Notre moitié de ciel

Cet octobre 2009 sera-t-il perçu par les historiens du futur comme un tournant décisif de la lutte des hommes pour leur dignité ? Polanski, qui est d’origine polonaise, doit connaître ce joli proverbe qui a cours dans son pays : "Là où le diable ne réussit pas, mets une femme". La Californie, avec son Schwarzi-negger autrichien, surpasse la Pologne. Pour réussir son coup contre un homme diabolisé, elle met deux femmes et un juge. Le succès parait garanti. Comme autrefois l’infâme Clinton qui faisait des tâches, à mort l’hideux Polac !

Des gens donc, qui à priori ne sont pas des lumière ni d’intelligence ni de moralité, mais pas non plus des crétins patentés, se sont émus qu’un homme de soixante seize ans soit poursuivi pour avoir (ab)usé d’une gamine de treize il y a trente ans. Pourquoi pas ? Chacun, pour défendre son point de vue, est allé chercher le petit détail qui expliquerait le crime. En voici un tout bête : comment une gamine de cet âge a-t-elle pu se retrouver seule un soir dans la villa d’un homme plus de trois fois plus vieux qu’elle, célèbre, cinéaste et photographe, qui devait l’immortaliser sur le papier glacé d’une revue "masculine", c’est-à-dire, si je ne me trompe, une revue dont le but est de montrer le cul des femmes ? L’âge en l’occurrence important peu car on ne vit jamais de mémoire d’homme que chaque photo croustillante de tels magazines fut à chaque fois accompagnée d’une photocopie de la carte d’identité de l’innocent modèle.

C’est là que commence le "scandale" appelé Polanski. Je mets des guillemets car ce genre de scandale est vieux comme le monde et est toléré depuis son commencement : montrer, faire désirer, faire espérer la consommation des charmes féminins pour obtenir des hommes ce qu’ont veut en obtenir et en même temps les tenir en leur rappelant le "scandale" qui pourrait découler de ce terrible besoin si jamais ils ne marchaient pas dans le Droit Chemin du Désir. Toute femme pas trop bête et pas trop moche a dû au moins une fois dans sa vie (on le lui souhaite) exploiter ce désir pour obtenir ce qui lui paraissait normal d’obtenir "en tant que femme". Ma mère bien aimée par exemple - paix à son âme - s’est faite baiser par le fils d’un aristo anglais pour en être épousée. Elle a échoué et a retourné sa haine et son ressentiment contre mon père d’abord, simple paysan marié "en deuxième noces", et contre tous les hommes ensuite qui à ses yeux n’étaient que des sous-cons fornicateurs. Elle l’a pris cet homme là, pour se couvrir de la honte qui aurait résulté pour elle de rester fille-mère. La honte résidant moins dans le fait qu’elle fût fille-mère que dans la suspicion où elle aurait été tenue - et avec raison - de s’être faite engrosser pour des buts bien différents de celui d’épouser la noble maternité. Les femmes aiment parait-il les enfants ? C’est possible. Elles aiment surtout les avantages qu’ils procurent sur l’ensemble de la société et l’extraordinaire floraison de leur narcissisme qu’ils engendrent. Voyez les femmes émigrées comment elles s’installent avec l’innocence propre à leur état virginal, dans la société ou le pays de leur choix sans aller faire la queue à Calais ou ailleurs. Et que, disant cela, les bonnes âmes de gôche ne m’accusent pas de racisme anti-femme. J’ai moi-même en 1974 permis à une africaine - charmante par ailleurs - de venir vivre en notre doulce France par cet "innocent" moyen, légal alors.

La mère de Samantha Geimer a touché les dollars que Polanski a versé pour se sortir du pétrin dans lequel le petit ange barbituré l’avait mis sans le vouloir. C’était bien pratique, Samantha était mineure, pas mineure pour sucer ou se faire enculer, mais mineure pour toucher le magot. C’est donc à maman qu’il fut versé. Qu’en a-t-elle fait ? L’a-t-elle reversé à une ONG ? A une institution de protection de l’enfance non handicapée ? Aux œuvres sociales du Klu Klux Klan ? à des Mormons du Colorado ? On aimerait que les journalistes (ceux qui méritent encore ce nom) enquêtent sur la question. De son côté, les années passant, Samantha s’est rachetée de ces enfantillages bien excusables pour une ado en mal de reconnaissance, en produisant elle même des enfants qu’elle a déjà peut-être prostitués en les faisant poser peu habillés pour de "la pub". Les guillemets ici voulant dire pornographie licite par opposition à l’illicite ou, pour mieux dire encore, par opposition à la pseudo-illicite, puisque tous ces pubards n’encourent que je sache aucune sanction depuis qu’ils montrent fentes et nichons de tout âge pour faire vendre voiture, frigo et sèche linge. Il semble donc clair que maman a, à l’insu de son plein gré, prostitué sa fille avec le secret espoir 1. que elle, elle serait vengée d’un homme, sans doute celui qui l’avait engrossée de Samantha sans lui demander au préalable son avis-de-femme-libre, 2. qu’elle jouirait de savoir sa fille maltraitée, ou simplement traitée, par un type réputé pour ses gros besoins en chair fraîche. "Je ne peux plus hélas aller me faire baiser pour gagner ma misérable vie, vas-y toi ma fille et dis-moi si ça t’a fait du bien ou… du mal" ! Dans les deux cas, c’est notre jouissance à nous, femmes méprisées, de souffrir et de faire souffrir, de réduire en esclavage l’homme qui ne peut (fort heureusement pour nous !) contrôler ses pulsions et qui a besoin de notre cul depuis le commencement du monde pour venir périodiquement s’y tremper si j’ose dire, comme on trempe l’acier pour le rendre plus dur. Sans nos culs bénis Samantha, sache que les hommes ne seraient que des lavettes irresponsables !

Ce discours de pure imagination me rappelle une observation faite un certain jour de juillet 2003 dans une ville d’Allemagne. Jour soigneusement noté dans mes carnets d’hétérosexuel machiste. Je me promène avec ma fille de trois ans. A cent mètres j´aperçois une gamine qui vient vers moi. Allure déjà de jeune pute mais la taille d´un enfant de dix ans… Elle s´approche. On se croise. En fait, elle a peut- être douze ans par le corps mais par le visage pas plus de dix. Elle est habillée comme une femme : sandales claquantes à talons mi-hauts, léger maquillage, mini-jupe, cheveux en queue de cheval sur le sommet de la tête qui dégage le front et attire le regard sur des sourcils finement dessinés, marche en cassant les hanches pour mieux dandiner du cul. En me croisant elle me toise, droit dans les yeux comme le font les "vraies femmes" d’aujourd´hui… Je reste un moment sonné par le regard sortant de ce corps, ne peux m´empêcher de me retourner, de la suivre des yeux -avec des pensées évidemment coupables- sous le regard assassin d´une vieille qui vient en sens inverse en boitant et qui a perçu le mien… Le lendemain, je reviens du marché, toujours poussant ma fille dans sa poussette. Ne suis-je pas un père moderne qui décharge sa femme de l’horrible et pesante injustice du maternage ? Devant moi, une gamine donne la main à sa maman. Femme déjà grasse, hanches embourbées dans la cellulite. La gamine est en short blanc transparent qui laisse voir le slip, petit polo moulant rouge, queue de cheval haut placée, jambes très fines, pieds chaussés de mocassins, petit cul un peu maigre mais mignon et encore cette démarche de putain… Instinctivement, mon âme d’ethnologue m’invite à emboîter le pas à ce couple attendrissant. Avec une petite fille de trois ans dans sa poussette, je ne risque rien, ne peux pas être plus innocent !... A peine une minute de chemin en commun et voici que la mère se retourne et me jette un regard ambigu. Me voyant avec poussette et enfant elle pense sans doute s´être trompée sur les pensées de cet-homme-qui-les-suit… Quelques mètres encore, et c´est la petite qui se retourne. Même regard de pute faussement offusquée et minaudant, même maquillage que la gamine d´hier, tandis que la mère fait semblant de ne pas sentir le mouvement de sa fille qu´elle tient par la main et qui la freine pour mieux me regarder... Transmission de putasserie mère-fille ? Les femmes ont-elles des radars-à-désirs, des paraboles détectant les pollutions électromagnétiques émanant des chiens-humains que nous sommes ? Sentent-elles déjà à partir de neuf ou dix ans le désir des hommes et se font-elles plaisir et devoir d´y répondre ? Leurs mères sont-elles complices dans la transmission du venin sexuel ? Ça paraît évident à tout individu qui réfléchit calmement deux secondes. Ne sont-elles pas celles qui les habillent ? les aident à se maquiller dès le plus jeune âge ? à se faire les ongles des pieds et des mains, comptant sans doute par l´entremise de l’enfant, inconsciemment, attirer sur leur cul à elle maintenant délaissé, le regard des hommes sans prendre garde que les hommes eux, ce qu´ils veulent c´est un cul frais et vierge, pas un ranci et que, l´occasion se présentant, c´est pas la mère qu´ils violeront mais bien la gamine… Et les médias alors de crier au meurtre ! au scandale ! En première page elles écrivent en titres énormes et provocateurs faussement indignés, des slogans qui exciteront, toujours inconsciemment, les autres mères à se comporter de façon encore plus pute vis à vis de leurs propres filles… Le leitmotiv de ces abrutis et ces pervers étant de faire naître dans la pensées de ces mères idiotes : "Comment ? Nous les femmes on n’aurait pas le droit de mettre son cul en valeur, d´attirer les mouches avec du miel ? nos filles, cette partie de nous-mêmes, n´aurait pas la noble mission de continuer notre boulot de jolies fleurs sur pattes attendant l´insecte bourdonnant " ? Ainsi la boucle est bouclée, le message cosmique suivant transmis à l’espèce :

"Attire sur ton cul de pseudo reine des abeilles ma fille, tous les frelons de la terre".

Voilà le froissement d’ailes que j’entends quand je lis les commentaires sur l’affaire Polanski. La jouissance qu’ont tous les puceaux, les mal sucé(e)s et les mal baisé(e)s de la terre à hurler avec les loups, le cri de vengeance de ceux et celles qui n’ont jamais joui et qui voudraient jouir et qui n’osent pas. En effet, jouir, ça se mérite et ce n’est sans risque. Mais maintenant que l’UMP accepte d’avoir dans ses rangs un Fredo qui aime l’Extrême-Orient et écrit des livres sur la pusillanimité du bourgeois qui n’ose pas oser, on peut espérer un léger progrès. Progrès relatif s’entend. Tout progrès étant mécaniquement accompagné d’un régrès.

Voici donc le texte dudit Fredo à la lippe pendante et vicieuse qu’il a dû hériter de son tonton, texte pioché dans internet, en espérant que la lectrice qui le donne ne l’a pas trafiqué. Si tu as des doutes lecteur sur l’intégrité de cette internaute femme, achète le livre, ça rapportera de l’argent à notre ministre-cult qui a peut-être du mal à financer ses voyages :

“J’ai pris le pli de payer pour des garçons […] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. […] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter.” Voilà. Parmi les esclaves, Dieu reconnaîtra les siens.

Post scriptum qui n’a rien à voir Les Etats-Unis ne sont-ils pas le seul état au monde où il est permis de filmer des filles ayant des relations sexuelles avec des animaux ? Allez sur internet chers lecteurs et lectrices offusqués qui bouffez du Polanski matin, midi et soir et voyez. Demandez-vous ensuite si les "polacs" qui produisent ces films sont inquiétés au pays de la libre entreprise et de la bible, si un jour ils seront kidnappés en Suisse ou à Ouagadougou et condamnés à 150 ans de prison pour avoir commis l’irréparable, le crime par excellence contre "la moitié du ciel"… C’est ainsi parait-il que le président Mao Tsé Toung appelait les femmes, ces pauvres exploitées que nous devons défendre, nous les hommes, nous les hommes qui aimons les femmes.


 
 
 
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