (sic) contre l’institution du patriarcat. C’est, au contraire, la lutte des pulsions collectives (la survie du groupe) contre les pulsions individuelles (mon bonheur à moi). Toute construction sociale (dont le Droit serait l’exemple achevé) a pour but, "depuis plusieurs millénaires", la maximisation du bien-être du plus grand nombre en limitant au besoin celui des individus les plus forts ou les plus doués.

      La lutte des forces structurantes et destructurantes n’est pas finie. Elle continue partout, de l’Irak au Venezuela, et aussi chez nous sous l’attaque des hyperlibérales droitdel’hommistes... Il faut choisir son champ. Et l’article de M. Loty Malebranche est très juste, pertinent, opportun et nécessaire.

      • Mais si... 27 juillet 2009 19:02, par Camille Loty MALEBRANCHE

        Salut cher RK, et merci pour ces mots de sagesse.

  • Les minorités réclament une tolérance qu’elles n’accordent pas en retour. La masse ne s’y trompe pas : la position de victime a ceci de confortable qu’elle peut crier "au persécuteur" sans se faire inquiéter. Une exemption d’argumentation en quelque sorte.

    Voir le premier commentaire qui traite l’auteur d’inquisiteur. Niveau argument, on a fait mieux.

    Camille, Merci.

  • Salut toutes et tous,

    Cela faisait un bail que je n’était plus passé ni n’avais posté d’articles ou de commentaires sur "oulala". Ce qui est plus haut est donc la première chose que je lis depuis ce bail.
    Mais "Oulala !"que s’est-il passé ? Que fait ici ce truc malsain et nauséeux ?

    "Aujourd’hui, le sexualisme omniprésent que l’on rencontre dans nos sociétés et qui excède quasiment tous : c’est l’homosexualisme dit « cause homosexuelle »."

    Chère Camille nous revoici donc dans la cour de récré où vous invoquez le très dialectique "Et d’ailleurs tout le monde dit que", belle mise en bouche voyons la suite…

    "…sont aussi le respect de l’identité sociale et culturelle, des principes moraux de chaque société."

    Voilà qu’identitaires et principes moraux pointent le bout de leurs longs nez d’hypocrites…Et qu’on ne viennent pas me dire que cette chère Camille aurait l’outrecuidance de se prétendre libertaire !

    "D’aucuns parlent même de « fierté homosexuelle » ! Se rendent-ils comptent de l’illogisme de leur formulation quand on sait que seul ce qui relève d’un mérite et donc d’un dépassement de l’ordinaire par le talent ou le génie, peut conférer de la fierté à un être humain."

    Alexandre le Grand, Coubertin, Laurence d’Arabie, Vercingétorix, Erasme, Akhenaton, Sapho, Colette, Wolf, Madame de Stael, etc,etc…Excusez du peu !

    Personnellement bien que mâle hétéro je revendique mon statut de lesbien : j’aime les femmes et j’en suis fier !

    Si vous êtes effectivement Créole dois-je vous rappeler les "Black is beautifull", "Black and Proud" ? L’histoire et les raisons de ces slogans et démarches politiques de libération et d’émancipation.

    Par quelle entourloupe effacez vous les persécutions d’hier et les discriminations d’aujourd’hui dont sont toujours victimes les homosexuels, oui en effet : particulièrement ceux qui cumulent avec une peau sombre...

    Le meilleur pour la fin :

    "Il constitue en sexualité, ce que sont à la société, les chaos d’origine groupusculaire et activiste tels des gangs, prétendant combattre la dictature étatique par le harcèlement et l’agression de paisibles citoyens."

    Je me doutais bien que Julien Coupat était bi !

    Non mais sérieux faut respirer un bon coup et se détendre là.
    Car si en effet je partage certains points de vue exprimés quant aux aspects spectaculaires (dans le sens du camarade Guy) du phénomène ce n’est pas que l’on suppute : c’est que cela transpire de Sainte frustration réactionnaire.
    Est-ce la chaleur estivale qui vous pousse à de tels excès ?
    Encore un effort chère Camille et surtout n’oubliez pas de respirer, de rire aussi et -soyons fous- de jouir sans entraves...

    Tout le pouvoir aux conseils !

    Voir en ligne : Inspirer, expirer...

  • Salut à Ouf pour son message équilibré. Pour le reste, j’ai l’impression d’avoir affaire à des efféminés en crise névrotique pour pas ne dire selon l’ancien vocabulaire, des hystériques criant au crime contre l’humanité contre Monsieur Camille Loty Malebranche.

    Et dire que tout ce que Camille a dit, est vrai et même en-deçà de la vérité ! Hier encore, des maniérés homos de Montréal sont sortis montrer leur slip suant avec le torse nu dans l’espoir d’être admirés au défilé ridicule, nauséabond de la fierté gaie montréalaise.

    Merci cher Camille de dénoncer les excentricités d’un groupe sans décence ni respect d’autrui.

  • Article d’ arrière garde !
    Madame Camille, le monde change, maintenant les couples hetero s’ embrassent dans la rue, comme les couples homo, et avec ce discours, vous n’ y changerez rien.
    L’ homosexualité est aussi un concept historique que les religions monotheistes ont tentés de supprimer, cause perdu, les humains ne sont pas tous ni chrétiens ni musulmans, et la morale liée à la sexualité me fait bien rire. Quand la religion commencera à accepter la liberté d’ autrui, l’ humanité aura fait une grande avancée.

  • Je me demande sérieusement qui aurait le courage de lire de A à Z cette (très) longue masturbation intellectuelle, philosophique et lexicale que vous auriez très bien pu résumer en deux phrases : "certains homos de la gay-pride manquent de pudeur. Et cela vous choque".

    Après, vous serez gentil de ne pas généraliser, ni pour les homos, ni pour la gay-pride, ni pour les revendications.
    Et pitié, on s’en doute que vous êtes cultivé, personne ne le dément, alors POURQUOI ce besoin de caricaturer le style d’écriture des philosophes les plus chiants pour dire des choses aussi simples ?

  • Selon le dictionnaire tfli (http://atilf.fr) normal signifie "qui est conforme à la norme, à l’état le plus fréquent, habituel ; qui est dépourvu de tout caractère exceptionnel". Bref, l’hétérosexualité est normale et seulement elle puisqu’elle est adoptée par plus de 95 % de la population en Occident. L’homosexualisme est un avatar de la théorie des genres, cette idéologie s’appliquant aux marges. Car alors que l’homosexualité est une sexualité marginale, les concepteurs de la théorie des genres exigent l’universalité pour celle-ci, avec un autoritarisme décomplexé. Tout comme les marges exigent une visibilité maximisée pour elles-même en se complaisant dans le vulgaire nauséeux aux travers des marches multiples et variées. Tout le monde n’a visiblement pas compris que la sexualité relève effectivement de l’intime...

  • Dans un monde idéal on pourrait suivre votre raisonnement mais .... Comme disait Jean-Louis BORY "j’en ai marre de recevoir des invitations Monsieur Bory et madame..." et celà ne vous gène pas de voir le maire de Paris accompagné de sa première adjointe à chaque réception !

  • D’accord, il y a boire et à manger (même si c’est plutôt fast-food prédigéré) dans les propos de Camille. Mais enfin pourquoi dire en mille et une lignes ce qui tient en un court paragraphe ? On est pigiste ?

  • Si l’idée de l’article est intéressante, le développement est un peu obsessionnel et limité.

    Comment ne pas remarquer, dans le monde réel, l’utilisation générale de la sexualité à tout propos, pour vendre du café, des voitures ou de la bière. Et pour un homme en slip, combien de femmes en soutien gorge et slip dentelle hyper-ajourés ?

    L’auteur dénonce l’autoréification des homos sur les chars de la gay pride. Mais il oublie de parler de l’autoréification immémoriale des femmes (que les homos imitent le plus souvent) et qui démarre par la tradition de les habiller en bonbons roses dans la tendre enfance. Les plus douées finissent en créatures pour exciter le Medef (ou DSK et tous ses confrères).

    C’est curieux de ne remarquer que l’homosexualité - et la gay pride qui n’a lieu qu’une fois par an - alors que c’est la sexualité en général qui est devenue envahissante, déplacée, marchandisée, commercialisée. Ainsi que me le faisait remarquer un copain hétéro on ne peut pas faire trois pas dans la rue sans voir une femme à poil et il soulignait que pour le plus grand nombre ce sont des créatures inaccessibles.

    Je m’étonne de la sensibilité de l’auteur aux seules manifestations homosexuelles... Elle s’explique peut-être si, lui-même homosexuel, cela le choque qu’on donne cette image de l’homosexualité.

    Il faudrait aussi parler des jeunes soumis au bombardement pornographique sur le net. La encore la réification est intense : en général les femmes des films pornos sont droguées pour être plus réceptives, et si on observe bien on s’en rend parfaitement compte. Ce n’est pas une bonne éducation sexuelle que d’apprendre à s’exciter sur des viols déguisés, avec le règne du fric en arrière plan.

    Le vrai problème c’est la pub, c’est le commerce.

 
 
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